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lundi 23 septembre 2013

CSS ~ Le Trabendo. Paris.















PLANTA TOUR 2013 
 

Support Act : PORTLAND


Ce qu’en a pensé Émilie :  

« En ce lundi soir de septembre, ma motivation est limitée pour ce concert des Brésiliens de CSS, qui sera mon 4ème (et mon 100ème concert tout court, ça se fête quand même !). En effet, le dernier album Planta ne m’a pas trop convaincue, et ce soir je suis seule, et le Trabendo c‘est loin, je mets 1h15 pour y aller… Mais bon c’est parti ! Je suis arrivée juste avant l’ouverture des portes donc premier rang sans problème, lorsque débute la première partie (il devait bien être déjà 20h15), on devait être une trentaine dans la salle à tout casser… Heureusement que ça s’est rempli après.

Première partie « French Touch » donc, le trio électro Portland (qui, comme son nom ne l’indique pas, vient de Metz). J’ai quasiment la tête dans leur batterie mais les bouchons ne s’avèreront pas nécessaires, le batteur n’est pas un bourrin, loin de là. Le groupe se compose par ailleurs d’un claviériste et d’une chanteuse qui touche aussi aux claviers à l’occasion. Vocalement, la demoiselle (en mini-short argenté, ce qui ne gâche rien) s’avère certainement plus douée que Lovefoxxx. Dans l’ensemble cependant, difficile pour moi d’adhérer d’emblée à des morceaux que je ne connais pas lorsqu’il n’y a ni guitare ni basse à l’horizon… Je fais contre mauvaise fortune bon cœur, la chanteuse, Lily, est gentille, nous remercie régulièrement, et n’a pas du tout la grosse tête (« notre tube, entre guillemets », nous précisera-t-elle à un moment du concert). Le public est étonnamment plutôt froid, c’est bizarre pour des gens qui viennent voir un groupe dansant comme CSS, mais poli et respectueux. Au final cette première partie est en accord avec CSS, c’est juste moi qui vient voir un groupe électro alors que c’est pas mon truc de manière générale. Du coup, je ne me permettrai pas d’émettre réellement un avis sur la musique de Portland. En tout cas, le son est parfait, un bon point.

Il faut encore attendre que tout le matos déménage et que les derniers préparatifs se fassent (le batteur de CSS, J.R. Kurtz, est d’ailleurs également roadie). J’ai le droit à la setlist sous les yeux, je ne peux pas m’empêcher de tricher, 15 morceaux, ce n’est pas énorme, mais apparemment le rappel n’est pas inclus. Je commence à m’inquiéter sur comment va se passer ce premier rang, serai-je écrasée contre la scène ? Il n’en sera rien, même si le Trabendo n’affiche pas complet ce soir, le public est maintenant nombreux et enthousiaste, mais est là pour danser et s’amuser, pas pour pogoter, je ne me suis même pas pris un coup de coude, rien du tout, même pas par inadvertance. Un public comme ça, j’en veux bien à tous mes concerts ! Merci à tous !

Revoilà J.R., cette fois-ci accompagné de Luiza, Ana, Carolina, et de notre Lovefoxxx adorée. Tenue blanche avec des touches de couleurs, cape rayée de bleu, violet et argenté, la demoiselle a déjà fait plus excentrique côté tenue, mais ça reste peu courant. C’est Art Bitch qui ouvre le bal, et même si la voix de Lovefoxxx est en retrait (ce qui s’arrangera un peu par la suite), on est tout de suite à fond dedans. Les trois autres filles alternent guitare, basse ou claviers selon les morceaux, tandis que J.R. gère la batterie et les samples (c’est un truc que j’aime pas, ça, mais chez CSS ça passe bien). On enchaîne avec Move, qui sera le seul titre du deuxième album Donkey. Lovefoxxx nous parle en anglais car son français est inexistant selon elle (mais en dehors des traditionnels « mercis », elle nous lira quelques phrases d’un petit bout de papier sorti de sa poche, « nous sommes très contents d’être là ce soir », « voici mes amis », etc.) Pour couronner le tout, elle viendra à trois reprises, dont un petit slam, dans le public (qui par contre ne sera pas invité à monter sur scène comme à la Gaîté Lyrique, parce que nous dit Lovefoxxx, elles sont maintenant trop vieilles pour ce genre de choses :D ). Musicalement, si Lovefoxxx n’est toujours pas une grande chanteuse (au sens propre comme au figuré d’ailleurs, je ne l’avais jamais vue d’aussi près, mais elle est aussi petite que moi), ça tient la route, il n’y a pas de temps morts entre les chansons, et on pardonnera volontiers ses quelques fous rires à la miss, dont la bonne humeur est communicative. Les nouveaux morceaux passent mieux pour moi en live, comme ce Teenage Tiger Cat que Lovefoxxx qualifiera de kid-friendly, et les anciens (Let’s Make Love, City Grrrl) sont un pur plaisir. Tout en fait est un pur plaisir ce soir, les « I love you too » que nous hurlons en retour à Lovefoxxx sur I Love You particulièrement. Et infatigable, pour nous remercier, elle fait la roue, et commence le méga tube Music Is My Hot Hot Sex sur le dos, les jambes en l’air !

