Première Partie : Alexandre Varlet
« Luke, je les attendais : un disque de platine, deux ans de tournées, cinq nominations aux Victoires de la musique, et après plusieurs mois d'hibernation, ils ressortent leurs guitares du placard ! Luke est devenu le groupe français au sommet de la scène rock, et c’est encore un groupe de Bordeaux (comme Noir Désir, comme Eiffel). Un nouvel album « Les enfants de Saturne », qui affiche encore un rock dans la pure tradition du genre, et qui promet d'être explosif en live, là où Luke prend sa véritable dimension ! Ce sera mon sixième concert de ces écorchés vifs ! Et on annonce complet ce soir. Après avoir jeté un coup d’œil rapide sur l’enseigne rouge et les lettres géantes sur la façade de l’Olympia, j'entre dans la salle juste à l'heure (place numérotée réservée), et le temps de me placer sur la mezzanine, de constater que le public dans la fosse est jeune, le concert commence déjà.
20h05 : Alexandre Varlet assure la première partie, et il est vraiment heureux d'être sur scène. Les musiciens… pas de batteur, seulement un guitariste de bon niveau. Voici un duo complètement atypique, avec un son puissant, une voix grave et charmeuse, proche de celle de Jean-Louis Murat, un style influencé par Joy Division et le Gun Club… mais loin d'être original d'un point de vue musical… Malgré un set énergique et une présence scénique indéniable (le déhanché assez particulier et la gestuelle évoquent Ian Curtis), les chansons ne m’ont pas vraiment convaincu, faute de textes à la hauteur. Toutefois une partie du public a l'air d'accrocher, certains connaissent même les paroles. En tous cas, le chanteur est sympa a un peu d'humour, avec ses refrains aux relents sioux, et il a créé un vrai dialogue avec son public. Pas d’ennui donc pendant les quarante minutes de ce set.



