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lundi 22 octobre 2007

Paul McCartney. L 'Olympia. Paris.










Ce qu’en a pensé Eric :


« Quand Paul McCartney a raconté que l'une des choses qui l'avaient le plus ému, c'est que des gens lui avaient dit avoir appris l'anglais sur ses chansons, je savais qu'il parlait pour moi. Le seul problème, c'est que nous étions un bon millier dans l'Olympia a avoir cette même impression à cet exact moment. Et ça, forcément, ça casse la magie ! Heureusement qu'il a enchainé tout de suite par Michelle, et qu'un peu de la douce nostalgie de mes 13 ans a coulé dans mes veines, diluant l'amertume de la banalité,...

C'est grâce à la générosité de Gaby, qui avait passé la nuit entière sur le trottoir du Boulevard des Capucines dans le froid glacial, en compagnie de centaines de fans venus de la France entière (et devant les caméras des télévisions toujours prêtes à se gausser de la ferveur "du peuple") pour que son papa puisse assister au concert "exceptionnel" de McCa, et aussi, avouons-le, grâce à pas mal de chance, je me suis retrouvé, incrédule, à ma place habituelle, au premier rang de la fosse de l'Olympia. Seules ombres au tableau, l'absence des copains (seul Vincent était là, à son poste habituel, près de la table de mixage), et le niveau général de mes voisins, qui semblent croire que l'évolution de la musique s'est arrêtée aux Who et aux Stones circa 1970. Mieux vaut dans ces cas-là se retrancher dans sa tête, repenser à l'extraordinaire concert de QueenAdreena deux jours plus tôt, et prendre son mal en patience.
Mais je n'étais bien sûr qu'au début de mes peines : à chaque arrivée d'invité "prestigieux" (M, Salvador, Audrey Tautou, Nagui, Douste-Blazy, Chabanel...), je me suis retrouvé au sein d'une foule applaudissant ses "idoles", tellement heureuse apparemment de partager un "grand évènement" avec des "people" ! Bref, un autre grand moment de solitude, où le rocker se retrouve affreusement démuni face à la "masse" des gens "normaux", qui viennent envahir d'un coup le paradis artificiel du rock'n'roll !
20 h 30. La foule tappe dans les mains et démarre un "Hey Jude" spontané qui évoque plus l'attente d'un match de foot que la sensibilité des Fab Four au sommet de leur inspiration...
20 h 45. McCa entre en scène, quelques kilos en moins (l'effet divorce ?) et un vague air de Hugh Grant avec sa mèche folle. "When I'm 64.... 65" : pas trop mal conservé, donc, même si la voix a pris le coup de vieux que le physique avenant dissimule... Ce soir, c'est bien le sosie de Paul qui chante, celui dont on avait toujours pensé qu'il avait remplacé le divin génie de McCartney en 69. Ce soir, pas de magie pour nous, malgré la salle impériale de l'Olympia, malgré les heures d'attente dans le froid. Pour preuve, une intro classieuse complètement ratée : McCa seul en costard devant le sublime rideau rouge, pour un Blackbird au plumage terni, copie appliquée d'un souffle de poésie fragile, éteint par le temps.

Le rideau s'ouvre, et on est soulagé de découvrir le groupe - superbe, magique - qui a ramené McCa sur la voie de la grandeur depuis 5 ans. Ils sont tous là, comme sur les DVDs des tournées précédentes, ces musiciens qui arrivent à jouer les chansons des Beatles avec légèreté et énergie, comme si 40 ans d'histoire n'avaient plus aucun poids. Las ! Ce soir - la faute peut-être à l'aspect "promo" de ce concert enregistré par Canal+ -, on n'assistera pas au miracle, et pas mal de chansons immortelles se contenteront d'un petit tour de piste en pilotage automatique. On retiendra un Back in the USSR, toujours incendiaire, une version d'Eleanor Rigby intouchable, et, á la fin, un I Saw Her Standing There, avec un peu de ferveur en sus. A l'inverse de ces beaux moments, Live and Let Die se résumera au cirque grossier habituel (pétards et feux d'artifices, la foule exhulte, on est bien chez James Bond, ouf !), Hey Jude et Let It Be paraitront complètement usées, "crowd pleasers" ayant définitivement perdu leur innocence.