Avant Dynamite, Lovefoxxx nous annonce que ce sera le dernier morceau joué, ce à quoi les gars du premier rang lui hurlent « you’re lying ! » Et heureusement, oui, elle mentait, après quelques minutes la revoilà sur scène vêtue d’une grande cape noire bordée de doré (la cape précédente ayant depuis longtemps laissé place à une veste « Soleil Levant » , puis sur le dernier morceau, pour notre plus grand plaisir, nous aurons même le droit à Lovefoxxx en soutien-gorge sous un petit haut en résille noir). La nouvelle cape, c’est pour se transformer en papillon sur Frankie Goes To North Hollywood, et c’est un succès. Le tubesque Alala et la très rap I’ve Seen You Drunk Gurl, qui verra la participation remarquée d’Ana Rezende au flow, terminent le set.

Pour conclure, jet de baguettes de J.R. bien sûr (j’ai prié pour que ça n’arrive pas de mon côté, tellement la baston à Rock en Seine pour Franz Ferdinand m’a marquée) mais aussi distribution de setlists par Lovefoxxx herself (qui pour le coup utilisera une technique que je n’avais jamais vue en 100 concerts, déchirer lesdites setlists pour pouvoir en donner à plus de monde). Tous ceux qui réclament n’en auront pas forcément, je vois des gens qui partagent à nouveau derrière eux, mais après un instant d’hésitation, j’enfourne ma moitié dans mon sac, toutes mes excuses pour le reste du public : ça facilite ma review d’avoir toute la liste, même si je n’ai que la fin des titres :D

Finalement, même si j’ai vu pas mal de groupes au niveau musical définitivement plus élevé, c’était un concert parfait pour mon numéro 100. Déjà parce que CSS, en dehors des groupes de ma Normandie natale, c’est le premier groupe que j’avais vu sur scène, en première partie de Kaiser Chiefs aux Transmusicales, donc effet nostalgique garanti. Mais aussi parce qu’après plusieurs années de scène, le groupe garde cette fraîcheur, ce naturel si rares actuellement dans le milieu. Ça n’a l’air de rien, mais quand Lovefoxxx nous glisse un « That’s a lie » en plein milieu des paroles d’une chanson, ou un « Bon voyage » dans une tentative de français un peu désespérée, ça démontre qu’elle n’est pas en mode automatique, qu’elle prend plaisir à être sur scène. Et ça, c’est irremplaçable. Thank you CSS for making my 100th gig an unforgettable moment! (Je dirais bien ça en portugais, mais je n’en ai pas les capacités ^^)
»





photos de 




Cansei de Ser Sexy (littéralement « fatigué(e) d'être sexy » en portugais), aussi connu sous le sigle CSS, est un groupe de São Paulo au Brésil formé en septembre 2003. La principale influence musicale du groupe est l'électro-rock, mais aussi d'autres formes d'art, comme le design, le cinéma et la mode, avec des paroles humoristiques en anglais approximatif et portugais.


