Opening : UNITED
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A l'intérieure de la salle, pour nous faire patienter, on nous projette un concours de courts métrages, et un vote sera organisé sur le site officiel du groupe. Entre les projections, vont se succéder les deux premières parties de la soirée (soit une de trop, à mon avis).
18h45 : d’un coup, les lumières de la salle, qui n’est pas encore complète, s’éteignent, et les Suédois de United (que j’ai déjà vus à Bercy le 3 Octobre 2006) commencent leur set de 30 minutes... Un set sans intérêt et pas innovant (on n’y reconnaît même pas de pâles influences de Placebo). Je pose l’éternelle

19h41 : les lumières baissent de nouveau lorsque la deuxième première partie, Expatriate, un groupe australien installé en Allemagne, et précédés par une bonne rumeur, fait son entrée sur scène, une scène dont la taille est réduite par un rideau blanc indiquant le nom du groupe. Le public, d’abord calme, se réveille dans une atmosphère lourde. Le son est fort, bien calé, la guitare est explosive, mais... rien de nouveau si ce n’est un rappel des jeunes années de U2 et de Big Country. Si vous êtes en manque de souvenirs, c’est groupe pour vous. Voici une musique agréable qui n’apporte pas grande chose en 2009, mais les compositions de leur album « In The Midst of This », sont accrocheuses et peuvent s’écouter avec un certain enthousiasme. Un set court, assez impersonnel, qui sans être exceptionnel, reste intense. Expatriate a réussi de toute évidence à chauffer un peu la salle, et nous donne rendez-vous au Nouveau Casino le 12 décembre prochain, tout en nous incitant à acheter leur disque.


La décoration de la scène est simple, la couleur blanche domine partout, même pour les amplis Marshall… La suite du show, devant un public déjà en sueur, est confiée aux nouvelles chansons. Dans un enchaînement plutôt bien choisi, arrive Ashtray Heart (c'était le nom du groupe avant de s'appeler Placebo), et après un court « Merci et bonsoir », c’est l'accrocheur Battle For The Sun, avec un passage au violon étonnant de Fiona Brice, et ensuite Speak In Tongues. Il semble évident que le groupe a abandonné l'obscurité, qui avait caractérisée toute leur production jusqu'à « Meds », en faveur d’une musique plus ensoleillée et insouciante. Et en cela, le nouveau batteur a apporté beaucoup, même sur les arrangements de chansons anciennes, comme Soulmates, contribuant à un nouveau Placebo-sound. Il a apporté du soleil dans le groupe, et semble avoir influencé de manière positive l'humeur froide des deux autres membres du groupe. Mais tous sont soucieux de nous offrir une prestation ultra professionnelle, très travaillée, d’où l'improvisation est exclue.
Le concert s’envole alors vers un vrai plaisir, avec des réorchestrations en béton, à couper le souffle et sans fioritures, dans une ambiance fulgurante. Suit une version rêveuse et pleine d'émotion de Follow The Cops Back Home, pendant que Brian remercie en français le public qui chante avec lui. Quelqu’un crie d’un ton désespéré « Briiiaannnn je t'aime... », et Brian de répondre avec un léger sourire « Félicitations, vous connaissez mon prénom »

Et derrière ce Brian en grande forme, il y a un Stefan Olsdal irrésistible.

Une quarantaine de minutes ont passé, Breathe Underwater vient de se terminer sous la joie, quand Brian, énervé, parle au micro – non sans arrogance - pour rétablir le calme « Madame et Messieurs... lalala le cercle... vous êtes vraiment chiants en train de vous bagarrer pendant qu’on joue. Nous aimerions que cet endroit collectif soit quelque chose de simple et sain pour tout le monde. Ceux qui ont le tempérament chaud, on a tous chaud ce soir... calmez-vous sinon on arrête! Ok, est-ce que je me suis fait bien comprendre ? » Certain vont être choqués de cette réaction, mais la fosse dans l’ensemble approuve l’intervention : « No violence at a Placebo show !», même si ce style de musique rock est fait aussi pour le pogo. On continue avec Because I Want You, une chanson qui semble se prêter à des disputes.


