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mardi 5 juin 2007

MARILYN MANSON ~ Le P.O. Bercy. Paris












Première partie : P.M.T




Ce qu’en a pensé Vik :
 
« La star du rock gothique, Marilyn Manson, revient avec un moral d’acier, une nouvelle tournée ("Rape of the world"), un disque normale (Eat me, Drink me, un virage musical ?  Pour infos le disque est sorti hier) sans créatures de la nuits , un nouveau show surprenant, avec une atmosphère très noire, dans un Bercy épisodiquement motivé... en configuration limitée (partie supérieure des gradins fermée, scène avancée) mais pas trop mal rempli. L'atmosphère devant la grilles d’entrée n'est pas exactement celle que l'on pourrait attendre d'une telle occasion... tant pis pour les absents, qui n'auront pas droit à ce personnage, incarnation infernale de sexe, drogue et rock' n'roll, avec  cette voix rongée par l’alcool et parsemée des sons des guitares tranchantes et d’une batterie violente... moi j’aime et j’ai ma place premier rang des gradins : visibilité totale !!! Dans l'air flotte le drapeau de la grande attente.

20h00 : première partie assez sympa assurée par P.M.T, un groupe Suisse plutôt bourrin, pratiquant un métal indéfinissable avec une sauce indu et un son ravageur, qui a mis malgré tout une assez bonne ambiance, hormis des discours entre les chansons plus marrants qu'autre chose... Un set de 40 minutes et un groupe à oublier.

Encore une bonne demi-heure d'attente avant de voir descendre un grand rideau noir qui cachera la scène, avec les deux énormes 'M' rouge « sang dégoulinant ».


21h15 : les lumières s'éteignent, arrive enfin l'intro, le rideau qui cache la scène tombe, et tout s'illumine de rouge, avec des centaines des bougies. Superbe présentation qui nous plonge dans une ambiance assez glauque, avec le jeu de couleur rouge sur le rideau, et dont la tension se construit alors que toute la troupe qui commence à chanter, avec une voix d’outre-tombe, ...« No shadows, No reflections here. Lying cheek to cheek, In your cold embrace.», "If I Was Your Vampire", le premier titre décadent et sombre du nouvel album. Le groupe, en tenues noires, joue dans un décor sombre, entouré de bougies, devant un écran géant. Puis c'est l'entrée en scène de Marilyn Manson, tout de noir vêtu, maquillé de sa classique bande noire sur les yeux, portant un micro en forme de couteau de boucher, ambiance gore/Nosferatu, sans un bonjour ni un coucou ! Première impression : moins d’artifices qu’avant... les candélabres géants de chaque côté de la scène, un seul grand écran au fond de la scène pour diffuser des images, une potence en forme de croix de lorraine pour maintenir le clavier de Chris Vrenna, voila les seuls effets... Retour à un show plus basique, on vient pour le son et pour voir notre Révérend, et rien de plus.

Ce soir Marilyn pousse bien sa voix, et chante très bien : sur une musique pas du tout saturée, sa voix est plus qu'audible et bien mise en valeur, mais, du coup, le groupe est quasiment effacé par rapport au chanteur. "You and me and the devil makes 3", bien meilleur en live qu'en studio, avec Tim Skold jouant avec un archet, est quelque chose d'assez impressionnant à voir ! Marilyn enchaîne rapidement sur "Irresponsible hate anthem", et, dès les premières notes, l'ambiance est survoltée : depuis les gradins, je ressens les vibrations du public autour de moi. Une chanson violente à souhait du Mechanical Animal, portée par des riffs ronflants de guitare heavy metal… et avec le drapeau americain en fond sur l'écran. "mOBSCENE" nous offre ensuite un Manson haranguant la foule en faisant des saluts militaires, tandis que clignote sur l'écran le mot mOBSCENE. Marilyn est en pleine forme, il a en tout cas l'air plus détendu sur cette tournée, sans costumes... mais avec les classiques : se frotter l'entre-jambe avec le pied de micro, et mettre sa main dans le pantalon 5 ou 6 fois. Le show continue...

