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dimanche 29 août 2010

ROCK EN SEINE (FESTIVAL) ~ Domaine N. ST Cloud. Paris.

 

 






 JOUR 3
8ème Edition
 




Ce qu’en a pensé Cécile D. :

« Dimanche 29 : aujourd'hui, direction la Grande Scène où nous avons décidé de "camper" toute la journée… Passage à la distribution de glaces gratuites qui nous fait saliver depuis 2 jours (miam), avant de filer vers le fond du site. Nous retrouvons Gaby, Marine et Maxime ainsi que Livie et Sabine, qui ont déjà commencé à marquer leur position sur la gauche, à la limite des caissons de basse (les journées précédentes nous ayant enseigné qu'il valait mieux éviter d'être en face, si on voulait entendre tous les instruments).

C'est toujours un plaisir de retrouver The Temper Trap, découverts par hasard en 1ère partie des Subways, revus depuis au Trabendo et dont j'adore l'album. Ils vont nous offrir un set dynamique et enlevé à leur manière : voix haut perchée de l'élégant chanteur/guitariste tout de noir vêtu, rythmique marquée et guitares bien présentes avec un style assez unique (d'après moi, avec ma culture musicale limitée). Ils nous livrent une grande partie de l'album avec en point culminant la Drum song que j'adore (c'est bien la première fois que mon morceau préféré est un instrumental). Dougy (le chanteur, merci Wiki) se déchaîne sur son tambour, le bassiste trop marrant à la longue chevelure blonde ondule avec ardeur (il en perdra son chapeau) et c'est parti pour quelques bonnes minutes de rythme tribal et jouissif… Trop bon ! Ça n'a pas l'air de remuer plus que ça chez mes voisins qui se contentent d'applaudir poliment, mais bon, chacun son trip, hein ! Franc succès pour les Australiens : beaucoup de monde devant la grande scène et des applaudissements nourris (il y a plus d'ambiance au milieu, c'est le problème du côté : on ne se fait pas écraser, mais c'est parfois un peu trop calme).

Fin du concert et déplacements dans le public, ce qui permet à Gaby et Marine de conquérir un morceau de barrière, qu'elles décident de ne plus lâcher jusqu'à ce soir… Livie et Sabine nous laissent pour aller rejoindre Malika, Julie et Elisa de l'autre coté, un peu plus excentrées, elles espèrent ainsi pouvoir récupérer une place devant (c'est mieux quand on n'est pas très grand…). Passage éclair de Delphine qui a décidé d'aller se balader et voir les potes à la Cascade.

On attend Eels en se disant qu'on ne sait vraiment pas grand chose de ce groupe mais que c'est toujours sympa de découvrir, c'est l'intérêt des festivals… On s'attendait à de la musique sombre et intello, et en fait, on a droit à… du blues ! Surprise donc. Je ne peux pas ne pas décrire le look des musiciens : un petit côté sortie de synagogue pour les longues barbes, les chapeaux et les costumes noirs, assez surprenant mais plutôt classe. Quant à Mr Eels, c'est un peu l'homme invisible : énorme barbe noire, énorme bandana noir noué sur la tête et enfoncé jusqu'au ras d'énormes lunettes noires, le tout complété par une combinaison de peintre d'un blanc immaculé. Pendant la moitié du concert le groupe joue, visiblement avec plaisir (enfin pour ceux dont on voit le visage, ah, ah) mais sans prêter grande attention au public. Je viens justement de parier avec Alice que nous n'aurons peut-être pas droit à un seul mot quand Mr E se met à présenter ses musiciens (un bassiste, deux guitaristes et un batteur) avec des commentaires rigolos pour chacun, notamment le batteur qui est semble-t-il son fidèle ami, celui qui a toujours été là pour le soutenir ("dans son dos" au propre comme au figuré). Et après ça, on ne l'arrête plus, il se lâche. Cela donne une fin de concert plus chaleureuse. Je ne suis pas fan de blues, mais j'ai apprécié la prestation, bien envoyée, et avec certaines compos bien plus originales que le blues de base.

Pour l'anecdote, il y avait trois assez jeunes fans de Eels parmi le public toujours très, très calme de notre côté : leur enthousiasme n'a pas plu à tous, l'un deux s'est pris une baffe d'un spectateur exaspéré qu'il avait du vaguement bousculer en dansant, on a craint que ça ne tourne mal, heureusement le mal embouché a fini par partir… Assez incroyable, d'autant qu'à ce stade de la journée, il y avait encore beaucoup d'espace entre les gens, donc pas vraiment de raison pour se prendre la tête !