Et le rock revient avec La petite France, et toujours JP aux manettes. Ils ne sont pas bavards sur scène, mais cela ne change en rien leur prestation : il y a du feu dans ce rock français. « Vous êtes pressés ? No ? Ca tombe bien nous non plus, c’est cool et là maintenant c’est le Regggggae ! », en intro de "La transparente", reggae blanc déglingué, trempé par son rythme de basse. On retrouve ensuite le Luke qu’on aime avec ses riffs acides sur Hasta siempre, qui chauffe au maximum la salle avec ses cœurs « hasta siempre camarade, ne m'oublie pas », c’est un vrai hymne, c'est la pure folie dans la fosse et tout le monde est levé, ça saute dans tous les sens, mais le set se termine sur un bref « Merci Paris ». Ils nous quittent sous les cris désespérés des fans. Pas le temps de respirer donc pendant ce cet, car Luke a enchainé ses chansons de leur nouvel album sur un rythme effréné, et ce n’est pas fini.
Ils reviennent pour le rappel, « Vous en voulez encore ? » crie Thomas… et voilà que s’enchaînent Les enfants de Saturne" (le morceau titre de leur dernier opus), particulièrement corrosif en live, soutenu par des déferlantes de lumières et avec un son qui ne laisse personne indifférent, avec cette guitare qui explose quand il le faut. Suit Stella, chanson très pop qui fait aussi figure de tube avec son air posé, entêtant en diable. Les « Stella oh oh » fusent pendant plusieurs minutes à la fin du morceau ! Si tu veux, folk/rock inspiré voit un échange d'instruments entre Damien et Romain, et rajoute un grain de folie pour terminer. Le quatuor ne s’attarde pas plus, et quitte de nouveau la scène, laissant la foule à bout de souffle.
Luke revient ensuite, écourtant rapidement les applaudissements, pour un second rappel : ça repart de plus en plus belle avec la mythique et tant attendue Sentinelle, réorchestrée, sur laquelle souffle un vent de folie : c’est à ce moment que la marée humaine s'enflamme… Un grand pogo endiablé a éclaté dans la fosse pendant que Thomas, déchaîné, chante « Ravale donc ta rengaine, ravale donc tes sanglots, de l'amour ou de la haine, qui donc aura bon dos... », ce qui propulse le public dans une sorte de démence... C'est avec les Paradis Rouges, une excellente chanson, que le concert se terminera, en beauté, sur un dernier accord de guitare. Applaudissements et remerciements mutuels entre le groupe et le public : le groupe ne veut pas quitter la scène et le public ne veut pas quitter la fosse. Une standing ovation méritée. Voilà c'est déjà fini, encore quelques salutations et les voilà partis...
Concert coup de point ! Deux rappels, c'est toujours plaisant ! Luke, qui se démarque petit à petit de son influence Noir Désir, a livré ce soir une performance exemplaire, endiablée, avec une énergie énorme, chaque musicien apportant sa personnalité sonore. Ce soir j’ai respiré un rock qui sent vraiment très fort le soufre. Ce set bien pensé et ordonné a vu Luke reprendre quasiment toutes les chansons du dernier album, ainsi du précédent (le second)… mais il n’y a eu aucune trace de leur tout premier. Luke fait du rock, peut-être pas révolutionnaire, mais en tous cas bien mieux que Plastiscines ou Naast, eux pourtant adulés par la critique « Rock & Folk ». C’est vrai qu’il n’y a plus de Noir Désir (pour le moment… ?), mais le flambeau du rock bordelais a été repris. En résume : Luke, sur scène, c'est quelque chose de flamboyant, même teinté de « Noir » ! Mais pour la suite de la tournée en 2008, je serai encore là ! »
« …Peut-être qu'un jour sans efforts,
il sera si bon d'avoir su… »
il sera si bon d'avoir su… »
Le groupe Luke est né à la fin des années 90, autour du chanteur et compositeur bordelais Thomas Boulard. Avec ses compositions à mi-chemin entre la pop nerveuse de Placebo et le rock enfiévré de Noir Désir, le succès du groupe doit sans doute autant à ses compositions accrocheuses qu’au vide laissé par le groupe de Bertrand Cantat, suite à son incarcération. Nominations aux Victoires de la musique 2005 : groupe ou artiste révélation du public, groupe ou artiste révélation scène, album de pop/rock de l'année.
2001 : La Vie presque
2004 : La Tête en arrière
2005 : La Tête en arrière (With an additional 5 songs)
2007 : Les Enfants de Saturne
2010 : D'autre Part
EP
2000 : Je n'éclaire que moi
2004 : La Tête en arrière
2005 : La Tête en arrière (With an additional 5 songs)
2007 : Les Enfants de Saturne
2010 : D'autre Part
EP
2000 : Je n'éclaire que moi


Thomas Boulard (chant, guitare)
Damien Lefèvre (basse)
Jean-Pierre Ensuque (guitare)
Romain Viallon (batterie)
La Setlist du Concert
LUKE

La nuit et le jour (Les Enfants De Saturne – 2007)
La terre ferme (Les Enfants De Saturne – 2007)
Soledad (
Comme un homme (
Un seul jour (Les Enfants De Saturne – 2007)
Il y a longtemps (Les Enfants De Saturne – 2007)
Je suis Cuba (Les Enfants De Saturne – 2007)
D’où vient le vent (Les Enfants De Saturne – 2007)
Le pays (Les Enfants De Saturne – 2007)
J’ai oublié (Les Enfants De Saturne – 2007)
Tout va bien (
Zoé (
Petite France (
La transparente (Les Enfants De Saturne – 2007)
Hasta siempre (
Encores 1
Les enfants de saturne (Les Enfants De Saturne – 2007)
Stella (Les Enfants De Saturne – 2007)
Si tu veux (Les Enfants De Saturne – 2007)
Encores 2
La sentinelle (
Paradis Rouge (Les Enfants De Saturne – 2007)