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mardi 7 juillet 2020

FESTIVAL BEAUREGARD #10: THE OFFSPRING - BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB (BRMC) - SOULWAX - ... ~ Le Château De Beauregard. Hérouville Saint-Clair. Normadie.




~ FESTIVAL BEAUREGARD #10 - 2018 ~

Ce qu'en a pensé Emilie:

 « Après moult tergiversations, j’ai décidé de me laisser tenter par le samedi du festival Beauregard… alors que c’était déjà complet, mais une remise en vente de 500 places par le site officiel me sauvera la mise. À ma décharge, c’est une période de l’année chargée pour nous (Japan Expo oblige)  et ce n’est pas tout près (2h45 de trajet, et encore, parce que Sébastien et Priscillia ont eu la gentillesse de venir me chercher à mon hôtel à Caen pour m’épargner la découverte du réseau de bus local). Il nous faudra quand même emprunter une navette après avoir (difficilement) trouvé une place pour se garer. Je suis rodée avec le Download de toute façon, et la nuit d’hôtel m’a permis d’étaler tout ça sur deux jours.

Nous ne tardons pas à vérifier par nous-mêmes que ce samedi est effectivement complet de chez complet. Mais lorsque les gens ont quitté la scène John précédemment occupée par Eddy de Pretto, pas de problème pour atteindre la barrière sur la droite pour BRMC. Peter et Robert alternent leur position sur scène, mais ce soir nous aurons presque tout le temps Peter, ce qui n’est pas pour me déplaire (la petite conversation devant les locaux de Canal + l’année dernière ayant promu Peter dans mon cœur alors que depuis la rencontre précédente, Robert était plutôt en tête, Mr Hayes n’ayant pas décoincé un mot cette fois-là :D). Bref, je les adore tous les deux, et si le public se tient tranquille (grrr l’Élysée-Montmartre l’an passé), je n’ai aucun doute sur l’efficacité du set du trio (n’oublions pas notre infatigable Leah derrière les fûts). Pour être honnête, les égarements ballades / titres rares des Américains au Rock en Seine de 2013 (pas si nombreux si on se repenche dessus, mais qui avaient suffi à casser l’ambiance) me font quand même douter un peu. La réaction des gens au nouveau single Little Thing Gone Wild en ouverture me rassurera sans problème. Le reste ne sera que bonheur, de Beat The Devil’s Tattoo à la traditionnelle Whatever Happened en clôture en passant par Ain’t No Easy Way et autres Spread Your Love. Que du bonheur que ces « tubes » calibrés pour un festival ! Pourquoi, me direz-vous, vais-je reprocher à The Offspring ce que je trouve cool pour BRMC ? Tout simplement parce que si les setlists du trio varient régulièrement (heureusement, c’était mon dixième), on ne peut clairement pas en dire autant de Dexter & co. Et puis BRMC ont l’excuse d’une notoriété moindre, les obligeant à se montrer accrocheurs, là où Offspring pourraient se permettre des écarts. Bref, le seul bémol de ce concert sera le départ à gauche de Peter sur une seule chanson, il aura fallu que ce soit la sublime Question of Faith. Mais bon, je le voyais quand même, et ce morceau est un pur bonheur ; ce fut, comme à Canal +, mon préféré de la soirée. On notera aussi un son globalement très correct, l’harmonica de Peter qui fait des merveilles, et une descente de Robert dans le public (pas devant nous malheureusement). Pari tenu pour BRMC qui ouvrent à peine les hostilités à un horaire où Rock en Seine balance déjà les têtes d’affiche. 


2h30 à attendre maintenant avant la bande de Dexter Holland, qui joue à près de minuit. On mange (pour ma part un hot dog au fromage très correct et pas très cher), on fait le tour des stands (du coup, venue avec un tee-shirt BRMC, je passe à Offspring en mode Space Invaders, très cool comme achat, j’en ai aussi pris un de NIN et un de Die Antwoord, dont je ne suis pas si fan que ça, mais comme j’envisage de le devenir suite à cet excellentissime single qu’est Alien…).  Nekfeu termine son set (pas notre came mais c’est énergique et le gars se donne vraiment à fond, sautant dans le public à plusieurs reprises). Le jour et la nuit avec PNL, les programmateurs de Rock en Seine auraient peut-être dû y réfléchir à deux fois… La foule reste quand même un peu clairsemée dans ce festival pas très rap dans son ensemble, mais devant ça remue sévèrement. Peu d’abandons du premier rang à la fin, nous serons très à droite, mais barrière quand même pour The Offspring


