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mercredi 14 mai 2008

BROKEN SOCIAL SCENE ~ L'Elysée Montmartre. Paris.












Premiere Partie : The Brunettes





Ce qu’en a pensé Gilles B.:
 
« La perspective de retourner à l'Elysée Montmartre - acoustique déplorable et mauvaise visibilité si vous n'êtes pas au premier rang - pour la première fois depuis le début de l'année ne m'enchantait pas vraiment. J'avais d'ailleurs retardé l'échéance avant d'acheter mon billet, mais la possibilité de pouvoir enfin voir les Néo-Zélandais de The Brunettes a fini par me convaincre de venir à cette soirée. Idéalement installé en compagnie de Philippe M au premier rang, presque plein centre, c'est avec une grande curiosité que j'attendais le set des Brunettes. Auparavant, j'avais fait le plein de CDs et autre t-shirts, évitant ainsi la longue attente d'après concert.

19h30, les Brunettes font leur apparition, alors que la salle est encore très peu remplie. Heather, fraîche et décomplexée, est absolument délicieuse dans sa mini robe argentée... c'est ce qui frappe tout d'abord chez ce groupe : de la pop sans complexes et joyeuse, beaucoup de fraîcheur et de jeunesse. Sur scène, le groupe passe de 2 à 6 personnes, avec des musiciens additionnels (claviers, basse, cuivre et batterie), dont un que je soupçonne fort d'être un membre des Ruby Suns. Heather est plein centre, derrière son clavier, elle focalise toute l'attention par son charme. De plus, elle est multi-instrumentiste, ce qui ne gâte rien, passant de l'orgue au Xylophone via la clarinette, en toute simplicité. Ce soir la part belle est faite, bien sûr, au dernier album en date, « Structures & Cosmetics », dont quatre extraits seront joués. Pour ma part, mon morceau préféré reste B.A.B.Y (Brunettes Against Bubblegum Youth), le public suit en frappant des mains. Avec beaucoup plus d'ampleur sur scène que sur disque, les Brunettes sont joyeux, communicatifs avec le public, Heather est adorable, beaucoup de gens n’ont d’yeux que pour elle (le reste du groupe n'est pas en reste d'ailleurs !). A chaque fois que je vois un groupe Australien ou Néo-Zélandais, c'est bizarre mais ils apportent une fraîcheur, une insouciance et surtout une dose de bonne humeur différentes des autres. Dommage que ce soir le groupe n'ait pu jouer que 30 courtes minutes, mais cela aura été suffisant pour recueillir un joli succès. Pour l'anecdote, Heather a reconnu Philippe (fan n°1 des Brunettes, je suis le N° 2 maintenant), et l'a d'ailleurs appelé par son prénom. Touchant et gentil ! Ils nous manifesteront d'ailleurs tout cela à la fin du concert en discutant avec nous et en signant plusieurs CDs (avec des dessins svp !). J'en profite pour leur donner un flyer des Rock'n'roll Motherf*** en leur expliquant sommairement le contenu du blog.