"Sweet dreams", symbole de toute une époque, magnifique reprise du tube irrésistible, revu et corrigé, rehausse ce répertoire défendu avec rage. Les vieux hits, monstrueux dans le bon sens du terme, permettent de soulever la salle. "Rock is Dead", décadente et brillante, transcendée dans son exécution, prouve que le spectacle est bien lancé. Il suffit d'écouter le refrain chanté par le du public : « Rock is deader than dead, Shock is all in your head, Your sex and your dope is all that were fed, So fuck all your protests and put them to bed… ». Au cours du show beaucoup d'espace et visibilité sont pour le guitariste Tim Skold, aujourd'hui le véritable bras droit de Manson. Retour au noir, le temps de calmer quelque peu les esprits, et les premières notes de "Heart shaped glasses", beaucoup plus axée sur la guitare en live, l’un des moments forts du nouvel album, avec un refrain et des paroles mémorables... (je n'arrête pas d'avoir l'intro ou le refrain dans ma tête) : « Don't break, Don't break my heart, and I won't break your heart shaped glasses ».

Des temps morts assez longs entre les morceaux parfois masqués par des samples, cassent l'enchainement du concert et font un peu redescendre la pression. « Sometimes I feel I've got to, Run away I've got to Get away… » : "Tainted Love", tube de Soft Cell, nouvelle version avec un Tim Skold déchainé. "The Dope Show", "The Fight Song" et un lancer de serpentins rouges sur un public en transe lors de "The Beautiful People". Fin du set, gros noir… on attend un salut, un hello, un thank you, n'importe quoi … RIEN !


Marilyn est bon scéniquement ce soir, communiquant pleinement ses sentiments au public via ses chansons, et même si la provocation majeure de la soirée ne sera qu'une présentation de son postérieur, le public semble apprécier : par rapport à son dernier passage à Bercy en 2005, le Révérend semble bien plus impliqué et plus concerné. Petite attente et une très bonne surprise pour les rappels avec "The Love Song" et surtout "Eat Me Drink Me" (clairement la meilleure chanson du nouvel album, inspirée de ses amours tourmentées). Enfin Marilyn sort de scène et les lumières se rallument : sortie désormais habituelle de la star qui laisse toujours un moment de flottement dans le public. Manson quitte toujours la scène très brutalement, on a beau le savoir et y être préparé ça fait quand même drôle à chaque fois.

1h25 : le concert a pu sembler court, mais il a été efficace dans le choix et l'enchaînement des titres, tout en restant fidèle à l'esprit de son nouvel album (6 chansons en ont été jouées) : moins violent, moins dangereux, plus sombre, plus "romantique"… on aime ou on n'aime pas ! Mais quesque c'est arrivé à l'ancien "Antichrist Superstar" ?  Il faudrait le retour de Twiggy Ramirez pour remonter la pente. J'ai l'impression d'un retour aux sources avec ce son plus brut et plus rock… pour le coup ça faisait très Gothic Rock !!! Le nouveau Marilyn Manson maintenant c'est ça, et je n'ai qu'une chose à ajouter : ce fut un bon concert dans l'ensemble, Marilyn Manson ne m'a pas déçu, c'est l'essentiel. Vivement la prochaine tournée à Paris!

A mon retour, je vais écouter, de nouveau, " Eat Me Drink Me" sur ma platine et plus particulièrement Heart shaped glasses pour que la magie dure encore, longtemps... 

Don't break,
Don't break my heart,
and I won't break your heart shaped glasses... »



PS:
Mes concerts MM
Le Bataclan - 7 décembre 1996, 29 mai 1997 et 19 décembre 1998.
Le Zénith - 25 janvier 2001 et 28 novembre 2003.
POPB - 13 et 14 juin 2005.






Marilyn Manson (né Brian Hugh Warner) est un auteur-compositeur-interprète, chanteur, plasticien et réalisateur américain. Il est mondialement connu pour son image très provocante qu'il utilise avec son groupe de metal du même nom. Son nom de scène est une contraction des noms de l'actrice Marilyn Monroe et du tueur en série Charles Manson. En 1989, il rencontre Daisy Berkowitz avec qui il forme le groupe « Marilyn Manson & the Spookykids » qui commence à sévir sur la scène Death Metal de Floride. Il rencontre Trent Reznor (Nine Inch Nails) alors qu’il fait la première partie d’un concert de Meat Beat Manifesto. En 1991 le groupe tourne intensément, imposant peu à peu son image blasphématrice et pseudo-sataniste. L’album « Portrait of an American Family » sort en 1994. En 1995 le groupe part en tournée avec Danzig et Korn. Le clip de « Sweet Dreams » (une reprise d’Eurythmics) est mis en rotation lourde sur MTV. En 1996 débute la fameuse tournée « Dead to the World » et sort l’album « Antichrist Superstar » qui consacre Marilyn comme une rockstar outrancière. En 1998 c’est « Mechanical Animals » album plus introspectif, et changement de look, du gothique à la drag-queen. L’année suivante c’est le disque live « Last Tour on Earth », qui donne une bonne idée de l’ambiance apocalyptique qui règne lors de ces shows. Fin 2000 c’est l’album « Holy Wood » et le début d’une gigantesque tournée mondiale intitulée "Guns God Government", qui remplit les stades de fans transis.

