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mercredi 2 juillet 2008

The Fratellis ~ Le Trabendo. Paris.

 

 
 
 
Ce qu’en a pensé Gilles :

« Pour tout dire, je n'avais pas vraiment envisagé de revoir les Fratellis, ne pouvant pas aller au concert programmé en premier lieu au Point Ephémère. Le hasard ayant voulu que ce concert soit déprogrammé et déplacé au Trabendo, je me suis quand même décidé à y retourner... sans grande conviction d'ailleurs, le concert de l'Elysée Montmartre m'ayant laissé assez sceptique sur la capacité du groupe à fournir de bonnes performances live. La seconde fois, lors du festival Rock En Seine, j'avais un peu plus apprécié, sans toutefois être définitivement convaincu. Mais bon, leur second album, contrairement à ce que je lis dans certains journaux ou sur certains forums internet, ne me semble pas mal du tout, en tout cas pas une copie conforme du précédent, plutôt une évolution, tout en restant dans un standard pop rock assez traditionnel. Et je dois dire que je trouve certaines compos pas mal du tout. Désagréable surprise en arrivant aux abords du Trabendo, il y a déjà une quarantaine de personnes qui attendent, pour la plupart des adolescentes (90% de filles pour 10% de garçons, tel est le ratio ce soir - sans oublier deux ados attardés de 50 balais, j'ai nommé Eric et ma pomme !) et Vincent au balcon. Cela semble donc compromis pour le premier rang mais heureusement, il y a un dieu pour les vieux croulants, on arrive à trouver une place devant, tout en étant excentrés sur la gauche... mais nous ne serons pas très loin de Jon, le chanteur. La salle se remplit rapidement, pas de première partie en perspective ce qui nous ravit plutôt. On sent que la soirée va être chaude, vu l'excitation du public. Au passage, une bonne note pour la personne qui a programmé la musique d'attente d'avant concert, on passe de Led Zep à Clash, fucking good rock'n'roll !!!
20h45, les lumières s'éteignent, les filles crient ou plutôt hurlent quand elles voient Jon, leur chouchou, arriver sur scène. Première impression, il s'est vraiment affiné en perdant du poids, il n’a plus cette barbe qui lui donnait un air fatigué, nous avons devant nous un sosie (ou presque) de Marc Bolan (Jon a d'ailleurs la même attitude que son illustre ainé, en ce qui concerne le jeu de guitare). Le reste du groupe (Barry et Mince) ressemble à que qu'ils sont : des bucherons !! Le son est bon, et surtout, la voix est bien audible. Le public est chaud comme une bouillote, c’est la grosse ambiance au Trabendo ce soir. Mais pour moi, la grosse évidence ce soir c'est que JON ne fait pas la gueule !! Enfin, il semble prendre du plaisir, esquissant des sourires par ci par là, répondant (timidement) aux demandes du public, enfin il commence à se lâcher ! Et le show s'en ressent, Jon est bien à l'aise à la guitare, beaucoup moins statique qu'a l'ordinaire, ce soir c'est « showtime » ! Au vu de la set list scotchée sur la scène, j'ai dans l'idée que le concert ne durera guère plus d'une heure. Eh bien, je me trompe cette fois, le groupe nous en donnera pour notre argent : 1h20 de concert sans répit. On alterne les morceaux de « Here We Stand » qui, pour certains, me semblent déjà familiers : My Friend John bien sûr, l’un des morceauz phares de l'album, mais aussi Milk & Honey, ou encore une jolie version acoustique de Baby Doll pendant le rappel, avec JON juste accompagné par Will aux claviers (... car ce soir, ils sont quatre sur scène, le dénommé Will alternant claviers et quelques parties de guitare). Les nouveaux morceaux se fondent à merveille dans l'univers quelquefois particulier du premier album. Car évidemment, « Costello Music » n'est pas oublié, loin de là : Hippy (excellent), puis Henrietta (je disais d'ailleurs à Eric à la fin du concert que c'était dommage qu'il ne l'ait pas joué, alors que j'avais filmé le morceau, la cinquantaine, cela attaque les neurones...). Et, forcément, Chelsea Dagger, qui reste l’un des grand moment du concert, comment résister ? Pas possible, ce morceau est trop bon. L'ambiance monte dans la fosse au fur et à mesure que le concert évolue. Le drapeau écossais est posé, comme un emblème sur le devant de la scène, par des fans du premier rang, les filles sont survoltées, difficile de les imaginer dans cet état quand on les voit à l'entrée du concert, sages et presque timides !!! Mais moi, j'aime cette atmosphère, et je ne conçois pas les concerts autrement. Fun fun fun ! Le rappel, outre Baby Doll sera survolté, avec Flathead, Shameless, et bien sûr Baby Fratelli, les versions sont excellentes, le groupe a enfin trouvé une bonne cohésion, surtout de la part de Jon qui maintenant participe à 100%, et fait même preuve d'un certain talent dans les parties solos.
Et quand il s'est volontairement approché du bord de la scène, le concert étant fini, sa guitare déjà abandonnée, c'est une meute de fans qui l'a happé, oui véritablement happé : c'était assez surprenant et irréel, aucune résistance de sa part, il s'est carrément laissé faire, a priori ravi... Impressionnant tout de même à voir. Les roadies l'on ressorti quelques dizaines de secondes après. Pas de second rappel, mais je dois admettre que ce soir les Fratellis ont montré une autre figure, c'est enfin devenu un véritable groupe de scène, oh bien sur ce n'est pas Gogol Bordello ou I'm from Barcelona, il y a toujours une certaine retenue, dûe certainement à de la timidité (c'est mon opinion). Mais un cap a été franchi, on a ressenti du PLAISIR lors de ce concert, et pas seulement de la part des fans. Fin de concert assez mouvementée, deux jeunes filles montent sur scène pour se disputer la set list (là, nous sommes battus !!!). Elles repartiront avec une moitié de feuille chacune !!! Une autre va piquer une serviette sur un ampli ! La prochaine fois, ce sera une guitare, pourquoi pas !? Ou un tom de batterie !? Mais Eric prendra heureusement une autre set list en photo... Le Trabendo se vide doucement, il n’y a pas de stand de merchandising, cela sent quand même le concert promo, d'ailleurs ils ont annoncé une nouvelle date parisienne pour bientôt. J'y retournerai pour sûr, car ce soir, j'ai pour la première fois pris pas mal de plaisir à les voir et à les écouter. Une dernière chose qui m'est venue à l'esprit pendant le concert, et surtout lors de l'interprétation des nouveaux morceaux, j'ai ressenti une touche très pop, très BEATLES même dans la façon de chanter de JON et dans le ton des chansons. Voilà ! ma (petite) semaine de concerts se termine... sauf si je vais à Solidays ce week-end, mais ma décision n'est pas encore prise ! »
 
