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vendredi 27 août 2010

ROCK EN SEINE (FESTIVAL) ~ Domaine N. ST Cloud. Paris.

 
 






 JOUR 1
8ème Edition
 
 
 
Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Eh bien voilà nous y sommes, c’est le jour J. On l’a attendu avec impatience, et parfois avec un peu d’anxiété, il faut dire qu’un festival de trois jours ce n’est pas de tout repos. Festival !!! Le mot est lancé. Pour certains, c’est l’unique moyen de voir et d’écouter de la musique, car de nombreuses personnes ne prennent pas la peine d’aller voir les artistes en salle dans des conditions qui sont pourtant souvent bien meilleures que celle de ces grands rassemblements en plein air. Et pour d’autres, comme nous, les passionnés de musique, c’est l’occasion d’abord de tous se retrouver, de passer de bons moments et puis de revoir la plupart du temps des groupes dans des conditions un peu différentes. Alors je vous l’accorde, je ne suis pas grand fan des festivals, mais Rock en Seine est pour moi une exception. Tout d’abord, c’est un festival à taille humaine… bien que cette année ont a atteint des limites (les trois journées étant sold out), et j’avoue que 35.000 personnes par jour. c’est le maximum. Oui, j’aime Rock en Seine parce que le cadre est magnifique, parce que je m’y sens à l’aise, parce que la scène de la Cascade est belle, c’est celle que je préfère. Et puis je peux rentrer chez moi chaque soir sans avoir à faire des tonnes de kilomètres. Oui, j’aime Rock en Seine, son parking dans la forêt. et le petit quart d’heure qu’il faut pour rejoindre le site dans un environnement verdoyant. Et puis les ami(e)s avec qui l’on fixe des rendez-vous tout au long de la journée, on se retrouve par petits groupes et par affinités musicales. Pour cette édition, c’est en compagnie de l’inusable Vincent, de Michael, des truculentes Cécile et Alice, ainsi que leurs amies Marine et Gaby, de Livie et Sabine, les deux frangines presque inséparables, et aussi de Philippe M, de Sabine accompagnée de Delphine qui n’aurait raté pour rien au monde le retour de ses héros Canadiens en terre promise, et puis bien sur de l’ami JP avec qui je prépare une semaine Arcade Fire fin Novembre qui promet d’être festive. Je n’oublie pas Flo, Thierry et Manon, ainsi que toutes les connaissances de concerts rencontrés lors de ce grand week-end. Oui décidemment, il fait bon vivre à Rock en Seine. Je regrette tout de même l’absence d’Eric et de Pat, sans bien sur oublier Gilles P. Et pour finir sur ce chapitre en forme d’adoration à Rock en Seine, je suis toujours surpris d’entendre des propos négatifs au sujet de cet évènement… Des propos émanant de personnes qui systématiquement reviennent au festival chaque année, qui souvent le critiquent, qui jugent son programme superficiel ou inadapté, bref qui souvent ne sont pas tendres avec lui. Oui, c’est surprenant, car je trouve moi au contraire que chaque année l’affiche est variée, même si bien sûr il y a des artistes que je n’apprécie pas : pas de problème, je ne vais pas les voir, et je file sur une autre scène. Oui, il semble de bon ton de critiquer Rock En Seine, qui, parallèlement, devient de plus en plus important en termes de notoriété au fils des ans. Bref, c’est « mon » festival, et j’ai déjà mon passe trois jours pour l’édition 2011.

Première journée donc, et le sujet qui nous tient à cœur est extra musical : Va-t-il pleuvoir ou pas ? Important ça, la pluie... Et avec Vincent, on est plutôt optimistes lorsqu’on se gare dans le parking du festival en pleine forêt. Je suis surpris, car il y a déjà beaucoup de voitures, il est vrai que nous ne sommes pas arrivés pour l’ouverture prévue aux alentours de 14h, mais vers 14h45. A peine le temps de faire quelques centaines de mètres que c’est presque un déluge qui s’abat sur nous, nous forçant à nous abriter  sous les arbres. Accalmie au bout d’une dizaine de minutes, on reprend notre route, direction l’entrée du site. Après une fouille mineure et rapide, on nous passe un bracelet bleu autour de notre poignet, qui signifie que l’on a un passe pour les trois jours.

