



+ SEASICK TEVE + THE VIRGINS + WILD BEATS + ZAK


Un petit verre de vin blanc pour se mettre en condition, pendant qu'un tout jeune garçon (à vrai dire au début j'hésitais entre un garçon et une fille) cheveux mi-longs, casquette à la Renaud nous interprète des chansons à la guitare, seul devant le rideau rouge tiré. Le jeune ZAK jouera ainsi une bonne vingtaine de minutes devant quelques dizaines de spectateurs. Ok, le môme est talentueux mais bon... musicalement, ce n'est pas terrible.
Le premier groupe à se présenter sur scène, ce sont les Wild Beats, dont Delphine m'a dit du bien quelques heures plus tôt. Je suis irrité tout de suite par la voix du chanteur, qui, pour le premier morceau, est au piano. Je sens que je ne vais pas trop apprécier, car ce genre de voix me hérisse au lieu de me fasciner. La musique est un melting pot de tout ce qui marche

Première courte attente, avant que The Virgins fassent leur apparition. La Cigale est maintenant un peu plus remplie, et l'on sent bien que pas mal de jeunes attendent les New Yorkais de pied ferme. Moi, j'avoue que j'ai acheté leur album un peu vite, ce n’est pas franchement mauvais non, mais sans grande personnalité je trouve. C’est surtout une musique qui ne me convient pas trop. Par contre, je suis assez surpris par le début du show, bien rock contrairement au disque : je ne trouve cela pas trop mal, un chanteur qui bouge bien avec une voix me rappelant celle de Johnny Borrell, de bons musiciens, une salle qui répond présent, pas mal. Mais je déchante vers la fin du concert, car on s'oriente vers une musique de plus en plus funk qui me déplaît. Un concert qui finit avec une version de Rich Girl moyenne ponctuée par un slam du chanteur. Bon, je ne pense pas retourner les voir s’ils font une tournée.
Un nouveau verre de vin blanc pour rester tout de même optimiste (mais je ne m'ennuie pas avec mes charmantes compagnes féminines). Et puis le rideau s'ouvre sur le troisième groupe, un nom que je n'avais même pas retenu, et qui restera pour moi la surprise et la sensation de cette soirée. Le rideau s'ouvre donc, laissant place sur la gauche à une estrade surmontée d'une batterie, et sur la droite, une seconde estrade avec une chaise, un ampli posé sur une autre chaise et dirigé vers la première (chaise) et ...SEASICK STEVE !!!! Un bluesman !!! Je vous brosse le tabeau du personnage : un salopette bleue élimée, des bras bardés de tatouages, une casquette John Deer (célèbre marque de tracteurs américains), un visage buriné mangé par une longue barbe au dessus de laquelle on aperçoit un visage malicieux et

Je m'arme de patience, car c'est maintenant au tour de Soko de faire son apparition. L'ayant déjà vu une fois (mais impossible de me souvenir où et quand), je me rappelle tout de même que je m'étais gravement emmerdé. Et ce soir, on ne dérogera pas à la règle. La chanson minimaliste et naïve, c'est bien quand il y a de l'émotion ou quelque chose qui vous touche... mais là, rien du tout, et en plus, sa voix m'irrite gravement. Et tout cela, malgré le fait qu’elle soit accompagnée de musiciens. Absence de talent, pour moi.
Retour de Zak, le petit jeune de Clermont Ferrand pour une dizaines de minutes de spectacle, puis il laisse maintenant la place à Friendly Fires. Il me semble que j'avais écouté sur Myspace et que je n'avais pas trouvé cela terrible du tout. Mais pour juger il faut écouter, et surtout voir. Eh bien, j'ai été assez séduit, je dois le dire. Des rythmes qui ne sont pas loin de me faire penser à !!! (le coté trance et les guitares hallucinées en moins), un chanteur particulièrement agité, même si sa manière de remuer les fesses semble assez équivoque. Ramassé et compact, le set du groupe va séduire une bonne partie de La Cigale, mettre le feu aux premiers rangs, et comme c'est maintenant l'habitude, se conclura par un ultime stage diving du chanteur.
Me voilà bien en forme pour ce qui devrait être le summum de la soirée, Foals et son leader allumé, Yannis Philippakis. Dès l'entrée du groupe sur scène, je me sens gêné, voire trahi. Yannis, le micro à la main, le projette de toute ses forces par terre, le groupe n'a pas encore joué une note. L'excès, je n'aime pas. Attention ce que je n'aime pas, c'est l'excès prévisible. Foals avaient produit un concert fabuleux à la Maroquinerie il y a à peine dix mois, c'est devenu un groupe qui doit faire du sensationnel au détriment de la musique. Alors il faut que Yannis grimpe au balcon, qu'il se jette du balcon, qu'il fracasse une autre fois son micro, qu'il se jette violemment dans la foule. Pas naturel tout cela, la prochaine fois que fera-t-il de plus ? Se blesser sur scène ? Et la musique ? Au second plan, et c'est tout juste si j'ai reconnu Cassius. Et je me suis senti étranger à tout ce cirque. Plus le concert évoluait, moins je ne me sentais bien. Je suis resté silencieux après le concert, quittant mes amies avec un sentiment d’incompréhension. Oh, bien sûr, la grande majorité du public a aimé, mais moi quand j'ai repris ma voiture, j'ai eu un sentiment de tristesse, un coup de blues énorme qui m'est tombé dessus...


(http://www.myspace.com/mysoko)
Friendly Fires est un trio qui vient de San Albans, au nord de Londres, qui se réclame du post-punk et de la dance music. Ils tirent leur nom d'une chanson de Section 25, groupe historique du label Factory (Joy Division, A Certain Ratio, Happy Mondays) et acteur du mouvement post-punk/electro dans les années 1980. Après le succès de ses singles "Cross the line", "Paris" et "On board", le groupe a sorti son premier album, Friendly Fires, en été 2008. On retrouve aussi tous les éléments de la brit pop dans la lignée de The Klaxons ou Hot Chip.
(http://www.myspace.com/friendlyfires)

Foals est un groupe de dance-punk nous venant tout droit d'Oxford. Après quelques démos et un passage au festival SXSW d'Austin au Texas, leur premier album "Antidotes" devrait sortir d'ici la fin du mois de Mars 2008. Enfants surdoués du math rock, ils assurent avec chic la relève de The Rapture ou de Battles.
(http://www.myspace.com/foals)

(http://www.myspace.com/thevirginsnyc)
(http://www.myspace.com/wildbeasts)



Ed Macfarlane: Vocal
Jack Savidge : Bass
Edd Gibson : Guitar
+
Rob Lee : Drums
Jack Savidge : Bass
Edd Gibson : Guitar
+
Rob Lee : Drums


Yannis Philippakis
Jack Bevan
Jimmy Smith
Edwin Congreave
Walter Gervers
Soko - I will never love you more
Friendly Fires - "Paris"
Foals - Balloons
Foals - Cassius
Foals - Hummer