Mon coup de coeur de la soirée, avant même un Flaming Pie toujours aussi brutal et simpliste, sera le très beau et sous-estimé Calico Skies, une chanson sublime, et sans doute désormais plus pertinente, parce que composée pour la voix brisée d'un homme vieillissant de 65 ans. Et quand McCa chante "I will hold you / for as long as you like", on sent la douleur poignante de la perte de Linda (sans doute ravivée par la trahison de Heather), la seule pour laquelle ces mots ont jamais eu un sens pour Paul. 3 minutes bouleversantes donc, même si sans doute un peu passé inapercues pour les dizaines de malheureux qui m'entouraient, frappant dans leurs mains à contre-temps, et s'extasiant sur les chansons d'une jeunesse qui ne reviendra plus.
Mais McCartney n'a jamais été un imbécile ou un naïf, malgré les apparences et ses compliments convenus et lénifiants sur Paris, l'Olympia, les Français qui parlent anglais, etc. : il suffit de l'écouter raconter sa rencontre avec l'un de ses grands fans, Ministre de la Défense de la Russie de Poutine, et murmurer d'un air faussement étonné : "Peace, man, Peace !" pour saisir d'un coup le terrible destin d'un homme qui a enchanté le monde avec une dizaine de chansons parfaites, et doit réaliser, à 65 ans, que même la plus divine musique ne le changera pas, le monde.

En sortant de cette heure et demi aussi décevante qu'absolument indispensable (comment avoir prétendre avoir vécu une vie de Rock'n'Roll sans avoir jamais vu et écouté Paul McCartney sur scène interpréter Lady Madonna ou I Got a Feeling ?), alors que le froid d'Octobre saisit les quinquagénaires qui se dispersent, vaguement hagards, dans la nuit, j'ai réalisé qu'un jour, même les plus beaux mensonges devaient mourir : comme les Stones, les Beatles nous ont fait rêver que le temps n'aurait jamais de prise sur nous, comme Jagger, McCartney s'essouflent à courir devant la vieillesse et la mort sur toutes les scènes du monde, mais l'illusion de l'éternité pop finit un jour par se diluer. Ne reste alors que la musique pour calmer nos souffrances.

"I Will Hold You / For the Rest of My Life"... »



PAUL McCARTNEY ~ L'Olympia. Paris.

















Ce qu’en a pensé Vik :