Puisque je parle de jour et de nuit, entre BRMC et Offspring, c’est aussi le grand écart. On passe du rock dark et maîtrisé à la foire générale, Dexter se trompera de temps à autre dans les couplets, Noodles se plante parfois sur ses solos, mais tout le monde s’en fout. Moi y compris d’ailleurs, s’il n’y avait ces putains d’amplis qui m’auront caché Dexter pendant quasiment toutes les parties du set où il joue de la guitare (heureusement qu’il y a l’écran et l’avancée où il va de temps en temps !), mon bonheur serait total. Je voyais bien ce pauvre Todd Morse par contre, guitariste dont tout le monde se fout et dont j’avais moi-même oublié le nom. Ce n’est pas le musicien du siècle pour sûr, mais le gars est quand même très énergique et enthousiaste, dommage qu’avec Noodles à côté, il paraisse transparent. Car Noodles, malgré ses 55 printemps, sautille partout comme un cabri. Il nous a ressorti sa blague d’il y a deux semaines sur « comment on dit sexy en français ? » et on sent que le duo se force un peu sur les phrases clichés du type « la France nous aime tellement », mais je pense qu’ils sont quand même contents de jouer. La foule est impressionnante et ça bouge beaucoup, heureusement finalement que mes voisins de gauche passent plus de temps à prendre l’écran en photo quand ils apparaissent dessus qu’à regarder le concert, comme ça ils me couvrent un peu. En revanche, peu de slammeurs comparé au Download, et heureusement vu le peu de vigiles présents. Un peu étrange pour un festival de cette ampleur…


Côté setlist (il faut bien y venir), le copier-coller redouté est quasiment arrivé, du coup le vent de renouveau d’It Won’t Get Better et de la cover d’AC/DC commence déjà à retomber. Et ce n’est pas What Happened to You ?, venue en remplacement de Genocide (on ne pouvait pas jarreter Want You Bad, plutôt… ^^) qui suffira à compenser ce léger manque de respect du groupe envers ses fans hardcore (dont j’avoue faire partie). J’ai beau adorer le morceau, ça fait léger comme changement, pour un concert situé à à peine plus de 200 km de l’emplacement du Download. J’espère pour eux que la setlist de la date bretonne prévue le lendemain aura le bon goût de rester identique elle aussi, sinon je vais les maudire… Sur le coup cependant, l’efficacité de morceaux que j’écoute en boucle depuis maintenant 18 ans (un peu moins ces derniers temps quand même) a suffi à me rendre heureuse. Je ne croyais pas à la capacité de la foule relativement avinée de s’adapter au Gone Away version piano, eh bien elle fera fi de mon habituel cynisme, brandissant de nombreux briquets et téléphones qui seront appréciés par Dexter. Sans sa dédicace aux personnes ayant perdu un être cher, je n’ai pas pleuré cette fois, mais le moment était quand même super touchant. Si le public aura majoritairement préféré les morceaux d’Americana (j’en profite pour souligner une nouvelle fois l’excellente idée qu’est l’ouverture du concert sur la chanson éponyme), moi j’ai eu mes petits plaisirs sur All I Want et (Can’t Get My) Head Around You, tout le monde est content, que demande le peuple ? (Des morceaux des deux premiers albums ? Bon ça va, je sors…). Je finis par m’habituer au décalage entre les textes de Dexter, dans l’ensemble assez sombres, et l’ambiance de folie qui règne dans le public (combien parmi ces jeunes gens parfois mineurs comprennent le texte nihiliste de The Kids Aren’t Alright ?). Mais le groupe l’a voulu ainsi, de par ses mélodies parfois en totale opposition avec les textes. C’est super finalement de ne pas tout ranger dans des cases. Prenez Dexter par exemple, il chante faux bien sûr, mais il se défend bien ce soir, pour quelqu’un qui ne s’est mis au chant que parce que personne d’autre ne voulait s’y mettre. Objectivement, BRMC sont bien meilleurs d’un strict point de vue musical, alors qu’est-ce qui fait qu’au bout du compte je ne trouve pas la performance d’Offspring moins bonne (voire même, que je la préfère ?) : mon attachement pour Dexter, qui toute sa vie aura su être là où on ne l’attendait pas. Étudiant major de sa promotion devenu chanteur de punk, millionnaire qui préfère piloter son petit coucou que de se balader en jet privé, guitariste quinquagénaire qui vient (enfin) de décrocher un doctorat en… biologie moléculaire. Un jour, il a voulu monter un groupe et a embauché comme guitariste le gars qui faisait le ménage dans son lycée, parce qu’il avait l’âge pour acheter les bières. 33 ans plus tard, si parfois la lassitude et la routine semblent s’être installées au sein du groupe, l’amitié indéfectible de Dexter et Noodles est, elle, toujours bien présente. Et c’est pour ça que je les voyais ce soir pour la septième fois, malgré tous les défauts que je passe mon temps à énumérer.


