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lundi 11 avril 2011

NEW YORK DOLLS ~ La Flèche D’Or. Paris.











Première Partie : Fancy


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« J’avoue avoir dit plusieurs fois par le passé que je n’irais pas voir les New York Dolls et cela pour deux raisons. Premièrement, je n’aime pas le réchauffé et avec juste deux membres d’origine et 35 années de plus, on peut dire que ça craint sérieusement. Deuxièmement, je n’ai jamais été un grand fan des Dolls. C’est vrai, je leur ai largement préféré Johnny Thunders et ses Heartbreakers avec leur terrifiant L.A.M.F. Mais bon, concert dans une petite salle, alors je prends mon billet. En descendant de voiture j’en étais encore presque à regretter d’être la, mais bon… Comme j’arrive en touriste sur le coup de 19 h, je trouve une bonne file devant la Flèche, je ne serai pas devant ce soir.

Ouverture des portes, quand j’entre enfin dans la salle j’opte pour le côté droit, il y a des barrières sur le côté sur lesquelles je pourrai m’adosser tranquillement. Le concert est sold out. Le public est très varié, des vintages comme j’aime les appeler, pour qui, tout ce qui dépasse les années 70 n’existe pas, et puis assez curieusement pas mal de jeunes.

Mais il y a un gros gros problème ce soir : la première partie… Quand j’ai appris qu’il s’agissait de Fancy, j’ai hésité entre la déception et la curiosité de revoir ce groupe que j’avais vu en mars 2006 à la Maro, ils ouvraient alors pour Infadels et j’étais resté scotché devant une telle horreur ou erreur comme vous voulez. C’était pitoyable et lorsque 5 ans plus tard je revois Jessie Chaton (quel nom ridicule!)... venir faire le pitre devant la scène avec son maquillage et sa coiffure nazes, sans parler de ses vêtements ridicules (look un peu sado/Maso). Le guitariste lui aussi est ridicule, mais j’attendais quand même d’entendre pour voir si cela avait changé. Eh bien non, c’est toujours aussi mauvais. Il parait que c’est du Glam ....du Glam d’opérette plutôt !! La voix du chanteur est insupportable, son attitude est insupportable, la musique est mauvaise de chez mauvaise et son attitude avec le public…On est humble quand est mauvais on est mauvais, on ne se la joue pas. Dire que j’ai lu quelque part : le retour des légendaires Fancy…… Putain j’y crois pas. Bon je n’aime pas démolir un groupe, mais eux ils sont particulièrement mauvais et prétentieux. Les Dolls à leur époque étaient outranciers ok mais au moins ils avaient la musique pour eux sans oublier la voix de Johansen. Je vais clore le chapitre sur Fancy. Et dire qu’ils vont sortir un EP…

Salle bondée, comme d’habitude des gens essaient de s’infiltrer, m’en fout je suis peinard dans mon coin. D’un coup, l’obscurité et les musiciens de New York Dolls qui arrivent par le fond de la scène. En dernier David Johansen presque méconnaissable,  le visage fatigué et d’une manière générale assez usé. C’est vrai qu’il ressemble de plus en plus à Mick Jagger, deux vieilles pommes ridées quoi ! De son côté Sylvain Sylvain, 62 ans, m’est apparu, par contre, en très grande forme, les années ne semblant pas avoir de prise sur lui. Et puis la surprise viendra du second guitariste en face de moi ; Earl Slick en l’occurrence. Le concert débute par un classique Looking For A Kiss, première impression le son est bon, les guitares tranchantes, surtout celle de Earl Slick qui assure pas mal de solos. De son côté, Sylvain Sylvain affiche son air jovial alors que Johansen est planté devant son micro, on sent que c’est lui qui est un peu à la traine dans le groupe, sa voix est un peu trop couverte par les guitares, mais je pense qu’il n’a plus tout à fait la tessiture qu’il possédait dans les années 70, et puis une autre chose bien évidente ce sont les cahiers posés sur un chevalet avec la liste des paroles, son passé tumultueux a laissé des traces. On continue en douceur avec un Funky But Chic qui se rappelle à mon bon souvenir, j’avais bien aimé son premier album solo. Et puis insidieusement, comme un vieux diesel qui met du temps à s’échauffer la machine New York Dolls se met en marche. Je suis le premier surpris par cette évolution du concert. Je pensais (à tort) qu’ils allaient expédier le set et empocher la tune puis basta, eh bien non, il est manifeste que le plaisir est là. Même Johansen est dans le coup maintenant, il a quitté son blouson de cuir et on voit qu’il prend du plaisir, plaisir complice avec son vieux compère Sylvain Sylvain et aussi plaisir de voir qu’il est vivant et qu’il arrive encore à remuer une salle de concert. La salle devient chaude comme une bouillotte aidée en cela par les standards un peu intemporels des Dolls. Sur scène, j’ai l’impression que le concert est devenu une sorte de jam entre musiciens tant le plaisir est palpable. Sur je ne sais plus quel morceau on a droit a un medley avec Hey Bo Diddley, l’atmosphère devient de plus en plus chaude puis ce sera le final avec quelques morceaux historiques du groupe, en l’occurrence Trash et Jet Boy.