« La rumeur a été officialisée, il est cinq heures, Paris s'éveille, les transports sont en grève, il fait encore nuit mais une multitude des fans, malgré le froid presque hivernal, attendent devant l'Olympia au fronton duquel s'étalent les fameuses lettres rouges qui forment le nom de McCartney, pour son concert exceptionnel et unique qui aura lieu ce soir avec la promesse de mettre ses fans en transe. Ce bruit d’un concert dans une petite salle a éveillé les passions des amoureux des Beatles. La journée est très difficile car la production, pour attirer le medias et créer l’événement dans le cadre de promotion de l’album "Memory almost full" (le vingt-troisième de Paul, signé par un homme de 64 ans), à trouvé une idée simple : 1 place par personne sur un total de 2000 avec bracelet pour éviter le marché noir et absence totale d'organisation. Tout cela est un grand défi. Donc concert exceptionnel de Paul McCartney ce lundi soir à l'Olympia, 43 ans après la série de shows mémorables des Beatles, et depuis, le 16 juillet 1972 avec son autre groupe, les Wings. Cela laisse présager une file d'attente interminable… mais dans un enclos formé par des barrières métalliques installé sur le côté droite du boulevard des Capucines. Marco est sur place, blouson cuir perfecto, couverture en laine et thermos avec du café, pour garder une place, sûre d'obtenir le billet pour ce concert dans cette salle mythique et surtout avec la mission de s’infiltrer, le plus devant possible, dans la queue d’attente. Un véritable parcours du combattant à la hauteur de l'évènement. Il y a une très bonne ambiance, des gens qui somnolent-ils en sacs de couchage, d’autres qui chantent, d’autres qui mangent croissants et barres de céréales … Marco discute des Beatles, des concerts vus, et doucement avance… il rencontré des personnes très passionnées et avec chacune son lot d'anecdotes et doucement avance… arrive au numéro 20 du boulevard, là blocage totale… impossible de bouger ! J’arrive à 9h00 pour la relève, avec une montée d'adrénaline et des croissants chauds pour remplacer Marco (Merci !!!). Les fans sont là car Paul est une légende et les Beatles remontent plein de souvenirs. De très bons moments avec des gens très sympas. J'ai eu la chance de discuter avec des gens de tous les genres et de tous les âges ! Une bonne ambiance ou chacun à quelque chose à raconter ! Pendant la queue on se posait la question sur Paul, de son entrée: originale ou classique ? La file fait plusieurs centaines de mètres et se poursuit rue Scribe, à l'angle du boulevard, 3000 personnes… plus peut-être. Le temps semble passer très doucement et l’attente est vraiment longue. 10h30 arrivé d’Eric, casque en main, pour remplacer, lui aussi, son fils, qui avait passé la nuit entière sur le trottoir du Boulevard. Nous ne pouvons pas bouger. Vers 11H00 les quatre guichets de la célèbre salle parisienne ouvrent et la fin de l'attente devient mouvementée, ca pousse fort... de l'électricité dans l'air. 12h30 debout, sans bouger, courbaturé, serré comme je n'ai jamais été, comme une sardine, bousculé, je suis face au guichet. Enfin je suis heureux… une bonne soirée en perspective, récompensé pour cette patience je retire mon billet et un bracelet de couleur bleu pour les places en fosse m’est fixé sur place au poignet droit. Après l'achat du billet, le parcours du combattant n'est pas terminé, il faut se replacer dans une autre queue pour pouvoir être au premier rang lors de l'ouverture des portes. Je vois un copain, Patrice, on est d’accord… je reviens plus tard ! Retour éclair à la maison, douche brûlante, retour Boulevard des Capucines où l'état des lieux a empiré, vers 16H30… je suis de nouveau sur place, il fait froid, une centaine de personnes devant moi. Cool. 18h00 arrivé d’Eric qui me rejoint et on patiente ensembles en tranquillité et on reparle de Paul. 19h00 ouverture des portes et après avoir traversé le hall rouge de L'Olympia on se retrouve encore en attente face l’entrée de la fosse. Une attente dans la salle pas trop longue grâce au retard de l'ouverture des portes. Enfin on est dans la salle, Eric le plus devant possible et moi coté central. Je m’installe entre les cameras de Canal +, car le show va être filmé pour une diffusion prévue en Novembre. Il faut avouer qu'il y avait une bonne ambiance dans la salle et même les « peoples » étaient dans l'ambiance. 20h30 : les fans commencent à chanter… Na na na, na na na na, na na na, hey Jude... à l’infini, comme pour montrer à n'en pas douter un bonheur dans l’air et prouver que les Beatles suscitent les réactions les plus enthousiastes, en faisant graduellement monter l'ambiance. Ce rideau rouge pour commencer, à l'ancienne, fermé. 15Mn de retard sur l'horaire prévu, les lumières s'éteignent, un infernal bruit, une salle en vibration et le rideau qui ne s'ouvre pas.

20h45 : Le public déclenche le compte à rebours : 3 2 1 0, Paul McCartney entrouvre le rideau et se glisse sur le devant de la scène en souriant , magnifique signe de proximité avec son public. Costar noir, fine cravate bleue au cou, chemise blanche. Après un « Bonsoir bonsoir » intimidé, avec son délicieux accent, et après une appréciation de l'ampleur de l'ovation… ces 2-3 minutes d'acclamation passés il commence le spectacle seul à sa guitare Martin D-28 en acoustique et c'est parti pour un moment plus que magique avec "Blackbird" (The Beatles – White Album – 1968)… Blackbird fly, Blackbird fly ,Into the light of the dark black night… folk song toujours aussi magnifique et un peu étrange, inattendu en intro. La voix hésite, menace de se casser, mais passe miraculeusement bien et on voit qu’il est en grande forme vocalement. Paul débordé un instant par l’émotion. Le public est déjà ravi… il est là pour écouter des Beatles… il ne réagit pas quand on s'y attendrait. Le son est parfait, pas trop fort, très net, bref un délice. Le rideau s'ouvre, les musiciens sont là mais Paul prend sa mandoline et toujours en acoustique il enchaine avec son actuel single "Dance Tonight"(Memory Almost Full – 2007)… Everybody gonna dance tonight, Everybody gonna feel alright, Everybody gonna dance around tonight… chanson basé sur une tournerie à la mandoline, qui confère un son original à l’ensemble, c’est un titre qui accroche bien.

