Blogger Template by Blogcrowds

Affichage des articles dont le libellé est LUKE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LUKE. Afficher tous les articles

jeudi 22 novembre 2007

LUKE ~ L'Olympia. Paris.








Première Partie : Alexandre Varlet



Ce qu’en a pensé Vik :

« Luke, je les attendais : un disque de platine, deux ans de tournées, cinq nominations aux Victoires de la musique, et après plusieurs mois d'hibernation, ils ressortent leurs guitares du placard ! Luke est devenu le groupe français au sommet de la scène rock, et c’est encore un groupe de Bordeaux (comme Noir Désir, comme Eiffel). Un nouvel album « Les enfants de Saturne », qui affiche encore un rock dans la pure tradition du genre, et qui promet d'être explosif en live, là où Luke prend sa véritable dimension ! Ce sera mon sixième concert de ces écorchés vifs ! Et on annonce complet ce soir. Après avoir jeté un coup d’œil rapide sur l’enseigne rouge et les lettres géantes sur la façade de l’Olympia, j'entre dans la salle juste à l'heure (place numérotée réservée), et le temps de me placer sur la mezzanine, de constater que le public dans la fosse est jeune, le concert commence déjà.

20h05 : Alexandre Varlet assure la première partie, et il est vraiment heureux d'être sur scène. Les musiciens… pas de batteur, seulement un guitariste de bon niveau. Voici un duo complètement atypique, avec un son puissant, une voix grave et charmeuse, proche de celle de Jean-Louis Murat, un style influencé par Joy Division et le Gun Club… mais loin d'être original d'un point de vue musical… Malgré un set énergique et une présence scénique indéniable (le déhanché assez particulier et la gestuelle évoquent Ian Curtis), les chansons ne m’ont pas vraiment convaincu, faute de textes à la hauteur. Toutefois une partie du public a l'air d'accrocher, certains connaissent même les paroles. En tous cas, le chanteur est sympa a un peu d'humour, avec ses refrains aux relents sioux, et il a créé un vrai dialogue avec son public. Pas d’ennui donc pendant les quarante minutes de ce set.

Quelques rangements et installations et la pénombre se fait enfin. Il est 21h10, cette fois ça y est, c’est Luke qui arrive sur scène, un intro spatiale, la silhouette de Thomas Boulard, le chanteur, tout de noir vêtu, se découpant en contre-jour sur des spots de lumières blanche. Le groupe attaque d’un air décidé le premier single du nouvel album, A l'intérieur, avec un son saturé et grave, des touches noise : un morceau très rock, limite heavy, qui pose une atmosphère lourde et fait immédiatement décoller le concert. Si Thomas, guitariste rythmique charismatique, est mis en lumière, les autres membres ne sont pas en reste : eux aussi occupent l’espace scénique, et le groupe fait preuve d'une vraie cohésion sur scène. Thomas est au centre, à sa droite, sur la même ligne, se place le bassiste Damien (un transfuge de Eiffel). A sa gauche, le guitariste JP (transfuge d’Autour de Lucie), tandis que le batteur Romain (le rescapé), est derrière, au centre, mais sur un petit piédestal. De la formation d’origine ne subsiste en fait que Thomas, chaque album entraîne un changement de line-up.

A toute vitesse, on enclenche La nuit et le jour, son jeu énergique et son chant harangueur. L’électricité se répand tout au long du morceau. Lancée sur cet élan, la foule va s’emporter : certains dansent le pogo, d'autres se remuent de gauche à droite ! Le public est sous le choc de ce son dévastateur, mais est bien décidé à accompagner… et le rejoindra définitivement sur La terre ferme… « Faut-il prier pour des eaux claires, et que quelqu'un m'entende, pour ce qu'il me reste à être… Amenez-moi en mer, amenez-moi en mer, amenez-moi en mer, A l'abri de l'Enfer à l'abri du bon dieu, A l'abri du Bon Dieu! ». On en tressaute de plaisir devant la qualité du texte. Autour de moi tout le monde sourit, et les accompagne en reprenant les paroles. Le son est vraiment très fort, ce qui nous fait perdre la moitié des paroles, mais accentue le côté rock de la chanson. La voix rauque de Thomas, chanteur de Luke, qui évoque toujours Bertrand Cantat, emporte l’adhésion totale du public. L'apport de JP est indéniable, avec ses subtilités de son de guitare, ses lâchers de soli de haute volée, et sa gestuelle qui me rappelle celle de Nick McCarthy (Franz Ferdinand) ou de Serge Teyssot-Gay (Noir Désir). Ses riffs sont bien léchés, il sourit, il saute, il extériorise enfin véritablement le plaisir qu'il prend à être là.

