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lundi 28 avril 2008

Sebadoh - Le Trabendo. Paris.







Première Partie : Gogo Charlton



Ce qu’en a pensé Gilles :


« Quelques jours après Witch, c'est au tour de Lou Barlow et de son Sebadoh de venir apporter la bonne parole du grunge. C'est seulement accompagné de Philippe M. et Vincent que j'allai assister à ce concert. Peu de monde au Trabendo à mon arrivée. Lou Barlow est déjà là, entouré de quelques personnes, des journalistes sûrement, le groupe s'éloigne, certainement pour une interview. Courte attente, puis c'est l'entrée dans la salle, premier rang sur la gauche, on sera pile poil au milieu, en face de la batterie. Il y a peu de monde dans la salle en ce début de soirée, cette date vient conclure un mois d'avril particulièrement chargé en concerts... Sebadoh ! je n'y pensais même plus à ce groupe, j'ai même oublié de réécouter l'unique album que j'ai d'eux : je ne me rappelais plus l'avoir. Trop anecdotique... Mais la curiosité l'emporte ce soir, pourquoi pas une bonne surprise ?

Et une bonne surprise, ce sont les Français de Gogo Charlton qui vont nous en faire une. En effet, le quatuor va se montrer à la hauteur : des chansons interprétées en anglais, des influences Smiths / Housemartins, une bonne prestation du quatuor - même si le public, encore pas trop nombreux, semblait parfois se désintéresser d'eux. Un set de 40 minutes, et un groupe à suivre donc.

Sur la scène du Trabendo, on s'affaire, les membres de Sebadoh viennent un par un préparer leurs instruments, il règne une atmosphère assez étrange ce soir, un côté assez amateur se dégage de tout cela. Je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre de la part de ce groupe qui existe tout de même depuis 21 ans, il ne faut pas l'oublier ! En tout cas la bonne nouvelle, c'est que la salle est maintenant au trois quart pleine, ce n’est pas mal du tout ! Et sans que l'on s'en aperçoive, le trio commence le concert... Lou Barlow est à la guitare acoustique sur la gauche de la scène, acoustique mais électrifiée bien sur. Et il n'y a pas vraiment de round d'observation, les morceaux s'enchainent à vitesse grand V : Sebadoh, ce sont les Ramones du grunge, avec des morceaux de moins de 2 minutes, avec des finals parfois approximatifs (on est souvent surpris par la chute du morceau !). Lou passe de la guitare à la basse, Jason Loewenstein et Eric Gaffney permutent eux aussi (ils joueront tous les deux de tous les instruments). L'ambiance est décontractée, le groupe semble prendre un vrai plaisir à jouer, on est loin des reformations à but lucratif si sinistres et si ridicules. Ce soir, on joue, on se consulte pour savoir quel morceau jouer, il semble que l'unique set list posée au centre de la scène serve aussi de réservoir à chansons, ils piochent dedans après s'être concertés.

Pour être honnête, je n'ai reconnu aucun morceau, ma culture envers ce groupe étant proche du néant, hormis l'album « The Sebadoh » (datant de 1999, je crois) que je n'ai donc pas réécouté depuis plusieurs années. En tout cas, j'avais peur d'assister à un concert poussif et poussiéreux, et je tombe devant un groupe qui ne fait pas son âge (ces 21 ans au compteur), et qui manifestement tient la forme. C'est bruyant, intense et assez jouissif. Et quand ils quittent la scène, je demande à Philippe combien de temps avait duré le set, persuadé qu’il avait commencé depuis moins d'une heure : surprise ! Cela faisait 80 minutes que le trio jouait. Et la cerise sur le gâteau, c'est qu'ils vont revenir encore 2 fois, pour nous laisser après 2 heures, non pas sur les genoux, mais complètement rassasiés et satisfaits...

Ce soir on a vu un groupe prendre je pense du plaisir, en donner assez généreusement au spectateur : on était loin de tous ses concerts désormais trop formatés, où le fait de jouer un morceau de plus semble impossible... Sebadoh a prouvé le contraire. Le public est reparti satisfait, moi j'ai juste le (léger) regret de ne pas avoir eu la set list, Lou Barlow s'en emparant à la fin du concert d'un air malicieux en repartant avec ! Si un fan beaucoup plus connaisseur que moi connaît les morceaux joués ce soir, qu'il n'hésite pas à nous les communiquer, nous pourrons alors faire partager la set list à nos lecteurs. Voilà, ce petit concert isolé achève de bel manière ce mois d'avril si riche ne évènements musicaux. Pas d'achat de t-shirt ce soir, ils sont malheureusement trop moches! Je repars avec Philippe, content de ce concert qui a été pour nous une agréable surprise. Grunge’s not dead !! »



photos de gilles



Sebadoh est un groupe de rock indépendant formé en 1987 aux Etats-Unis par Eric Gaffney et l'ancien bassiste de Dinosaur Jr, Lou Barlow. La formation est considérée comme une pionnière du style lo-fi. Mélodie au sein d'échafaudages sonores conservant néanmoins toute leur morgue noisy. Par sa succession de tubes éloquents et mémorables, Bakesale (1994), devient sans doute l'un des meilleurs opus de la formation, salué comme tel par un succès commercial et critique légèrement supérieur à la moyenne. Il octroie en tout cas à Lou Barlow ses galons d'icône du rock indépendant US et le confirme dans son statut de songwriter brillant. Une position qui ne sera plus démentie.






























Eric Gaffney (guitar/vocals, drums) Jason Loewenstein (bass/vocals, drums/guitar)
 Lou Barlow (guitar/vocal, bass)









La durée du concert : 2h00
AFFICHE / PROMO / FLYER




Sebadoh - It's so hard to fall in love Live 4.8.07 @ variety playhouse, atlanta



Sebadoh - "License to Confuse"

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