Le rideau s’ouvre enfin en totalité et la foule peut voir et acclamer le groupe Brian, Abe, Rusty et Wix. "Only Mama knows" (Memory Almost Full - 2007), enfin du Rock’n Roll, après la petite intro de Wix, structure en crescendo, la puissance du son de la guitare fait vibrer la salle, le show a vraiment commencé ! Il transpire il enlève sa veste, puis "Flaming Pie" (Flaming Pie - 1997) premiers accords, premiers mots... Making love underneath the bed, Shooting stars from a purple sky, I don't care how I do itTout y est… un des grands morceaux, d’un très bon disque, que j’attendais, tout le public reprenne avec Paul cette chanson. Très grosse émotion de la soirée. "Got To Get You Into My Life" (The Beatles - Revolver - 1976), surprise… Ooh, then I suddenly see you, Ooh, did I tell you I need you, Every single day of my life…imparable, jouée au cordeau, foule en folie, Paul en forme vocale rare pour les artistes de cet âge, une des autres grandes chansons que j’attendais avec impatience. Abe, le batteur, comme a son habitude assure vraiment, un plaisir mais la chanson sonne acide, presque fidèle à l’original. Le problème, ce sont les parties de cuivres imités par un clavier de synthé. "C moon" (Red Rose Speedway -1973), la chanson n'est pas ratée mais il y a mieux. Paul va pour la première fois de la soirée au piano pour nous interpréter la première chanson des Wings. Suit "The Long and winding road" (The Beatles - Let It Be - 1970)… That leads to your door, Will never disappear, Ive seen that road before… version plus épurée au piano … beaucoup d’émotion dans cette chanson, les notes aigues sont parfaitement maitrisées. Autre moment de grâce, cette chanson en acoustique, ballade mélancolique, courte et assez simple, "I’ll follow the sun"(The Beatles - Beatles For Sale – 1964)… One day you'll look to see I've gone, For tomorrow may rain, so I'll follow the sun…joue, simple, sec, l'air de rien, un groupe en acoustique, toujours agréable à entendre. "That was me" (Memory Almost Full - 2007) avec sa basse omniprésente, entre rock et pop, il nous livre la une performance exceptionnelle...il hausse la voix, il hurle « It’s pretty hard to take it in, that was me ! ». Paul se fait plus touchant sur les ballades épurées, notamment sur le splendide "Here Today" (Tug Of War – 1982), hommage et aveu tardif d'amour pour son ancien camarade John Lennon, incontestablement moment fort de la soirée. « I wrote this song when my dear friend John passed away » nous dit la main sur le coeur. On sent tout de suite que c'est un moment particulier, qu'il la vit complètement. Cette chanson dégage une puissance et, une émotion incomparable, mais j’aurais préféré une véritable chanson de John comme reprise. La foule reprenant en chœur… If you were here today, Ooh- ooh- ooh- here to - day et fait naturellement une ovation nourrie. Paul est tantôt drôle et communicatif, tantôt émouvant ! Suit "Calico Skies" (Flaming Pie - 1997), niaiserie non indispensable qui permet de se remettre de ses émotions. Puis le guitariste s'efface, le batteur prend sa place en front de scène, devant son micro, Paul parle de Piaf puis se tourne… Aah, look at all the lonely people, Aah, look at all the lonely people… avec cette phrase il a plié l'audience…"Eleanor Rigby" (The Beatles - Revolver - 1976) un peu trop martelé, avec les parties instruments à cordes à fendre les murs imités par un clavier de synthé, une interprétation conforme aux attentes, harmonies parfaites, version énorme, joue à l'ancienne. Wix, le clavier, utilise un matériel tellement bon qu'il obtient pratiquement le même son que des vrais violons. Ce que c'est beau... Et c'est ne pas fini, c'est le début de l'enchaînement parfait du concert avec "Michelle" (The Beatles – Rubber Soul - 1965), passage obligé pour un concert en France avec un délicieux accent sur la phrase en Français… Michelle, ma belle, Sont les mots qui vont très bien ensemble, Très bien ensemble… habillée d'un accordéon musette par Wix, le public suit heureux et chante. On reprend les électriques, un petit riff de guitare et tout le monde comprend "Band On The Run" (Band On The Run – 1973), toute la fosse commence à se mouvoir, on sent que ça prend de manière incontrôlable, tout est parfait, et puis Höfner en bandoulière il se retourne vers le batteur et lui balance 1 2 3 4 "Back In The USSR" (The Beatles – White Album - 1968) grosse énergie, c'est limite trop tellement c'est bon: le meilleur moment de la soirée! Ces 2 titres sont vraiment faits pour être joué en live. Tout le monde saute et chante avec une joie immense. L'émotion est très forte dans le public et ça c'est génial. C’est la pure folie on entende pratiquement plus Paul, tout le monde chante.

