


Très rapidement, le premier groupe monte sur scène, c'est Urban-Addict, un duo Français chanteuse + basse. Je suis tout d'abord frappé - il faut bien le dire - par la beauté et surtout la classe naturelle de sa chanteuse Emily. Mais elle n'a pas que sa beauté comme atout, une voix superbe vient de suite nous charmer, et c'est vrai que nous restons comme hypnotisés pendant de longues minutes. Musicalement, on peut rapprocher Urban-Addict à de la pop teintée d'électro, parfois avec des accents jazzy quand Emily joue des claviers. Sûrement des progrès à faire de ce côté la, une identité à trouver, mais ce qu'ils démontrent sur scène n'est déjà pas désagréable du tout. Bien interprété avec beaucoup de sensibilité. Un petit coup de cœur quand Emily introduit la chanson Sorry. Elle parle avec des mots justes de notre société qui impose le « toujours plus », on doit être parfait, pas de droit à l'erreur. Elle le fait avec pudeur, puis, se mettant derrière son piano, elle m'a fait ressentir une réelle émotion dans son interprétation emprunte de mélancolie. Le groupe annonce une reprise, pratiquement méconnaissable lors de son intro, ce sont les paroles qui me donnent la réponse, je la glisse à Eric, c'est une surprenante version de Seven Nation Army auquelle nous avons droit. Beau concert de

Excellent début de soirée, on attend la suite avec curiosité, ce sera certainement beaucoup plus rock, il suffit pour cela de voir la décoration de la peau ornant la grosse caisse de la batterie et la marque de la guitare vintage posé contre l'ampli : "Airline". Ils ne peuvent pas être foncièrement mauvais, les gars qui jouent avec des instruments pareils. La sono nous passe un Johnny Cash avant que les lumières s'éteignent et que les Belges de My Little Cheap Dictaphone fassent leur apparition sur scène. Difficile de leur donner une orientation musicale : plus rock que le groupe précédent bien sûr, un chanteur (guitariste par la même occasion) assez charismatique dirige le groupe, du rock orienté pop, avec quand même des touches assez soniques par moments, et même des accents de la grande Amérique. J'ai aussi pensé à DEUS par instants. Un beau melting pot pas inintéressant, et plus le concert évolue, plus le groupe trouve sa vitesse de croisière malgré un public qui n'était peut être pas venu pour une telle débauche d'énergie. Car de l'énergie il y en aura, surtout lorsque le chanteur invitera toutes les jeunes filles (timides) du premier rang à monter et à danser sur scène (aidé en cela par Eric amusé par la situation). Beau final festif pour encore une fois un beau concert et une nouvelle découverte.
Il est déjà tard, mais le personnel du forum s'active dans tout les sens pour dégager la scène et mettre en place le matériel de Cocoon... qui se résume en tout et pout tout aux claviers de Morgane, ainsi qu'à un vidéoprojecteur pour la projection de photos pendant le concert. Scène bien dépouillée donc, assez étrange d'ailleurs comme impression. Les claviers de Morgane sont comme d'habitude recouverts de petites peluches, avec une prédilection pour les pandas. Cocoon sur scène, c'est très intime, il y a un contact direct avec le public. Ce soir Morgane apparait avec une nouvelle coupe de cheveux, et habillée d'une jolie robe, pieds nus (cela, je ne le verrai qu'à la fin du concert). Marc attire, lui, toutes les convoitises de la gente féminine, charmeur sans le vouloir. Les premières notes de Take Off s'élèvent alors qu'est projetée une jolie photo de Morgane avec un chaton, chaque chanson aura droit à sa photo. Vultures, superbe, beaucoup plus light que sur disque, c'est la caractéristique de Cocoon sur scène, ils ne reproduisent pas exactement les versions CD, elles sont beaucoup plus épurées en

Je ne pensais pas qu'Eric apprécierait ce genre de musique, mais il semble qu'il ait aimé, cela me fait plaisir, surtout vis à vis de Cocoon. Je retournerai les voir à la Cigale en fin d'année, la perspective d'une grande salle doit être un challenge pour eux : comment continuer à retranscrire leurs émotions et faire passer le courant entre eux et leur public ? On verra, je suis curieux de découvrir cela. Pour l'anecdote, ils ont joué 1h15 ce soir, la set list est dans ma poche. Alors Cocoon, rendez-vous dans 4 mois à Paris ? »

Cocoon a su s'imposer, en à peine une année, dans le paysage musical français, en participant à leur manière au revival folk. Le point de départ de leur reconnaissance a été la victoire du très convoité concours CQFD 2007 ancienne formule des Inrockuptibles. Depuis, leurs délicates chansons ont aussi séduit les programmateurs de concerts à Paris comme en province. Cocoon, sur la base d'un clavier et d'une guitare sèche, compose des mélodies folk-pop envoûtantes et délicates, dans une tradition de song-writing épuré et poétique. Leurs deux voix qui s’entremêlent viennent cristalliser leur aisance à repousser les limites de l’harmonie. Glissant avec superbe et discrétion sur folk, noirceur, pop et humour, la musique de Cocoon rappelle les sublimations minimales d’Elliott Smith.







Morgane Morgane Imbeaud (chant, claviers,)
Mark Daumail (chant, guitare, banjo, ukulélé, beatbox)




Hey Ya! (Outkast Cover)
On My Way (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
Chupee (My Friends All Died In A Plane Crash – 2007)
ENCORES
Sushi (New Song)