(http://csssuxxx.com/)

(https://www.facebook.com/CSSSUXXX


    Cansei de Ser Sexy (2005)
Donkey (2008)
La Liberación (2011)
Planta (2013)


CSS


Lovefoxxx - Vocal
Luiza Sá - Guitar, drums &t keyboards
Ana Rezende - Guitar, harmonica
Carolina Parra - Guitar, Drums


THE SETLIST
CSS


Move (Donkey - 2008)
Hangover (Planta - 2013)
Hits Me Like A Rock (La Liberación - 2011)
Teenage Tiger Cat (Planta - 2013)
Let's Make Love and Listen To Death From Above (Cansei de Ser Sexy - 2005)
What’s Your Name (new song)
Girlfriend (Planta - 2013)
City Grrrl (La Liberación - 2011)
Honey (Planta - 2013)
Red Alert (La Liberación - 2011)
Into The Sun (Planta - 2013)
I Love You (La Liberación - 2011)
Music Is My Hot Hot Sex (Cansei de Ser Sexy - 2005)
Dynamite (Planta - 2013)

Encore


Frankie Goes To North Hollywood (Planta - 2013)
Alala (Cansei de Ser Sexy - 2005)
I’ve Seen You Drunk Gurl (I’ve Seen You Drunk Gurl EP - 2013)



 Time Set : 1h20


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samedi 3 décembre 2011

CSS ~ La Gaité Lyrique. Paris.













Première Partie : Dance Yourself to Death


Ce qu’en a pensé Emilie :
 « C’est ma première visite à la salle de la Gaîté Lyrique. Très sympa, je suis contente d’y retourner dans quelques jours pour Thurston Moore. Guillaume, Gwladys et Alrick m’accompagnent en ce samedi soir. Une fois n’est pas coutume, nous avons le droit à une excellente première partie, le quatuor de Dance Yourself to Death. Ils sont canadiens, et la chanteuse, également bassiste, avait déjà toute mon admiration en montant sur scène avec un tee-shirt Goo, mais comme en plus elle a une super voix et que la guitariste a de l’énergie à revendre, je pense que j’ai vu là l’une des meilleures premières parties de toute ma vie. Même le son est parfait, ce qui pour un opening band non annoncé sur le ticket, relève du miracle… Le groupe est même en accord avec CSS, il y a un clavier et on reste dans l’électro-rock, quoique largement plus sombre. Malgré la tenue de la chanteuse donc, pas d’expérimentation à tout va, c’est carré et très pro. Un groupe à suivre, indéniablement ! J’étais à fond d’un bout à l’autre, sauf… quand j’ai aperçu Luiza Sá juste derrière nous, mais alors, vraiment juste derrière, en train d’apprécier le concert elle aussi ! Oui, je sais, j’aurais dû demander un autographe… Mais en plein concert, c’est encore plus difficile pour moi, j’ai préféré m’abstenir. Ça me fait un petit souvenir bien sympa quand même.

Même si nous ne sommes pas au premier rang, j’ai trop hâte à présent de voir CSS, pour la première fois d’aussi près, et un avec un tel son. Le tigre à trois yeux en fond est impressionnant. Malheureusement la poisse continue de me poursuivre cette semaine : le son sera loin d’être aussi bon pour le set des Brésiliens. Ce n’est pas catastrophique non plus, sauf qu’à cela je dois ajouter un autre problème, et de taille : Adriano Cintra, compositeur, multi-instrumentiste, et âme du groupe, n’est pas sur scène. Lovefoxxx est accompagnée de ses habituelles compagnes Luiza, Carolina et Ana (cette dernière vêtue d’un sympathique tee-shirt Nirvana), du batteur dont j’ignore le nom que nous avions déjà vu au Rock en Seine, et d’un nouveau membre également inconnu à la basse, qui joue en retrait et vient s’avancer à l’occasion avec un grand sourire. Il n’est pas bien vieux et monter sur une scène semble relativement nouveau pour lui. Lovefoxxx porte une perruque noire et bouclée qu’elle ôtera un peu plus tard, révélant sa récente teinture blonde sous les cris du public. Et comme d’habitude, impossible de dire combien de couches de vêtements elle avait en montant sur scène, mais à la fin il ne restait plus grand-chose… Elle nous a aussi ressorti la cape et le masque comme en août. Sa voix n’est pas toujours très juste, surtout comparée à celle de la chanteuse de Dance Yourself to Death. Il faut dire qu’elle court partout, et fera même deux stage divings, mais malheureusement pas de notre côté. Ayant choisi de nous lancer « Je suis sur le cul » comme entrée en matière, elle a bien fait rire l’audience (prononcé à la brésilienne, ça donne « Je suis sur le coup » mais je pense que tout le monde a compris). À l’applaudimètre, les morceaux du premier album raflent la mise, mais le public est très en forme d’un bout à l’autre, sautant, dansant, tapant dans les mains. Du côté des nouveautés, mention spéciale à la très punk La Liberación (chantée en espagnol) et surtout à la clôture sur City Grrrl, ah ce que j’adore ce morceau. Lovefoxxx a commencé à faire monter des gens et les premiers rangs se sont joyeusement invités à la suite, transformant la scène de la Gaîté en dancefloor (et nous permettant de nous rapprocher un peu). « You’re very punk rock », nous lance Luiza.