Encore au piano pour "House Of Wax" (Memory Almost Full - 2007), très correctement interprétée mais je m’en serais passé car je trouve ce morceau non indispensable pour un concert événement. Très belle performance pour "I’ve Got a Feeling" (The Beatles - Let It Be - 1970), morceau pur de Rock avec une bonne puissance des guitares électriques et ce riff mythique, interminable et impérial … I've got a feeling, a feeling deep inside, Oh yeah, Oh yeah, I've got a feeling, a feeling I can't hide… version plus rapide que l'originale. Je m'attendais à l'explosion mélodique finale… Or là... une fin improvisée qui voit Paul prendre un solo sur sa Gibson Les Paul. Ses quatre musiciens de scène, depuis 2002, jouent avec ferveur, ils sont tout aussi bien cette fois mais ils ne sont pas les Beatles. Retour de nouveau au piano pour "Live and Let Die" (Live and Let Die - 1973) qui reçoit une ovation particulière, les fans ont l'air ravis mais pas moi, cette chanson est accompagné par des explosions pyrotechniques un peu cheap et non adaptés pour la salle. Puis, enfin, "Hey Jude" (The Beatles – White Album - 1968), elle était attendue celle là, tout le monde la chantait avant l’entée sur scène de Paul. Quand arrive la montée finale … Na na na, na na na na, na na na, hey Jude... tout le monde chante en chœur, interprétation nickel et final hymne à stade car Paul fait chanter les hommes puis les femmes… salue avec ses musiciens et se retire. Au fond, un hideux écran inutile est apparu : on y voit des rétines qui palpitent, des cellules colorées, une véritable nullité d’images sorties d’un coffre psychédélique. Il reçoit une ovation monstrueuse, des cris, des encores…il revient sur scène à continuer le morceau et pour le rappel. Une première chanson absolument incontournable et sans surprises, Paul devant son piano, "Let It Be" (The Beatles - Let It Be - 1970)… When I find myself in times of trouble, Mother Mary comes to me, Speaking words of wisdom, let it be… c'est grand, la célébrissime ballade, souvenir des tensions et problèmes d’ego. Je m'attends presque à ce qu'il arrête là-dessus quand… il martèle son piano et on y résiste pas "Lady Madonna" (The Beatles 1968), départ un peu mollasse mais Paul a toujours autant la pêche, l’atmosphère dans la salle est toujours survoltée pour une version bien dynamique de cette chanson. Paul nous souris, un petit merci, il revient plein centre, enfile une Gibson Les Paul et … «One, Two, Three, Four»…c’est parti "I Saw Her Standing There" (The Beatles – Please Please Me - 1963), l’origine, version déchainé, le public se remet à sauter, souvenir d’une génération… Well, she was just 17, You know what I mean, And the way she looked was way beyond compare… on revient au début de la période Beatles, brut de décoffrage, superbe rock'n'roll, très accrocheur. La fosse est en ébullition, mais ça sent la fin malgré ça tout le monde est heureux.

C’est la fin du set, filmé pour la TV. Paul salue une deuxième fois avec ses musiciens et quitte la salle avec un nounours et un T-shirt lancés par les fans. Il disparaît. Les lumières ont beau se rallumer personne n'esquisse un mouvement vers la sortie, l’ovation continu, au bout de 10Mn, le Paul est bien obligé de revenir pour un deuxième rappel réclamé à cor et à cri par le public. Il est heureux comme un gamin et il attaque immédiatement "Get Back" (The Beatles - Let It Be - 1970) un peu fatigué physiquement comme vocalement … Jojo was a man who thought he was a loner, But he knew it wouldn't last… enflammé, le public est au paradis! Il est en transe et chante… Get back, get back. Get back to where you once belonged… le spectacle se termine mais les fans sont aux anges, veulent continuer mais on s’arrentera la ce soir puisqu'il salue en disant qu'il reviendra.

