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vendredi 8 mars 2013

BJÖRK ~ Le Zenith. Paris.






~ BIOFILIA TOUR 2013  ~
*** CONCERT #6th/6 ***
 -- The closing show of the 6-date 2013 Paris residency (February 21st to March 8th) --
- The concert featured a rare performance of "Unravel" -


Support Act : LEILA ARAB
 

Ce qu’en a pensé Babeth :


« PORTE G – Björk.
BIOPHILIA : projet musical, culturel, transversal,  avec des jeunes et où… Apple n'est jamais loin !
Je ne voulais pas écrire sur ce concert, et puis… encore une fois, des liens existent, se tissent, s'entremêlent, entre les évènements.
À l'occasion d'un concours d'écriture, j'ai croisé la route d'Arvo Pärt, estonien, musicien contemporain, aussitôt entré dans mon oreille et dans mon périmètre musical, Arvo Pärt et Björk, une rencontre.
Islande, dans mon rêve, un voyage programmé, retardé, provisoirement reporté, objet de mes désirs qui me pousse à continuer. Le feu, la glace, les volcans, les geysers…
Une pile énorme de catalogues, de bouquins sur ce petit caillou à l'échelle du monde perdu dans les brumes nordiques loin de tout, occupe mes étagères. Fascination relativement ancienne.
Simultanément, j'ai également attaqué la lecture du dernier opus d' Arnaldur Indridason, enfin Erlendur est de retour…
Cernée par une ile ! je suis cernée par une île ! je vis en plein oxymore !
L'Islande est venue à moi.
Les Inrockuptibles n° 300, le seul numéro en ma possession de ce magazine que je n'achète jamais : un "spécial Björk" 1999 ? Première vraie rencontre. Une espèce de passion qui nait avec Vespertine.
Björk, rare, unique, rugueuse, volcanique, sincère, vraie, vivante, réelle, inventive, décalée et tellement normale.
Björk et son Islande, la nature, sa famille.
Serait-elle Björk si elle était née ailleurs qu'à Reykjavik ? Besoin d'évasion par les sens, par les sons, par les mots. Que de talents au kilomètre carré ! Échapper à ce petit territoire aux maisons colorées, à la population clairsemée, dominée par la mer, le froid, la glace, l'hiver quasi éternel, l'ennui, la solitude, les volcans et leur menace permanente.
L'évasion pour horizon.

La création pour survivre.
L'imagination comme atout.
Björk que je rejoins pour certaines de ses escales, avant d'accoster sur d'autres rives.
Björk jamais loin de mon univers. 
Œuvre protéiforme, grandiose, inclassable, artiste contemporaine, tout sauf de variété, lorsque l'on mesure l'étendue de son œuvre, ses projets, ses recherches, jusque dans la construction d'instruments,
Björk toujours à la recherche de… quel bonheur, quelle richesse de pouvoir l'approcher ne serait-ce que pour un soir !
Garder le mystère, ne pas tout décortiquer, ne pas tout disséquer, se laisser emporter par le plaisir, par l'émotion, par le respect par cette voix si rocailleuse et si chaude en même temps, ce regard omniprésent.
Se laisser emporter par cette présence quasi céleste !
Björk, vue et revue dans "Dancer in the dark". Comédienne magique.
Quelques disques, surtout Vespertine toujours d'actualité, à écouter, quand le vent souffle dans les branches, quand le bateau tangue, que la côte de l'Islande s'éloigne de mon horizon.
Hidden Place par dessus tout.
Et puis, le temps passe… et Björk revient et je suis là.
Rien écouté avant, me laisser la magie de la découverte de BIOPHILIA en live…
Biophilia et les labos organisés avec des enfants de 10 à 12 ans
Train, métro : deux changements, quelques gouttes de pluie, temps doux, le Zénith est complet. Porte G.


