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vendredi 24 août 2007

ROCK EN SEINE (FESTIVAL) 2007 # 5 ~ Le Domaine N. St Cloud. Paris.












5e édition ! 3 jours ! 3 scènes !

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Grande scène



     Ce qu’en a pensé Vik :

« Impossible de manquer Rock en Seine cette année encore ! Car le programme des 3 jours de festivités dans le très accueillant Domaine de Saint-Cloud est très chargé, joliment épicé, sacrément varié et incroyablement truffé de têtes d'affiche. Peut-être pas pour le mieux, puisque l’édition 2007 est aujourd’hui annoncée comme déficitaire…

J’arrive à 16h, le ciel est menaçant, le sol boueux...et je rentre par la porte VIP grâce à mon invitation, et je recherche où récupérer mon bracelet couleur « Jaune ». Cette journée du vendredi s'annonce grandiose par sa qualité, même si le soleil a fait place à la pluie : le parc de Saint Cloud est devenu une patinoire boueuse. Mais un festival sans pluie ni boue serait il réellement un festival ? En me baladant, je croise Philippe Manœuvre, puis Richard et Stéphane. Après un petit tour du côté des différents stands publicitaires sans intérêt (SFR, Levi's, etc.), je plaque tout le monde pour m'incruster devant la Grande Scène à gauche aux barrières, face à la sono et aux roadies : une excellente place, où je m’installe définitivement pour toute la journée (je garde aussi une petite place pour Gilles B.).

17h00 : Mogwai est réputé pour pratiquer un post-rock assez austère, et certains oracles m'ont prédit une heure difficile... Pourtant, la première impression (visuelle) est positive. Les instruments dominent, les voix sont accessoires, les émotions submergent les auditeurs, le groupe fait sensation. Originaire de Glasgow, ils pratiquent un rock essentiellement instrumental, alternant le chaud et le froid. J'ai été agréablement surpris par leur musique (avec leurs trois guitares plus une basse et une batterie…), sorte de mélange entre Archive et Sigur Ros. 1ère bonne surprise de la journée. Je ferme les yeux, me laisse remplir des vibrations et c'est parti pour le voyage. Zéro communication avec le public. Intensité rare. C’est beau à écouter : si ça commence timide, nageant d’accord délicat en accord délicat, ça se termine triomphalement dans le mur (du son). Les cinq écossais psychologiquement construisent un concert dévastateur, un tourbillon de sons qui n'est pas toujours facile à proposer, joie de leur genre qui laissera aux présents de nombreux étonnements, des moments suspendus entre la succession continue des mélodies rêveuses et des guitares distordues aux plus haut niveaux.Une nouvelle démonstration de maîtrise et de puissance de la part de Mogwai dont le seul point négatif aura été l'absence, somme toute logique, de «My Father My King ».
18h30 : A l’occasion de leur premier festival en France, The Shins ont démontré que leurs mini symphonies pop étaient potentiellement universelles. Avec une set list composée uniquement de tubes aux mélodies irréprochables, ils ont fait très forte impression sur cette immense scène, devant une foule considérable. Porté par une voix, haut perchée, évoquant un Brian Wilson éternellement juvénile et des harmonies vocales et chœurs façon Beach Boys, les compositions des Shins sont hors du temps. Ces Américains indie nous livrent une pop folk à la fois mélancolique et dansante qui me plaît tout à fait. Le groupe avait déjà montré une grande capacité dans ses travaux antérieurs, mais n’était pas arrivé au succès mondial comme dans ce cas, avec cet album "Wincing The Night Away" qui dans d’ autres cas  aurait fait crier au nouveau miracle pop.Malheureusement, au bout de trois morceaux j'ai l'impression d'en avoir entendu assez... Le public est assez retenu dans l'ensemble. Malgré l'ambiance très estivale qui règne à ce concert, le soleil ne pointe toujours pas le bout de son nez...