Rappel. Encore un standard du groupe, à savoir, Personnality Crisis puis le final avec un morceau du dernier album je crois. Le groupe ne semble pas pressé de quitter la scène, heureux d’avoir été bon, heureux aussi de voir une salle pleine les ovationner et il faut bien avouer qu’ils le méritent ce soir. Sylvain Sylvain et Earl Slick ont été l’ossature qui a permis à David Johansen (qui a joué un morceau avec une serviette lui bandant les yeux) de rester vivant et d’être même bon ce soir malgré une voix un peu en dessous.

Oui, je l’avoue, j’ai été bluffé et c’est bien comme ça, au fond c’est bien ce que l’on recherche dans les concerts de rock, être surpris non ?   »





photos de gilles b.

New York Dolls est un groupe de musique rock crée en 1971 à New York et dissout en 1975. Ils sont l'exemple typique de musiciens Rock flirtant avec l'imagerie homosexuelle et réinventant les "Années folles". Ils sont considérés comme un des groupes précurseurs du Punk-Rock. Leur musique est un condensé de Glam rock, En 2004, les New York Dolls se reforment à la demande de Morrissey.

(http://www.myspace.com/newyorkdolls)


Albums

1973 - New York Dolls
1974 - Too Much Too Soon
1981 - Lipstick Killers - The Mercer Street Sessions 1972
1984 - Red Patent Leather
1992 - Seven Day Weekend
1993 - Paris Le Trash
1998 - Live In Concert, Paris 1974
2002 - From Paris With Love (L.U.V.)
2003 - Manhattan Mayhem
2006 - One Day It Will Please Us to Remember Even This
2009 - Cause I Sez So
2011 - Dancing Backward in High Heels

Compilations
1977 - New York Dolls / Too Much Too Soon
1977 - Very Best of New York Dolls
1985 - Night of the Living Dolls
1985 - The Best of the New York Dolls
1987 - New York Dolls + Too Much Too Soon
1990 - Super Best Collection
1994 - Rock'n Roll
1998 - Hootchie Kootchie Dolls
1999 - The Glam Rock Hits
1999 - The Glamorous Life Live
2000 - Actress: Birth of The New York Dolls
2000 - Endless Party
2000 - New York Tapes 72/73
2003 - Looking For A Kiss
2003 - 20th Century Masters - The Millennium Collection: The Best of New York Dolls
2004 - The Return of the New York Dolls - Live from the Royal Festival Hall 2004
2006 - Private World - The Complete Early Studio Demos 1972-1973

Vidéographie
2004 - Pre-crash condition - Morrissey presents the return of the New York Dolls - Live from the Royal Festival Hall 2004,
2005 - All dolled up
2005 - Thunders Nolan & Kane - You can't put your arms around a memory
2006 - New York Doll




David Johansen : Vocal
Sylvain Sylvain : Guitar
Earl Slick : Guitar
Brian Delaney : Drums
Jason Hill : Bass


La Setlist du Concert
NEW YORK DOLLS

Looking for a kiss (New York Dolls - 1972)
Funky but chic (Dancing Backward in High Heels - 2011)
Cause I sez so (Cause I Sez So - 2009)
Talk to me baby (Dancing Backward in High Heels - 2011)
Private world (New Yotk Dolls - 1972)
Streetcake (Dancing Backward in High Heels - 2011)
Kids like you (Dancing Backward in High Heels - 2011)
Who Are The Mystery Girls? (Too Much Too Soon - 1973)
Fool for you baby (Dancing Backward in High Heels - 2011)
Dance like a monkey (One Day It Will Please Us To Remember Even This - 2006)
Pills (New Yotk Dolls - 1972)
I'm so fabulous (Dancing Backward in High Heels - 2011)
Trash (New Yotk Dolls - 1972)
Jet Boy (New Yotk Dolls - 1972)

Encore

Personality crisis (New Yotk Dolls - 1972)
End of the summer (Dancing Backward in High Heels - 2011)




La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER


 

lundi 18 septembre 2006

NEW YORK DOLLS ~ L'Elysée Montmartre. Paris.