C’en est fini de mes groupes fétiches, mais Priscillia doit encore voir les Belges de Soulwax, petits génies de l’électro. C’est une première pour moi, et vu le genre musical et l’heure tardive, je ne vais pas me mettre à sauter partout, mais on va quand même aller au premier rang plein centre, parce que ça ne va sûrement pas pogoter, la musique ne s’y prête pas. Il n’y aura pas Teachers, seul morceau que je connais (qui m’a rendu les frères Dewaele sympathiques sans que je les connaisse, vu le level des groupes cités dans la chanson). À la place, un quasi monomorceau qui nous vrillera les oreilles pendant une heure… car c’est le but recherché, et ma foi en fin de soirée comme ça, ça passe plutôt bien. L’introduction passée, les bâches qui recouvraient trois gros cubes laissent apparaître des batteurs (plus précisément, deux batteurs et une batteuse) qui martèleront pendant tout le set des rythmes hypnotiques. Une énorme tête argentée s’élèvera de derrière la scène, et le total look noir et blanc de l’ensemble a une sacrée gueule. Grand écart encore par rapport au minimalisme des Américains les ayant précédés. Je ne vais pas dire que j’ai préféré (je ne suis pas trop branchée after sur le dancefloor…) mais, mine de rien, c’était hyper chiadé, et le public était en transe. Une sacrée expérience, que je conseille à quiconque est un minimum adepte du genre (ou pas d’ailleurs, la découverte ne fait jamais de mal, on ne va pas mourir idiot). En plus, les gars sont super simples et très gentils.


Et c’en est terminé de mon premier Beauregard, un festival dans un cadre bien sympathique (magnifique château illuminé…). J’ai dormi deux heures, je n’ai plus de voix (combo Offspring / gros nombre de fumeurs, résultat évident…), mais si c’était à refaire, je le referai sans hésitation. Et je pense que Priscillia et Sébastien ne me contrediront pas ;-) »




photos de













The Setlist
THE OFFSPRING

Americana (Americana - 1998)
All I Want (Ixnay on the Hombre - 1997)
Come Out and Play (Keep 'Em Separated) (Smash - 1994)
It Won’t Get Better (New song)
Original Prankster (Conspiracy Of One - 2000)
What Happened to You? (Smash - 1994)
Staring at the Sun (Americana - 1998)
Want You Bad (Conspiracy Of One - 2000)
Whole Lotta Rosie (AC/DC Cover)
Hit That (Splinter - 2003)
Bad Habit (Smash - 1994)
Gone Away (piano version) (Ixnay on the Hombre - 1997)
Why Don't You Get a Job? (Americana - 1998)
(Can't Get My) Head Around You (Splinter - 2003)
Pretty Fly (for a White Guy) (Americana - 1998)
The Kids Aren't Alright (with Fat Mike) (Americana - 1998)

Encore

You're Gonna Go Far, Kid (Rise And Fall, Rage And Grace - 2008)
Self Esteem (Smash – 1994)



 Time Set : 1h00

 ---

The Setlist
BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB (BRMC)


 Little Thing Gone Wild (Wrong Creatures - 2018)
King of Bones (Wrong Creatures - 2018)
Beat the Devil's Tattoo (Beat the Devil's Tattoo - 2010)
Ain't No Easy Way (Howl - 2005)
Berlin (Baby 81 - 2007)
Conscience Killer (Beat the Devil’s Tattoo - 2010)
Stop (Take Them On, on Your Own - 2003)
Question of Faith (Wrong Creatures - 2018)
Let The Day Begin (Specter at the Feast – 2013 The Call cover)
Six Barrel Shotgun (Take Them On, on Your Own - 2003)
Spread Your Love (B.R.M.C. - 2001)
Whatever Happened to My Rock 'n' Roll (Punk Song) (B.R.M.C. - 2001)



 Time Set : 0h50



AFFICHE / PROMO / FLYER

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vendredi 28 août 2015

ROCK EN SEINE 2015 # 13 : KASABIAN - THE OFFSPRING - RODRIGO Y GABRIELA - GHOST ... ~ Le Domaine Nationale. ST Cloud.





 *** FESTIVAL ROCK EN SEINE 2015 # 13 - DAY 1/3 ***



 

 

Ce qu’en a pensé Émilie :  

« Et c’est parti pour mon 8ème Rock en Seine (le 6ème où je fais les trois jours). Guillaume, Gwladys et Alrick m’accompagnent pour cette première journée (la seule pour eux) et nous partons tôt car l’orga a eu l’idée (assez spéciale, avouons-le) de programmer Ghost en tout début d’après-midi sur la Grande Scène. Guillaume ne veut pas les manquer, et je suis curieuse moi aussi, malgré un avis mitigé envers les versions studio : de belles compositions mais plutôt calmes lorsqu’on les compare à l’imagerie du groupe, et une voix un peu faiblarde. On verra bien !