La température monte d’un cran dès les premières notes d’un Soledad scandé jusqu’à plus soif. La basse de Damien, face à son ampli Marshall pour nous sortir des effets de plus bel effet, en rallonge la durée et lui donne une atmosphère planante! Le public, dopé par une belle énergie communicative, rugit de plaisir. «Crie, juste pour voir ! » hurle alors Thomas… Impossible de ne pas succomber au mordant du groupe. La basse entraîne rapidement dans son sillon Comme un homme qui démarre fort, avec une efficacité remarquable, c'est très carré, c’est encore un tube. Un seul jour, l’une de mes préférées avec son refrain entraînant, ses riffs efficaces qui restent en tête, fait à merveille la joie des premiers rangs… « D'un seul trait, d'une seule flamme, Essuie-toi sur le diable... ». Le groupe reste fidèle à lui-même, chaque membre est à sa place, tout est parfaitement ordonné. Ils n'ont même pas besoin de se regarder tant ils sont dans leur univers. Il y a longtemps, morceau d’ouverture des « Enfants de Saturne », avec ses guitares écorchées, réarrangées pour porter le son vers un maximum d’intensité : « J'ai l'espoir qui bouge et l'enfer qui ronge, Egayez ma source ou égorgez mes songes, J'brûlerai c'que je vois ». Puis, Je suis Cuba", dans une version plus saturée… « Viens donc danser sur la mort, Viens donc danser sur ma voix, Je suis cette douleur en plein corps »… des morceaux qui trouvent leur pleine puissance en live! Une atmosphère chaude, avec des noirs tombant brutalement, avec des spots de lumière qui balayent la surface de salle, avec des flashes hypnotiques envoyés en pleine face du public à chaque fois que le mot "Cuba" est prononcé, afin de créer une impression de chaleur oppressante, étouffante et invivable, en rappel des Tropiques.

Une partie acoustique ? Romain descend de son piédestal et récupère la basse, Thomas place des sièges sur la scène et Damien met un Mélodica sur ses genoux. D'où vient le vent, la jolie ballade du dernier album, débute sous les applaudissements d’un public ravi, qui attendait ce morceau. La chanson se termine laissant l’auditoire émerveillé, JP et Damien sont dans la lumière et une groupie crie : « Thomas on t’aime ». Après Le pays où « le bleu est noir et où on avale les siècles pour les recracher aussi sec », un « Merci beaucoup ». Immédiatement Romain, le batteur donne le ton d'un son très rock, c’est J’ai oublié, jolie mélodie avec des chœurs bien placés, des guitares saturées, des breaks significatifs, laissant la lourde guitare de JP gouverner seule. Même les lumières sortent de l'ordinaire! Un véritable dialogue de guitares s’est établi avec la section rythmique, hypnotique, qui martèle. Les morceaux sont allongés, déstructurés, pour le plus grand plaisir d’une fosse en pleine ébullition. Une série de riffs font le lien avec Tout va bien : au comble de l’affolement… même les éclairages respirent l’urgence. « Je vais vous parler d’une jeune fille » annonce Thomas, et il enchaîne d’une voix rêche, à la limite de la cassure : Zoé, ballade langoureuse, chanson d'amour qui fait retomber la chaleur, tout devient calme et le titre s’étire presque dans la douleur sur le son déchirant d’un solo de guitare de JP. L’émotion s’installe, les briquets ne sont plus là, mais les lumières des portables sont bien présents. « Merci pour elle », avec un grand sourire.

Et le rock revient avec La petite France, et toujours JP aux manettes. Ils ne sont pas bavards sur scène, mais cela ne change en rien leur prestation : il y a du feu dans ce rock français. « Vous êtes pressés ? No ? Ca tombe bien nous non plus, c’est cool et là maintenant c’est le Regggggae ! », en intro de "La transparente", reggae blanc déglingué, trempé par son rythme de basse. On retrouve ensuite le Luke qu’on aime avec ses riffs acides sur Hasta siempre, qui chauffe au maximum la salle avec ses cœurs « hasta siempre camarade, ne m'oublie pas », c’est un vrai hymne, c'est la pure folie dans la fosse et tout le monde est levé, ça saute dans tous les sens, mais le set se termine sur un bref « Merci Paris ». Ils nous quittent sous les cris désespérés des fans. Pas le temps de respirer donc pendant ce cet, car Luke a enchainé ses chansons de leur nouvel album sur un rythme effréné, et ce n’est pas fini.