Première partie : The Shoppings / Pravda



 
Ce qu’en a pensé Vik :
« Sex and Drugs and Rock'n Roll: il y a 35 ans, les New York Dolls, ont révolutionné le rock en seulement deux albums studios. Reformés grâce à Morrissey, ils font escale de nouveau ce soir à Paris, avec un nouvel album de rock comme on n’en fait plus, qui pète, qui gueule, qui claque et qui fait plaisir ! Le concert des Dolls à l‘Elysée Montmartre ? Ben oui, j'y étais... avec les souvenirs du mythique et hallucinant concert du 2 Novembre 1973  à l'Olympia de Paris et de leur passage du 25 juin dernier dans la même salle. La foule des grands soirs n’est plus là, il n’y a eu ni affichage ni publicité, et j'ai réussi a avoir  une invitation. Tant pis pour les absents car les Dolls sont un bon groupe de rock, la majeure partie de leur répertoire basée sur des rythmiques boogie et des foulards roses. Âmes sensibles s'abstenir !!! Malgré tout c'est complet grâce aux curieux de la dernière minute.

19h30 : The Shoppings, un duo français bizarre, totalement décalé et hors de propos ce soir. On pouvait vraiment se demander ce qu'ils venaient faire là ... à oublier !!! Set de 30mn.

20h15 : Encore un duo français qui a la lourde charge de mettre la salle dans l’ambiance. Mission accomplie, avec un petit succès, pour un groupe plutôt mal choisi. Pravda, duo electro rock, fonctionne avec une basse new wave et une guitare très punk rock, dans une sauce synthé electro. La basse est tenue par Sue, femme à la beauté froide et énigmatique, qui chante également d’une voix relativement percutante. Le groupe quitte la scène sous les applaudissements, manifestement content de l’accueil. Un set sympa de 35 mn.

21h00 : les lumières s'éteignent et les légendes déboulent enfin sur scène !! Les New York Dolls entament leur concert avec Looking for a Kiss, qui fait le bonheur de tous… And there's one reason, I'm tellin you this I feels bad....And I'm lookin for a kiss… »). Les têtes commencent à bouger, y compris celle de Gilles P. Le son est parfait. Derrière le mur d’amplis Marshalls, un drap noir tendu porte la célèbre signature au lipstick rose. Deux boas en plumes de couleurs vives rappellant l'excentricité glam, sont posés là, comme un vestige des fastes de l'ancien temps. Nos 2 survivants sont au bord de la scène : Sylvain Sylvain, courbé sur sa guitare, et David Johansen l’élégance du rock & roll, une présence longiligne et charismatique. Tous les titres sont annoncés par un David prolixe, qui prend le temps de parler entre les morceaux. Sylvain Sylvain est parfait avec ses solos, secondé par un guitariste remarquable, Steve Conte, par Brian Koonen aux claviers, et par une rythmique bien présente.

Puss’n'Boots suit, avec des solos de guitares super jouissifs. Les reprises s'enchaînent : Piece of My Heart de Janis Joplin, chanté en chœur par la foule… Hey ! Have another little piece of my heart now, baby, yeah. You know you got it if it makes you feel good, Oh yes indeed… »), puis l’inoublable Pills («… She went into my head, shoved into my A rock n roll nurse went into my head… »), débuté à l'harmonica par un David au souffle retrouvé - une bonne orgie sonore et un bordel qui donne une nouvelle vie à ce groupe recomposé. Trash, vertigineux, va tout écrabouiller sur son passage, un superbe morceau !