La pause est l'occasion d'une grande question stratégique : est-il raisonnable d'abandonner la place pour aller aux toilettes ? Les filles décident que non, elles ne bougeront pas mais se proposent de me réserver un espace le temps d'un petit pipi (ce qui n'est jamais simple vu la queue). Quand je reviens, j'ai du mal à les retrouver tellement la foule s'est densifiée. Après avoir enjambé plusieurs personnes de façon assez acrobatique, je retrouve mes 50 centimètres carrés avant le concert de Beirut.

Ah, Beirut ! Là non plus, je ne connais pas grand-chose du groupe, à part quelques morceaux écoutés rapidement, et qui m'ont fait penser à un film d'Emir Kusturica, et le prénom du leader Zach… Pas trop de surprise donc quand le jeune homme rentre un trompette à la main, accompagné par six musiciens, dont deux autres cuivres, un accordéoniste, un contrebassiste, un clavier et un batteur. Look d'étudiant sans prétention pour tous, et très bon feeling entre les musiciens qui, là aussi, ont l'air contents d'être là. Zach est très sympathique, et il parle le français quasiment sans accent. La musique est chouette aussi : pour moi, on navigue entre Yann Tiersen et Goran Bregovic, mais j'avoue une culture plus que réduite en la matière. Belle voix un peu nasillarde, cuivres brillants, ukululé que Zach troque parfois avec sa trompette, le côté fanfare fonctionne bien, mais il faut bien dire qu'au bout d'un moment, je m'ennuie un peu, c'est un peu trop sage peut-être ou, tout simplement, ça n'est pas mon genre de musique...

En tout cas, pour Eels comme pour Beirut, c'est chouette d'avoir l'occasion de voir et découvrir ces artistes qui ne correspondent pas forcément à  nos goûts habituels, mais qui sont excellents.

Nous arrivons encore à nous asseoir, mais ça commence à être juste... C'est le moment de prendre des forces en mangeant nos sandwiches. La suite de la soirée s'annonce en effet intense : The Ting Tings, puis Arcade Fire… Pas vraiment le même genre, mais nous on aime les deux, même si, bien sûr, on attend énormément d'Arcade Fire, puisque ça sera la première fois qu'on les verra après les avoir ratés cet été et il y a 2 ans.

C'est au début du set des Ting Tings que nous allons pouvoir décerner le prix du culot monstrueux à un type qui se pointe, la gueule enfarinée (comment est-il arrivé jusque là vu comment la foule est compacte ?) en poussant son fils devant lui, et qui espère qu'on va laisser la place devant à ce pauvre petit… Euh… Non. Voilà, c'est dit, dégage maintenant… Ben non, il s'incruste (le gamin est quasi sur les pieds d'Alice, il me fait pitié à se ronger les ongles, ça n'est pas de sa faute si son père est d'un sans-gêne total). Finalement, il mettra son fils sur ses épaules pendant tout le concert, au grand désespoir de la jeune fille derrière lui qui n'est pas plus grande que son gamin (mais ça, il s'en fout, super-papa)… Ça nous permet, égoïstement, de retrouver un peu d'espace pour danser : un concert des Ting Tings sans danser, c'est difficile à imaginer ! Entrée de Monsieur Ting Tings (Jules) en combinaison de travail rouge (très tendance aujourd'hui, la combi de peintre/plombier/couvreur/maçon), les cheveux peroxydés, en pétard, très eighties, ça lui va plutôt bien… Il lance quelques boucles musicales avec ses machines avant d'aller se placer à la batterie. Katie fait son entrée, toute de rouge vêtue également, en agitant sa longue tignasse blonde… Du coup, on dirait qu'ils sont frère et sœur. Les Ting Tings nous ont habitués à de bonnes performances scéniques, et celle-ci ne fera pas exception. Pour moi, ça n'est pas aussi intense qu'au Bataclan il y a un an et demi, mais c'est toujours bon, surtout le morceau We started nothing, mon favori en live, avec son rythme "talkingheadsien" totalement revendiqué : "Psycho killer, qu'est-ce que c'est ?" chante Katie… Après leur longue absence, nous demandions si les Ting Tings auraient beaucoup de nouveaux morceaux ; eh bien, ils en ont au moins un qu'ils ont joué ce soir ! "Ça parle de passer ses journées derrière un bureau", annonce Katie… Les saxophonistes qui ont joué en background sur l'un des morceaux précédents, reviennent avec des pancartes style manif sur lesquelles est indiqué WORK côté face et DANCE côté pile. Le morceau est plutôt sympa, et la chorégraphie des pseudos-manifestants en combi de travail grise (et de 3 !) est rigolote. Le concert se termine sur Shut up and let me go, repris en chœur par le public…

