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lundi 28 septembre 2015

ELDORADO MUSIC FESTIVAL 2015 # 7: JIM JONES AND THE RIGHTEOUS BAND MIND ~ Le Cafe De La Danse










ELDORADO MUSUC FESTIVAL 2015 #7
 

Support Act : DADDY LONG LEGS - CATFISH
DADDY LONG LEGS + CATFISH
DADDY LONG LEGS + CATFISH



Ce qu’en a pensé Émilie :  
   
« J’ai un peu peur qu’après la déferlante rock Daddy Long Legs, les gens (majoritairement des fans de Jim Jones Revue n’ayant pas encore fait connaissance avec la nouvelle formation de Jim) aient un peu du mal à s’adapter aux parties psychédéliques du set de Jim Jones & the Righteous Mind, que j’ai pour ma part déjà pu goûtées au Défense Jazz Festival en juillet. Le public restera effectivement plus calme que pour un concert classique de JJR, mais cela ne l’empêchera pas d’être attentif. Autour de Jim au chant et à la guitare et de Gavin Jay, seul autre « rescapé » de JJR, à la basse et à la contrebasse, se trouvent donc Phil Martini à la batterie, Malcolm Troon à la pedal steel puis à la guitare sur les morceaux plus « rock », et Matt Millership aux claviers (pour ces deux derniers j’ai enfin les bons noms par rapport à ma review précédente, la page Facebook du groupe étant erronée à cette période). Le groupe n’a pour l’instant sorti qu’un EP de trois titres, mes connaissances sont donc limitées quant aux morceaux joués, d’autant que je n’ai pas pu me procurer de setlist à la fin et que ce qui a été posté sur setlist.fm ne semble pas être des titres entiers et définitifs. Je ne peux cependant pas manquer de reconnaître le premier single 1000 Miles from the Sure, sur lequel le jeu de clavier de Matt, à 1000 lieues justement pourtant de celui d’Henri Herbert, fait des merveilles, tout en délicatesse.

D’étranges symboles sont projetés en fond de scène, et le mur de briques de la salle les rend plus bizarres encore. Je constate, puisqu’il est juste en face de moi, que Gavin joue de la contrebasse d’une manière sexy et peu orthodoxe. Des réminiscences revuesques feront leur apparition avec l’énorme single Boil yer Blood, mais aussi avec la deuxième partie du set de manière générale, lorsque Malcolm Troon quitte sa pedal steel pour sa Gretsch, que j’ai d’ailleurs manqué de me prendre en pleine figure à plusieurs reprises, à ma plus grande joie. Je n’ai pas vu Jim (qui arbore aujourd’hui un gilet rétro rouge pailleté du plus bel effet) tant que ça mais je m’en suis remise, car les deux énergumènes face à moi ont fait le spectacle eux aussi, Gavin ayant même fini dans le public d’ailleurs (et il s’y est fait voler son chapeau, mais on le lui a finalement rendu). Je fus étonnée cependant de constater que Jim n’interprète plus de morceaux assis comme il l’avait fait à la Défense, ce qui rendait le concert plus intimiste.

Le set comporte aussi des morceaux semi a capella et parsemés de maracas, comme on en trouvait déjà sur The Savage Heart, pour ceux qui trouveraient le set endormant par rapport à du JJR (j’ai déjà lu ou entendu quelques remarques de ce genre). Comme ce morceau à l’entêtant « give everything, take everything » que l’on avait déjà eu à la Défense. Malcolm paraît d’ailleurs beaucoup plus à l’aise aux chœurs que ne l’était Rupert. J’apprécie beaucoup également cette troisième facette du groupe. Si le concert dans son ensemble était moins « rock » qu’à l’époque de JJR, il était aussi moins linéaire, ce qui est appréciable. Notons que le son, sans être extraordinaire, était correct dans l’ensemble, j’ai d’ailleurs ôté mes bouchons (je n’aurais peut-être pas dû, voir plus loin ;-)). La voix de Jim était quand même en retrait sur certains titres.

Le set fut court, à peine plus d’une heure il me semble, et après un rappel de deux titres, Jim nous enjoignit à les retrouver, ses comparses et lui, au bar. Pourquoi pas, me dis-je, j’ai déjà deux dédicaces de Mister Jones, il ne devrait plus trop me faire peur. Arrivée devant l’espace réduit devant le bar du Café de la Danse, cependant, je suis perturbée par la présence de Rupert Orton en personne, en pleine conversation avec une fan. Comme j’ai déjà récolté sa signature au Gilbert Joseph, et que je trouve ça bizarre de demander une dédicace à un gars qui n’était même pas sur scène, je passe mon chemin, un peu difficilement je l’avoue, car j’adore Rupert. Je fais sagement la queue, mon ticket à la main, attendant mon tour car Jim est en pleine discussion avec des fans. M’apercevant, le voilà qui s’interrompt, m’accueille chaleureusement, me fait la bise, me parle. Honnêtement, je n’entends ni ne comprends grand-chose, avec le brouhaha ambiant et l’état de mes oreilles :D Du coup, je fuis sans demander mon reste, n’ayant pas demandé autant d’attention d’un coup, saluée par un « À la prochaine ! » de Jim. J’aurais aimé obtenir les dédicaces des autres membres et converser un peu, c’est encore raté, on verra ça la prochaine fois ! Mais aussi gênée que j’aie pu être sur le moment, je dois dire que c’est un grand honneur pour moi d’avoir fait la bise à Jim Jones, chanteur, musicien, auteur et compositeur que j’admire depuis maintenant quatre ans.
»
 



photos de laurent bessom (SoundOfBrit)


Jim Jones and the Righteous Mind est un nouveau projet de groupe londonien aux tendances rock 'n' roll et garage dans la continuité de Jim Jones dans un registre plus émotionnel. 


EP
Boil Yer Blood (2015)


JIM JONES AND THE RIGHTEOUS BAND MIND

Jim Jones: vocals, guitar
Gavin Jay: bass, b-vox
Phil Martini: drums, b-vox 

 Matt Millership: keys, b-vox
 Malcolm Troon: pedal steel, b-vox

THE SETLIST
JIM JONES AND THE RIGHTEOUS BAND MIND

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 Time Set : 1h08


 AFFICHE / PROMO / FLYER
  






 


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