Suspendus au dernier rang, devant un rideau noir surplombant un vide vertigineux juste derrière mes épaules, qui me créera un malaise pendant tout le spectacle. Configuration exceptionnelle de la salle, immense scène centrale comme pour un match de boxe. Du coup, nous sommes en lévitation, sur ce qui d'ordinaire est la scène. Curieuse impression.
Public acquis, tous les âges, tous les sexes, ethniquement majoritairement "race européenne" ! beaucoup d'étrangers, de buveurs de bière en toute quiétude.
Quelle tenue ?  surprise !
Une robe noire pour le cirque en chantier de l'ile Seguin, ce soir, elle arborera avec élégance et légèreté une robe courte, blanc de nacre, lumineuse, sage et décalée, entre coquille Saint-Jacques et décor d'Alien, notre princesse Leïla, perruque à la Tina Turner qui se serait coincée dans une soufflerie et qui lui dévore le visage. Maquillage bleu profond. Décolleté sage.
Ondine sortant de l'eau, voguant dans un monde onirique, chaotique, poétique, cosmique. Les elfes ne sont pas loin.
Jambes fines dans un simple collant lamé, attaches fines, sourire mutin, éternelle jeunesse, avançant, sans trêve, sur la scène, arpentant l'espace sans fin, sans se lasser avec obstination, avec légèreté, survolant le lieu.

 
Rythme du temps
Rythme du vent
Rythme des sens

Elle égrène ses mots qui explosent en corolles multicolores, en gerbes de sons métalliques, métaphoriques, magnétiques avec une pointe d'érotisme, d'ésotérisme et d'exotisme.

Pour l'accompagner, 16 jeunes elfes (je n'aime pas ce masculin qui contrarie mon propos), toutes les cheveux longs qui dans une mise en scène, millimétrée au cordeau, l'accompagneront jusqu’à la dernière seconde.
1h45 de spectacle, sans trêve, juste le noir dans la salle entre chaque chanson et un "merci beaucoup", peu d'autres mots que des mercis et encore des mercis, pour ce dernier spectacle à Paris.
Trois musiciens qui font tout le reste, batterie, instruments improbables et célèbres résultats de recherches incessantes sur les sons, dont le "gameleste", le "thunderbolt", le "pendulum"… des sons puissants, aigrelets, qui nous entraînent vers le Japon, le gamelan, si lancinant d' Indonésie que j'aime tant et Apple pour ordonner le tout !
Hier, aujourd'hui et demain pour musique ! qu'ajouter ?
Sagesse, vibration, tous ces sons qui se mêlent si bien au timbre rocailleux, profond, clair et déterminé de sa voix.
La démesure calculée, organisée.
Ses bottines en lamé brillent et ponctuent les textes, pas une seconde d'inaction, les petites bottines doivent suivre ses pas, encore et encore, ponctuer le texte…
Pendant ce temps, les écrans, au-dessus de la scène, diffusent des images de la vie, fonds sous-marins, ADN ou peu s'en faut ! voyage dans l'univers. 
Sans jamais forcer sa voix, Björk remplit l'espace et encore plus que cela remplit nos cœurs, malgré la complexité des sons, leur extrême originalité, le concert passera comme un météore, à une vitesse folle, et beaucoup trop rapidement à mon gout.
Cette femme est un OVNI mais quel ovni.
Elle est ébouriffante, je suis ébouriffée ! 


Set-list idéale et les petits plus, excepté Biophilia que sont  :

* Pagan poetry (I love him scandé comme une obsession)
* ONE DAY (au texte si fort)



