Blogger Template by Blogcrowds

mercredi 19 mars 2008

RAPHAEL ~ Virgin Megastore Champs-Elyséee. Paris.




SHOW CASE






Ce qu’en a pensé Vik :

« Raphaël, ce nom qui vous dit probablement quelque chose, me ramène immanquablement à mes souvenirs du 24 octobre 2001, au Café de la Danse, avec « Hôtel de l'univers » (un album pour la collection) quand il jouait Cortez the Killer, de Neil Young... eh oui ! A cette époque, il faisait plus du rock qu’aujourd’hui, avec sa voix si particulière, un peu grésillante mais claire, d’écorché vif, et avec une passion débordante pour le rock. On disait que c’était « le fils d’Aubert », compte tenu de son amitié avec ce chanteur. Le temps a passé… sur la route, le succès énorme est arrivé avec Caravane, il y a eu des tonnes et des tonnes de CDs vendus un peu partout, et voici maintenant son quatrième album studio, « Je sais que la Terre est plate », produit par Tony Visconti (Bowie, Morrisey, Ritas,…) et Robert Letang (Aubert, Manu Chao, Feist,…)... qui pourrait renflouer les caisses de sa maison de disques Capitol-EMI, en pleine restructuration. Cet album, fortement médiatisé, est dans les bacs depuis le 17 Mars, et après 48 heures d’’écoute, j’y retrouve la séduction du précédent, ce style mélodieux, un peu lancinant, dans une ambiance musicale cohérente, un mix d’influences venues de ses voyages, de bons textes et la même irrésistible mélancolie dans cet univers doux et sensible. Pas de changement radical, des chansons touchantes et douces... car l’objectif est de vendre !!! Et les fans envoûtés sont ravis d’y retrouver les sensations attendues. Raphaël est avant tout un coup de cœur et il est de retour.

Ce soir, Raphaël fait un mini show gratuit, promo oblige, au Virgin des Champs Elysées (lieu incontournable pour tous les amateurs de musique), suivi d’une séance de dédicaces exclusive. Un peu excité et non sans une certaine appréhension, mais confiant, je m’y rends à 17h. Il y a déjà une petite foule présente dans le magasin. En plein hall hexagonal, entre les caisses et le stand des mobiles, presque au milieu des grandes colonnes en marbre, je suis debout entre un groupe de midinettes, groupies adolescentes, équipées d’appareils photo numériquse, prêtes à crier : « Raphaaaaëëëël ». On n'y voit pas grand-chose. J’étais parti pour un concert tranquille, grosse erreur ! L’excitation est dans l’air pour ce vrai retour sur scène. Le show case est prévu à 18h, il faut me rendre à l'évidence, vu le monde qui fait la queue, pas question d'aller flâner dans les magasins. On se croirait dans une cour de lycée. Alors, j’attends... de nouveaux ados arrivent… on n'avance pas. L’escalier qui mène aux étages est bondé, et les vigiles un peu dépassés. Une jeune fille, cheveux blonds, appareil photo dans la main droite et téléphone dans la main gauche, jure qu'elle ne repartira pas sans l'avoir vu. Quelqu'un essaie de doubler... pari très risqué et peine perdue. On doit être au moins 500 ! Il y a même des gamines de 8 ans avec leur mère. La scène est vraiment petite et les enceintes ne sont pas des Marshall mais de style « home », miniminales, très discrètes pour la taille de la place ( ?). Autour de moi, on ne parle que de lui, de Raphaël. Le décor est sobre : un rideau noir en fond avec le logo Virgin, et tous les écrans vidéo du magasin en arrêt sur image sur « Je sais que la terre est plate ».