Ils reviennent pour le rappel, « Vous en voulez encore ? » crie Thomas… et voilà que s’enchaînent Les enfants de Saturne" (le morceau titre de leur dernier opus), particulièrement corrosif en live, soutenu par des déferlantes de lumières et avec un son qui ne laisse personne indifférent, avec cette guitare qui explose quand il le faut. Suit Stella, chanson très pop qui fait aussi figure de tube avec son air posé, entêtant en diable. Les « Stella oh oh » fusent pendant plusieurs minutes à la fin du morceau ! Si tu veux, folk/rock inspiré voit un échange d'instruments entre Damien et Romain, et rajoute un grain de folie pour terminer. Le quatuor ne s’attarde pas plus, et quitte de nouveau la scène, laissant la foule à bout de souffle.

Luke revient ensuite, écourtant rapidement les applaudissements, pour un second rappel : ça repart de plus en plus belle avec la mythique et tant attendue Sentinelle, réorchestrée, sur laquelle souffle un vent de folie : c’est à ce moment que la marée humaine s'enflamme… Un grand pogo endiablé a éclaté dans la fosse pendant que Thomas, déchaîné, chante « Ravale donc ta rengaine, ravale donc tes sanglots, de l'amour ou de la haine, qui donc aura bon dos... », ce qui propulse le public dans une sorte de démence... C'est avec les Paradis Rouges, une excellente chanson, que le concert se terminera, en beauté, sur un dernier accord de guitare. Applaudissements et remerciements mutuels entre le groupe et le public : le groupe ne veut pas quitter la scène et le public ne veut pas quitter la fosse. Une standing ovation méritée. Voilà c'est déjà fini, encore quelques salutations et les voilà partis...

Concert coup de point ! Deux rappels, c'est toujours plaisant ! Luke, qui se démarque petit à petit de son influence Noir Désir, a livré ce soir une performance exemplaire, endiablée, avec une énergie énorme, chaque musicien apportant sa personnalité sonore. Ce soir j’ai respiré un rock qui sent vraiment très fort le soufre. Ce set bien pensé et ordonné a vu Luke reprendre quasiment toutes les chansons du dernier album, ainsi du précédent (le second)… mais il n’y a eu aucune trace de leur tout premier. Luke fait du rock, peut-être pas révolutionnaire, mais en tous cas bien mieux que Plastiscines ou Naast, eux pourtant adulés par la critique « Rock & Folk ». C’est vrai qu’il n’y a plus de Noir Désir (pour le moment… ?), mais le flambeau du rock bordelais a été repris. En résume : Luke, sur scène, c'est quelque chose de flamboyant, même teinté de « Noir » ! Mais pour la suite de la tournée en 2008, je serai encore là ! »

« …Peut-être qu'un jour sans efforts,
il sera si bon d'avoir su…
»




photos de



Le groupe Luke est né à la fin des années 90, autour du chanteur et compositeur bordelais Thomas Boulard. Avec ses compositions à mi-chemin entre la pop nerveuse de Placebo et le rock enfiévré de Noir Désir, le succès du groupe doit sans doute autant à ses compositions accrocheuses qu’au vide laissé par le groupe de Bertrand Cantat, suite à son incarcération. Nominations aux Victoires de la musique 2005 : groupe ou artiste révélation du public, groupe ou artiste révélation scène, album de pop/rock de l'année.

2001 : La Vie presque
2004 : La Tête en arrière
2005 : La Tête en arrière (With an additional 5 songs)
2007 : Les Enfants de Saturne
2010 : D'autre Part

EP
2000 : Je n'éclaire que moi




Thomas Boulard (chant, guitare)
Damien Lefèvre (basse)
Jean-Pierre Ensuque (guitare)
Romain Viallon (batterie)

La Setlist du Concert
LUKE


A l’intérieur (Les Enfants De Saturne – 2007)
La nuit et le jour (Les Enfants De Saturne – 2007)
La terre ferme (Les Enfants De Saturne – 2007)
Soledad (La Tête En Arrière – 2005)
Comme un homme (La Tête En Arrière – 2005)
Un seul jour (Les Enfants De Saturne – 2007)
Il y a longtemps (Les Enfants De Saturne – 2007)
Je suis Cuba (Les Enfants De Saturne – 2007)
D’où vient le vent (Les Enfants De Saturne – 2007)
Le pays (Les Enfants De Saturne – 2007)
J’ai oublié (Les Enfants De Saturne – 2007)
Tout va bien (La Tête En Arrière – 2005)
Zoé (La Tête En Arrière – 2005)
Petite France (La Tête En Arrière – 2005)
La transparente (Les Enfants De Saturne – 2007)
Hasta siempre (La Tête En Arrière – 2005)