 
photos de gilles
 

The Fratellis est un groupe originaire de Glasgow en Ecosse, formé en 2005. Fratelli est en fait le surnom du bassiste (nom d'un personnage venant du film: Les Goonies, les autres trouvaient ce nom assez original et donc, ils l'ont tous adopté. Ils ne font donc pas partie de la même famille. Grosse et bonne surprise de l'année rock 2006 outre-Manche. Un premier album fait surface en France en janvier 2007 « Costello Music » qui donne bien la démarche du groupe pour lequel tout est dans la combinaison classique de sensations fortes. Un groupe Rock léger, pétillant teinté de Boogie et de punk, atteint par une certaine folie ou folie certaine. Depuis février 2007, Apple a choisi le titre "Flathead" des Fratellis pour la bande son de la nouvelle publicité iPod.

Jon Fratelli (John Lawler) : Vocal & Guitar
  Barry Fratelli (Barry Wallace) : Bass
  Mince Fratelli (Gordon McRory) : Drums & Vocals
THE FRATELLIS
 
Mistress Mabel (Here We Stand – 2008)
Everybody Knows You Cried Last Night (Costello Music – 2006)
Got Ma Nuts from a Hippy (Costello Music – 2006)
A Heady Tale (Here We Stand – 2008)
Henrietta (Costello Music – 2006)
Acid Jazz Singer (Here We Stand – 2008)
Ole Black’n’Blue Eyes (Costello Music – 2006)
Tell me a Lie (Here We Stand – 2008)
Whistle for the Choir (Costello Music – 2006)
My Friend John (Here We Stand – 2008)
Chelsea Dagger (Costello Music – 2006)
Look Out Sunshine (Here We Stand – 2008)
Cuntry Boys & City Girls (Costello Music – 2006)
Milk & Money (Here We Stand – 2008)

Encore

Baby Boll (Here We Stand – 2008)
Flathead (Costello Music – 2006)
Shameless (Here We Stand – 2008)
Baby Fratelli (Costello Music – 2006)
La durée du concert : 1h20 
 
AFFICHE / PROMO / FLYER
The Fratellis - 'Flathead'
The Fratellis - Mistress Mabel (Live)
The Fratellis - All Along The Watchtower - Bob Dylan/Jimi Hendrix cover from the 'BBC Radio 1 Established 1967 (2007)'.
The Fratellis - Chelsea Dagger

The Fratellis ~ Le Trabendo. Paris.













Ce qu’en a pensé Eric :

« Jon Fratelli est un sex symbol : ce soir le Trabendo est plein, disons à 80%, de minettes littéralement en chaleur, qui crient des mots d'amour et essaient à toute force de toucher ce grand garçon apparemment assez timide, réfugié dans une demi-pénombre qui ne facilite pas les photos, mais doit encore plus exciter les hormones féminines. Si l'on ajoute une bande de garçons excités au premier range qui déroulent sur la scène le drapeau écossais et se prosternent dessus comme le musulman moyen face à la Mecque, disons qu'on obtient pour ce second passage de The Fratellis à Paris une ambiance particulière, mélange de dévotion et de second degré, à laquelle Gilles B et moi ne nous attendions pas vraiment !

Jon Fratelli a (apparemment) perdu quelques kilos, et abandonné sa coiffure "fantaisiste" pour adopter un look, disons... Jimmy Page circa 75, qui va bien avec l'étonnant retour en arrière musical opéré par The Fratellis sur leur second album - que je trouve personnellement assez moyen - vers un rock 70's, entre voix très Dylanienne et rock lourd hésitant entre Led Zep et... Status Quo : quand il entre en scène, je mets quelques instants avant de le reconnaître, et il me faut les premiers accords de "Mistress Mabel" pour me persuader que ce sont bien les Fratellis sur scène ! Gilles B et moi sommes placés - inhabituellement - très sur la gauche, le public juvénile et en vacances ayant fait ce soir la queue très tôt pour pouvoir toucher son idole, mais il s'avérera que cette position sera assez idéale, tant pour la vue - nous sommes juste à gauche de Jon - l'ouïe - son impeccable, avec la voix de Jon bien distincte, ce qui n'est pas toujours le cas au Trabendo -, et le confort physique - au milieu, c'est la transe chez les amoureuses et amoureux de Jon... Le virage early 70's de la musique des Fratellis est, je le disais, immédiatement sensible, tant dans le look et l'attitude des musiciens que dans le traitement musical des chansons du premier album, largement méconnaissables, loin de leur racines glam-rock et pop : Gilles B passera d'ailleurs la dernière partie à regretter que le groupe ne joue pas "Henrietta", alors que c'était le cinquième morceau de la set list. N'étant pas quant à moi nostalgique de cette période particulière de l'histoire du rock - mon adolescence, pourtant -, je ne ressens pas beaucoup de plaisir à ce flashback imposé, même si je comprends l'extase d'un jeune public qui semble par moments revivre par procuration l'extase de ces années que nous qualifieront de "mythiques" (hein, Vincent?). Le groupe mouline, Jon ponctue chaque morceau d'un petit solo brûlant - dont on sent qu'il ne demande qu'à se développer..., le groupe bastonne (batteur lourd et énervé) les riffs sans s'attacher aux mélodies, d'ailleurs beaucoup plus quelconques sur le second album, le son est épaissi par l'apport d'un quatrième musicien (Will, d'après la set list) aux claviers et à la (seconde) guitare. "Tell me a Lie" fait son petit effet, sorte de citation des White Stripes citant Led Zep, si vous voyez ce que je veux dire, mais je dois avouer que, hormis le plaisir de voir un public aussi enthousiaste et sincère autour de moi (et féminin, ce qui est un bonheur, il ne faut pas le cacher..), je m'ennuie un peu. Et puis vient l'enchaînement magique, "My Friend John" et sa mélodie irrésistible à tiroirs, et "Chelsea Dagger" avec sa merveilleuse intro, et ce seront pour moi une dizaine de minutes un peu intenses, qui font remonter le niveau général de la soirée. Las ! le concert retombe ensuite, jusqu'au final (avant le rappel) de "Milk and Money", quand même joliment lyrique et excitant.