La nuit est maintenant tombée, et la tension monte, plus question de s'asseoir, tout le monde attend Arcade Fire… Une bonne âme a fini par laisser le gamin passer devant, nous sommes donc tranquilles de ce côté-là. 22h00 : ça y est !!!
Les canadiens rentrent en scène et attaquent… euh… une chanson ! Désolée, je ne connais pas encore bien le nouvel album (deux écoutes avant Rock en Seine) donc côté set-list, il ne faut pas compter sur moi (je ne suis pas inquiète, Gilles va faire ça très bien). Je suis impressionnée par ce qui se dégage du groupe : une gaîté échevelée teintée de gravité et portée par la passion… Win Butler est effectivement immense et impressionnant, Régine Chassagne, dans sa robe à paillettes dorées est adorable en lutin virevoltant, l'une des violonistes est si petite qu'on dirait une petite fille, le guitariste au boucles rousses saute partout, on a vraiment le sentiment que chaque musicien (8 en tout) met tout son cœur dans ce qu'il fait. Je ne livrerai qu'une impression générale, je serais incapable de décrire chaque moment du concert, mais il me reste ce réjouissant tourbillon musical, l'émotion portée par les voix mêlées sur Neon Bible, No car go ou Neighborhood (oui, j'ai quand même réussi à noter quelques titres des anciens albums, mais attention, je ne suis pas ultra-fiable), le joyeux bazar qui règne sur scène où les musiciens changent sans cesse de place et d'instrument (par exemple, Régine a jonglé entre batterie, accordéon et violon en passant par la vielle à roue)… Et cette fois, tout le monde autour de nous est là pour eux (ben oui, enfin !) et c'est génial ! Les cuivres de Beirut ont droit à une ovation quand ils viennent se joindre à l'orchestre. Un léger crachin a commencé à tomber mais tout le monde s'en fout, on est bien... jusqu'à ce que le crachin se transforme en pluie battante que le vent pousse vers la scène… ce qui oblique le groupe à interrompre le concert. Sur scène, tout le monde se précipite pour recouvrir les instruments avec des bâches. Dans le public, on ouvre les parapluies en espérant très fort que la pluie va s'arrêter. Régine vient nous dire (en français) que le groupe ne voulait pas arrêter, mais qu'ils y sont obligés pour des raisons de sécurité, ils vont essayer de reprendre le plus vite possible. Malheureusement, le ciel ne semble pas partager notre passion pour nos talentueux Canadiens et la pluie continue de tomber... Après une dizaine de minutes, des roadies viennent installer des micros devant les instruments recouverts de plastique. Retour d'Arcade Fire, trempés, comme nous qui refermons nos parapluies pour permettre à ceux qui sont derrière de voir. Nous aurons droit à une dernière chanson, à l'issue de laquelle Win et Régine balancent leurs micros (sans fil) dans le public avant de quitter la scène en s'excusant de ne pas pouvoir jouer plus longtemps, les organisateurs craignant pour la sécurité. Argh, cette fois, c'est fini pour de bon… Nous aurons beau nous époumoner (en plus, la pluie s'est calmée), rien à faire. Le sautillant guitariste roux descend le long de la barrière serrer la main aux spectateurs des 1ers rangs (oui, à moi aussi !). Et voilà, c'est terminé, on est trempé, un peu frustré certes, mais ravi finalement de ce moment unique et plutôt jouissif… On a quand eu droit à une heure de concert, ça n'est pas si mal…

On retrouve les copains, tous très élégants dans leurs KWays dégoulinants et on s'en va en pataugeant dans la boue, heureusement pas trop profonde (ça donne une idée de ce que ça aurait pu être s'il avait plu comme ça dès le premier jour du festival !). Et là, même si on a froid et qu'on est fatigué, on s'éclate encore une dernière fois en reprenant avec les autres festivaliers le "Ohoh Ohohohoh Ohoh Ohohohoh" de Wake up, qui résonne dans le grand tunnel qui a été fermé aux voitures pour permettre d'évacuer le site plus rapidement. Il ne reste plus qu'à espérer qu'Arcade Fire va revenir à Paris, qu'on pourra aller les voir et qu'avec beaucoup de chance ça sera plutôt à l'Olympia qu'au Zénith... »






The Temper Trap s’est formé à Melbourne (Australie) en 2005. Signé sur le label Liberatin Records, le quatuor gagne une solide réputation dans son pays où sort l'excellent EP Temper Trap en 2006. Le groupe est invité à se produire à Londres lors de l'événement Musexpo en octobre 2008 ; il attire l'attention de la BBC qui le classe parmi les quinze meilleurs espoirs de 2009.