Encores 1

Les enfants de saturne (Les Enfants De Saturne – 2007)
Stella (Les Enfants De Saturne – 2007)
Si tu veux (Les Enfants De Saturne – 2007)

Encores 2

La sentinelle (La Tête En Arrière – 2005)
Paradis Rouge (Les Enfants De Saturne – 2007)


La durée du concert : 1h59

AFFICHE / PROMO / FLYER




























Luke - Soledad
envoyé par Luke

samedi 15 septembre 2007

Fête de L’Humanité (FESTIVAL) - Parc de la Courneuve. Le Bourget. Paris.













Ce qu’en a pensé Philippe M.:


« Retour à la grande scène ce Samedi, vers 17h30mn, Luke entame sa prestation, le gang de Thomas Boulard le guitariste chanteur accompagné de Damien Lefèvre à la bass, Romain Viallon à la batterie ce sont adjoint un quatrième membre le guitariste Jean-Pierre Ensuque. Ils reviennent après une longue pose pendant laquelle ils ont pris le temps d’enregistrer « Les Enfants De Saturne ». Le précédent « La Tête En Arrière datant de 2004. Avec quelques autres groupes comme Deportivo ils prennent un peu la place laissée vacante par Noir Désir, ils ont des répertoires qui sont assez proches dans les textes , la pensée, l’énergie déployée. Je suis content de les retrouver après un fabuleux concert aux Francofolies de La Rochelle et un Bataclan torride avec Deportivo quelques temps après. Les morceaux sont joués les uns après les autres pratiquement sans temps mort on reconnaît : La Tête En Arrière, Soledad, La Nuit Et Le Jour, Il Y A Longtemps, des titres du nouvel album comme A L’Intérieur, et bien sur La Terre Ferme le single qui passe beaucoup en radio. Le groupe est bien accueilli, il affirme son style, un rock froid, tendu, les deux guitares crachent des décibels mélodieux, avec la voix particulière de Thomas c’est un régal, même si celle ci est parfois dans le rouge. L’ensemble est excellent, brut de décoffrage. Il fait très chaud pendant le set et une lance à incendie arrose laborieusement les premiers rangs. Le public est déjà très compact sur le bord de scène, une vague se déplace par moment, la suite promet. Le dernier titre est annoncé, 45mn se fut un peu court , mais de qualité, ce qui n’est pas toujours évident en plein air. Ils remercient chaleureusement le public et disent à très bientôt. Encore bravo pour cette prestation. J’aime tous ces jeunes groupes et j’encourage les gens à aller les voir en concert, ils méritent la reconnaissance.

L’emplacement se vide rapidement, l’artiste qui suit étant très différent. Nous attendons patiemment assis sur l’herbe et les détritus en tout genre qu’il faut pousser pour se faire un peu de place. 19h Ayo arrive accompagnée de ses cinq musiciens. Son show démarre lentement, musique exotique aux belles sonorités et jouée par de grands professionnels, mais l’ensemble n’attire pas mon intérêt, j’ai beaucoup de mal. Ayo est au chant, guitare acoustique et piano avec Larry Campbell : guitares, mandoline, violon, Brian Mitchell : hammond B3, (j’ai pourtant un faible pour la sonorité de cet instrument mais pas aujourd’hui) accordéon, piano, Keith Christopher : bass, James Wormworth : batterie, Daniel Sadownick : percussions. Nous décidons pendant sa prestation d’aller nous restaurer avec Sylvie (elle a fait le déplacement pour les Stooges, mes filles sont là aussi et également un neveu, nous nous retrouverons à la fin pour une bonne partie de rigolade). Nous revenons un peu plus tard avec de quoi manger et restons assis gentiment. Bercer par la musique, nous reconnaîtrons Down On My Knees extrait de l’album « Joyful » ce titre est incontournable sur certaines radios. Le son était parfait mais la prestation ne nous laissera pas de grands souvenirs, nous l’avons trouvé en plus interminable, 1h environ.