Le temps d’évacuer tout ce petit monde, et c’est déjà l’heure du rappel, on a même pas dû attendre une minute pour l’avoir d’ailleurs. La très amusante Art Bitch (« Suck suck suck my art-hole » ;-))est suivie par un rap inattendu, listé en temps que « Rap Thank-You Song » sur Setlist FM. C’est qu’elles se débrouillent dans ce registre, les nanas ! Et c’est déjà la fin, sur Beautiful Song, extraite du deuxième album, j’aurais préféré, une fois n’est pas coutume, un titre plus tubesque pour conclure, style Fuckoff ou Meeting Paris Hilton. Mais enfin, on ne peut pas tout avoir ! Concert un peu court ce soir encore…

C’est le moment de conclure, que dire ? CSS, c’est un groupe qu’on voit pour faire la fête et danser avant tout, et définitivement, l’absence d’Adriano fait que l’envie de faire la fête n’était pas vraiment présente de mon côté… Pas une mention par Lovefoxxx de son départ, je lui en veux pour ça, je lirai sur le net en rentrant qu’il a quitté le groupe peu de temps auparavant, lassé dit-il par le manque d’expérience musicale des filles, et le peu de reconnaissance qu’il obtient alors que c’est lui qui gère tout. Je ne peux pas lui jeter la pierre : en six ans, aussi enthousiastes soient-elles, les filles sont loin d’être devenues des virtuoses. Mais du coup, cette soirée que j’attendais avec tant d’impatience, a pris un goût bien amer : quid de l’avenir du groupe maintenant privé du compositeur qui nous régalait de ses petites perles électro-pop-rock, peut-être pas des chefs d’œuvre inoubliables certes, mais des morceaux diablement inspirés ? Que vont faire les filles à présent, accompagnées d’un batteur et d’un bassiste qu’on ne daigne même pas nous présenter, enregistrer un album rap ? Je suis très inquiète par rapport à l’avenir du groupe : je ne m’attendais pas à un concert virtuose à la David Garrett, loin de là, mais je pensais passer la soirée à m’éclater sur les morceaux d’Adriano que j’adore tant. Mais même si le public ne semblait pas partager mon point de vue, je l’affirme haut et fort : sans lui, ça n’a plus du tout la même saveur… »




photos de sarah bastin  & gwladys



Cansei de Ser Sexy (littéralement « fatigué(e) d'être sexy » en portugais), aussi connu sous le sigle CSS, est un groupe de São Paulo au Brésil formé en septembre 2003. La principale influence musicale du groupe est l'électro-rock, mais aussi d'autres formes d'art, comme le design, le cinéma et la mode, avec des paroles humoristiques en anglais approximatif et portugais.



Cansei de Ser Sexy (2005/2006)
Donkey (2008)
La Liberación (2011)




CSS

Lovefoxxx - chant
Adriano Cintra - batterie, guitare, basse, chant et production
Luiza Sá - guitare, batterie et claviers
Ana Rezende - guitare et harmonica
Carolina Parra - guitare et batterie



La Setlist du Concert
CSS

 Rhythm To The Rebels (La Liberación - 2011)
Off The Hook (Cansei de Ser Sexy - 2005)

La Liberación (La Liberación - 2011)
Hits Me Like A Rock (La Liberación - 2011)

Music Is My Hot Hot Sex (Cansei de Ser Sexy - 2005)
Red Alert (La Liberación - 2011)
Let's Make Love and Listen To Death From Above (Cansei de Ser Sexy - 2005)

Jager Yoga (Donkey - 2008)
Move (Donkey - 2008)

You Could Have It All (La Liberación - 2011)
Let’s Reggae All Night (Donkey - 2008)
Fuck Everything (La Liberación - 2011)

Alala (Cansei de Ser Sexy - 2005)
City Grrrl (La Liberación - 2011)

Encore

Art Bitch (Cansei de Ser Sexy - 2005)
Rap Thank-You Song (exclusive live track)
Beautiful Song (Donkey - 2008)

La durée du concert : 1h15

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