 (http://www.myspace.com/thetempertrap)


Eels est un groupe de rock expérimental américain de Los Angeles dont l'élément central est Mark Oliver Everett, auteur, compositeur, interprète et multi instrumentiste ayant déjà enregistré quelques albums sous le pseudonyme de « E » précédemment à la formation du groupe. Everett choisit les musiciens qui l'entourent en fonction des besoins du moment, le seul point fixe étant Jonathan « Butch » Norton à la batterie. La première incarnation de Eels est en outre composée de Tommy Walters à la basse. Leur premier album, Beautiful Freak, sort en 1996. Eels livre un rock alternatif, créatif, toujours en quête de nouvelles sonorités.

(http://www.myspace.com/eels)


Beirut est un groupe de musique d’indie rock folk américain formé par Zach Condon. En 2006, Beirut sort deux albums sur le label Ba Da Bing : Gulag Orkestar et Lon Gisland, désormais réunis sur une version longue de Gulag Orkestar.
(http://www.myspace.com/beruit)


The Ting Tings est un groupe Anglais de rock constitué de deux membres (duo) : Jules De Martino et Katie White. Formé en 2006, le groupe est originaire de Manchester, plus precisément de Leigh. Ils ont enregistrés 3 singles sur leur label actuel Columbia Records et le single 'That's Not My Name' a atteint la 1er place le 18 Mai 2008 dans les charts des singles du Royaume-Uni. L'enregistrement de leur album We Started Nothing fut terminé le 19 Mai 2008 et s'est également hissé à la première place des charts aux Royaume-Uni. Le mot tīng signifie écouter en chinois. Leur pop est efficace, dansante et joyeuse. Blondie, le Tom Tom Club, Nico ou encore Television font partie des influences revendiquées par les Anglais.

(http://www.myspace.com/thetingtings)



Arcade Fire (également appelé The Arcade Fire) est une formation de rock indépendant originaire de Montréal, Québec, Canada, en 2000, jouant un rock émotionnel et inclassable. Il s'est développé autour du couple formé de Win Butler et Régine Chassagne . Cependant ils ne connaissent le succès qu'avec Funeral, qui paraît en 2004. Le groupe fait usage d'un large éventail d'instruments de musique — surtout de la guitare, de la batterie et de la guitare basse — mais aussi du piano, de l'alto, du violoncelle, du xylophone, de l'accordéon et de la harpe. La plupart des musiciens jouent de plusieurs instruments: sur scène, on peut ainsi voir Régine Chassagne passer de l'accordéon à la batterie ou Win Butler de la guitare à l'orgue.

(http://www.myspace.com/arcadefireofficial)

 


2006 – The Temper Trap EP
2009 - 1st Studio Album


Albums
    •    Beautiful Freak (1996, Dreamworks)
    •    Electro-Shock Blues (1998, Dreamworks)
    •    Daisies Of The Galaxy (2000, Dreamworks)
    •    Souljacker (2001, Dreamworks)
    •    Shootenanny! (2003, Dreamworks)
    •    Blinking Lights and Other Revelations (2005, Vagrant Records)
    •    Hombre Lobo : 12 Songs of Desire (2009, Vagrant Records)
    •    End Times (2010, Vagrant Records)
    •    Tomorrow Morning (2010, Vagrant Records)

Compilations et live
    •    Oh, What a Beautiful Morning (concert, 2000, E Works)
    •    Electro-Shock Blues Show (concert, 1998/2002, E Works)
    •    B-Sides & Rarities - 1996-2003 (compilation, 2005, Dreamworks)
    •    Sixteen Tons (Ten Songs): 2003 KRCW Session (concert , 2005, E Works)
    •    Eels with Strings: Live at Town Hall (concert, 2006, Vagrant Records)
    •    Meet The Eels : Essential Eels Vol.1 1996-2006 (compilation, 2008, Universal)
    •    Useless Trinkets : B-Sides, Soundtracks, Rarities and Unreleased 1996-2006 (raretés, 2008, Universal)



    •    Gulag Orkestar (9 mai 2006)
    •    Lon Gisland EP (EP) (12 décembre 2006)
    •    Pompeii EP (EP) (28 février 2007)
    •    Elephant Gun EP (EP) (18 juin 2007)
    •    The Flying Club Cup (4 septembre 2007)
    •    March Of The Zapotec/Holland EP (27 janvier 2009)


2009 - We Started Nothing


  