Démontage puis installation du matériel de Razorlight. Nous profitons de ce lapse de temps pour faire une remontée en avant et nous retrouver assez près, laissant l’énorme écran vidéo sur notre droite. 20h45 : les quatre Londoniens arrivent pour une prestation qui ne durera que 50mn. Le groupe emmené par Johnny Borrell : vocals, guitar se compose également de Björn Agren : guitar Carl Dalemo : bass et Andy Burrows : drums. Leur set est bien construit d’un rock puissant et carré assez traditionnel avec de belles mélodies accrocheuses, très plaisantes, le public est conquis, beaucoup de gens semblent les connaître, les titres passent les uns après les autres avec parmi ceux que je peux citer, Before I Fall To Pieces, Los Angeles Waltz, Pop Song 2006, Back To The Start, puis le très attendu In The Morning repris en cœur par une grande partie de la foule, Johnny Borrell qui est torse nu, arpente la scène d’un bout à l’autre pour faire reprendre les paroles aux fans. Autre grand passage avec Hold On et surtout America avec sur la fin l’inclusion d’une reprise d’un titre de Serge Gainsbourg chanté avec difficulté en Français, il dira : « je ne connais pas encore assez la chanson mais je progresse ». Encore un ou deux morceaux puis c’est la fin, pas de rappel. L’audience a passé un bon moment, leur rock agressif est très sympa, je les avais découvert en 2006 au Stade De France en première partie des Rolling Stones et d’entrée ils avaient conquis le stade, depuis ce temps leur progression a été constante, ils sont maintenant reconnus.

Fini la rigolade les choses sérieuses vont commencer, important mouvement de foule qui ne présage rien de bon, nous en profitons pour nous replacer correctement, longue attente, 22h30mn, le speaker qui rappelle que le concert est retransmis en direct sur France Inter Le Mouv, introduit Philippe Manœuvre qui retrace brièvement la carrière du groupe et annonce : « Iggy Pop And The Fucking Stooges ». Puis plus rien l’entrée en scène est raté pendant cinq longues minutes le plateau est plongé dans le noir, quand un martèlement de caisse clair se fait entendre, le fauve est enfin lâché et c’est l’explosion de décibels, dans un déluge sonore très brouillon au début, Iggy évidemment torse nu gesticule dans tous les sens, Mike le bassiste assure comme un métronome, Scott sous sa casquette et derrière ses lunettes martèle ses toms comme un forcené, Ron calé devant ses amplis nous envoie une montagne de notes plus stridentes les unes que les autres, c’est du carton !!. La qualité du son est vite rétablie et l’orage gronde de plus bel, la sono crache un gros son ça fait du bien, je ne peux m’empêcher de bouger dans tous les sens. Iggy tel un pantin saute partout, descend dans la fosse, entre deux "Fucking Paris" il éructe les textes de ses chansons. Une partie du public peu habituée à ce genre d’événement fuit, mais la masse est tellement compact qu’il est très difficile de bouger et les bousculades sont nombreuses, ceux qui veulent gagner les premiers rangs après plusieurs tentatives finissent par y parvenir, les mains souvent chargées de verres de bière ou de bouteilles d’alcool les plus diverses, il faudra constater l’état du sol à la fin, un ramassis de canettes, flacons, vêtements et chaussures en tout genre. Les morceaux habituels sont joués : Loose, 1969, TV Eye, I Wanna Be Your Dog, Iggy est très en forme, claudique légèrement, pour No Fun il n’y aura que 5/6 personnes sur scène qui dansent et chantent avec lui, la sécurité avait l’air affolée, les tirés au sort s’en souviendront et le pantalon d’ Iggy glisse de plus en plus. 1970 autre morceau mythique, Fun House de toute beauté avec les passages de Steve Mackay au sax, Real Cool Time, Trollin’ du nouvel album The Weirdness, ainsi que She Took My Money, puis Dirt, Mike avec sa bass se secoue tellement que je me demande comment il peut encore tenir debout. Une seconde interprétation de I Wanna Be Your Dog qui annonce la fin puis retour dans la fosse pour quelques embrassades et poignées de mains, le service d’ordre est vite submergé.

Quand le show se termine au bout d’1h05mn, ils quittent la scène laissant les instruments en plan dans un énorme larsen, un rappel est vite réclamé par le public mais il n’y en aura pas. Le speaker refait son apparition et remercie la foule d’être venu si nombreuse, un record d’après lui nous étions plus de 80 000, je veux bien le croire, il a fallu beaucoup de temps pour quitter les lieux et le site ressemble à un champ de bataille, la déferlante Stooges a tout ravagé sur son passage. Je repère deux types, l’un face à l’autre qui se parlent, essayant de se tenir debout avec grande peine, chacun avec une bouteille à la main, l’un d’eux tient son sex dans sa seconde main et urine sur le pantalon de son partenaire qui ne se rend compte de rien, ça c’est rock’n’roll !!