On arrive en plein milieu du site, et déjà des choses me sautent aux yeux : de nouvelles parties ont été ouvertes au public, et surtout il y a déjà beaucoup de monde dans les allées. Avec Vincent, il est l’heure de se séparer, pour lui c’est direction la Grande Scène qu’il ne quittera plus. Quant à moi, il me reste une demi-heure avant le set de Roken Is Dodelijk qui aura lieu sur la Scène de l’Industrie à 15h30. J’en profite donc pour faire un tour dans les allées, beaucoup plus de stands qu’a l’accoutumée, surtout des stands « professionnels » comme Heineken, Coca, Nivea (????) ou d’autres boissons énergétiques, et j’en passe. Petite déception concernant l’exposition d’affiches qui l’année dernière était située dans un endroit bien à part, cette année on retrouve les affiches accrochées aux arbres qui ornent l’allée principale, j’aime moins. Sinon toujours pleins d’endroits et de choix pour se restaurer, malgré des prix assez prohibitifs (6,50 euros le sandwich antillais, ce n’est pas vraiment donné), et toujours les gobelets consignés pour les boissons, c’est une bonne chose au niveau de l’environnement, ainsi le sol du parc se trouve un peu mieux préservé. Côté t-shirts, pas grand-chose à se mettre sous la dent, donc je bifurque vers la Scène de l’Industrie, où m’attend Michael au premier rang. Peu de monde, il faut dire qu’un concert a commencé sur la scène d’à côté. Ambiance champêtre et décontractée pour ce premier concert, dix minutes avant son début, la foule commence à converger vers la scène, et c’est pile poile à 15h45 que le groupe lillois arrive sur scène. Ils sont six, dont une jeune femme aux claviers (Lena Deluxe, qui se produit aussi avec Brisa Roché, et en solo sous son propre nom). Le batteur arbore un couvre-chef en fourrure ressemblant à une tête de panda. Musicalement, c’est assez gentil, cela ressemble un peu aux formations canadiennes que l’on voit ces temps-ci, avec cet espèce de liberté et de fraîcheur dans la musique… Mais Roken Is Dodelijk souffre quand même d’un problème de taille : pas de chansons qui sortent du lot, et malgré un chanteur possédant une très bonne voix, on s’ennuie tout doucement au bout de 15 minutes. C’est pop rock, mais l’étincelle n’est pas là. Voilaà une demi-heure de concert qui n’aura jamais réussi malheureusement à décoller.

Direction maintenant la Scène de la Cascade, distante d’une centaine de mètres, et bien sûr, c’est déjà bondé car Band Of Horses vient juste de commencer son set. J’attendais leur concert avec une certaine curiosité, vu le bien que tout le monde en dit, et aussi après avoir visionné l’un de leurs concerts donné dans une église. Il faut bien l’avouer, j’ai été assez déçu par leur prestation. Là non plus, le concert n’a pas décollé, et si j’ai pu apprécier au début le côté mélodique des Américains, j’ai bien vite déchanté au fil des minutes, la lassitude prenant le pas sur la musique. Repli stratégique, je finirai le concert en arrière-plan.

Band Of Horses fini, la foule reflue vers la Grande Scène, moi j’en profite pour m’avancer, car voici venir ce qui est pour moi l’un des concerts du jour : la venue de Foals. Je m’infiltre par la gauche, et surprise, je retrouve déjà scotché au premier rang ma petite bande, j’ai nommé Cécile et Alice accompagnées de Marine et Gaby. La foule se presse maintenant pour ce qui est l’une des attractions de la journée, la pluie elle aussi s’invite une nouvelle fois au milieu des ébats, mais ce ne sera que de courte durée. Alors les Foals ont donné un set de bonne consistance, basé évidemment sur le dernier album en date. Comme la dernière fois à l’Olympia, Yannis est sérieux et appliqué. Mais c’est là que le bat blesse : autant je trouvais que Foals, et particulièrement son chanteur, s’égarait dans des shows qui devenaient de plus en plus déjantés, au point de prendre le pas sur la musique, autant ce soir j’ai trouvé qu’il manquait un peu de folie à leur prestation. Et même lorsque qu’ils s’aventureront en terrain connu, avec des titres comme Cassius ou autre Baloons, on restera sur notre faim. Talentueux certes, mais pas assez convaincant ce soir, Foals devra revoir sa copie et nous fournir dans le futur des shows un peu plus énergiques, tout en alliant le sens de la précision qu’ils ont maintenant acquis au niveau interprétation.