Long rappel de quatre titres, qui commence par un excellent "Baby Doll" semi acoustique, avec ces intonations semi-dylaniennes de Jon, et finit par un "Baby Fratelli" lui non plus plus très glam, malgré ses "... alright" aux accents sladiens. Voilà, c'est fini, après 1 h 20 d'un rock quand même assez loin de ma sensibilité musicale personnelle : même si je dois reconnaître qu'il n'y a rien de particulier à reprocher aux Fratellis, il me semble qu'il manque au groupe cette étincelle qui fait la différence entre les simples "bons" groupes et ceux qui deviennent vraiment exceptionnels. Mais ce n'était visiblement pas l'avis des centaines de jeunes filles énamourées qui nous entouraient, Gilles et moi, ce soir ! »




photos de eric

samedi 25 août 2007

ROCK EN SEINE (FESTIVAL) 2007 # 5 ~ Le Domaine N. St Cloud. Paris.











5e édition ! 3 jours ! 3 scènes !

SCÈNE DE L'INDUSTRIE

 SCÈNE DE LA CASCADE

GRAND SCÈNE
 


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Seconde journée du festival Rock en Seine, l'affiche paraissait légèrement moins intéressante que le feu d'artifice de la veille, mais j'attendais personnellement avec curiosité le retour de The Jesus & Mary Chain. C'est donc en compagnie de Jean Pierre que j'arrivai, vers 15h, sur le site du Parc de St Cloud. Grosse chaleur cette fois, le beau temps est au rendez-vous. 

Le programme est simple : direction la grande scène, pour le set des Fratellis, qui ouvrent les hostilités. Bon set dans l'ensemble, ponctué de 2 nouveaux morceaux plus secs et plus durs que les précédents, pas désagréable. A noter l’ajout de 3 cuivres sur quelques morceaux. 50 minutes de concert, s'achevant par Chelsea Dagger, qui fera danser les premiers rangs. Mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose pour que le groupe soit très bon en live. 

Amy Winehouse ayant déclaré forfait pour cause d'abus divers et variés (la verra-t-on un jour ?), je propose à JP d'aller voir Pravda, un groupe que j'aime vraiment bien. Ils passent sur la scène de l'industrie, parfaite pour eux. Bon, nous louperons les très bons Cold War Kids, mais je vais les revoir dans 3 mois. En passant devant la scène de la cascade, nous pouvons entendre Hellogoodbye, groupe français qui porte bien son nom tellement leur musique est affligeante. Que fait donc ce groupe ici ?? Bref, on s'installe tranquillement au 2ème ou 3ème rang, Suzanne et Mac finissent quelques réglages, et le show démarre quelques instants plus tard, il est 17h05… les gens affluent dès qu'un concert commence. Très bon set d'environ 45 minutes, malgré un public assez timide et pas trop démonstratif… mais le duo parisien est quand même convaincant. Moi personnellement, j'adore. Dommage que Sue ne nous ait pas fait découvrir son torse juste recouvert d'une bande adhésive noire... Mais Pravda avait la pêche, et leur bonne humeur était sympa à voir.