    •    2004 : Funeral
    •    2007 : Neon Bible
    •    2010 : The Suburbs







Dougy Mandagi (guitare et chant)
Lorenzo Sillitto (guitare et claviers)
Jonathon Aherne (basse)
Toby Dundas (batterie)








E: Vocal, Guitar
Koool G Murder
The Chet
Knuckles
P-Boo



* Zach Condon : Chant, ukelele, trompette, accordéon, batterie
* Jason Paranski : Guitares, mandoline
* Paul Collins : Basse
* Nicholas Petree : Batterie, percussions
* Perrin Cloutier : Accordéon
* Jon Natcez : Saxophone, clarinette, mandoline, ukulele...
* Tracy Pratt : Trompette
* Kristin Ferebee : Violon
* Heather Trost : Violon










Jules De Martino : Drums & Vocals
Katie White : Vocals, Guitar, Bass








ARCADE FIRE



  Win Butler : Chant, Guitare, Piano, Basse.
Regine Chassagne : Chant, Accordeon, Batterie, Xylophone, Percussions, Clavier.
Richard Parry : Clavier, Piano, Accordeon, Xylophone, Percussions, Basse.
Timothy Kingsbury : Basse, Guitare.
Sarah Neufeld : Violon.
Jeremy Gara : Batterie, Guitare.








La Setlist du Concert
THE TEMPER TRAP

 Non Disponible

La durée du concert : 00h30


La Setlist du Concert
EELS

1.    Prizefighter (Hombre Lomo - 2009)
    2.    She Said Yeah (The Rolling Stones Cover)
    3.    Summer in the City (The Lovin' Spoonful Cover)
    4.    Tremendous Dynamite (Hombre Lomo - 2009)
    5.    My Beloved Monster (Beautiful Freak - 1996)
    6.    Spectacular Girl (Tomorrow Morning - 2010)
    7.    Fresh Blood (Hombre Lomo - 2009)
    8.    Souljacker part I (Souljacker - 2001)
That Look You Give That Guy (Hombre Lomo - 2009) (Band introduction at the end of this song)
    10.    Talkin 'Bout Knuckles
    11.    Mr. E's Beautiful Blues (Daisies Of The Galaxy - 2000)
    12.    I Like Birds (Daisies Of The Galaxy - 2000)
    13.    Summertime (George Gershwin Cover)
    14.    Looking Up (Tomorrow Morning - 2010)
La durée du concert : 00h40


La Setlist du Concert
BEIRUT

01: Nantes (The Flying Club Cup - 2007)
02: The Shrew (March Of The Zapotec - 2009)
03: Elephant Gun (Lon Gisland EP - 2007)
04: Cocek (Live Sala Rossa - 2007)
05. Postcards From Italy (Gulag Orkestar - 2006)
06: Scenic World (Gulag Orkestar - 2006)
07: Carousels (Lon Gisland EP - 2007)
08: Cherbourg (The Flying Club Cup - 2007)
09: East Harlem (New)
10: The Akara (March Of The Zapotec - 2009)
11: A Sunday Smile (The Flying Club Cup - 2007)
12: Mount Wroclai (Idle Days) (Gulag Orkestar - 2006)
13: Gulag Orkestar (Gulag Orkestar - 2006)


La durée du concert : 00h40



La Setlist du Concert
THE TING TINGS

We Walk (We Started Nothing -2008)
Great DJ (We Started Nothing -2008)
Fruit Machine (We Started Nothing -2008)
Keep Your Head (We Started Nothing -2008)
Be The One (We Started Nothing -2008)
We Started Nothing (We Started Nothing -2008)
Hands (New)
Shut Up And Let Me Go (We Started Nothing -2008)
Impacilla Carpisung (We Started Nothing -2008)
That's Not My Name (We Started Nothing -2008)


La durée du concert : 00h50


  La Setlist du Concert
ARCADE FIRE

01.  Ready to Start (The Suburbs - 2010)
02.  Keep the Car Running (Neon Bible - 2007)
03.  Neighborhood #2 (Laika) (Funeral - 2004)
04.  No Cars Go (EP - 2003)
05.  Haïti (Funeral - 2004)
06.  Modern Man (The Suburbs - 2010)
07.  Rococo (The Suburbs - 2010)
08.  The Suburbs (The Suburbs - 2010)
09.  Ocean of Noise (with Beirut) (Neon Bible - 2007) (With Beirut)
10.  Intervention (Neon Bible - 2007)
11.  We Used to Wait (The Suburbs - 2010)

Encore

12.  Wake Up (Funeral - 2004) (Acoustic) (With Beirut)


La durée du concert : 0h50

AFFICHE / PROMO / FLYER













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