... 18h00... toujours rien, il y a du retard… Raphaël arrive, décontracté, en jeans, et c’est à 18h23 qu’il monte sur scène : sa gueule d'ange, son sourire craquant, affichent son bonheur d’être là… et c’est l’euphorie, les cris, un peu la pagaille. Derrière lui, Oli le Baron, son guitariste, au look totalement décalé par rapport au style des chansons, et Robert Aaron, jogging, t-shirt et petit chapeau noir, pour le clavier et autres, suivi d’une jeune femme pour les percussions. Tout le monde est là maintenant… le show peut commencer... flashs, enregistrements, ... le public enfin se lâche. Raphaël a l’air de s’amuser de l’enthousiasme et des cris des groupies, il cherche une setlist qu’il ne trouve pas, et, un peu contrarié, commence par… Je sais que la terre est plate, Je sais le nom des nuages, Je sais qu’il ni a pas de vie après la mort… : pas mal du tout, un bon morceau, dans une version différente et malgré un son relativement pourri... j’avais oublié un instant que j’étais dans un hall de magasin et non en auditorium. Un merci et la chanson suivante sera Le Petit Train, dans une version épurée, un peu enfantine mais sympa. Un morceau superbe succède, Sixième Etage, une chanson avec un texte triste et une musique très entrainante. Puis un début à la guitare, quelques notes en intro, …Ne partons pas fâchés et les "oh oh oh oh" me rassurent et me font sourire, j’aime bien. Hein, maintenant ? C’est Rendez-vous, la chanson que Raphael a écrite pour Stephan Eicher. Joli cadeau, je ne l’ai jamais entendue par l’auteur. Raphaël va ensuite au clavier, Robert prends la basse et Oli s’assoit dans un coin, car il ne joue pas dans le morceau, et voilà les notes tristes du très touchant Concordia, sur un texte de Gérard Manset, Stephan Eicher cosignant la musique, une chanson qui frappe et que je trouve bien. Le public se tait et profite, se laisse porter par ce nuage mélancolique. Très beau moment... Pour ravir encore ses groupies, il enchaîne avec Caravane, toujours aussi joli mais trop diffusé et entendu des centaines de fois à la radio. Le morceau passe bien quand même, et déchaîne l'enthousiasme.

Raphaël revient à sa guitare Gibson jumbo, une super intro et voilà Le Vent de L’Hiver, qui fut naturellement acclamée par le public ! Le premier single de l’album, déjà diffusé depuis le 23 janvier... C'était le temps d'une autre année, Le temps des néons allumés, Le temps des témoins des colombes, Le temps de la vitesse et de l'ombre, Le temps des lettres jetées au feu, Le temps où on était heureux… un morceau un peu tsigane et c'est un pur bonheur. Le rythme s'accélère au fur et à mesure que l'on avance dans le texte, mais le son est horrible à cause des enceintes merdiques qui grésillent, pas du tout adaptées à un groupe. Mais bon, le concert est gratuit… donc c’est inutile de raller, je propose quand même de faire une collecte de fonds pour Virgin ! La version est moyenne, car limitée en instruments, malgré Robert au sax... il n’en reste pas moins que j’aime cette chanson, un tube ! Les compositions souvent plus rythmées redonnent un souffle à ce set qui parfois tombe dans la mélancolie. Ensuite, on change de registre, avec un autre petit cadeau, une intéressante reprise de Bob Dylan, One More Cup Of Coffee (joli rythme, bonne interprétation), qui fait un peu danser le public. Puis pour finir, pour se dire au revoir et au prochain concert, Raphael nous livre Adieu Haïti. Le rythme est bien intense, et on retient ce morceau vraiment vite, avec sa seconde partie en anglais, chanté par Robert (à la place de Toots), la basse entre les mains, aidé par le chœur de Raphael "tututu tutu tu". Bonne chanson, bonne surprise, qui pourrait devenir un autre tube. Un nouveau sourire, un merci pour être venu le voir et il s’en va avec ses musiciens pour qu’on débarrasse la scène et permette la séance de dédicaces. Le concert s'achève ainsi.

