




On s’amuse de l'amateurisme du service d'ordre quand il s'agira d'ouvrir la grande porte grillagée permettant l'accès au site, il faut carrément l'usage brutal d'un marteau pour pouvoir l'ouvrir, la personne préposée à l'ouverture de ce fameux portail étant mystérieusement absente du site !!! Bon, c'est toujours marrant, et cela prouve au moins que ce festival a su rester de taille humaine. Cette fois-ci, je n'ai même pas pris mon appareil (il faudra que l'on m'explique en quoi cela gène de faire des photos avec des compacts dans un festival, mais bon...). Même choix que la nuit précédente, nous nous installons près de la Louma, sans Jean-Louis ni Franck, notre petite troupe est plus réduite, mais nous attendons l'arrivée de Livie et de Sabine (qui malheureusement manqueront le premier artiste, à savoir St Vincent...).
Annie Clark arrive sur scène vers 19h15, toute gracieuse et fragile dans sa tenue colorée (jupe rouge et petit haut bleu). Son visage est toujours aussi angélique, et c'est un peu bizarre de la voir affronter la foule d'un festival. Mais malgré un horaire de passage à laquelle la plupart des festivaliers sont soit encore sur la route, soit en train de prendre l'apéritif, il y a tout de même pas mal de monde pour assister à la prestation

Le groupe suivant, je ne le connais ni d'Adam ni d'Eve : Papercuts est pour moi complètement inconnu au bataillon, à peine si j’ai déjà entendu leur nom, on verra bien !
20h30, on ne peut pas dire que les membres du groupe soient ce que l'on pourrait appeler des playboys... loin de là : pas vraiment de look, ou plutôt si, celui de l'archétype du groupe indie folk rock américain c'est à dire le non-look. Bon, après tout, l'apparence physique dans la musique ce n'est pas vraiment le plus important. Musicalement, je suis au premier abord assez agréablement surpris, du rock léger et vaporeux, assez aérien et gracieux, un mélange de guitares et d'orgue qui donne des chansons assez mélodiques. Mais ce qui m'a gêné dans Papercuts, c'est en fin de compte un certain manque d'originalité : de la musique passe partout, sans véritablement un morceau qui ressorte, et qui vous fasse dire "ah oui, c'est bon, ça !!". Non, on se lasse assez rapidement, et de plus je trouve la voix du chanteur assez monocorde. Quant au jeu de scène du groupe, il est inexistant. Ni bon ni mauvais, voilà ce que je pourrais dire de ce groupe. Il faudrait certainement que je les réécoute avec plus d'attention pour me faire une idée définitive.

21h55, ma première impression en écoutant et surtout en regardant Camera Obscura jouer son premier morceau, c'est ce bonheur et cette sensation de bien-être qui m'envahissent. C’est sûrement dû en partie au magnifique light show des Ecossais : des teintes lumineuses avec beaucoup de bleu et surtout beaucoup de générosité dans ces splendides éclairages. Mais l'adjectif lumineux s'applique aussi et surtout à la musique de Camera Obscura. Le son est parfait, et surtout la chose qui me rassure, c'est tout simplement que Tracyanne chante parfaitement dans le ton et sans fausses

Presque une heure de concert pour les Ecossais, je suis content qu'ils ne m'aient pas déçu, bien au contraire. Mais maintenant s'annonce ce qui devrait être la tête d'affiche de la soirée, The Kills. Je commence à voir un tas de jeunes filles clones d'Alison Moshart (on l'appelle de moins

Autant le dire tout de suite, ce concert restera pour moi une grande déception. Le groupe n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. Tout d'abord par la musique, beaucoup moins abrasive et rude que par le passé, « Midnight Boom » restant pour moi un album mineur dans la carrière du groupe, même si ça aura été


On sent tout de même que le public est frustré après cette performance en demi-teinte, d'ailleurs une partie quitte tout simplement le devant de la scène pour aller boire ou tout simplement sortir de l'enceinte du festival. Mais moi, j'ai encore un groupe qui m'intéresse fortement, contrairement à mes camarades qui ne sont pas vraiment fans de la Canadienne Peaches.



Voilà, pour nous, cette édition de la Route du Rock se termine, nous faisons l'impasse sur Four Tets. Il est presque 2h du matin, cette fois-ci les organisateurs ont prévu une sortie nous permettant de rejoindre Chateauneuf en quelques minutes. Le bilan est pour ma part positif, j'ai découvert un site et un festival attachant, qui prend le parti de faire venir des groupes que l'on ne voit guère dans les autres festivals, et cette programmation pointue est à mon avis la raison de la survie de ce festival à taille humaine. J'espère bien y revenir l'année prochaine, on verra quel en sera la programme dans quelques mois. »

Depuis 1991, La Route du Rock s’impose comme un rendez-vous estival incontournable pour les amateurs de musiques live. A St-Malo, l’un des derniers évènements musicaux de l’été accueille des festivaliers chauffés à blanc sous le soleil du mois d’août… Il se déroule en Bretagne au Fort Saint-Père à Saint-Père Marc en Poulet ainsi que sur la plage du Sillon et au Palais du Grand Large à Saint-Malo, pendant la fin de semaine du 15 août.

Annie Clark, alias St Vincent, chanteuse américaine dont l'univers évoque Feist, et qui est connue pour ses collaborations avec The Polyphonic Spree et Sufjan Stevens.
(http://www.myspace.com/stvincent)

Papercuts est américain indie pop projet, centré autour de Jason Robert Quever.
(http://www.myspace.com/thepapercuts)

Camera obscura, est un groupe de rock indépendant écossais formé en 1996 à Glasgow.
(http://www.myspace.com/cameraobscuraband)

The Kills est un groupe de garage rock, fondé en 2001. Bien que le duo était au départ timide et se craignait mutuellement, Mosshart est persuadé qu’ils sont des âmes sœurs, stupéfié par ce qu’ils ont en commun. Cette puissante unité est la raison pour laquelle ils jouent seuls tous les instruments et produisent eux même leurs enregistrements. Le duo anglo-américain est viscéralement attaché à la dimension créatrice d'un rock composé avec urgence. Refrains accrocheurs, rythmiques assouplies, chants heurtés ou voluptueux.Le duo à vif revient en 2008 avec l’envoûtant «Midnight Boom», troisième classique au tranchant de fer dans un gant de velours.
(http://www.myspace.com/thekills)
Peaches, de son vrai nom Merrill Beth Nisker, est une chanteuse de rock de Toronto (Canada). L'identité sexuelle est un thème récurrent dans la musique de Peaches. Elle se revendique comme un être sexuel, rejetant le cliché de chanteuse populaire propre. Son premier album d'electroclash, mêlant sons électroniques cheap et instruments simplistes, The Teaches of Peaches, la propulse sur la scène internationale en 2000. Elle allie rythmes minimalisés et punk attitude.
(http://www.myspace.com/peaches)


Albums
Marry Me (2007)
Actor (2009)
EPs
Ratsliveonnoevilstar (2003)
Paris Is Burning (2006)
* The Teaches of Peaches (2000)
* Fatherfucker (2003)
* Impeach My Bush (2006)
* I Feel Cream (2009)
Marry Me (2007)
Actor (2009)
EPs
Ratsliveonnoevilstar (2003)
Paris Is Burning (2006)
* 2000 - Rejoicing Songs (Cassingle USA)
* 2004 - Mockingbird (Antenna Farm)
* 2007 - Can't Go Back (Gnomonsong)
* 2009 - You Can Have What You Want (Gnomonsong)
* 2004 - Mockingbird (Antenna Farm)
* 2007 - Can't Go Back (Gnomonsong)
* 2009 - You Can Have What You Want (Gnomonsong)
Biggest Bluest Hi Fi (2001)
Underachievers Please Try Harder (2003)
Let's Get Out Of This Country (2006)
My Maudlin Career (2009)
Underachievers Please Try Harder (2003)
Let's Get Out Of This Country (2006)
My Maudlin Career (2009)
* Black Rooster EP, Domino Records, (2002)
* Keep on Your Mean Side, Domino Records, (2003)
* No Wow, Domino Records, (2005)
* Midnight Boom, Domino Records, (2008)
* Fancypants Hoodlum (1995, sous le nom de Merrill Nisker)* Keep on Your Mean Side, Domino Records, (2003)
* No Wow, Domino Records, (2005)
* Midnight Boom, Domino Records, (2008)
* The Teaches of Peaches (2000)
* Fatherfucker (2003)
* Impeach My Bush (2006)
* I Feel Cream (2009)

Annie Clark, alias St Vincent : Vocal & Guitar
Jason Robert Quever: Vocal & Guitar
+ Band
+ Band


* Tracyanne Campbell – guitare, chant
* Carey Lander – piano, orgue, chant
* Kenny McKeeve – guitare, mandoline, harmonica, chant
* Gavin Dunbar – basse
* Lee Thomson – batterie
* Nigel Baillie – trompette, percussions
* Carey Lander – piano, orgue, chant
* Kenny McKeeve – guitare, mandoline, harmonica, chant
* Gavin Dunbar – basse
* Lee Thomson – batterie
* Nigel Baillie – trompette, percussions


Alison "VV" Mosshart : Vocals & Guitar
Jamie "Hotel" Hince : Guitar
Jamie "Hotel" Hince : Guitar


Jésus Saves, I Spend
The Strangers
Black Rainbow
Dig A Pony
Actor Out Of Work
Landmines
Marry Me
Your Lips Are Red
Marrow


Swans (My Maudlin Career - 2009)
Teenager (Underachievers Please Try Harder - 2003)
Let's Get Out Of This Country (Let's Get Out Of This Country - 2006)
Come Back Margaret (Let's Get Out Of This Country - 2006)
French Navy (My Maudlin Career - 2009)
Honey In The Sun (My Maudlin Career - 2009)
James (My Maudlin Career - 2009)
Lloyd I'm Ready To Be Heartbroken (Let's Get Out Of This Country - 2006)
If Looks Could Kill (Let's Get Out Of This Country - 2006)
Razzle Dazzle Rose. (Let's Get Out Of This Country - 2006)



The Kills - No wow

The Kills - 'Cheap and Cheerful'