Le concert de 45 minutes à peine fini, des hordes de minettes viennent assiéger le premier rang pour essayer d’apercevoir leur héros, j’ai nommé Luke Pritchard, le chanteur des Kooks. A l’unanimité, on décide de laisser la place aux teenagers, et d’aller se restaurer. On passera donc une bonne partie du concert des Kooks assis tranquillement avant de reprendre le chemin de la Cascade pour finir le concert sur le côté. Public déchainé (ça, j’avais pu le constater à l’Olympia il y a quelques années).

Et, dès la fin du set des Kooks, je me dirige vers la crash barrière où je retrouve Brigitte et Sylvie… et miracle, une place au premier rang ! Car BRMC est aujourd’hui ma tête d’affiche. Le public a une fois de plus changé sur la Scène de la Cascade, plus sombre et plus adulte aussi, je ne sais pas où est passé le public des Kooks, sûrement parti du côté de la Grande Scène voir Cypress Hill.

Peu à peu, le soleil se couche, les BRMC sont programmé à 21 h, une heure presque idéale pour eux. Des frissons me parcourent lorsqu’ils arrivent sur scène, une fois de plus je ne verrais pas UNE seule fois la troublante Leah Shapiro, trop loin et surtout entièrement masquée par son kit de batterie. On pourrait les appeler les cavaliers de l’apocalypse, c’est tout du moins l’idée que je m’en fais quand je vois arriver Robert Turner, sombre silhouette drapée dans une espèce de grand manteau avec sa capuche masquant presque entièrement son visage, il y a un côté énigmatique et inquiétant à la fois qui se dégage du personnage. Il faut dire que l’ambiance semble tendue avec les ombres des deux protagonistes qui se découpent au travers des éclairages une fois de plus ultra lumineux et aveuglants, tout en gardant un aspect blafard . Sans un mot les BRMC attaquent presque en douceur avec le très bon Beat The Devil Tatoo. L’atmosphère est presque oppressante, et moi je pense à Robert et à la douleur qui l’accompagne, je ne sais pas s’il essaie de l’exorciser sur scène, mais en tout cas c’est l’effet que cela donne. Le set sera sec et tendu, une petite heure de concert seulement, mais du grand et du bon. Furieusement rock’n’roll et sans concessions, tels sont les BRMC ce soir, peut-être pas ce qu’un public de festivaliers attend, mais moi j’aime et je plébiscite. Si l’ensemble du répertoire classique de BRMC n’est pas entièrement joué (moi, je regrette surtout Six Barrel Shotgun), on sera tout de même bien servis avec les fantastiques Stop, Berlin, le toujours jouissif Punk Song (l’ultime chanson rock’n’rollienne ??) et le final terrible avec un Spread Your Love qui verra Robert venir fusionner avec le public tassé derrière la crash barrière… Un moment assez irréel d’ailleurs que de voir sur les deux écrans géants entourant la scène, l’image d’un homme apaisé parmi son public… Et, cerise sur le gâteau, alors que le groupe quitte la scène, Robert, lui, viendra serrer quelques mains, dont les nôtres à Brigitte et à moi. Oui, c’est superficiel mais cela nous a rendus simplement heureux. BRMC a écrasé ce soir le reste du plateau, avec simplicité et talent, et surtout ils ont réussi à nous faire vibrer.

Pas question d’aller voir Blink 182 qui vient de commencer son set sur la grande scène, ce n’est pas ma tasse de thé de toute façon, je préfère quitter le festival sur une bonne impression. Le retour au parking est difficile : une satanée côte pour y accéder… et ce n’est que le premier soir…

Bilan mitigé  pour cette première journée, non pas que l’affiche ait été décevante, mais certaines prestations ont été soit moyennes, soit bonnes mais sans arriver au niveau que l’on attendait. Heureusement, les Black Rebels ont remis les pendules à l’heure, et rien que pour eux, cette journée en valait la peine. »





Roken is dodelijk – Fumer tue – est un groupe pop lillois formé début 2006.

 (http://www.myspace.com/rokenisdodelijk)




Band of Horses, anciennement Horses, est un groupe de rock indépendant américain originaire de Seattle en 2006.
 
(http://www.myspace.com/bandofhorses)

 


Foals est un groupe est un groupe de dance-punk formé à Oxford en Angleterre. Côté influences, on trouve : Rapture, Battles et Talking Heads.