J’aurais aimé un rappel et quelques minutes supplémentaires de musique, malgré ces 2160 secondes agréables, mais le temps presse et Virgin veut aussi vendre des CDs. Bon moment, fort sympathique, une belle générosité avec son public, jeune et cool manifestant bruyamment son enthousiasme, un cocktail de bonne ambiance, un son pas vraiment au top : un show case qui confirme les bonnes impressions de l’album, avec l’envie de retrouver Raphaël dans sa future imposante tournée française avec, notamment, Bercy, Olympia et le reste… On sent de la générosité et la simplicité de l'artiste ! Allez, Raphaël, à quand un album rock de chez rock? Et le public ? Baigné dans le charme et la mélancolie, il a aimé, bien sûr !!!

Ça se met à pousser, je suis de plus en plus compressé… moi je pars pour un autre concert qui m’attend. Je descends l’avenue des Champs à la hâte. L'hiver est revenu à Paris, le soir est tombé doucement, et il pleut. Deux minutes après je suis dans le métro direction la Cigale, pas d’images de ce show case dans ma tête, mais une envie de changer, de passer à autre chose. »







photos de

Raphaël Haroche, auteur-compositeur-interprète et producteur, n'a que 24 ans, en 2000, lorsqu'il sort son premier album Hôtel de l'Univers, une première livraison qui oscille entre rock et pop, illustrée par des textes engagés ou tout simplement réels, entre philosophie et poésie. Influencé par des artistes tels que Noir Désir, David Bowie ou Jacques Brel, Raphaël décide d'arrêter ses études et de se consacrer à sa passion, la musique. Le chanteur remet le couvert en 2003 La Réalité. Suit, 2 ans plus tard, Caravane qui sera l’album de la consecration, 2 millions vendus, propulsant ainsi Raphaël au rang d’artiste français incontournable. Il a également collaboré avec de nombreux artistes dont Stephan Eicher, pour qui il a composé le titre Rendez-vous, Daniel Darc et Gérard Manset. Le quatrième album studio de Raphaël, Je sais que la Terre est plate, sortira le 17 mars 2008 et il a été enregistré entre Paris et New-York, avec des musiciens ayant collaboré entre autres avec David Bowie, Feist et Gwen Stefani. Les morceaux ont notamment été enregistrés et réalisés par Tony Visconti et Renaud Letang en confirme que Raphaël est de la trempe des Bashung-Christophe-Manset-Eicher.

(http://www.raphael.fm/)
(http://www.myspace.com/raphaelofficiel




 2000 : Hôtel de l'univers
2003 : La Réalité
2005 : Caravane
2006 : Résistance à la nuit
2007 : Une nuit au Châtelet
2008 : Je sais que la Terre est plate




Raphael : Voix & guitare acoustique
Oli le Baron : Guitare électrique
Robert Aaron : Clavier, saxo, basse et clarinette
Gaëlle : Percussions



La Setlist du Concert
RAPHAEL

Je Sais Que La Terre Est Plate (Je Sais Que La Terre Est Plate - 2008)
Le Petit train (Je Sais Que La Terre Est Plate - 2008)
Sixième étage (Je Sais Que La Terre Est Plate - 2008)
Ne Partons Pas Fachés (Caravan - 2005)
Rendez-Vous (Cover Stephan Eicher)
Concordia (Je Sais Que La Terre Est Plate - 2008)
Caravane (Caravan - 2005)
Le Vent De L’Hiver (Je Sais Que La Terre Est Plate - 2008)
One More Cup Of Coffee (Cover Bob Dylan)
Adieu Haïti (Je Sais Que La Terre Est Plate - 2008)


La durée du concert : 0h36



AFFICHE / PROMO / FLYER





Raphaël - Rendez-vous - Live Virgin Megastore Champs-Elysées - 19/03/2008


Raphaël - One More Cup Of Coffee - Live Virgin Megastore Champs-Elysées - 19/03/2008




Raphaël - Adieu Haïti - Live Virgin Megastore Champs-Elysées - 19/03/2008




Aucun commentaire: