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samedi 1 juin 2013

THE BREEDERS ~ Le Trianon. Paris.






20th ANNIVERSARY LSXX REISSUE & TOUR 2013
Support Act : ODyL


Ce qu’en a pensé Émilie :

« Je ne suis pas particulièrement fan des Breeders, en fait même si j’ai un peu honte de l’avouer, je ne connais pour ainsi dire que Cannonball. Mais comme je vénère Kim Deal, je me suis dit qu’à défaut de pouvoir voir les Pixies à quelques jours de mon anniversaire, les Breeders feront très bien l’affaire. Je rejoins Gilles P.  au premier rang du premier étage du Trianon (merci pour la place qui était parfaite) et une fois n’est pas coutume, nous attendons Vincent qui a eu un bug ce soir (confondu avec le Trabendo, et c’est pas vraiment tout près). Mais il arrivera quand même pile-poil pour la première partie, un groupe français, ODyL (pour Over Dose your Life). Enfin un groupe, c’est un grand nom, puisque la demoiselle au chant attire tous les regards sur elle et remerciera ses musiciens en les qualifiant de partenaires, au beau milieu d’autres remerciements comme le roadie responsable de ses guitares, Nous Productions, le Trianon etc. Un peu spécial comme façon de raisonner.  La demoiselle chante correctement, on sent que ce n’est pas une débutante, et je reconnais que c’est peut-être moi qui fait une fixette sur le chant en français, mais ça vole pas bien haut quand même (« le problème avec le rouge à lèvres, c’est qu’on en fout partout », ben t’as qu’à pas en mettre hein). Les musiciens se débrouillent, je dirais même qu’ils sauvent l’ensemble, c’est bien pour ça que d’entendre des phrases style « Je suis ODyL, je l’ai même tatoué sur mon bras pour pas l’oublier » me hérisse le poil au plus haut point. Pire, le changement de guitare entre chaque morceau, pendant lequel elle nous invite à applaudir (ce qui marche moyennement) alors qu’elle joue éternellement la même chose, personne ne lui ayant visiblement appris à déplacer sa main sur le manche. Autant ne pas en jouer à ce moment-là. Cerise sur le gâteau, un « j’écoutais Nirvana en 90 » (elle aurait au moins pu dire les Breeders, là ça fait vraiment du name dropping comme disent les jeunes, et en plus vu l’âge de la demoiselle, on est en droit de douter de la véracité de ses dires). Mais bon, c’est carré, très pro, rien à redire là-dessus, son impeccable, et je lui souhaite une longue carrière… éloignée si possible des premières parties de mes groupes préférés, merci d’avance. (Oui, je sais, avant que l’on m’accuse de mauvaise foi, je suis fan de Pretty Reckless, et Taylor est aussi au centre du truc, mais ne sachant pas jouer de guitare, elle se contente de grattouiller sur un seul morceau, et surtout, elle parle moins et a la décence de dire « WE ARE the Pretty Reckless ».)

Pour le coup le contraste avec les Breeders est tellement frappant en termes de simplicité et d’humilité que j’en ai les larmes aux yeux rien qu’à entendre le rire franc et sincère de ma Kim Deal adorée. Peu importe finalement que je connaisse peu les morceaux ce soir, je viens voir un groupe heureux d’être sur scène, et l’alchimie fonctionne, malgré le côté un peu foutraque du truc (je n’ai jamais vu un roadie faire son travail aussi lentement et avec aussi peu de discrétion, mais bizarrement, ça ne gêne pas la prestation, d’où se dégage un aspect général de « on joue dans notre garage mais vous pouvez venir aussi »). Sauf que l’album a 20 ans, et les jumelles Deal (Dieu que leur ressemblance est frappante, c’était la première fois que je voyais Kelley en vrai) 52 années au compteur tout de même, même si elles ont toujours la voix de leurs jeunes années, surtout Kim (Kelley ne chante en lead que sur un morceau il me semble), cette extraordinaire voix si douce et attendrissante, si peu faite pour le rock, et qui pourtant, fait des merveilles. 

Anniversaire oblige, Last Splash est joué dans l’ordre, ce qui place le hit Cannonball en deuxième position, pas forcément un bon choix. Mais le public, surtout les premiers rangs, est à fond tout du long, et ça fait bien plaisir à voir. C’est peut-être (sûrement) de la nostalgie des 90’s, mais peu importe.  Pour cette tournée, le line-up de l’album est respecté, puisqu’outre les sœurs Deal, Josephine Wiggs est à la basse et Jim McPherson à la batterie (même si il jouera de la guitare sur un titre). Et Carrie Bradley est au clavier ou au violon selon les titres. Voire juste assise sur le bord de la scène ou partie en coulisses si les morceaux ne nécessitent pas son intervention. On entendait peu le violon au début mais ça s’est arrangé ensuite, pour mon plus grand plaisir. Les morceaux s’enchaînent, parfois électriques, parfois acoustiques, souvent un peu des deux. Malgré ma méconnaissance des chansons, je ne m’ennuie pas une seule seconde. Le groupe nous demande d’où l’on vient, des noms de pays fusent de partout, cela fait rire Kim. Ses tentatives de français sont proches du désastre (« et quand on pense qu’en Espagne elle avait hâte de venir en France parce qu’elle maîtrise la langue », nous dira Josephine lors de l’une de ses seules interventions de la soirée). Comme son accent semble faire rire sa sœur, Kim lui lancera un amical « At least I’m trying ». Ambiance bon enfant, détendue et souriante, à mille lieues de la tournée de reformation des Pixies, pendant laquelle Kim assurait tous les sourires à elle toute seule. Ça fait vraiment plaisir à voir. 

Last Splash terminé, Kelley revient la première sur scène, et sa guitare introduit la cover de Shocker In Gloomtown de Guided By Voices. Nous aurons le droit à pas moins de six titres bonus pour le rappel, dont une autre cover, celle de Happiness Is A Warm Gun, l’une de mes chansons préférées des Beatles. Cover très Breederienne, lo-fi, mais qui même si elle n’atteint pas la puissance de l’originale, me donnera des frissons.  Et le groupe revient pour un deuxième rappel de deux ultimes titres. Comme leurs morceaux sont courts, on ne se couchera pas tard ce soir, mais la longueur du show reste honnête. Bon par contre, le confort des sièges au Trianon laisse à désirer, en tout cas ceux où on était (forcément les plus usés, ce sont les meilleures places de toute la salle ^^) mais c’est un détail. C’était une super soirée, que je ne regrette pas. Une fois n’est pas coutume, j’étais triste en partant de la maison de ne pas pouvoir passer la soirée devant la TV ! En effet, pour ses 6 ans, la chaîne Nolife organisait un quiz en direct avec cadeaux à la clé. Mais finalement, et même si j’adore Nolife, voir et entendre le rire de Kim Deal était le plus beau cadeau d’anniversaire que je puisse m’offrir. 

PS : Au moment où je rédige cette critique, je suis au courant que Kim a quitté les Pixies. J’en suis très triste, mais je lui souhaite toute la réussite possible avec les Breeders ou d’autres projets. Je pense que musicalement, ma préférence ira toujours aux Pixies. Mais ce soir-là au Trianon, il était évident que les Breeders sont au centre de la vie de Kim à présent. Je devrais donc avoir l’occasion de les revoir. Et j’aurais sûrement le temps de creuser leur discographie d’ici là. »


The Breeders est un groupe de rock américain de Boston, fondé en 1988 par Kim Deal, alors bassiste des Pixies, et Tanya Donelly, alors guitariste des Throwing Muses, deux des groupes les plus influents de la scène indépendante bostonienne de la fin des années 1980. Après le ralentissement de l'activité de ces deux groupes, The Breeders devinrent plus importants pour les deux artistes. Le nom des Breeders fait référence à un mot utilisé par les homosexuels américains pour désigner les hétérosexuels.

(http://thebreederslsxx.com/
(http://breedersdigest.net/)
(https://www.facebook.com/thebreeders)



Pod (1990)
Safari EP (1992)
Last Splash (1993)
Head to Toe EP (1994)
Title TK (2002)
Mountain Battles (2008)
Fate to Fatal EP (2009)

 Last Splash, entitled LSXX (Reissue) (2013)



THE BREEDERS

Kim Deal – Lead vocals, guitar, moog, casiotone
Kelley Deal – Guitar, Kenmore 12-stitch, vocals, lead vocals on "I Just Wanna Get Along"
Jim MacPherson – Drums, Bass Guitar on "Roi"
Josephine Wiggs – Bass guitar, double bass, vocals, cello, drums on "Roi"
+
Carrie Bradley - Violin, Keyboards


 The Setlist
THE BREEDERS

 
01 Intro
02 New Year (Last Splash - 1993)
03 Cannonball (Last Splash - 1993)
 04 Invisible Man (Last Splash - 1993)
 05 No Aloha(Last Splash - 1993) 
06 Roi (Last Splash - 1993) 
07 Do You Love Me Now? (With Tanya Donelly On Backing Vocals)(Last Splash - 1993)
 08 Flipside (Last Splash - 1993)
 09 I Just Wanna Get Along (Last Splash - 1993)
 10 Mad Lucas (Last Splash - 1993)
 11 Divine Hammer (Last Splash - 1993)
 12 S.O.S. (Last Splash - 1993)
 13 Hag (Last Splash - 1993) 
14 Saints (Last Splash - 1993) 
15 Drivin' On 9 ((Ed's Redeeming Qualities Cover) (Last Splash - 1993) 
16 Roi (Reprise) (Last Splash - 1993)
 
Encore 1

17 Shocker in Gloomtown (Guided By Voices Cover) (Head To Toe EP - 1994)
18 Head To Toe (Head To Toe EP - 1994)
19 Happiness is a Warm Gun (The Beatles Cover - White Album - 1968) (With Tanya Donelly On Vocals) (Pod - 1990)
20 Safari (Safari EP - 1992)

21 Oh! (Pod -1990)
21 Lime House (Pod - 1990)

Encore 2

22 Iris (Pod - 1990)

23 Don't Call Home (Safari EP - 1992)


 

La durée du concert : 1h20

AFFICHE / PROMO / FLYER




http://youtu.be/fxvkI9MTQw4

vendredi 18 avril 2008

THE BREEDERS ~ La Cigale. Paris.












Première Partie : DADDY LONG LEGS



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Quel intérêt d'aller voir les Breeders en 2008 ? Franchement, je n'en sais rien. La nostalgie ? Peux-être. En tout cas ce n'est certainement pas à cause du souvenir que j'ai d'elles la dernière fois que je les ai vues. C'était en 1993 à l'Elysée Montmartre, et je ne me souviens pas que ça ait été un grand concert à l'époque, il ne me reste rien en mémoire de leur passage, c'est pour dire ! Mais bon, la curiosité l'emportant sur la raison, j'ai pris mon billet. Et ce soir, les Rock'n'roll Motherf*** étaient au complet, accompagnés par Gilles P, Philippe D. Malgré le concert sold out, pas de problèmes pour être au premier rang avec Eric, le reste de la bande squattant eux le balcon. Sur scène c'est plutôt la pagaille, 2 batteries se trouvent à extrême droite, devant nous, une rangée d'amplis. Drôle de disposition.

La première partie qui se présente devant nous ne m'est pas inconnue, il me faudra tout de même quelques dizaines de secondes pour les reconnaître. Ce sont les Français de Daddy Long Legs, groupe que je vois pour la troisième fois : la première fois, c'était en première partie de Dead 60's en 2005 (merci Gilles P pour ta mémoire !), et je les ai revus récemment lors d’une soirée Custom au Nouveau Casino, avant The Duke Spirit. Une nouvelle fois, le quatuor français a fait mieux qu'assurer, ils ont fourni un excellent show, la voix et une certaine texture des morceaux n'est pas sans me faire rappeler - assez curieusement Radiohead -, mais un Radiohead beaucoup plus rock, avec les 2 guitares qui sont au diapason et vous entraînent dans de longues et incendiaires cavalcades. Le tout est encadré par une solide section rythmique, avec une basse plombée comme on les aime. Bon groupe qui, s'il ne paie pas de mine sur scène avec leur look passe-partout, propose une excellente musique, et qui, comme on aime à le répéter, ne sonne pas « franchouillard ».

Salle comble maintenant, cela s'active sur la scène, mais c'est toujours assez folklorique au niveau de la disposition du matériel, avec la batterie reléguée à l'extrême droite. Un petit bonjour au passage à Robert et Brigitte qui viennent d'arriver. Et c'est l'arrivée des Breeders sur scène. C'est peu de dire que Kim Deal a changé : de près, je la trouve vraiment comment dire... pas à son avantage. On s'en doutait, mais là je trouve vraiment qu'elle a pris un petit coup de vieux, avec ses cheveux filasse (on le savait), mais surtout son visage assez usé et fatigué. Quand à sa soeur Kelley, je l'ai trouvé physiquement assez bien, pas trop marquée. Mais bon, nous savons tous que ce ne sont pas des pin-ups, l'important est bien sûr ailleurs (…mais il fallait quand même signaler ces détails). Une troisième guitariste est aussi présente, mais on ne saura pas trop pourquoi, car elle ne jouera que de manière anecdotique, et encore, seulement sur certains morceaux. Ce que je retiens tout de suite, c'est le plaisir qu'ont les deux frangines sur la scène de la Cigale, c'est flagrant et c'est évident, elles sont heureuses de jouer ensemble, et quand on regarde Kim, on comprend les problèmes de l'aventure Pixies. Ici, elle peut s'extérioriser, rigoler, jouer de la guitare, bref prendre du plaisir en jouant SA musique. Les filles sont dans leur élément, on sent une bonne dose d'amateurisme, on croirait presque voir un groupe qui débute, et je crois que cela fait partie de la réussite complète du concert de ce soir.