 One day, it will happen

One day, it will all come true

One day, when you’re ready

One day, when you’re up to it
The atmosphere will get lighter

and two suns ready to shine just for you

I can feel it !
One day, it will happen

One day, it will all make sense

One day, you will blossom

One day, when you’re ready
An aeroplane will curve gracefully
around the volcano with the eruption

that never lets you down

I can feel it !
And the beautifullest fireworks

are burning in the sky just for you

I can feel it !
One day, One day

Le concert est terminé, déjà les vidéos envahissent le web, déjà les souvenirs.
Ce ne sera pas demain, mais mon rêve est maintenant de la rencontrer là-bas sur son ile.
Quoi de plus doux qu'un rêve pour s'endormir des sons pleins la tête. »



photos de Christophe Cornu & THEfunkyman
http://www.bjork.fr/

Björk Guðmundsdóttir ([ˈpjœr̥k ˈkvʏðmʏntsˌtoʊhtɪr]) est une musicienne, chanteuse, compositrice et actrice islandaise,de Reykjavík. Il est difficile de la faire entrer dans une catégorie musicale précise : électro-pop, pop underground, pop expérimentale, trip-hop ou indépendant sont autant de qualificatifs qui peuvent lui être attribués. Elle-même considère son style profondément ancré dans la pop, même si elle a su en repousser les limites et y intégrer de nombreuses influences, dont le punk de ses débuts ou encore le jazz.





Björk (1977)
Debut (1993)
Post (1995)
Telegram (1996) - Remixes
Homogenic (1997)
Selmasongs (2000) - OST film Dancer in the dark
Vespertine (2001)
Medúlla (2004)
Drawing Restraint 9 (2005) - OST
Volta (2007)
Biophilia (2011)
Bastards (2012) - Remixes





Björk: vocal & söngvari
Matt Robertson : electronics, programming, keyboards, iPads & synthesizers
Manu Delago: hang drum, marimbas, percussion,  midi gamelan-celesta hybrid
Jónas Sen : midi-controlled pipe organ, harpsichord, organ & keyboards
Icelandic choir: Graduale Nobili - 20 members choir
Various custom built remote controlled instruments (Tesla Coils discharging - Four 11-stringed pendulums)
 David Attenborough: announcements (pre-recorded) 
 Animations by Stephen Malinowski


The Setlist
BJÖRK 

Óskasteinn (Graduale Nobili Intro)(Traditional Hungarian song)
Thunderbolt (Biophilia - 2011)
Moon (Biophilia - 2011)
Crystalline (Biophilia - 2011)
Hollow (Biophilia - 2011) Dark Matter (Biophilia - 2011)
 Unravel  (Homogenic - 1977)
Mouth's Cradle (Medúlla - 2004)
Virus (Biophilia - 2011)
Sacrifice (Biophilia - 2011)
Vertebræ by Vertebræ (Volta - 2007)
Where Is the Line? (Medúlla - 2004) Pagan Poetry (Vespertine - 2001)
Mutual Core (Biophilia - 2011)
Cosmogony (Biophilia - 2011)
Solstice (Biophilia - 2011)

Encore
 
One Day (Debut - 1993)
Band introductions
Náttúra (Biophilia - 2011)
Declare Independence (Volta - 2007)

 

La durée du concert : 1h43

mercredi 31 octobre 2007

STEPHAN EICHER & BAND ~ L'Olympia. Paris.












Support Act : Finn

Ce qu’en a pensé Babeth :

« Voilà, je plonge pour une première rubrique et peut-être la dernière...
« Stephan Eicher » :  2 mots et tout est déjà dit ! Oui, enfin pas tout à fait.

Une nouvelle fois, après avoir attendu de longues années, voici notre dandy (n’ayons pas peur des mots) de retour et bonheur suprême à L’Olympia. Un Stefan Eicher en pleine maturité ! Encore meilleur, encore plus performant.

L’essentiel ayant déjà été dit sur ce concert, j’ajouterai simplement que dès le début du concert j’ai été emportée et enjôlée par son élégance, par un décor minimaliste mais magnétique et puis les musiciens, des instruments de musique improbables, et surtout une lumière qui transcendait magnifiquement sa présence. L'essentiel pour un effet maximum.

Et puis, surtout, un contraste extraordinaire entre le CD, (que j'écoutais depuis le jour de sa sortie) et pour lequel  j’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dedans complètement, à part, "RENDEZ-VOUS", la sublime chanson de Raphaël, dont je suis fan absolue depuis les premières heures (mais ceci est un autre chapitre), et subitement, en live, la révélation, l’impression de connaître ELDORADO depuis toujours. En fait la magie avait opéré. 