Un petit creux dans la programmation maintenant, on écoute en se baladant dans les allées la musique instrumentale et très jazzy de Eric Truffaz, accompagné de Ed Harcourt. On s'en lasse au bout de 10 minutes, et on peut d'ailleurs se poser la question de la présence de ces artistes, assez loin du rock il me semble. Même si l'éclectisme doit être de rigueur, cela devrait rester dans le rock, comme le nom du festival l'indique. Mais bon... Un petit tour vite fait pour voir de loin Jarvis Cocker finissant son set sur la grande scène. Je ne suis pas vraiment convaincu mais les goûts et les couleurs...

Retour vers la cascade pour l’un des concerts le plus attendus par le public (vu le nombre de gens portant leur tee shirt) : j'ai nommé CSS, ce groupe brésilien ayant la réputation d'être excellent sur scène. Effectivement, c'est festif, avec des ballons accrochés un peu partout, Lovefoxxx toujours habillé d'une combinaison bleue bien moulante fait le show, rien à redire en dehors d'un son un trop faible. Bon CSS, c'est bien, mais je persiste à penser qu'il manque de grandes compositions pour que le groupe passe à un stade supérieur. Nous ne verrons hélas pas les 2 ou 3 derniers morceaux, car il est l'heure de nous diriger vers la grande scène pour ce qu'il me semble être l'évènement du jour : La réapparition de The Jesus & Mary Chain

Beaucoup d'amplis sur la scène, il est 20h20, le groupe arrive sur scène. Les frères Reid n'ont pas vraiment changé, seul William a pris un peu d'embonpoint, alors que son frère Jim lui tient une ligne de jeune homme, malgré un visage très émacié. Ils sont accompagnés pour l'occasion de l'ancien bassiste du groupe Lush, Phil King, Loz Colbert ex-Ride aux drums, et enfin Mark Crozer. Premier morceau et me voila rassuré, le son est archi puissant, voire supersonique par moments, Jim Reid affiche toujours sa mine des mauvais jours, regardant le public sans complaisance, William lui se contentant derrière ses lunettes noires d'artiller en continu. Très gros son, encore une fois on prend notre pied avec Jean Pierre. Cela à l'air de pas mal bouger devant la scène, une partie du public étant spécialement venu pour Jésus. Quel plaisir de réécouter Sidewalking, Head on ou Just Like Honey. Jim Reed nous gratifiera même d'un nouveau morceau de bonne facture. Et pour la première fois nous aurons droit à un sourire entaché d'un « It seems that you like it ! ». Oui, on aime, et on en redemande. Une heure de show, je n'en espérais pas tant, c'était pour ma part LE concert de la journée. 

Il faut maintenant attendre plus d'une heure avant l'entrée en scène de Tool, on décide d'aller faire un tour à la cascade pour écouter et voir les Rita Mitsouko. Le show a déjà débuté lorsque nous arrivons à proximité de la scène. A priori, le répertoire a changé par rapport aux concerts de la Boule Noire. Tous les tubes sont joués, mais je trouve le son très très faiblard, ridicule même. Gros light show par contre, mais je reste assez perplexe : je trouve que le show ne décolle pas vraiment, très sage et pas vraiment rock'n'roll, pas de folie quoi ! Au bout de 32mn, nous repartons direction la grande scène pour la tête d'affiche du jour, Tool.