Le fait que Brian soit un homme de parole, je n'en ai jamais douté... alors le voici de retour sur scène pour les rappels. Sous les écrans qui clignotent à nouveau, brisés par des vagues colorées intermittentes, ce sera un joli Bright Lights (extrait encore du nouvel album) suivi des classiques : Special K, avec le public qui chante des « Palapapapalalala », et le magnifique The Bitter End qui a conservé sa puissance, avec une bonne basse et une frappe étonnante. Le public est insatiable, pendant que les projecteurs balayent la salle et un autre rappel, programmé, démarre immédiatement. On y a glissé un titre inédit, Trigger Happy, un Infra-red dansant, et on finit sur un Taste In Me puissant. Les instruments sont posés, des baguettes s’envolent, et le groupe se réunit au centre de la scène, tous ensemble, les bras sur les épaules, à la façon d'une troupe de théâtre, saluant le public. Brian balaye la salle du regard et salue longuement ses fans, pour les remercier de toutes ces années de fidélité. Le show est malheureusement terminé.
Flash de lumières, musique et couleurs ont alterné sans relâche jusqu'à 23h00, moment où les amplificateurs ont fait silence, nous laissant le goût d'avoir retrouvé au sommet de sa forme l’un de mes groupes préférés, avec une acoustique presque parfaite et de nouveaux morceaux aux rythmes accrocheurs. Une setlist de 23 titres, comme rares sont les groupes qui en font : du lourd, sans mélancolie ni discours de Brian (il doit être stressé), une grande ambiance pendant 1h42 de décibels formatés. D’accord, ils n’ont pas joué Pure Morning, Teenege Angst ni Nancy Boy, mais cela fait longtemps que ces chansons sont disparu de leurs sets. Si vous aimez Placebo (parce qu'on les aime ou on le déteste, c’est un vrai système binaire sans voie moyenne : humainement, scientifiquement testé sur votre peau), vous savez où passeront vos sous... le prochain concert, c’est demain, mais c’est complet.
Il y a trois ans, j'avais quitté les concerts de la tournée "Meds" au POPB (les 2 et 3 Octobre 2006) avec un goût un peu amer dans la bouche : un groupe devenu monotone, en mesure de nous offrir seulement une étincelle de grande musique dans un contexte peu enthousiasmant, un grupe ayant perdu son âme et sa spontanéité. Aujourd'hui, je quitte le concert d’un groupe nouveau avec encore dans les oreilles le plaisir et les émotions d’un show vraiment très excitant. Pour ma part, sortir de la salle du Zénith avec l’envie de crier à l'infini « Someone call the ambulance, there’s gonna be an accident » et avec une pensée fixe que « Soulmates dry your eyes and soulmates never die » est une sensation merveilleuse... que je veux retrouver encore demain soir.
... No one cares when you’re down in the gutter
Got no friends got no lover
For what it’s worth
Got no lover »
Expatriate est un groupe de rock indépendant australien crée en 2005 et basé à Berlin depuis 2008, qui doit son nom à l'enfance indonésienne de leur chanteur. Un rock mélodique teinté de 80’s.
(http://www.myspace.com/expatriateband)
Placebo est un groupe de rock alternatif créé en 1994 à Londres et originellement appelé Ashtray Heart, La musique et les textes de Placebo se distinguent par une inclination romantique exacerbée. Autrefois allié à une imagerie provocante et excessive, ce romantisme exubérant s'inscrit désormais dans une attitude bien plus introvertie. Opérant un changement progressif de son image et de sa musique, adoucissant le punk-rock de ses débuts avant d'incorporer des samples, Placebo a gagné une reconnaissance internationale et est connu du grand public pour ses titres Pure Morning, Every You Every Me, Special K, The Bitter End ou encore Meds. Le nouvel album Battle for the Sun est sorti le 8 juin 2009.
(http://www.myspace.com/placebo)
(http://www.myspace.com/placebo)
• 2005: Lovers Ie Strange EP
• 2005: Play a Part EP
• 2007: In the Midst of This
* Placebo (1996)
* Without You I'm Nothing (1998)
* Black Market Music (2000)
* Sleeping with Ghosts (2003)
* Meds (2006)
* Battle for the Sun (2009)
Ben King (Vocal / Guitar)
Chris Kollias (Drums)
Damian Press (Keyboards / Guitar)
David Molland (Bass)
Chris Kollias (Drums)
Damian Press (Keyboards / Guitar)
David Molland (Bass)

Brian Molko: Vocal & Guitar
Stefan Olsdal: Bass
Steve Forrest: Drums
Stefan Olsdal: Bass
Steve Forrest: Drums
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Additional live lineup members are:
* Bill Lloyd (1999-present) – guitar, bass guitar, keyboards, piano (touring and studio)
* Fiona Brice (2008-present) – violin, keyboards, theremin, backing vocals
* Nick Gavrilovich (2009-present) – keyboards, guitar, backing vocals
* Bill Lloyd (1999-present) – guitar, bass guitar, keyboards, piano (touring and studio)
* Fiona Brice (2008-present) – violin, keyboards, theremin, backing vocals
* Nick Gavrilovich (2009-present) – keyboards, guitar, backing vocals
Miracle Mile
Blackbird
Aviation At Home
Gotta Get Home
Crazy
The Space Between
Shooting Star
Get Out, Give In
Blackbird
Aviation At Home
Gotta Get Home
Crazy
The Space Between
Shooting Star
Get Out, Give In
1. For What It's Worth (Battle For The Sun - 2009)
2. Ashtray Heart (Battle For The Sun - 2009)
3. Battle For The Sun (Battle For The Sun - 2009)
4. Soulmates (Live - 2003)
5. Speak In Tongues (Battle For The Sun - 2009)
6. Follow The Cops Back Home (Meds - 2006)
7. Every You Every Me (Without You I'm Nothing - 1998)
8. Special Needs (Sleeping with Ghosts - 2003)
9. Breathe Underwater (Battle For The Sun - 2009)
10. Because I Want You (Meds - 2006)
11. Twenty Years (Single - 2004)
12. Julien (Battle For The Sun - 2009)
13. The Never-Ending Why (Battle For The Sun - 2009)
14. Blind (Meds - 2006)
15. Devil In The Details (Battle for the Sun - 2009)
16. Meds (Meds - 2006)
17. Song To Say Goodbye (Meds - 2006)
Encore 1
18. Bright Lights (Battle For The Sun - 2009)
19. Special K (Black Market Music - 2000)
20. The Bitter End(Sleeping with Ghosts - 2003)
Encore 2
21. Trigger Happy (New Song)
22. Infra-red (Meds -2006)
23. Taste In Men (Black Market Music - 2000)
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