Sur un petit carnet j’ai griffonné 2 mots, pour ne pas les oublier : « FLAMBOYANT & LUMINEUX" et je lui ai mis 19/20 jusqu’à la dernière chanson ou le concert s’est terminé un peu vite, me laissant un petit goût d'inachevé, dommage, alors j'ai revu ma note qui est de 17/20, pour m’avoir privée d’un peu plus de bonheur.

A bientôt Stefan  !!! »
 


photos de  


Finn, incarné par le seul Patrick Zimmer, a été repéré par la presse allemande grâce à un premier album (Expose Yourself To Lower Education) et un maxi (Expose Yourself To Disco Education).

 2

Stephan Eicher est un artiste au croisement d'origines tsiganes et suisses allemandes essentiellement connu en tant qu'auteur, chanteur et compositeur. Plus à l'aise avec les instruments de musique et les ordinateurs qu'avec les gens, c'est paradoxalement accompagné qu'il fait ses premiers pas sur scène. La chanson 'Combien de temps', en 1987, s'impose comme le premier classique de son répertoire. Fruits de sa collaboration avec l'écrivain Philippe Djian, la consécration vient en 1991 avec l'album 'Engelberg' et les singles 'Déjeuner en paix' ou 'Pas d'amis comme toi'. Si les tournées attirent toujours, les albums suivants passent un peu inaperçus. Malgré sa popularité et un public fidèle et divers, Stephan Eicher reste assez peu médiatisé, en retrait du show bizz, relativement discret. En 2007, il signe son nouvel album 'Eldorado'.

(http://www.myspace.com/stephaneicher)
(http://suisse.myspace.com/laaal)
(http://www.stephaneicher.com/)
(http://fr-fr.facebook.com/pages/Stephan-Eicher/40048282480?v=info)


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1980 : Spielt Noise Boys
1982 : Souvenir
1983 : Les Chansons bleues
1984 : Les Filles de Limmatquai
1985 : I Tell This Night
1987 : Silence
1989 : My Place
1991 : Engelberg
1993 : Carcassonne
1994 : Non ci badar, guarda e passa (Live + vidéocassette "Guarda e passa")
1996 : 1000 vies
1999 : Louanges
2001 : Hotel's (Compilation)
2002 : Monsieur N. - Bande originale du film d'Antoine de Caunes
2003 : Taxi Europa
2004 : Tour Taxi Europa (Live)
2007 : Eldorado



Stephan Eicher (Vocal, guitar)
Reyn (Piano, bass, keyboard, drums)
Toby Dammit (Drums, Percussions, Vibes, backing vocals)
Martin Wenk (From
Calexico)
(trompet, guitar, ukulélé, mandolin, vibraphon, bass, drums, programming, Rhodes, backing vocal)



La Setlist du Concert
STEPHAN EICHER


Two people in a room (I tell this night – 1985)
Pas d'ami (comme toi) (Engelberg – 1991)
Venez danser (Eldorado – 2007)
Eldorado (Eldorado – 2007)
Manteau de Gloire (Carcassone – 1993)
Hemmige (Engelberg – 1991)
I tell this night (I tell this night – 1985)
Tu ne me dois rien (Engelberg – 1991)
Confettis (Eldorado – 2007)
Combien de temps
(Silence – 1990)
(I cry at) Commercials (Eldorado – 2007)
Weiss Nid Was Es Isch (Eldorado – 2007)
On nous a donné (Taxi Europa – 2003)
Riviere (Carcassone – 1993)
Déjeuner en paix (Engelberg – 1991)


Encores 1

Voyage( Eldorado – 2007)
Rendez-vous (Eldorado – 2007)


Encores 2

Pas déplu (Eldorado – 2007)
La durée du concert : 1h37


AFFICHE / PROMO / FLYER








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Stephan Eicher: Rendez-vous