Nous arrivons vers 13h45 et même si cette journée était censée être la plus fraîche, il fait quand même très chaud alors que nous attendons l’ouverture des portes, qui aura lieu vers 14h15. Impossible de rejoindre Vincent plein centre à la Grande Scène, les fans de Ghost se sont déjà amassés au meilleur endroit possible, mais nous atteignons la barrière à droite sans problème. Les Nameless Ghouls (deux guitaristes, un bassiste, un claviériste et un batteur) font une entrée en scène remarquée sous leurs masques, même si on ne peut nier que ça aurait quand même eu plus de gueule de nuit, surtout que le fond de scène est lui aussi prévu pour ressortir dans l’ambiance nocturne (mais comme on est de côté, on ne le voit de toute façon pas très bien). Papa Emeritus 3ème du nom rejoint son groupe, et c’est parti pour 45 petites minutes de show. Musicalement, même si on est très loin de ce que les écrits des fans sur Facebook et l’imagerie du groupe pouvaient laisser suggérer (il y aura des groupes bien plus violents pendant le week-end, à croire que parfois les gens écoutent la musique davantage avec leurs yeux qu’avec leurs oreilles), c’est agréable et très bien joué. On notera d’ailleurs qu’à la même position en soirée, le son, avec des basses poussées à l’extrême, sera beaucoup moins bon que pour Ghost. La configuration de la Grande Scène était différente cette année, un escalier permettant de rejoindre l’avancée. Beaucoup de groupes en profiteront, et Papa Emeritus III l’inaugurera de fort belle manière, descendant majestueusement pas à pas pour venir bénir ses ouailles. Avec son maquillage et sa tenue (dont il nous demandera d’ailleurs s’il ne devrait pas encore la rallonger), le chanteur fait son petit effet, mais cela ne suffit pas à masquer le même problème que sur disque, une voix définitivement faiblarde pour ce genre de musique. Je soupçonnerai même du playback à l’occasion, car j’ai du mal à croire qu’on puisse chanter avec la bouche aussi fermée… Par ailleurs, la voix m’a parue très proche de la version studio sur l’ancien morceau Monstrance Clock qui a clôturé le set, alors que ce n’est pas censé être le même chanteur.

Mais peu importe ces défauts, la qualité des compositions et la mise en scène suffisent à me faire passer un moment agréable, particulièrement sur les morceaux que je connaissais déjà, l’excellente Monstrance Clock donc, mais aussi le nouveau single Cirice. J’ai aussi beaucoup apprécié le second degré de la reprise de Roky Erikson (« If you have Ghost, you have everything »). Pas de Secular Haze, dommage ! Je me console avec la Nameless Ghoul de droite qui a fait un cœur avec ses mains dans ma direction, ayant probablement repéré un fan assidu de notre côté. Pas très goule comme comportement, mais c’était adorable. Le public conquis (nous y compris) reprend en chœur le « Come together, together as a one » de Monstrance Clock pour conclure cette messe un peu spéciale. Je me suis tâtée pour prendre ma place pour la Cigale de décembre, apparemment c’est complet, une autre fois peut-être.

« Ça ne servait à rien de prendre le pass 3 jours, le meilleur moment est déjà passé ! » clame quelqu’un derrière nous. Il ne faut pas exagérer, mais je reconnais que Ghost apportait définitivement un vent de fraîcheur dans une programmation qui commence à devenir un peu prévisible tout de même : sur les six headliners, cinq sont déjà venus dans de précédentes éditions, et l’exclu Libertines n’en est même pas tout à fait une, Pete et Carl étant déjà venu eux aussi avec leurs groupes respectifs. Pour ma part, mon top 3 de ce week-end sera composé de groupes que j’avais déjà vus dans ce même festival… Autant je ne suis pas d’accord avec les personnes qui affirment qu’en termes de grosses têtes d’affiche ce n’est plus ce que c’était, puisque cela fait plusieurs années déjà que l’on tape davantage dans des groupes qui remplissent le Zénith plutôt que Bercy (et je n’ai pour ma part jamais cru à des rumeurs style Metallica, trop cher, ou les Foo Fighters, en tournée US au même moment) ; mais on ne peut pas nier que le festival, à force de bosser avec les mêmes tourneurs, peine à renouveler sa programmation. À titre personnel, cela ne me gêne pas de voir le même groupe plusieurs fois, mais il faut dire que je n’ai pas à me motiver pour venir, habitant à 15 minutes de tramway du parc de Saint-Cloud…

Mais reprenons le cours de ce vendredi à la programmation très riche, trop peut-être, car comme je n’aime pas voir un bout de concert par-ci par-là, je me verrai obligée de faire l’impasse sur un paquet de noms alléchants (Catfish & the Bottlemen, Kate Tempest, Jacco Gardner, Wolf Alice, Miossec, et surtout FFS, car impossible pour moi, fan hardcore, de concevoir le concert de The Offspring ailleurs qu’au premier rang). Comme nous avons un programme chargé à partir de 18 heures, nous décidons d’aller manger et faire le tour des expositions pendant John Butler Trio, car le peu que j’ai écouté ne me convient guère (mais lorsque nous sommes revenus pour le final, j’ai trouvé ça très rock et je pense que je n’ai peut-être pas écouté ce qu’il fallait…).