Moi, Tool, je ne connais que de nom, jamais écouté, je suis curieux de savoir ce que cela va donner. J'ai une petite idée, on m'a parlé de musique progressive mélangée à du métal. Un couple de fans rencontrés plus tôt dans la journée alors qu'ils étaient à la recherche de cannabis (désolé, la fumette n'est plus de mise chez nous) nous avaient vanté les mérites de ce groupe en nous disant "Vous allez voir !!". Effectivement on a vu... On n'a pas été déçus du voyage ! Tout d'abord c'est le seul groupe qui n'était pas filmé, les écrans géants diffusant des clips montés par le groupe… avec un chanteur que l'on aperçoit tout juste en arrière plan en ombre chinoise et de profil… par dessus tout, on ne sait pas trop s’il chante réellement ou s’il s’agit de play back. Un gros son, oui c'est sûr, parfait, trop parfait même, au point qu’on a l'impression d'entendre une bande. Évidemment, aucun dialogue avec le public. Musicalement, que dire ? Pas très novateur, il me semble, des riffs que l'on a entendu mille fois (ce style de riffs déjà mille fois joués, par Métallica entre autres), un mélange de metal, d'indus et de.... ben, je sais pas, de pas grand chose. J'ai insisté pour que l'on reste quand même une heure, mais ce fut presque un soulagement de quitter la grande scène, tant l'ennui nous gagnait. Bon je n'aime pas, mais comme je le dis toujours, il faut respecter les gens qui, eux, ont apprécié. 

Direction la sortie, pas mal de gens ont comme nous déserté la grande scène, nous sommes quand même ravis de cette belle journée, de ce lieu (le parc de St Cloud) que j'ai trouvé très beau. Bien sûr, la journée a été moins riche que hier musicalement mais qu'importe ! A noter que Vincent était bien sur présent, nous l'avons vu un court instant après The Jesus & Mary Chain.

Petite remarque sur le prix des places, que certaines personnes et certains journalistes ont trouvé élevé (42 euros le prix d'une journée)... à comparer à des 111 euros pour Police, + de 140 pour les Stones, ne parlons pas de Lou reed et John Fogerty à pas loin de 100 euros, les concerts de l'Olympia à plus de 40 euros sans parler de ceux de Bercy… les exemples de ce genre ne manquent pas. Alors dire que 42 euros, c'est trop cher, arrêtezles conneries, messieurs ou alors dites-le aussi pour chaque concert qui dépasse les 40 euros… la liste risque d'être longue. C'était mon coup de gueule du jour. 

 
Rock en Seine est un festival de rock qui a lieu depuis 2003 dans le parc de Saint-Cloud (département des Hauts-de-Seine), au cœur de jardins historiques dessinés par Le Nôtre. En quelques années d’existence, ce festival est devenu incontournable, grâce à une programmation éclectique de qualité.

(http://www.myspace.com/rockenseine)
 
 
The Fratellis est un groupe originaire de Glasgow en Ecosse, formé en 2005. Fratelli est en fait le surnom du bassiste (nom d'un personnage venant du film: Les Goonies, les autres trouvaient ce nom assez original et donc, ils l'ont tous adopté. Ils ne font donc pas partie de la même famille. Grosse et bonne surprise de l'année rock 2006 outre-Manche. Un premier album fait surface en France en janvier 2007 « Costello Music » qui donne bien la démarche du groupe pour lequel tout est dans la combinaison classique de sensations fortes. Un groupe Rock léger, pétillant teinté de Boogie et de punk, atteint par une certaine folie ou folie certaine. Depuis février 2007, Apple a choisi le titre "Flathead" des Fratellis pour la bande son de la nouvelle publicité iPod.

(http://www.myspace.com/littlebabyfratelli)



Pravda est un groupe français qui vit le jour en janvier 2003. Il se composait au départ de Sue à la basse, Mac (bassiste des Bisons) à la guitare et Boris au Charley. Le duo a depuis fait parler de lui auprès des amateurs de rock brut et d'électro minimale, privilégiant un style de musique simple et direct. Leur nom vient du russe Pravda qui signifie Vérité. Il fait aussi référence au célèbre journal du PC de 1918 à 1991.
 

Cansei de Ser Sexy (littéralement « fatigué(e) d'être sexy » en portugais), aussi connu sous le sigle CSS, est un groupe de São Paulo au Brésil formé en septembre 2003. La principale influence musicale du groupe est l'électro-rock, mais aussi d'autres formes d'art, comme le design, le cinéma et la mode, avec des paroles humoristiques en anglais approximatif et portugais.