Car oui, à ma grande surprise, le concert fut bon, voir même excellent !!! Et cela c'est ressenti dès le premier morceau : c'est frais, joué avec presque un esprit punk, ça rigole, il y a quelques fausses notes mais surtout elle prennent du plaisir et nous avec. Et quel bonheur de réécouter toutes ces pépites, Cannonball bien sûr, mais aussi Safari, No Aloha, Divine Hammer etc... Je dois reconnaître à ma grande honte que cela fait des années que je n'avait pas réécouté les Breeders. Et cette manière de jouer, on aurait presque cru retrouver le son des Pixies à leur début. Sans concession et terriblement efficace. Surtout quand Kim empoignera une grosse guitare acoustique… Acoustique peut-être, mais amplifié et mes enfants, c'était un feu d'artifice devant, grandiose, le son tel qu'on l'aime, sale, rugueux et venimeux. Avec Eric, c'est simple, nous sommes aux anges, pas besoin de se parler, un regard suffit pour que l'on sache que nous sommes d'accord, ce soir les Breeders sont redevenu le groupe qu'elles auraient toujours du être. Et puis vint Happiness Is A Warm Gun. Mince, je l'avais complètement oublié celle-là ! C'est beau et c'est bon et je ne peux m'empêcher de chanter : « Mother Superior Jumps The Gun… ». Quel bonheur de voir la Cigale prendre autant de plaisir, pas besoin de sauter devant, on le fait tout seul, le plancher est tellement élastique que les moindres sollicitations du public font que le premier rang ressemble à une sorte de trampoline géant… jolie sensation ! Kelley, elle, semble parfois aux roses, mais toujours avec un grand sourire et un amateurisme plaisant, elle ne sait plus quelle guitare prendre, cela bricole mais cela ajoute au charme du concert. Un petit mot aussi concernant le décor derrière les filles, il y avait 4 comment peut-on dire... quatre sorte de potences métalliques avec une grosse lampe à leur extrémité, cela ne servait à rien, c'était ridicule mais cela allait avec l'esprit de la soirée, légèrement bordélique mais pétri de bonnes intentions. On ne voit pas le temps passé, le concert se termine par un superbe Hellbound. Quant aux nouveaux morceaux, difficile de se prononcer tout de suite, ils m'ont semblé bien à leur place dans la set list de ce soir… mais je vais tâcher de les découvrir mieux en achetant prochainement leur dernier cd.

Avis unanime ce soir : un excellent concert… surtout que l'on ne s'y attendait pas vraiment. Petit reproche - car il faut bien en faire un -, la durée, à peine 1h10, c'est trop peu ! Demain c'est repos, avant d'aller affronter les Hives dimanche au Zénith. »





 
The Breeders est un groupe de rock américain de Boston, fondé en 1988 par Kim Deal, alors bassiste des Pixies, et Tanya Donelly, alors guitariste des Throwing Muses, deux des groupes les plus influents de la scène indépendante bostonienne de la fin des années 1980. Après que l'activité de ces deux groupes se soit ralentie, The Breeders devinrent plus importants pour les artistes. Composé des sœurs jumelles Deal à la guitare et au chant, les Breeders font réellement parler d’elles.

(http://www.myspace.com/thebreeders)
(http://4ad.com/artists/thebreeders)
(http://www.facebook.com/thebreeders)

 
Pod (1990)
Safari EP (1992)
Last Splash (1993)
Head to Toe EP (1994)
Title TK (2002)
Mountain Battles (2008)









Kim Deal - Guitar, Vocal
Kelley Deal - Guitar, Vocal
Mando Lopez - Bass
Jose Medeles - Drums








DADDY LONG LEGS






La durée du concert : 0h35




Tip City (The Amps - 1995)
Huffer (Title TK - 2002)
Bang On (Mountain Battles - 2008)
Shocker In Gloomtown (Flipsides - 1999)
Divine Hammer (Last Splash - 1993)
Night of Joy (Mountain Battles - 2008)
No Aloha (Last Splash - 1993)
Pacer (The Amps - 1995)
We're Gonna Rise (Mountain Battles - 2008)
Son of Three (Title TK - 2002)
Walk It Off (Mountain Battles - 2008)
New Year (Last Splash - 1993)
Cannonball (Last Splash - 1993)
Happiness Is A Warm Gun (Pod - 1990) ( Cover The Beatles White Album - 1968)
Iris (Pod - 1990)
I Just Wanna Get Along (Last Splash - 1993)
Saints (Last Splash - 1993)
Safari (EP - 1992)

Encores

Overglazed (Mountain Battles - 2008)
German Studies (Mountain Battles - 2008)
Here No More (Mountain Battles - 2008)
Fort Gone (New Song)
Helbound (Pod - 1990)




La durée du concert : 1h07


AFFICHE / PROMO / FLYER





The Breeders - Cannonball





The Breeders - "Cannonball" -
At the KEXP Austin City Limits studio at the 14 March 2008 SXSW festival.


The Breeders - Overglazed



The Breeders - Bang On