Petit tour donc par l’expo photos en partenariat avec le zoo de Vincennes (pas bien grande, mais en grande adoratrice de (presque) tous les animaux de la Terre, j’ai bien aimé), avant de s’orienter vers le Rock Art, un passage obligé pour moi chaque année. Si les œuvres des artistes ne sont pas toujours à mon goût, j’adore faire le tour complet et élire mes préférées. Cette année, ce sera celle du Mark Lanegan Band (et pas seulement parce que je suis fan, ce squelette monté sur un oiseau était extrêmement bien dessiné), suivie par celles de Kadavar (très représentative du groupe) et Hot Chip (pour le coup, aucune idée s’il y avait un rapport, mais ces petites grenouilles étaient adorables). Mention aussi pour la sombre et belle affiche de Ghost. On se restaure tranquillement (il n’y a personne sur les tables à cette heure-là) avant donc de repartir nous placer pour Rodrigo y Gabriela (premier rang à droite, comme précédemment). Je ne les ai jamais vus, mais depuis ce splendide Vamo’ Alla Flamenco de notre dernier Distant Worlds, c’est un genre musical qui me plaît beaucoup.

Le duo mexicain paraît bien seul sur l’immense Grande Scène, mais la technique remarquable des deux musiciens (et l’aide de dizaines de fans qu’ils feront monter avec eux au bout de quelques morceaux) suffiront à mettre l’ambiance. Je pensais qu’il y avait du chant, ce ne sera finalement le cas que grâce à un jam avec John Butler sur Happy de Pharrell Williams, que fidèle à ma réputation d’anti-mainstream, je n’ai d’ailleurs pas reconnu (mais cette réputation est injustifiée, je rappelle quand même que les Beatles, Green Day, No Doubt et Offspring figurent parmi mes groupes préférés). Si Gwladys apprécie le fait qu’il y ait enfin un chanteur sur scène, je n’accroche pas plus que ça, préférant le reste de ce set techniquement parfait : aucun musicien ce week-end n’a atteint le niveau de Rodrigo Sánchez et Gabriela Quintero. Chapeau bas !

Je peux maintenant attendre sereinement (enfin, en évitant de penser au set de FFS à la Cascade, dont nous entendons des échos, des titres du répertoire de Franz Ferdinand notamment) la venue de mes chouchous du jour, les Californiens de The Offspring. Fidèle à mon (autre) réputation de mécontente perpétuelle des setlists, j’ai pesté toute la semaine sur le set calibré festival que l’on n’allait pas manquer d’avoir. Pourtant, j’ai eu bien du mal à quitter ce premier rang quasi-parfait que nous avions pendant Ghost, de peur de ne pas le retrouver après (j’aurais été seule, je n’aurais sûrement pas lâché cette sacro-sainte barrière ;-)). Pourtant, je reconnais sans problème qu’Offspring sont loin de la perfection, tant vocalement que musicalement. Mais comme j’ai passé la moitié de ma vie à en être fan, que je vénère les textes de Dexter Holland, et que je trouve que Noodles est juste un des guitaristes les plus cools de la Terre, honnêtement, je m’en fous. Obligée de les voir pour la première fois en 2009 d’assez loin à ce même Rock en Seine pour cause d’une autre passion personnelle à la Cascade (The Horrors), je me rattrape cette fois-ci, même si ça ne valait quand même pas l’Ignition Show du Bataclan il y a trois ans. Au moins cette fois, je n’ai pas souffert de la chaleur. 