Nous restons à les regarder et nous sommes pliés de rire un peu plus loin nous remarquons une paire de chaussures genre « pieds nus » posée dans la poussière, nous levons les yeux au ciel pour chercher le quidam qui à dû les porter, c’est comme dans Astérix quand il donne une claque aux Romains, il ne reste que les chaussures. Le spectacle était autant sur scène que dans le public. La journée a été longue et nous flânons avec Sylvie, Clara et ses amis, Olivier mon neveu, ma seconde fille Jessica est dans la marée humaine, elle ne rentrera que le lendemain, une de ses amies ayant eu un malaise, elles ont été gardées toutes les deux au poste de secours jusqu’au matin. Après une collation bien méritée nous regagnons la maison, demain il reste une journée qui sera bien plus tranquille. Long Live Rock’N’Roll !!.
»






Le groupe Luke est né à la fin des années 90, autour du chanteur et compositeur bordelais Thomas Boulard. Avec ses compositions à mi-chemin entre la pop nerveuse de Placebo et le rock enfiévré de Noir Désir, le succès du groupe doit sans doute autant à ses compositions accrocheuses qu’au vide laissé par le groupe de Bertrand Cantat, suite à son incarcération. Nominations aux Victoires de la musique 2005 : groupe ou artiste révélation du public, groupe ou artiste révélation scène, album de pop/rock de l'année.


Ayo (qui signifie joie en dialecte yoruba), chanteuse d'origine nigériane, est aujourd'hui pleinement satisfaite de ces 12 premières chansons "Joyful". La formule sobre guitare-voix est tout simplement très efficace. Sur des morceaux bluesy et soul, elle pose son timbre estival pour nous chanter la vie, l'amour, les sentiments ou tout simplement le temps qui passe sans que l'on puisse l'interrompre.
Razorlight est un groupe de pop rock britannique formé en 2002 autour de Johnny Borrell, qui fut auparavant "conseiller" et parfois bassiste des Libertines.Les acolytes livrent leur premier disque, Up All Night, dans les bacs en 2004. C'est véritablement leur prestation en 2005 au Live 8 de Londres qui leur ouvre en grand les portes du succès.


Iggy Pop (Né James Newel Osterberg Jr.) est un chanteur américain. Même s'il n'a connu que relativement peu de succès populaires, il est considéré comme un des artistes rock les plus influents. On considère souvent les Stooges (son groupe de 1967 à 1974, et de 2003 à nos jours) comme des instigateurs du punk. Iggy Pop est aussi connu pour son jeu de scène impressionnant et excessif, une rumeur persistante (mais fausse) voulant qu'il termine la plupart de ses concerts nu. Simple ballerine défoncée, ou taureau épileptique, « l'Iguane » est l'un des rares artistes des années 60 qui a été épargné par les punks des années 1970. Mieux : ils ont rapidement reconnu Iggy Pop comme l'un des leurs, et revendiqué la filiation spirituelle : Iggy Pop est souvent surnommé "The Godfather of Punk" (le Parrain du Punk). Dans une moindre mesure, la scène grunge se l'appropriera également dans les années 1990































LUKE :
THOMAS BOULARD : Vocals – Guitars
DAMIEN LEFEVRE : Bass
ROMAIN VIALLON : Drums
JEAN-PIERRE ENSUQUE : Guitars

AYO :
AYO : Vocals – Acoustic Guitar – Piano
LARRY CAMPBELL : Guitars – Mandolin – Violon
BRIAN MITCHELL : Hammond B3 – Piano – Accordeon
KEITH CHRISTOPHER : Bass
JAMES WORMWORTH : Drums
DANIEL SADOWNICK : Percussions

RAZORLIGHT :
JOHNNY BORRELL : Vocals - Guitars
BJORN AGREN : Guitars
CARL DALEMO : Bass
ANDY BURROWS : Drums


IGGY AND THE STOOGES :
IGGY POP : Vocals
RON ASHETON : Guitars
SCOTT ASHETON : Drums
MIKE WATT: Bass
STEVE MACKAY : Sax


NON DISPONIBLE

La durée du concert : 0h00

AFFICHE / PROMO / FLYER









Iggy & The Stooges - Dirt - Live in Detroit