(http://www.myspace.com/canseidesersexy)



The Jesus and Mary Chain est un groupe de musique rock britannique qui a existé de 1984 à 1999. Les membres principaux étaient les frères auteurs-compositeurs Jim et William Reid, originaires d'East Kilbride en Écosse. Ils ont sorti régulièrement de nombreux albums et singles, de leur premier single en 1984 jusqu'à la séparation du groupe en 1999. Jesus and Mary Chain est parmi les groupes indépendants qui ont eu le plus d'influence.

(http://www.jesusandmarychain.org/)
(http://www.myspace.com/thejesusampmarychain)
(http://www.facebook.com/pages/the-jesus-and-mary-chain/15107244685)



Les Rita Mitsouko (formé en 1980) est un duo d'auteurs-compositeurs-interprètes pop-rock français, composé de Catherine Ringer et Frédéric Chichin. À noter que le nom de Rita Mitsouko est choisi pour rappeler leurs références musicales extrêmement variées : Rita se rapporte à la musique sud-américaine (et à l'actrice culte Rita Hayworth), et Mitsouko est un prénom japonais dont la première partie (Mitsu) peut s'interpréter comme signifiant "secret". Par ailleurs, Mitsouko est également le nom d'un parfum de Guerlain. Au départ simplement appelé « Rita Mitsouko », le groupe s'est rebaptisé « Les Rita Mitsouko » dès 1985, quand ils se sont aperçus que beaucoup de gens pensaient que le nom du groupe était en fait celui de la chanteuse. Arrivent enfin quelques singles, chez Virgin, suivis de l'album Rita Mitsouko dont sera extrait le tube de l'année 1985 : Marcia baila (en hommage à Marcia Moretto), morceau new wave dont le clip sera réalisé par Philippe Gautier, ainsi que le clip Andy. C'est le début du succès public, les tubes s'enchaînent : C'est comme ça, Les Histoires d'A. Jean-Baptiste Mondino réalise leurs clips, Jean-Luc Godard réalise le film Soigne ta droite (1987) autour de l'enregistrement de l'album The No Comprendo. Le groupe est à son sommet. Leur dernier album, Variéty, coproduit par Mark Plati, est sorti chez Because Music le 23 avril 2007.
(http://www.facebook.com/RitaMitsouko)


Tool est un groupe de rock progressif/metal progressif américain formé en 19901 par le chanteur Maynard James Keenan (également chanteur de A Perfect Circle et Puscifer), le guitariste Adam Jones, le batteur Danny Carey et le bassiste Paul D'Amour. Ce dernier quitte le groupe en 1995 et est remplacé par Justin Chancellor du groupe britannique Peach (en) peu de temps avant l'enregistrement de leur troisième œuvre majeure, Ænima. Ce groupe emprunte au heavy metal sa puissance, au rock progressif sa charge d'émotions et au rock psychédélique la capacité de créer une atmosphère pleine et envoûtante. Tool est un groupe à part. Sa musique, souvent très sombre, n'est pas dénuée d'optimisme.

(http://toolband.com/)
(http://www.myspace.com/tool)
(http://www.facebook.com/pages/Tool-Band/7481918867)


Costello Music (September 2006)

2007 - À L'Ouest

EP
2004 - Domptages 02
2005 - Démystification
2005 - Tu es à l'ouest / Body addict 
2006 - Work in progress
2006 - Pravda covers



Em Rotterdam Já É uma Febre (Indépendant) - 2004
'A Onda Mortal / Uma Tarde com PJ (Indépendant) - 2004
Cansei de Ser Sexy (Trama) - 2005
CSS SUXXX (Trama) - 2005
Cansei de Ser Sexy (Sub Pop, Warner) - 2006


Albums
Psychocandy (1985)
Darklands (1987)
Automatic (1989)
Honey's Dead (1992)
Stoned & Dethroned (1994)
Munki (1998)