20h00 : Pas de demi-mesure sur la grande scène avec les Suédois de The Hives, dont le garage-punk'n'roll réveillerait un mort, et dont le chanteur mégalo Pelle Almqvist sait sacrément faire participer un public ! Il interpelle sans arrêt les spectateurs : "This song is great. Do you agree with me ? " Comme à l'habitude, les 5 sont vêtus à l'identique, ce soir en noir bordé de blanc, avec cravate mixte. Cette bouffée d’air nostalgique n’a fait que des heureux. J'adore ce groupe, et là ils nous ont livré un monstre de concert (même si le chanteur en fait vraiment un peu trop !). En tout cas, ils font danser tout le monde et créent une ambiance de bonne humeur et de fête à un festival qui en avait bien besoin. Le son titanesque des Suédois – hurlants, déjantés et toujours aussi exaltants - leur rock sautillant et leur jeu de scène hors du commun ont véritablement enflammé le public : "Main Offender", "Walk Idiot Walk", tous leurs tubes y passent, et le public de Rock en Seine commence enfin à se réveiller ! Comme le dit si bien le chanteur hystérique de ce groupe c’est « le magic de les Hives !!!!! » qui opère. On hurle, on se tortille et on ne peut pas décrocher les yeux de la scène, à la recherche des moindres facéties de Nicolaus Larson, le guitariste fou, ou de Pelle Almqvist, le chanteur. C’est vraiment de la dynamite sur scène. C'était osé de terminer sur un inédit, mais ça montre bien l'insolente réussite de ce groupe véritablement né pour la scène. Peut-être que certains d’entre vous en ont des courbatures, un mal qui, eu égard à la qualité du concert, en valait bien la peine. The Hives, en concert, c'est juste magique et on ne peut que constater les dégâts ensuite ! Ils ont l'art de rendre au Live Rock ses lettres de noblesse.

21h45 : La soirée, déjà réussie avant l’arrivée de la tête d’affiche, s'annonçait grandiose. Gilles était là, enfin ! Ouf pour sa place que j’avais gardé précieusement à la barrière ! Arcade Fire investissent la grande scène. Très attendus, les Canadiens sont déjà habitués des lieux puisqu'ils étaient déjà présents, avec un concert mémorable, sur cette même scène il y a 2 ans. La setlist ce soir est quasi-parfaite, les meilleurs titres de "Funeral" et de "Neon Bible" y passent. Les morceaux sont magiques, et interprétés avec une conviction proche de l’hystérie (tout le monde chante en chœur). La voix de Win Butler est plus que correcte. Des chansons saisissants de beauté et racés, un son carrément divin, des arrangements de cordes et de cuivre stratosphériques, des voix et des chœurs à pleurer de bonheur. Les compositions emmènent le public dans un monde à part… Tous les éléments sont bien présents pour faire de ce concert un show mémorable. La scène, la même qu’à l’Olympia, est somptueuse et évoque une église profane, tendue de velours rouge avec ça et là des symboles figurant une Bible lumineuse, emblème du deuxième album. On ne sait plus ou poser les yeux ou les oreilles dans ce spectacle festif, où chaque protagoniste en fait plus que sa part (comme en témoigne par exemple une violoniste que l'on surprend à hurler les paroles alors même qu'elle n'a aucun micro). Le groupe, dans un décor en rouge et noir parsemé d’écrans avec images noir et blanc captées en direct, conclut son spectacle par un triptyque qui enflamme la foule : "Neighborhood #1 (Tunnels)", "Neighborhood #3 (Power out)" et "Rebellion (lies)". Arcade Fire triomphe encore une fois et obtient un rappel amplement mérité : ce sera "Wake up", une chanson qui concentre à elle seule toutes les nombreuses qualités de cette fanfare rock hors normes. Arcade Fire est un groupe unique.