(http://www.myspace.com/marilynmanson)
(http://marilynmanson.com/)
(http://www.facebook.com/MarilynManson)


  •   Refrigerator (1993)
    •    Portrait of an American Family (1994)
    •    Smells Like Children (1995)
    •    Antichrist Superstar (1996)
    •    Remix & Repent (EP) (1997)
    •    Mechanical Animals (1998)
    •    The Last Tour On Earth (Live) (1999)
    •    Holy Wood (In The Shadow Of The Valley Of Death) (2000)
    •    The Golden Age of Grotesque (2003)
    •    Lest We Forget (Best-Of) (2004)
    •    Eat Me, Drink Me (2007)



•    Marilyn Manson (Brian Hugh Warner) - Vocal
•    Ginger Fish (Kenny Wilson) - Drums
•    Tim Sköld – Bass & Guitar
•    Rob Holliday - Basse
•    Chris Vrenna - Synth & Percussions



La Setlist du Concert
MARYLIN MANSON



01. If I Was Your Vampire (Eat me, Drink me - 2007)
02. Disposable Teens (Holy Wood - 2000)
03. You And Me And The Devil Makes 3 (Eat me, Drink me - 2007)
04. Irresponsible Hate Anthem (Antichrist Superstar - 1996)
05. mOBSCENE (The Golden Age Of The Grotesque - 2003)
06. Sweet Dreams (Are Made Of This) (Eurythmics Cover)(Smell Like Children - 1995)
07. Putting Holes In Happiness (Eat me, Drink me - 2007)
08. Just A Car Crash Away (Eat me, Drink me - 2007)
09. Rock Is Dead (Mechanical Animals - 1998)
10. Heart-Shaped Glasses (Eat me, Drink me - 2007)
11. Tainted Love (The Golden Age Of The Grotesque - 2003)
12. The Dope Show (Mechanical Animals - 1998)
13. Great Big White World (Mechanical Animals - 1998)
14. The Fight Song (Holy Wood - 2000)
15. The Beautiful People (Antichrist Superstar - 1996)

Encore

16. The Love Song
 (Holy Wood - 2000)
17. Eat me, Drink me (Eat me, Drink me - 2007)



La durée du concert : 1h25


AFFICHE / PROMO / FLYER









KAISER CHIEFS ~ L'Olympia. Paris.




 







Première partie :



Ce qu’en a pensé Eric :

« Aucun doute, Kaiser Chiefs sont un groupe PO-PU-LAI-RE : il suffit de voir le nombre de petites minettes de 18 ans maxi qui sont déjà massées dans la queue de l'Olympia quand nous arrivons (eh oui ! Devant Gilles et Patrick ! Il faut quand même oser !) pour le comprendre. Heureusement, à la course à pied à travers la longue entrée de l'Olympia, et aussi à la resquille, nous sommes imbattables, même à près de 50 ans... Ce qui nous permet de nous planter au tout premier rang, à gauche, en plein devant l'ampli Orange de Andrew White, le guitariste de KC, douce promesse de prendre un peu de ROCK'N'ROLL bien droit dans nos feuilles, plus tard.