Un moment d'émotion quand Syl annonce une chanson écrite par Johnny Thunders, mort en 1991 : You can't put your arms around a memory, que Johansen termine en prenant Sylvain dans ses bras… (« Don't try, don't try... »), vraiment touchant… Les Dolls sont heureux d'être sur scène et prennent leur pied, Sylvain Sylvain ne manquant pas une occasion de plaisanter. Si les classiques du groupe sont bien représentés, la part belle est faite au nouvel album « One Day It Will Please Us to Remember Even This », avec de larges extraits : We're all in Love, son refrain repris à gorges déployées par les groupies déchaînées (« … We're all in love! We don't care! We're all in love ! »), du meilleur effet… Puis What could they do to us, Punishing World, le superbe Plenty Of Music, Fishnets & Cigarettes, Dancing on the Lip of a Volcano, Dance like a monkey, puissant et évocateur... Encore un classique pour teminer, Jet boy («… Jet boys fly Jet boys gone Jet boy stole my baby… »), dans une putain de version. Le groupe quitte la scène, mais le public veut une suite et la réclame fort ! Encore d'autres morceaux !!! « New York Dolls, New York Doll, New York Dolls… ». La foule se laisse bercer par les souvenirs et la nostalgie…

Ils reviennent sous les applaudissements pour terminer de nous régaler, avec d’abord Personality Crisis dans une version titanesque («… All about that personality crisis you got it while it was hot But now frustration and heartache is what you got… ») - géant, un régal, un délice, un pur bonheur ! Puis avec le sublime Gotta get away from Tommy, chanson ultime des Dolls ce soir, qui prolonge la danse, emmenée par un David électrique. Le concert s'achève, un dernier « au revoir, à bientôt »… Johansen crie "You made les poupées de New York happy" et puis un "vive la France !" avant de quitter la scène.

Je quitte la salle, avec les fantômes Johnny, Jerry et Arthur... Ca s'appelle comment ça ? La nostalgie ? Plutôt la mémoire... Un putain de concert de Rock’n'Roll, alternant riffs rageurs et mélodies plus douces, parfois teintées de sonorités Blues (l'harmonica de David y étant pour quelque chose), pour nous replonger dans l'atmosphère des années 70’s. Une excellente soirée, et aussi l'occasion de recroiser de vieux amis… Gilles P., Marco et Cathy, Robert, Antoine… Les New York Dolls c'était mortel… »





New York Dolls est un groupe de musique rock crée en 1971 à New York et dissout en 1975.Ils sont l'exemple typique de musiciens Rock flirtant avec l'imagerie homosexuelle et réinventant les "Années folles". Ils sont considérés comme un des groupes précurseurs du Punk-RockLeur musique est un condensé de Glam rock, En 2004, les New York Dolls se reforment à la demande de Morrissey.

(http://www.myspace.com/newyorkdolls)






















Albums

1973 - New York Dolls
1974 - Too Much Too Soon
1981 - Lipstick Killers - The Mercer Street Sessions 1972
1984 - Red Patent Leather
1992 - Seven Day Weekend
1993 - Paris Le Trash
1998 - Live In Concert, Paris 1974
2002 - From Paris With Love (L.U.V.)
2003 - Manhattan Mayhem
2006 - One Day It Will Please Us to Remember Even This

Compilations
1977 - New York Dolls / Too Much Too Soon
1977 - Very Best of New York Dolls
1985 - Night of the Living Dolls
1985 - The Best of the New York Dolls
1987 - New York Dolls + Too Much Too Soon
1990 - Super Best Collection
1994 - Rock'n Roll
1998 - Hootchie Kootchie Dolls
1999 - The Glam Rock Hits
1999 - The Glamorous Life Live
2000 - Actress: Birth of The New York Dolls
2000 - Endless Party
2000 - New York Tapes 72/73
2003 - Looking For A Kiss
2003 - 20th Century Masters - The Millennium Collection: The Best of New York Dolls
2004 - The Return of the New York Dolls - Live from the Royal Festival Hall 2004
2006 - Private World - The Complete Early Studio Demos 1972-1973

Vidéographie
2004 - Pre-crash condition - Morrissey presents the return of the New York Dolls - Live from the Royal Festival Hall 2004,
2005 - All dolled up
2005 - Thunders Nolan & Kane - You can't put your arms around a memory
2006 - New York Doll





David Johansen : Vocal
Sylvain Sylvain : Guitar
Steve Conte : Guitar
Brian Koonen : Keyboards
Brian Delaney : Drums
Jason Hill : Bass




Non Disponible

La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER




New Yorks Dolls - Piece Of My Heart - Live 4 October 2006 Amsterdam Melkweg.