Compilations et divers
Barbed Wire Kisses (B-Sides And More) (04/1988, Blanco Y Negro)
Sound of Speed (1993, Blanco Y Negro)
I Hate Rock N' Roll (05/1995, American Recordings)
The Complete John Peel Sessions (2000)
21 Singles (05/2002, Rhino Entertainment)
Live in Concert (2003)



 1984 : Rita Mitsouko
1986 : The No Comprendo
1988 : Marc & Robert
1993 : Système D
2000 : Cool Frénésie
2002 : La Femme trombone
2007 : Variéty (édition française) et Variety (version anglaise)

Albums live
1996 : Les Rita Mitsouko Acoustiques
2004 : En concert avec l'Orchestre Lamoureux
2008 : Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko and more à la Cigale

Autres
1990 : Re, album de remix
1999 : Emmaüs Mouvement (Disque anniversaire des 50 ans du mouvement Emmaüs) -
2001 : Bestov
2007 : The Eye - More Variety, EP


Undertow (1993)
Ænima (1996)
Lateralus (2001)
10,000 Days (2006)


THE FRATELLIS





Jon Fratelli (John Lawler) : Vocal & Guitar
Barry Fratelli (Barry Wallace) : Bass
Mince Fratelli (Gordon McRory) : Drums & Vocals








PRAVDA








Sue – Vocals / bass / synth
Mac - Guitar










CSS




Lovefoxxx - chant
Adriano Cintra - batterie, guitare, basse, chant et production
Luiza Sá - guitare, batterie et claviers
Ana Rezende - guitare et harmonica
Carolina Parra - guitare et batterie







THE JESUS & MARY CHAIN


Jim Reid (vocals, guitar)
William Reid (guitar, vocals)
Phil King (bass guitar) (1998, 2007–present)
Loz Colbert (drums, 2007–present)
Mark Crozer (guitar, 2007–present)











LES RITA MITSOUKO






Catherine Ringer : Vocal
Frédéric Chichin : Guitar
+
Band










TOOL





Danny Carey – drums, percussion (1990–present)
Justin Chancellor – bass (1995–present)
Adam Jones – guitar (1990–present)
Maynard James Keenan – lead vocals (1990–present)










La Setlist du Concert
CSS

Jagger Yoga (New Song)
Alalla (Cansei de Ser Sexy - 2006)
Fuck Off Is Not The Only Thing You Have To Show (Cansei de Ser Sexy - 2006)
Meeting Paris Hilton (Cansei de Ser Sexy - 2006)
This Month, Day 10 (Cansei de Ser Sexy - 2006)
Alcohol (Cansei de Ser Sexy - 2006)
Acho um Pouco Bom (Single - 2006
Lindja (New Song)
Pretend We're Dead (L 7 Cover)
Off The Hook (Cansei de Ser Sexy - 2006)
I Wanna Be Your J.Lo (New Song)
Let's Make Love And Listen To Death From Above (Cansei de Ser Sexy - 2006)
 
La durée du concert : 0h38


La Setlist du Concert
THE JESUS & MARY CHAIN

You Trip me Up
Head On (Automatic - 1989)
Far Gone And Out 
Sidewalking

Snakedriver

Happy When It Rains (Darklands - 1987)

Some Candy Talking
Between Planets
Blues From A Gun
Cracking Up (Munki - 1998)
All Things Must Pass

Teenage Lust
Just Like Honey
Reverence (Honey’s Dead - 1992)

La durée du concert : 0h59


La Setlist du Concert
TOOL

Jambi (10.000 Days - 2006)

Stinkfist (ext) (Ænima - 1997)
Forty Six & 2 (Ænima - 1997) 
Schism (ext) (Lateralus - 2001)
Rosetta Stoned (10.000 Days - 2006)
Flood (Undertow - 1993)
Lateralus (Lateralus - 2001)

Vicarious (10.000 Days - 2006)


La durée du concert : 1h23

AFFICHE / PROMO / FLYER