

Première Partie : Makali


C'est bien installés et enfin réchauffés que nous attendons la venue de la première partie, du nom de Makali. Bon moi je pensais très basiquement (ben oui, j'ai un esprit basique parfois) que c'était le nom d'un artiste ou d'un groupe Africain. Tout faux. Makali, c'est un groupe français composé de deux jeunes femmes (clarinette / chant et violoncelle), ainsi que de 4 garçons. Une musique bien rythmée, avec des parfums de reggae, un guitariste vraiment performant, des compos agréables qui sonnent bien et surtout pas variétés. Les deux jeunes femmes jouent pieds nus, original vu le froid de canard qu'il fait. A noter un son quasi parfait qui pourrait faire pâlir d'envie pas mal de salles parisiennes.
Après cette belle entrée en matière, on jette un coup d'œil derrière nous : un peu plus de monde qu'au début du set de Makali (nous devions être une grosse vingtaine), il y a maintenant une petite soixantaine de personnes, c’est toujours un peu triste pour l'artiste qui va se présenter sur scène. Il doit être au bas mot 22h15 lorsque Barbara Carlotti et ses musiciens prennent possession de la scène de l'Ouvre Boite, elle toujours très sensuelle et très classe. Le concert commence comme d'habitude par Les Femmes En Zibeline, parfaite introduction à l'univers de Barbara Carlotti. La voix est toujours aussi fluide et juste, avec cette chaleur que j'apprécie particulièrement. Sur un petit pupitre placé devant elle, un boitier Roland qui lui sert à lancer des samples en introduction ou en fin de chaque chanson. Je me laisse séduire par le Chant Des Sirènes (ou pour moi, le chant de la sirène qui se trouve en face de moi), Tunis comme d'habitude me remplit de nostalgie, les musiciens sont sobres autour de Barbara, laissant à sa voix le soin de nous charmer. Une première pour moi avec une reprise des Pretty Things, Loneliest Person figurant sur, comme nous l'annonce Barbara, le premier opéra rock du nom de « SF Sorrow ». Car il y a beaucoup d'influences sixties chez elle, de la belle pop comme on savait la faire alors. Peu à peu, le dialogue s'établit entre elle et nous, par petites touches, sans brusquer l'audience, en douceur.


Le rappel apporte son lot de curiosités avec tout d'abord Les Italiens, puis Baby Love, la reprise des Supremes. Mais le moment de grâce du spectacle va arriver : Barbara et son groupe

Fin du concert cette fois ci, je retourne au bord de la scène récupérer la set list, puis je reviens au fond de la salle où JP et Monique se font autographier le dernier CD de Barbara, « l'Idéal ». Et c'est avec la même gentillesse qu'elle me signera la set list, avec une petit mot joint. Une soirée qui se termine de la plus belle des manières, c'est véritablement agréable de pouvoir être au contact d'artistes qui me sont personnellement précieux, comme l'est Barbara Carlotti. Unique et sensuelle, captivante et talentueuse, c'est quelque part mon jardin secret musical, que j'ai partagé cette fois avec mes amis Jean Pierre et Monique. Je ne pourrai malheureusement pas aller la voir au Théâtre Mouffetard dans quelques jours, mais je compte bien la revoir en 2009, quelque part toujours amoureux d'elle et de sa musique. »