Good Shoes ouvre le bal, à 20 h 00 précise, pour un show d'une trentaine de minutes, et rien ne me permet de réviser mon opinion mitigée de la première partie des Rakes (eh oui, déjà !) : on est à nouveau intrigués par des rythmes tressautants et bancals, et ce d'autant plus qu'on commence à reconnaître certaines chansons - en particulier "We are Not the Same", leur morceau qui me paraît le plus accrocheur, ou "It's All in My Head" avec son refrain à rebrousse-poil -, mais on peine à être vraiment passionnés par ce qui se passe sur scène. La faute à une trop grande uniformité des chansons, assez faibles dans l'ensemble, et aussi à l'attitude d'une froideur assez infecte de l'ensemble du groupe : est-ce de la timidité ou de l'arrogance ? Difficile à dire, mais, par exemple, devant Joel Cox, le bassiste virtuose (le pilier d'un groupe en général assez limité techniquement), il est impossible de ressentir la moindre sympathie pour ce grand benêt qui jette des regards torves sur tout ce qui bouge au delà de la scène : videurs, photographes ou spectateurs, nous sommes tous considérés avec un mépris similaire.  Passons !

L'attente reprend, agréablement interrompue par des petites conversations avec le service d'ordre ou par l'ami de Gilles, le Hibou de 1m64, qui n'arrête pas de nous traiter de "vieux" quand il nous questionne sur nos souvenirs (... "comment c'était la guerre, dit, pépé" ?) : il y a des baffes qui se perdent ! Un nain pleurnichard me demande s'il peut passer devant moi ("je ne crois pas que je vous gênerais", me dit ce doux innocent !), ce qui me permet d'être cruel en lui refusant de manière glaciale l'air qu'il me réclame : pour respirer, il fallait venir TÔT, eh, ballot !

21 h 05 et Kaiser Chiefs déboulent sur scène dans un fracas heavy metal et des lumières blanches éblouissantes (et chaudes,... on en sentira les effets tout au long du concert, sur chacune des "hymnes" du groupe !) : "Every Day I Love You Less and Less" et dans la salle, c'est la folie instantanée, et cela ne cessera pratiquement pas pendant les 70 minutes du concert. Heureusement que nous sommes accrochés à la barrière, et résistants aussi. Le son est bien fort comme on l'aime (... mais pas trop, docteur, je vous jure, nous n'avons rien perdu de notre ouïe ce soir !), même si la balance est moins parfaite qu'à l'habitude, et que l'on perdra régulièrement la voix de Ricky Wilson : il faut dire que Andrew White mouline comme un malade devant nous, concentré sur sa Gretsch (je crois...) derrière sa frange qui lui donne un air mystérieux. Bon, si la petite heure qui suivra ne nous réservera guère de surprises, mais un choix judicieux des plus beaux morceaux de 2 albums exemplaires, quasi parfaits, elle confirmera le statut des KC de rois intouchables de la pop anglaise : toutes les mélodies sont délicieuses, et un morceau sur deux est l'occasion grandiose de tous hurler en choeur, ravis, voire extatiques.  Si l'on n'entend pas assez Ricky Wilson, il faut avouer que ce dernier est de toute façon plus occupé à faire chanter tout ce beau monde avec lui. La lumière sur scène est des plus dispendieuses (bonjour les photos, merci !), mais on a droit à la noyade dans les lumières blanches à intervalles réguliers, quand, comme des chiens de Pavlov, on nous somme d'y aller de nos "Na Na Na Naa" : ou comment on réalise que la pop parfaite est assez autoritaire, et on comprend le mot "Chiefs" dans Kaiser Chiefs. Heureusement, nos hommes sont aussi de bons bougres, qui ouvrent le champagne sur scène pour l'anniversaire d'un roadie, et ne sont jamais avares d'un sourire, d'une main tendue à un slammer éjecté, voire d'une plaisanterie (la rituelle fausse chanson de Peanut, l'organiste).

Les GRANDS moments de ce soir seront, pour moi, un "Ruby" réjouissant (exactement comme on savait que cela allait se passer, avec ce refrain à la gaîté irrépressible), un "Na Na Na Naa" (justement) extatique, un "I Predict A Riot" incendiaire, et un "Take My Temperature" brutal et intense. La musique oscille comme sur le second album entre un punk rock speedé post-80 qui fait pogoter la foule, et un heavy metal bas du front qui encourage les oscillations assez bovines de la tête : que du bon, mon neveu ! On finit, rituellement - mais le Rock PO-PU-LAI-RE n'est-il pas affaire de rituels ? - par "Oh My God", toujours le plus merveilleux morceau des KC, et tout le monde de chanter (encore une fois), ravis qu'ils n'arrivent pas y croire, non non non ! A la fin du concert, les minettes en furie se battent pour s'arracher médiators, set lists, voire serviettes éponge (on sera même témoin d'une mêlée ouverte, au sol, de cinq groupies déchaînées... vision rare mais réconfortante...), et on repartira trempés comme des soupes, sourds et aphones comme il se doit, mais heureux, non sans avoir acheté les T-Shirts règlementaires ("I am a Chiefette" pour les filles, les plus chers...). »




photos de eric

KAISER CHIEFS ~ L'Olympia. Paris.