(http://www.myspace.com/foals)


Black Rebel Motorcycle Club (BRMC) est un groupe de rock américain pop/rock/alternatif, formé en 1995, originaire de San Francisco et aujourd'hui basé à Los Angeles,

(http://www.myspace.com/blackrebelmotorcycleclub)
R.I.P. - EP 2009

Albums
    •    Everything All the Time (2006)
    •    Cease to Begin (2007)
    •    Infinite Arms (2010)

EP
    •    Limited Edition Tour EP (2005, autoproduit)


2008 : Antidotes
2010 : Total Life Forever

•    2001 : Black Rebel Motocycle Club
    •    2003 : Take Them On, On Your Own
    •    2005 : Howl
    •    2007 : Baby 81
    •    2007 : American X : Baby 81 Sessions
    •    2008 : The Effects of 333
    •    2010 : Beat The Devil’s Tattoo























Ben Bridwell : Vocal, Guitar
Rob Hampton : Guitar
Creighton Barrett : Drums
Bill Reynolds : Bass
Ryan Monroe : Keys










Yannis Philippakis (Vocal & Guitar)
Jack Bevan (Drums)
Jimmy Smith (Guitar)
Edwin Congreave (Keyboards)
Walter Gervers (Bass











Peter Hayes – Guitar, Bass, Vocals, Harmonica, Keys
Robert Levon Been – Bass, Guitar, Vocals, Piano
Leah Shapiro – Drums, Percussion











La Setlist du Concert
ROKEN IS DODELIJK

Non Disponible

La durée du concert : 0h30
La Setlist du Concert
BAND OF HORSES

01.   Islands On The Coast (Cease To Begin - 2007)
02.   North West Apartment (Infinite Arms - 2010)
03.   Is There A Ghost (Cease To Begin - 2007)
04.   Laredo (Infinite Arms - 2010)
05.   The General Specific (Cease To Begin - 2007)
06.   No One's Gonna Love You (Cease To Begin - 2007)
07.   Cigarettes, Wedding Bands (Cease To Begin - 2007)
08.   Compliments (Infinite Arms - 2010)
09.   Ode To LRC (Cease To Begin - 2007)
10.   The Funeral (Everything All the Time - 2006)


La durée du concert : 0h38
La Setlist du Concert
FOALS

01: Total Live Forever (Total Live Forever - 2010)
02: Cassius (Antidotes - 2008)
03: Balloons (Antidotes - 2008)
04: Miami (Total Live Forever - 2010)
05: After Glow (Total Live Forever - 2010)
06: Alabaster (Total Live Forever - 2010)
07: Spanish Sahara (Total Live Forever - 2010)
08: Red Socks Pugie (Antidotes - 2008)
09: Electric Bloom (Antidotes - 2008)
10: Two Steps Twice (Antidotes - 2008)


La durée du concert : 0h40
La Setlist du Concert
THE KOOKS

 01: Always Where I Need To Be (Konk - 2008)
02: Eddie's Gun (Inside In / Inside Out - 2006)
03: You Don't Love Me (The Way That I Love You) (Inside In / Inside Out - 2006)
04: Sway (Konk - 2008)
05: Strange One (New)
06: Ooh La (Inside In / Inside Out - 2006)
07: She Moves In Her Own Way (Inside In / Inside Out - 2006)
08: Sabateur (New)
09: Do You Wanna (Make Love To Me) (Konk - 2008)
10: Naive (Inside In / Inside Out - 2006)
11: Shine On (Konk - 2008)
12: Down To The Market (Konk - 2008)
13: Stormy Weather (Konk - 2008)
14: Sofa Song (Inside In / Inside Out - 2006)
  
La durée du concert : 0h48
La Setlist du Concert
BRMC

01: Beat The Devil's Tattoo (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
02: Love Burns (B.r.m.c - 2001)
03: Mama Taught Me Better (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
04: Stop (Take Them On, On Your Own - 2003)
05: Bad Blood (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
06: Ain't No Easy Way (Howl - 2001)
07: Conscience Killer (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
08: Berlin (Baby 81 - 2007)
09: Weapon Of Choice (Baby 81 - 2007)
10: Whatever Happened To My Rock'n Roll (B.r.m.c - 2001)
11: Spread Your Love (B.r.m.c - 2001)

La durée du concert : 0h55


AFFICHE / PROMO / FLYER













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