The Offspring entre en scène devant un parterre bondé : Pete Parada à la batterie, Todd Morse à ses côtés qui officie en tant que second ou troisième guitariste selon les morceaux, l’imperturbable bassiste Greg K. qui donne l’impression de ne jamais vieillir, Noodles qui arbore aujourd’hui un tee-shirt Dead Kennedys à mon plus grand bonheur, et Dexter Holland, dont les goûts vestimentaires sont comme toujours un peu spéciaux, voire douteux (veste bleu électrique et pantalon blanc, au moins on le voit de loin ça c’est sûr). Le groupe ouvre sur la récente You’re Gonna Go Far, Kid, le son est correct de mon point de vue pas  très objectif (Guillaume, lui, a trouvé qu’il y avait, comme pour Kasabian, beaucoup trop de basses). Dexter est vocalement en forme, j’en ai d’ailleurs été la première surprise, certaines vidéos récentes me faisant craindre le pire de ce côté-là, mais mon ordi a un son tellement pourri que ça ne devait pas être très représentatif. Si le poids des années est bien présent, cela n’empêche pas Noodles (et ses 52 printemps au compteur) de sauter partout comme un cabri, et d’envoyer joyeusement ses gobelets de bière dans le public. Je profite à fond d’All I Want, me doutant que ce sera le seul morceau extrait de mon album préféré, Ixnay on the Hombre ; le début de concert est objectivement très efficace entre tubes planétaires (Come Out and Play et son riff arabisant imparable, Gotta Get Away) et morceaux pêchus extraits du non moins légendaire Americana (Have You Ever et son pont exceptionnel, enchaîné comme sur disque à un Staring at the Sun impeccable). Pour moi chaque titre est un pur bonheur, sauf pour ma gorge qui me reprochera d’avoir tenté, comme souvent, de couvrir la sono sur les morceaux dont je connais les paroles par cœur (c’est-à-dire tous, à peu de choses près). On sent bien quand même que le public calme ses ardeurs sur des titres moins connus comme What Happened to You ? (que Gwladys adore), Slim Pickens (même si c’est un single du dernier album, et l’un de mes moments préférés de ce concert), ou encore la petite nouvelle Coming for You (qui pourtant envoie du bois, malgré un clair manque d’originalité). 

L’excellente Hit That, à tendance légèrement électronique, sera le dernier grand moment avant un coup de mou prévisible dû à l’enchaînement du faiblard Kristy, Are You Doing Okay ? (que Dexter commence seul en acoustique) avec Why Don’t You Get a Job ? (tubesque certes, mais trop calme et surtout trop entendue). La chanson-titre d’Americana, probablement un des morceaux les plus violents ce soir, relance une dernière fois la machine avant que le groupe passe en mode automatique de machine à singles : la très chiante Want You Bad, Pretty Fly évidemment, et pour conclure The Kids Aren’t Alright, que j’adore mais qui ne compensera pas le fait que le groupe n’a pas fait l’effort de jouer une ou deux raretés des premiers albums pour les fans purs et durs comme moi. Tant pis, le public lui a eu ce qu’il est venu chercher : un set orienté Smash-Americana. Et de mon côté, comme je ne les avais pas vus depuis trois ans, j’étais quand même super heureuse de hurler sur chaque morceau, aussi single soit-il ^^ Reste un court rappel de deux chansons, l’excellente (Can’t Get My) Head Around You étant suivie de Self-Esteem, définitivement trop entendue, mais classique en clôture. Le groupe semblait heureux d’être là, Dexter et Noodles étant même venus sur l’avancée profiter de la marée humaine qui les entourait, et semblant aussi potes qu’il y a trente ans (car oui, cela ne nous rajeunit pas, mais le groupe a déjà plus de trente années d’existence au compteur, et moi aussi d’ailleurs :D). Cela ne les empêchera cependant pas de raboter de dix bonnes minutes sur la case horaire prévue, déjà pas mirobolante (1h20). Mais comme nous avons eu le droit à 19 morceaux, soit exactement le même nombre que les dates en salle à Londres, on ne peut pas vraiment s’en plaindre… Allez, je prie pour un Ixnay on the Hombre tour en 2017 pour les 20 ans de l’album, et je garde quand même de jolis souvenirs plein la tête d’un concert qui sera pour moi (très subjectivement, bien sûr) l’un des meilleurs de ce cru 2015 de Rock en Seine !

Arrive le moment de décider si on reste ou pas pour Kasabian. Je suis rincée, mais j’aime beaucoup quelques morceaux comme Shoot the Runner ou Empire, et je suis curieuse de voir sur scène ce groupe, dont mon amie Priscillia est fan. Comme personne n’est contre, on va donc rester voir la bande de Tom Meighan et Serge Pizzorno. Nous avons un fan inhabituel comme voisin, un petit ours en peluche dont nous avons d’ailleurs également remarqué la présence dans une des vidéos de Ghost tournées par Gwladys. La fatigue n’aidant pas, j’ai beaucoup de mal au départ à supporter un son définitivement pourri à notre place, et qui ne s’améliorera guère par la suite. Shoot the Runner, balancée en début de set, est limite reconnaissable, et l’attitude habituelle de branleur de première de Tom Meighan ne m’aide pas vraiment à rentrer dans le truc. Reste Serge Pizzorno, qui fait le show dans sa tenue de squelette, démontrant d’entrée par un saut impressionnant que l’escalier pour lui, ce n’est pas indispensable. Le monsieur ne carbure définitivement pas à l’eau, ni même à quoi que ce soit d’autre de licite probablement, et faire le show pour lui ne consiste pas vraiment à s’emparer de son instrument de prédilection, ce qu’il ne fera que de temps à autre, quand il y pense. Mais le gars est tellement barré (et accessoirement fort bien fait de sa personne) qu’on lui pardonne volontiers.

