



J'arrive tôt aux abords de la Cigale, mais dehors il tombe de la grêle, je reste une dizaine de minutes dans la voiture avant de prendre la direction la salle. Il est 18h, il n'y a pour l'instant que quatre personnes qui attendent. Maintenant il ne reste plus qu'à prendre son mal en patience. Il est un peu plus de 19h lorsque les portes ouvrent enfin, pas de cohue, le public est cool ce soir, un public de tout âge, la magie de la musique y est pour beaucoup. Dans un premier temps je vais devant, je m'assois et puis je me ravise, Vincent doit arriver en retard, je cours donc pour trouver une bonne place à la mezzanine. La salle se remplit très vite, tout d'abord le haut, puis ensuite la fosse. A 19h30, l'ami Vincent fait son apparition, il vient d'assister au Showcase de Raphael au Virgin Mégastore...

A noter que ce soir, l'audience a été particulièrement respectueuse des artistes et aussi des autres spectateurs, pas de gens qui arrivent en cours de concert, pas de bavardages intempestifs (la plaie de nombreux concerts), pas d'allers et venues au bar pendant le set des deux jeunes artistes, bravo !! Il n'y a pas beaucoup de choses à mettre en place sur la scène, le décor est plutôt dépouillé : une grosse caisse, trois micros et c'est pratiquement tout.


Petit discours d'introduction du morceau My Brambles, en effet Bramble Rose est le nom du chat d'Alela mais comme elle le dit, la chanson n'a aucun rapport avec son chat !! Et quand démarre l'intro de The Pirate's Gospel, la salle se met à applaudir et moi les larmes une fois de plus me montent aux yeux. C'est beau, c'est hanté, c'est magnifique, les superlatifs n'existent pas pour traduire ce que j'ai ressenti. Et le final, mon dieu !! The Rifle, la chanson qui m'a fait découvrir Alela, encore une fois exceptionnelle de pureté, de sensibilité, voilà j'aurai épuisé tous les qualificatifs !
Je quitte précipitamment la mezzanine pour descendre dans la salle, je me dirige sur un des cotés vers le devant. Retour d'Alela pour un magnifique et poignant Oh! My Mama (je ne sais pas si cette chanson a un rapport avec le divorce de ses parents en 2003, juste avant qu'elle écrive la majorité des textes de « The Pirate's Gospel » pendant un voyage sur les routes du sud de la France en 2004). Un dernier morceau (Lady Divine) et la divine et sublime Alela Diane quitte la scène. La petite troupe reviendra après quelques minutes d'ovations nourries pour nous saluer une dernière fois.
Bravo, mille fois bravo et merci beaucoup pour ces instants tellement rares. Alela est repartie avec sa set list dans la main, je demande quand même à un roadie s’ il y en a une autre, et, par chance, il m'en donne une. Voila la soirée est finie, 1h20 de bonheur, je rejoins Vincent, un petit tour au stand merchandising, j'achète un tee shirt, l'air est froid dehors mais je m'en fous, j'ai le cœur bien au chaud ce soir... »

En invitée spéciale, Mariée Sioux, copine d'Alela Diane et artiste issue de la riche scène folk de Nevada City, fera ses premiers pas en Europe, en amont de la sortie de son disque. Mariée Sioux est aussi l'artiste qui chante toutes les harmonies sur le disque d'Alela Diane.

Alela Diane Menig est une chanteuse et une compositrice américaine, dont les chansons sont imprégnées d'un style psyché folk. Les chansons de la jeune californienne, fille de hippies mélomanes, sont apparemment conventionnelles (une guitare, une voix), mais elles semblent venir d’un temps très ancien, très dur et très pur. Dans le folk féminin, on n’avait rien entendu d’aussi essentiel, élégiaque et bien chanté depuis Karen Dalton ou Catpower – pas moins. Et maintenant qu’Alela est là, on se demande comment on a pu vivre sans elle.
Son album, The Pirate’s Gospel (le 23 octobre 2007), plus de trois ans après sa réalisation, est sortie chez Fargo, un label qui n’en finit pas nous enchanter. Ça valait le coup d'attendre !
Du folk/gospel, par une Américaine en état de grâce... Une voix gorgée d'âme, une guitare antique et... c'est tout. Pas la peine d'en rajouter.
Son album, The Pirate’s Gospel (le 23 octobre 2007), plus de trois ans après sa réalisation, est sortie chez Fargo, un label qui n’en finit pas nous enchanter. Ça valait le coup d'attendre !
Du folk/gospel, par une Américaine en état de grâce... Une voix gorgée d'âme, une guitare antique et... c'est tout. Pas la peine d'en rajouter.


(Sur le Mix)-------------(Sur la Scène)
Clickity Clack (The Pirate's Gospel - 2007)
Pieces Of String (The Pirate's Gospel - 2007)
Tired Feet (The Pirate's Gospel - 2007)
The Cuckoo
Sister Self (The Pirate's Gospel - 2007)
The Red Tail Hawk
Tatted Lace
Sea Lion
Can You Blame The Sky? (The Pirate's Gospel - 2007)
My Brambles
The Pirate's Gospel (The Pirate's Gospel - 2007)
Dry Grass
White As Diamonds
To Be Still
The Rifle (The Pirate's Gospel - 2007)
ENCORE
Oh! My Mama (The Pirate's Gospel - 2007)
Lady Divine
Pieces Of String (The Pirate's Gospel - 2007)
Tired Feet (The Pirate's Gospel - 2007)
The Cuckoo
Sister Self (The Pirate's Gospel - 2007)
The Red Tail Hawk
Tatted Lace
Sea Lion
Can You Blame The Sky? (The Pirate's Gospel - 2007)
My Brambles
The Pirate's Gospel (The Pirate's Gospel - 2007)
Dry Grass
White As Diamonds
To Be Still
The Rifle (The Pirate's Gospel - 2007)
ENCORE
Oh! My Mama (The Pirate's Gospel - 2007)
Lady Divine


Alela Diane - The Pirate's Gospel


Alela Diane - The Rifle

Alela Diane - Tired Feet