Première partie :



Ce qu’en a pensé Gilles B.:

« De retour dans cette magnifique salle de l'Olympia pour voir cette fois Kaiser Chiefs (la 3è fois que je les vois pour ma part). Le dernier concert de l'année dernière, au Trabendo, m'avait laissé une impression mitigée, qu'allait-il en être ce soir ? L'objectif premier était de se trouver au premier rang. Arrivé vers 17h15 devant le fronton de la sale, j'ai eu la désagréable surprise de voir que quelques dizaines de personnes étaient déjà sur place, avec, comme d'habitude, une grande majorité de filles. Patrick venait d'arriver aussi, il ne manquait plus que Eric et Sophie pour que notre petit groupe soit au complet (Vincent ayant lui préféré aller voir Marilyn Manson). Mais heureusement, dès l'ouverture des portes, ce fut la ruée vers la salle, et Eric et moi même nous sommes retrouvés assez facilement devant, légèrement sur la gauche. Impeccable ! En quelques minutes, les 200 ou 300 personnes présentes dehors étaient massées devant la scène, le reste des gens arrivant tranquillement. 

Pour la 3è fois en 6 mois, j'allais aussi revoir Good Shoes, toujours en première partie ! Comme nous l'avions déjà remarqué avec Eric, la force de ce groupe en concert réside surtout dans le jeu de son bassiste, tout en solo, qui semble presque détaché du reste du groupe. Mais il faut quand même bien dire que leur show tourne en rond, trop répétitif, on se lasse assez vite (surtout les ayant vu déjà 2 fois). Et toujours très peu de contacts avec le public. Le set sera très court, environ 35mn, ponctué par des applaudissements polis de la salle. 

Je profite de l'entracte pour discuter avec Seb qui est un des animateurs du site le HibOO. La salle est maintenant remplie avec une majorité d'adolescentes surexcitées (j'en ai 2 juste à coté de moi), il commence à faire bien chaud, je pense que cela va bien donner !!!. 21H00, les lumières s'éteignent, la scène dévoile un énorme logo Kaiser Chiefs en forme de demi lune, l'excitation est à son comble, et, dès les premières notes au clavier de l'intro de Everyday I Love You Less And Less, on sait que cela va être explosif !! Silence de quelques secondes et cela explose effectivement, je saute déjà comme un ado, en rythme avec mes jeunes voisines, le light show stroboscopique augmente l'excitation, ca bouge, ca sourit, ca pousse, bref on est dans un put... de bon concert de rock'n'roll !! Et ce soir, je sens que cela va être un grand concert. Ricky Wilson et sa bande sont en forme, cela se sent. Le son de la guitare est fort, très fort, couvrant les parties de piano électrique, mais j'entends quand même assez bien la voix de Ricky. On enchaine tout de suite sur les morceaux du second album qui sera joué aux trois quarts (9 morceaux en tout) et ça fonctionne toujours : il faut dire que cet album est excellent, et que le public a suivi. Moi, je continue à sauter et à m'époumoner en chantant « Ruby Ruby Ruby Ruby! », elle parait simple cette chanson, voir simpliste, peut être ! C'est un art de réussir une pop song parfaite, et KC excelle dans cet art.