Du côté du son, je tente les bouchons, les retire car ça n’aide pas, regrette que les cuivres présents soient à peine audibles, à part sur un joli extrait du thème du Parrain, et je vois arriver avec soulagement la calme reprise des Doors, People Are Strange, qui me permet d’enfin profiter d’un son correct, et aussi de m’apercevoir que Meighan a une jolie voix, chose qu’il m’était honnêtement  impossible de déceler au milieu de l’amas de basses. Le concert repart ensuite de plus belle en mode bien plus électronique que rock, mais vu l’heure, ce n’est finalement pas si gênant. Guillaume pour sa part a beaucoup aimé. Le gimmick d’Empire me restera en tête plusieurs jours.

Le rappel sera conséquent, quatre titres, avec un featuring marquant de l’étrange Noel Fielding sur Vlad the Impaler. Logiquement venu défendre son dernier album en date, 48 :13, comme en témoigne le fond de scène, les Anglais n’en joueront pourtant que quatre extraits, et nous gratifieront d’une jolie reprise du Praise You de Fatboy Slim, Serge et Tom allant s’asseoir dans l’escalier pour l’occasion, et paraissant, comme Dexter et Noodles précédemment, très complices, ce qui fait toujours plaisir à voir. D’autant que lorsqu’il sourit de manière sincère, Tom Meighan (qui cela dit en passant commence à fortement ressembler à Ringo Starr) paraît plus attachant. On conclut sur L.S.F., il est temps pour nous de rentrer. C’était la première fois que je faisais à la fois l’ouverture et la clôture d’un même jour, et comme en plus nous avons eu un problème dans le tramway, cela faisait une sacrée journée (partis à 13h, revenus à 2h du matin). Et moi je dois tenir encore deux autres jours ! Cela dit, aucun regret : un vendredi splendide qui, alléchant sur le papier, aura tenu toutes ses promesses. Et Guillaume aura enfin vu Offspring en concert, depuis le temps que je l’embête avec ça. Et il a bien aimé, même s’il a (sans trop de surprise d’ailleurs) préféré les autres artistes de ce vendredi. À demain pour de nouvelles aventures clodoaldiennes (ce mot me fait rire, il faut forcément que je le case ;-)) ! »

 


Rock en Seine est un festival de rock qui a lieu dans le parc de Saint-Cloud aux portes de Paris, au cœur de jardins historiques dessinés par Le Nôtre. 2015 : le festival accueille 120 000 spectateurs.
Kasabian est un groupe britannique de rock indépendant formé en 1997 à Countesthorpe, près de Leicester. Mené par le chanteur Tom Meighan et le guitariste Sergio Pizzorno, le désormais quatuor connaît un succès international depuis la sortie de leur premier album studio. Longtemps considérés comme les successeurs d'Oasis et souvent comparés au groupe de Manchester pour leur musique et leur arrogance, ils se sont aujourd'hui écarté de la musique de leurs ainés et sont désormais considérés comme l'avenir de la britpop.
 
(www.kasabian.co.uk/)
(https://www.facebook.com/kasabian/)
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The Offspring est un groupe de punk rock américain formé en 1984 à Huntington Beach, en Californie, par Dexter Holland et Greg Kriesel (Greg K). The Offspring a été considéré par la presse comme incarnant le renouveau du punk rock aux États-Unis dans le milieu des années 1990.

(http://offspring.com/
(https://www.facebook.com/Offspring
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Rodrigo y Gabriela (souvent abrégé « Rod y Gab ») est un groupe de musique originaire de Mexico. 

(http://www.rodgab.com/)
(https://www.facebook.com/rodgab/)
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Ghost est un groupe suédois de Doom metal aux sonorités Hard_rock 70's formé en 20081 à Linköping. Le principe du groupe repose sur l'univers qu'ont créé les Suédois : un Pape sataniste, appelé Papa Emeritus, épaulé par ses disciples les plus fidèles, les Goules Sans Nom, cherchent à répandre leur foi hérétique à travers le monde en convertissant les foules. Cette thématique amène le groupe à être spectaculaire lors des concerts, que ce soit par les tenues des membres ou par la mise en scène et les décors, tous rappelant un monde sataniste mais également ecclésiastique. Les membres du groupes sont de surcroît dans l'anonymat total, ne révélant ni leurs visages ni leurs noms.


