

Première Partie : Phoebe Killdeer & The Short Straws

21h00, c'est le moment pour la première partie de faire son apparition. Il s'agit de Phoebe Killdeer & The Short Straws, cette artiste ne m'est pas inconnue, je l'avais déjà vue avec Nouvelle Vague lors de leur concert à la Cigale, et j'avais d'ailleurs été impressionné par son interprétation de Bela Lugosi's Dead. Ce que je ne savais pas, c'est que Phoebe était Australienne, curieux qu'une artiste étrangère vienne éclore dans nos contrées. L'entrée sur scène donne le ton, ce sera dark ce soir. Le premier morceau commence dans un noir presque absolu, une sorte de lampe tempête rouge éclaire une partie de son corps, l'atmosphère est bizarre, très loin de Nouvelle Vague et de ses rythmes chaloupés, Phoebe fait étrangement penser à une Vampirella du rock (en plus jolie). Le son est parfait, et c'est véritablement une constante ici, beaucoup de salles parisiennes devrait en prendre de la graine. A ses côtés, un guitariste que j'ai trouvé vraiment très bon, sosie presque parfait de Phil Lynott, extrêmement juste et inspiré. Phobe est habité par son interprétation, il y a un côté gothique bien sûr, mais j'ai trouvé pas mal de similitudes avec des groupes comme The Kills ou même The Cramps !! Rock'n'roll donc ! Ce set de 35 / 40 minutes aura été pour moi une excellente surprise, tant par la variété des compositions, qui ne se cantonnent pas dans un seul genre, que par l'interprétation parfois théâtrale mais toujours juste de Phobe Killdeer. C'est dit, j'irai acheter son album la semaine prochaine.
Sabine, qui s'était reculée à cause du son qu'elle trouvait fort revient me voir, elle a apprécié a priori. Les gens désertent la salle pour aller boire une bière dans la pièce jouxtant celle des concerts. Moi je reste là, de peur de perdre ma place devant, j'ai pris deux ou trois photos de la première partie mais elles ne sont pas terribles. Il faut que je fasse des progrès ! Sur scène, tout est prêt maintenant, les spectateurs investissent de nouveau la salle, et les lumières s'éteignent quelques minutes après.
Brisa Roche apparait, un pantalon noir recouvrant entièrement ses chaussures, le band l'accompagnant (le même qu'a la Maroquinerie) est lui tout de blanc vêtu, la très jolie Lena Deluxe est cette fois en arrière du groupe, dommage car elle contribue grandement à la bonne marche du groupe. Le premier morceau est toujours High, psychédélisme mi-tempo pour se mettre dans l'ambiance, le son est parfait et je trouve que Brisa a la voix plus assurée qu'il y a quelques mois. Ce soir la set list n'est guère différente de celle la Maro, quelques petits changements avec l'ajout de Mystery Man, l’un de mes morceaux préférés du premier album dont elle ne jouera d’ailleurs qu’un seul autre morceau, Sugarfight. Whistle est interprété très tôt dans le concert, mais je sais qu'elle le rejouera lors des rappels. Moins de discours de la part de la jeune femme ce soir, est-ce à cause du public qui semble plus réservé ? C'est vrai que j'ai constaté que le public "non parisien" semblait moins démonstratif, ce qui ne veut pas dire moins connaisseur. Non, c'est juste un public foncièrement moins rock'n'roll, moins expansif même s’il apprécie le concert. Moi, je me débats avec mon appareil photo, ce n'est pas ce soir que je ferais concurrence à Robert Gil !!
Le set continue toujours axé sur les morceaux de l'album « Takes », à noter une version sensiblement différente de Heavy Dreaming : l'orchestration ce soir est différente, avec un tempo plus lent et langoureux. Sinon, c’est toujours le très beau et nostalgique The Drum, sur lequel Lena viendra prêter sa voix à celle de Brisa, l’un de mes morceaux préféré. Pour le final c'est encore avec Ali Baba que le show se termine, une suite assez psychédélique, la boucle est bouclée, Brisa se retire laissant les musiciens finir seuls (elle aura du mal d'ailleurs à trouver la sortie à travers le lourd rideau noir derrière la scène). Court rappel avec bien sur une seconde version de Whistle que tout le public essaiera de siffler en chœur. Et après les remerciement d'usages (l'équipe technique etc.. ), Brisa quitte définitivement la scène au bout d'environ 75 minutes.
Sabine me rejoint avec un large sourire, elle a aimé. Pour ma part, c'était un bon concert, peut-être trop similaire à celui de la Maroquinerie, mais j'ai bien aimé et c'était un plaisir de retrouver l'EMB. Pas de stand de Merchandising, je repars directement dans le parking pour retrouver ma voiture, 5 minutes plus tard, j'étais rentré à la maison !
Pour ceux que cela intéresse, il y aura une superbe soirée "garage" à l'EMB le 25 avril avec en tête d'affiche The Bellrays et surtout les Gore Gore Girls, quatuor féminin américain rock garage sixties garanti !!! (Je ne pourrais y être pour cause de concert de Danko Jones à la Maroquinerie). »

Née en Californie, la chanteuse vit aujourd'hui en grande partie à Paris. Brisa Roché a commencé sa carrière musicale en chantant dans les clubs jazz de la ville, aujourd'hui elle fait de la pop-rock entre PJ Harvey et Bjork.




Brisa Roché - Mystery Man

Brisa Roché - Whistle
Live la Rotonde du Botanique à Bruxelles le 12 mars 2008