Je souhaite que les deux autres soirées de Rock en Seine 2007 soient aussi belles que celle que je viens de vivre ! Première journée très réussie pour la cinquième édition du festival Rock en Seine, et pour la palme du meilleur concert de la journée, je choisirais Arcade Fire, tant les Canadiens se sont montrés impériaux ce vendredi soir. Conclusion de la première journée, et là je ne vous apprends rien : il est assez difficile de voir un concert en entier, si vous n’êtes pas toute la journée toujours sur place. En plus, comme à Woodstock ou à Glastonbury, des bains de boues étaient possibles pour les plus téméraires, la pluie du matin ayant imbibé le sol… »


 
Rock en Seine est un festival de rock qui a lieu depuis 2003 dans le parc de Saint-Cloud (département des Hauts-de-Seine), au cœur de jardins historiques dessinés par Le Nôtre. En quelques années d’existence, ce festival est devenu incontournable, grâce à une programmation éclectique de qualité.


(http://www.myspace.com/rockenseine)
 
Mogwai est un groupe de musique écossais formé en 1995 à Glasgow et qui est devenu un des groupes les plus influents et les plus exposés de la scène post-rock, et ce dès leur très remarqué premier album Young Team en 1997. En grande majorité instrumentales, leurs chansons sont basées le plus souvent sur une ligne de basse ou de guitare, à laquelle sont apportées au fur et à mesure des variations du thème et autres couches sonores en tout genre. Toujours sur le fil, ces compositions oscillent entre ambiances atmosphériques et violence sonique (leurs concerts se finissent en général dans un chaos complet, sous une pluie de larsen).Leur nom provient des créatures du film Gremlins. L'une des particularités du groupe, vient des titres de nombre de leurs chansons, souvent mystérieux, et parfois même dénués de sens.


Le groupe américain The Shins a été formé à la fin des années 1990 par d'anciens membres de Flake Music suite à la dissolution de celui-ci. Leur musique est généralement qualifiée de rock indé, surfant sur plusieurs genres musicaux tels que la pop (dans la lignée des Beach Boys), les musiques country et folk.

 
The Hives est un groupe de garage punk suédois créé en 1993, reconnu pour ses prestations scéniques et ses hymnes garages teintés de rock 50's. Le chanteur, Pelle Almqvist est comparé par certains à Mick Jagger. On pourra remarquer une certaine ressemblance physique, cultivée par Almqvist qui reprend des attitudes de Jagger. The Hives sont également remarqués pour leur fameux costards noir et blanc, partie de leur image de groupe sorti des années 1950 (noter de même les surnoms de certains membres du groupe), et leur humour si particulier.

(http://www.myspace.com/thehives)
(http://www.thehivesbroadcastingservice.com/)
(http://www.facebook.com/hives)

Arcade Fire (également appelé The Arcade Fire) est une formation de rock indépendant originaire de Montréal, Québec, Canada, en 2000, jouant un rock émotionnel et inclassable. Il s'est développé autour du couple formé de Win Butler et Régine Chassagne . Cependant ils ne connaissent le succès qu'avec Funeral, qui paraît en 2004. Le groupe fait usage d'un large éventail d'instruments de musique — surtout de la guitare, de la batterie et de la guitare basse — mais aussi du piano, de l'alto, du violoncelle, du xylophone, de l'accordéon et de la harpe. La plupart des musiciens jouent de plusieurs instruments: sur scène, on peut ainsi voir Régine Chassagne passer de l'accordéon à la batterie ou Win Butler de la guitare à l'orgue.



Album
Mogwai Young Team (1997)
Come On Die Young (1999)
Rock Action (2001)
Happy Songs for Happy People (2003)
Mr Beast (2006)

EP
4 Satin (1997)
No Education = No Future (Fuck the Curfew) (1998)
EP (1999)
EP+6 (2000)
Travels in Constants, Vol. 12 (2001)
Travel is Dangerous (2006)



Oh, Inverted World - 2001
Chutes Too Narrow - 2003

Wincing the Night Away - 2007
 


Barely Legal (1997)
Veni Vidi Vicious (2000)
Tyrannosaurus Hives (2004)
The Black and White Album (2007)



Funeral (2004)
Neon Bible (2007)









# Stuart Braithwaite (guitare)
# Dominic Aitchison (basse)
# Martin Bulloch (batterie)
# John Cummings (guitare)
# Barry Burns (claviers, flûte, guitare...)