Kasabian (2004)
Empire (2006)
West Ryder Pauper Lunatic Asylum (2009)
Velociraptor! (2011)
48:13 (2014)




 
The Offspring (1989)
Ignition (1992)
Smash (1994)
Ixnay on the Hombre (1997)
Americana (1998)
Conspiracy of One (2000)
Splinter (2003)
Rise and Fall, Rage and Grace (2008)
Days Go By (2012)




Foc (2001)
re-Foc (2002)
Rodrigo y Gabriela (2006)
11:11 (2009)
Area 52 (2012)
9 Dead Alive (2014)

 


 
 Opus Eponymous (2010)
Infestissumam (2013)
Meliora (2015)


KASABIAN

Tom Meighan – lead vocals, tambourine (live) (1997–present)
Sergio Pizzorno – guitar, backing vocals, occasional lead vocals, keyboards & electronic programming (1997–present)
Chris Edwards – bass, guitar (1997–present)
Ian Matthews – drums (2004–present)

  Touring members

Ben Kealey – keyboard (2006–present)
Gary Alesbrook – trumpet (2006–present)
Tim Carter – guitar (2013–present)


THE OFFSPRING

Dexter Holland – lead guitar (1984-1985); lead vocals, guitar, piano (1984–present)
Greg K. – bass guitar, backing vocals (1984–present)
Noodles – lead guitar, backing vocals (1985–present)
Pete Parada – drums, percussion (2007–present)



RODRIGO Y GABRIELA

Rodrigo Sánchez – acoustic guitar, cymbals, hi-hats, shakers (2000–present)
 Gabriela Quintero – acoustic guitar (2000–present)



GHOST

Papa Emeritus II – vocals (2015–present)
Nameless Ghouls – all instrumentalists:

Lead guitarist (Alchemy fire)
Bassist (Alchemy water)
Keyboardist (Alchemy air)
Drummer Alchemy earth)
Rhythm guitarist (Aether )

THE SETLIST
KASABIAN

Bumblebeee (48:13 – 2014)
Shoot the Runner (Empire – 2006)
Eez-Eh (48:13 – 2014)
Underdog (West Ryder Pauper Lunatic Asylum – 2009)
Days Are Forgotten (Velociraptor! – 2011)
Club Foot (Kasabian – 2004)
Re‐Wired (Velociraptor! – 2011)
Thick as Thieves (West Ryder Pauper Lunatic Asylum – 2009)
People Are Strange (The Doors cover - 1967)
Treat (48:13 – 2014)
Switchblade Smiles (Velociraptor! – 2011)
Pinch Roller (Kasabian – 2004)
Empire (Empire – 2006)
Fire (West Ryder Pauper Lunatic Asylum – 2009)

Encore


Stevie (48:13 – 2014)
Vlad the Impaler (West Ryder Pauper Lunatic Asylum – 2009)
Praise You (Fatboy Slim cover - 1998)
L.S.F. (Lost Souls Forever) (Kasabian – 2004)



Time Set: 1h28

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The Setlist
THE OFFSPRING

You're Gonna Go Far, Kid (Rise and Fall, Rage and Grace - 2008)
All I Want (Ixnay on the Hombre - 1997)
Come Out and Play (Smash - 1994)
What Happened to You? (Smash - 1994)
Coming for You (Single - 2015)
Have You Ever (Americana - 1998)
Staring at the Sun (Americana - 1998)
Slim Pickens Does the Right Thing and Rides the Bomb to Hell (Days Go By - 2014)
Bad Habit (Smash -1994)
Gotta Get Away (Smash - 1994)
Hit That (Splinter -2003)
Kristy, Are You Doing Okay? (Rise and Fall, Rage and Grace -2008)
Why Don't You Get a Job? (Americana -1998)
Americana (Americana -1998)
Want You Bad (Conspiracy of One - 2000)
Pretty Fly (For a White Guy) (Americana - 1998)
The Kids Aren't Alright (Americana -1998)

Encore

(Can't Get My) Head Around You (Splinter - 2003)
Self Esteem (Smash - 1994)



Time Set: 1h08

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The Setlist
 RODRIGO Y GABRIELA

Diablo Rojo (With Ride the Lightning outro) (Rodrigo y Gabriela - 2006)
Stairway to Heaven (Led Zeppelin cover - 1971 ) (Rodrigo y Gabriela - 2006)
Diablo Rojo (Rodrigo y Gabriela - 2006)
Orion (Metallica cover - 1986) (Rodrigo y Gabriela - 2006)
Battery (Metallica cover- 1986)
Gabriela Solo
Happy (Pharrell Williams cover - 2014) (with John Butler)
Rodrigo Solo
The Soundmaker (9 Dead Alive - 2014)
Tamacun (Rodrigo y Gabriela - 2006)



Time Set : 0h55


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The Setlist
GHOST

From the Pinnacle to the Pit (Meliora - 2015)
Ritual (Opus Eponymous - 2010)
Year Zero (Infestissumam - 2013)
Majesty (Meliora - 2015)
Cirice (Meliora - 2015)
Absolution (Meliora - 2015)
If You Have Ghosts (Roky Erickson cover) (1st EP - 2013)
Monstrance Clock (Infestissumam - 2013)




Time Set: 0h45 




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