Tout au long du concert, j'aurai des regards complices avec Eric, car je crois que nous ressentons presque la même chose et pratiquement au mêmes instants !! L'ami Patrick lui semble bien apprécier aussi, et cela me fait vraiment plaisir. Na Na Na Na Na, Modern Way, la pression ne faiblit pas, je saute toujours, je suis simplement bien, je ne ressens pas de fatigue, au contraire je suis plutôt boosté par cette ambiance. Le balcon est debout quand arrive mon morceau favori, I Predict A Riot. Ce soir, l'émeute sera seulement de joie et de plaisir ! Ironiquement le morceau suivant s'intitule "Take My Temperature", il fallait le faire car à ce moment là, je suis en surchauffe! Le show se termine avec un superbe Angry Mob tiré du second album, 55 mn viennent de s'écouler, je n'ai pas vu le temps passer. Evidemment on en redemande et KC est revient pour un final trop court hélas avec comme d'habitude un superbe Oh My God (mon second morceau favori) repris bien entendu en choeur par toute la salle. Ricky viendra 2 ou 3 fois monter sur les barrières du premier rang , retenu par les videurs, mais on ne le verra pas comme par le passé faire la traversée de la salle porté par le public. Gros gros succès pour Kaiser Chiefs, on ressort heureux, lessivés et trempés. Ce sont bien les chefs de file d'une nouvelle brit pop anglaise version punk rock, les concerts restant leur terrain de jeux favoris. Oui, ce soir KC ont été tout simplement grand ! Impressionnant même. On finira par un détour au stand des tee shirts. Je ne pensait pas en acheter pour moi mais bon, vous savez ce que c'est! Quand on aime...

Il faut bien que je fasse quand même un (petit) reproche, la durée du show bien sûr, 1h05, c'est trop court mais bon on est désormais habitué, et quand, comme ce soir, c'est excellent, on pardonne aisément. C'est seulement en sortant de l'Olympia que mes jambes et plantes de pied m'ont rappelés que je n'avais plus 18 ans... mais ce soir je les avais dans ma tête. »





photos de rod

Good Shoes est un groupe émergeant de la scène indie pop anglaise. Originaire de Morden au sud de Londres, le groupe est caractérisé par leur technique de guitare pop ciselée que l'on retrouve sur leur 5 singles. Ils ont souvent été comparés aux Futureheads ou encore aux Buzzcocks.


(http://www.goodshoes.co.uk/)

(http://www.myspace.com/goodshoes)



 
Kaiser Chiefs est un groupe indépendant de britpop originaire de Leeds formé en 1997 sous le nom de Parva, puis renommé en Kaiser Chiefs en 2003. Il est vainqueur de 3 Brit Awards en 2006 (meilleur groupe, meilleur groupe rock et meilleur concert) et auteur de deux albums, Employment, sorti en 2005, qui a été salué par la critique britannique et a connu un grand succès. Surfant entre pop fougueuse et rock efficace, les concerts survoltés des Kaiser Chiefs ne sont pas étrangers à l'expansion de leur popularité.


(http://www.myspace.com/kaiserchiefs)


 2007  - Think Before You Speak


 Employment (2005)
Yours Truly, Angry Mob (2007)


 GOOD SHOES






Rhys Jones - Vocals, Guitar
Steve Leach - Guitar
Joel Cox - Bass Guitar
Tom Jones - Drums








KAISER CHIEFS




* Ricky Wilson (Vocal)
* Andrew White (Guitar)
* Simon Rix (Bass)
* Nick Baines (Keyboards)
* Nick Hodgson (Drums & Vocal)








La Setlist du Concert
GOOD SHOES


Nazanin (Think Before You Speak - 2007)
The Photos On My Wall (Think Before You Speak - 2007)
Wait (Think Before You Speak - 2007)
Ice Age (Think Before You Speak - 2007)
Small Town Girl (Think Before You Speak - 2007)
Everybody Is Talking (Think Before You Speak - 2007)
Never Meant To Hurt You (Think Before You Speak - 2007)
Morden (Think Before You Speak - 2007)
We Are Not The Same (Think Before You Speak - 2007)
All In My Head  (Think Before You Speak - 2007)


La durée du concert : 0h35

 
La Setlist du Concert
KAISER CHIEFS

 Everyday I Love You Less And Less (Employment - 2005)
Heat Dies Down (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Ruby (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Learnt My Lesson Well (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Na Na Na Na Naa (Employment - 2005)
Thank You Very Much (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
I Can Do It Without You (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Modern Way (Employment - 2005)
Everything Is Average Nowadays (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
My Kind Of Guy (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
I Predict A Riot (Employment - 2005)
Take My Temperature (NME: The Soundtrack of Your Summer - 2005)
The Angry Mob (Yours Truly, Angry Mob - 2007)

Encore


Highroyds (Yours Truly, Angry Mob - 2007)
Oh My God (Employment - 2005)


La durée du concert : 0h65

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