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James Russell Mercer – Voice / Guitar
Martin Crandall – Guitar / Bass / Keyboards
Dave Hernandez – Bass / Guitar
Jesse Sandoval – Drums
+ musicien additionnel















Howlin' Pelle Almqvist - Vocals
Nicholaus Arson – Guitar
Vigilante Carlstroem – Guitar
Dr. Matt Destruction – Bass
Chris Dangerous - Drums









Win Butler : Chant, Guitare, Piano, Basse.
Regine Chassagne : Chant, Accordeon, Batterie, Xylophone, Percussions, Clavier.
Will Butler : Clavier, Percussions, Xylophone.
Richard Parry : Clavier, Piano, Accordeon, Xylophone, Percussions, Basse.
Timothy Kingsbury : Basse, Guitare.
Sarah Neufeld : Violon.
Jeremy Gara : Batterie, Guitare.










Yes! I Am a Long Way From Home ( Young Team - 1997)
Friend Of The Night (Mr. Beast - 2006)
Travel Is Dangerous (Mr. Beast - 2006)
I Know You Are But What Am I? (Happy Songs For Happy People - 2003)
Hunted By A Freak (Government Commissions - 2005)
2 Rights Make 1 Wrong (Rock Action - 2001)
We're No Here (Mr. Beast - 2006)
Glasgow Mega-Snake (Mr. Beast - 2006)








La durée du concert : 0h38


THE SHINS

Sleeping Lessons (Wincing The Night Away - 2007)
Australia (Wincing The Night Away - 2007)
Kissing The Lipless (Chutes Too Narrow - 2003)
Gone For Good (Chutes Too Narrow - 2003)
Saint Simon (KCRW - 2004)
Carying Is Creepy (Oh, Inverted World - 2001)
Pam Berry (Wincing The Night Away - 2007)>
> Phantom Limb (Single - 2007)
Turn On Me (Wincing The Night Away - 2007)
So Says I (Chutes Too Narrow - 2003)

La durée du concert : 0h38


Bigger Hole To Fill (The Black And White Album – 2007)
The Hives Declare Guerre Nucleaire (Veni, Vidi, Vicious – 2000)
A Little More For Little You (Tyrannosaurus Hives – 2004)
Walk Idiot Walk (Tyrannosaurus Hives – 2004)
No Pun Intended (The Black And White Album – 2007)
Tic Tic Boom (The Black And White Album – 2007)
Die, All Right! (Veni, Vidi, Vicious – 2000)
I'll Always Know What You Did Last SummeR (Zoe Cover)
Hate To Say I Told You So (The Black And White Album – 2007)
Here We Go Again (Barely Legal - 1997)
a.k.a. I-D-I-O-T (Barely Legal - 1997)
Main Offender (Veni, Vidi, Vicious – 2000)
Two Timing Touch And Broken Bones (Tyrannosaurus Hives – 2004)
Diabolic Scheme (Tyrannosaurus Hives – 2004)
You got it all... wrong (The Black And White Album – 2007)

La durée du concert : 0h50


Keep The Car Running (Neon Bible - 2007)
No Cars Go (EP - 2003)
Haiti (Funeral - 2004)
Neighborhood # 2 (Laika) (Funeral - 2004)
Black Mirror (Neon Bible - 2007)
Intervention (Neon Bible - 2007)
Antichrist Television Blues (Neon Bible - 2007)
Neon Bible (Neon Bible - 2007)
Age of Consent (New Order Cover)
Windowsill (Neon Bible - 2007)
The Well & the Lighthouse (Neon Bible - 2007)
Ocean of Noise (Neon Bible - 2007)
Neighborhood # 1 (Tunnels) (Funeral - 2004)
Neighborhood #3 (Power Out) (Funeral - 2004)
Rebellion (Lies) (Funeral - 2004)

Encore

Wake Up (Funeral - 2004)


La durée du concert : 1h20



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