Le show d'1h41 a fait une large part au répertoire des Beatles, pour le plaisir des fans et tous les morceaux ont été interprétés de manière très classique par le groupe de McCartney, qui a joué alternativement de la guitare, du piano et bien évidemment de la basse, avec en bandoulière sa fameuse Höfner en forme de violon. Les chansons immortelles des Beatles ont résonné ce soir car le public s’est déplacé en masse pour les entendre et les chanter et Paul ? Il n’y a pas de mystère McCartney, on sait pourquoi il est encore là et dans quel but. C'est vrai mais c'était un spectacle de très bonne facture et la voix, si ce n'est plus celle de ses vingt ans, elle est encore convenable. En bref la magie était plus dans la salle que sur la scène avec un Paul qu’il ne s'est pas réellement investi émotionnellement dans la performance avec un répertoire parfois peu adapté au lieu. Pas de prises de risques inutiles, mais le condensé, trop court, d'une carrière exceptionnelle avec la part belle aux années Beatles. Du côté des trucs qu’on n’oubliera pas, c'était mon huitième concert de Paul et j'espère que il va revenir l'année prochaine, espérons BERCY 2008, avec "When I'm Sixty Four" tour. Ensuite, à la sortie du concert, j’ai vraiment eu du plaisir à voir les émotions sur les visages des fans, c’était vraiment beau !

Je regarde ma montre et je me dis que dans une heure je pourrais chanter… Yesterday, all my troubles seemed so faraway, Now it looks as though they're here to stay, Oh, I believe in yesterday. »









Sir James Paul McCartney, dit "Paul McCartney" et surnommé "Macca", est un auteur-compositeur, chanteur et multi-instrumentiste britannique. Il fut le co-leader et le bassiste du groupe anglais The Beatles de 1957 à 1970, puis le fondateur et meneur des Wings de 1971 à 1981, avant de poursuivre une carrière en solo ininterrompue à ce jour, et de donner des concerts dans le monde entier, au cours desquels il reprend les plus grands succès composés ou co-composés depuis plus de 45 ans.

(http://www.myspace.com/paulmccartney)
(http://www.paulmccartney.com/home.php)
(http://www.facebook.com/PaulMcCartney)


1.    McCartney (1970)
    2.    Ram (1971)
    3.    Wild Life (1971)
    4.    Red Rose Speedway (1973)
    5.    Band on the Run (1973)
    6.    Venus and Mars (1975)
    7.    Wings at the Speed of Sound (1976)
    8.    London Town (1978)
    9.    Back to the Egg (1979)
    (Albums 3 à 9 avec les Wings)
    10.    McCartney II (1980)
    11.    Tug of War (1982)
    12.    Pipes of Peace (1983)
    13.    Press to Play (1986)
    14.    Снова в СССР (1988/1991)
    15.    Flowers in the Dirt (1989)
    16.    Off the Ground (1993)
    17.    Flaming Pie (1997)
    18.    Run Devil Run (1999)
    19.    Driving Rain (2001)
    20.    Chaos and Creation in the Backyard (2005)
    21.    Memory Almost Full (2007)



Paul McCartney: Vocals, Bass, Piano
+

The Band on Stage:

Paul "Wix" Wicken: keyboards, vocals
Rusty Anderson: guitars
Brian Ray: guitars
Abe Laboriel jrn: drums, vocals


La Setlist du Concert
PAUL McCARTNEY

Blackbird (Paul - guitar acoustic) (The Beatles – White Album - 1968)
Dance Tonight (Paul - mandolin acoustic) (Memory Almost Full2007)
Only Mama Knows (Memory Almost Full - 2007)
Flaming Pie (Flaming Pie - 1997)
Got To Get You In to My Life (The Beatles - Revolver - 1976)
C Moon (Wings – B Side - 1972)
The Long and Winding Road (Paul - piano) (The Beatles - Let It Be - 1970)
I'll follow the sun (The Beatles - Beatles For Sale – 1964)
That Was Me (Memory Almost Full - 2007)
Here Today (Song for John) ( Blackbird Singing – 2001)
Calico Skies (Flaming Pie - 1997)
Eleanor Rigby (The Beatles - Revolver - 1976)
Michelle (The Beatles – Rubber Soul - 1965)
Band On The Run (Band On The Run1973)
Back In The USSR (The Beatles – White Album - 1968)
Calico Skies (Flaming Pie - 1997)
House Of Wax (Memory Almost Full - 2007)
I've Got a Feeling (The Beatles - Let It Be - 1970)
Live and Let Die (Paul - piano) (Live and Let Die - 1973)
Hey Jude (Paul - piano) (The Beatles – White Album - 1968)

Encore 1

Let It Be (Paul - piano) (The Beatles - Let It Be - 1970)
Lady Madonna (Paul - piano) (The Beatles – 1968)
I Saw Her Standing There (The Beatles – Please Please Me - 1963)


Encore 2

Get Back (The Beatles - Let It Be - 1970)




La durée du concert : 1h41


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