Rapide ménage sur scène, tout est prêt pour accueillir Broken Social Scene, la salle est confortablement remplie, l’ambiance super cool, je ne sais pas pourquoi mais ce soir nous sommes particulièrement décontractés, c'est tout un ensemble qui veut cela : musique cool, public idem, bonne humeur générale !! Et la troupe débarque sur scène, avec pas moins de huit musiciens dont une seule femme. BSS, c'est avant tout un collectif, une formation à géométrie variable qui a compté dans son sein Feist ou Emily Haines, la chanteuse de Metric. Sur scène, c'est tout simplement un joyeux bordel, à l'instar de leur collègues d'Arcade Fire. Comme pour de nombreuses formations du rock actuel, la plupart des musiciens sont multi-instrumentistes. J'avoue bien humblement que je n'ai pas vraiment accroché avec leur dernier album en date, mais là. en concert, on est quand même restés scotchés. Peu de groupes peuvent se vanter de jouer par moments avec pas moins de QUATRE guitaristes, eh bien c'est le cas ce soir ! Le groupe conduit par Brendan Canning, sorte de Jerry Garcia explosif (Jerry Garcia pour la ressemblance), nous emmène dans un univers pop rock assez effréné, loin de l'univers brouillon de leur album : en concert, on retrouve une certaine structure, ce qui ne veut pas dire pour autant une quelconque facilité, non, mais là, tout d'un coup, leur musique est évidente pour moi, les cuivres répondent aux guitares, les percussions sont plus affirmées, l'aspect festif se fait ressentir au bout de quelques minutes... On sent que les musiciens prennent plaisir à jouer, d'ailleurs ils remercient plusieurs fois le public parisien de l'accueil qui leur est fait, c'est vrai que Paris a un faible pour les groupes canadiens, Arcade Fire est passé par là et, dans une certaine mesure, a aidé au développement de la scène indie canadienne en France.
Plus le concert avance, plus je suis séduit, Brendan Canning nous sort son numéro à la Pete Townshend, le saut avec les jambes écartées, assez surréaliste dans ce genre de concert mais cela montre la ferveur que le groupe a en jouant. Pour être parfaitement honnête, je n'ai guère reconnu de morceaux, hormis 7/4, joué en début de concert, mais l'important n'était pas là : ce qui comptait ce soir, c'est l'osmose du groupe, l'impression de bien-être en écoutant leur musique, le sentiment de découvrir quelque chose de nouveau à chaque morceau, cela du aussi au fait que le groupe change systématiquement de configuration à chaque fois, passant parfois de huit à cinq membres, puis intégrant les cuivres sur certains morceaux, pour d'autres ce sera les claviers... En fin de compte, il en ressort un melting pot musical de haut niveau. Le groupe ne semble pas prêt d’être rassasié et prêt à quitter la scène, ils le feront finalement après 1h50 de concert, ce qui est rare, surtout à l'Elysée Montmartre ! Le public est aux anges, nous aussi.
Moi j'ai véritablement découvert Broken Social Scene ce soir, à mille lieues de leur essai discographique, une réussite totale en live. L’un des videurs me donne la set list, Philippe de son coté a récupéré celle des Brunettes : une soirée parfaite, avec deux excellents groupes, que demander de plus ? »


photos de gilles




Formé à Auckland en 1998 par le couple musical Jonathan Bree et Heather Mansfield, The Brunettes est un paradoxe dès ses débuts, en créant un groupe mélo pop garçon/fille inspiré par le punk new-yorkais des années 70 et les groupes féminins des années 60, mais sorti de la scène garage rock stupéfiante d'Auckland.


Broken Social Scene est un groupe de rock indépendant, originaire de Toronto (Canada). Formé en 1999 par ses leaders Brendan Canning et Kevin Drew, ce collectif compte de nombreux membres et des invités venant d'autres groupes, invités se joignant souvent à Broken Social Scene en concert. Le collectif est désormais incontournable. Outre ses quatre albums, dont deux essentiels, Broken Social Scene donne également toute sa mesure lors de concerts hypnotiques. Une musique sombre, expérimentale, captivante et pleine d'émotion.








THE BRUNETTES


La durée du concert : 0h25

BROKEN SOCIAL SCENE



La durée du concert : 1h50

AFFICHE / PROMO / FLYER





Broken Social Scene - Almost Crimes




Broken Social Scene - 7/4 Shoreline






Broken Social Scene - 7/4 (Shoreline), Live Virgin Festival 2006



mercredi 16 avril 2008

The Brunettes - Le Glaz'art. Paris.















Première partie : Pokett – Anoraak


Ce qu’en a pensé Philippe M. :

« Au début, je pensais prendre la voiture, puis j'optai finalement pour les transports en commun pour me rendre au Glazart, une salle que je ne connaissais pas encore. Arrivé aux alentours de 18h30 à la Porte de La Villette, je trouve facilement la salle, sorte de bloc en béton peint de couleur violine assez flashy. Sur le devant, se trouve un atelier d'artiste, où un créateur peint à l’aide d’un compresseur sur de petits objets posés sur une table, placée sur le trottoir. Une grille qui est encore fermée, permet d’emprunter un passage qui contourne le bâtiment, et d’atteindre l'entrée de la salle. Il n'y a personne, et je décide de faire un tour, une affichette annonçant ouverture des portes pour 20h30 !! J'en profiterai donc pour aller manger, il y a beaucoup de petits restaurants aux alentours.

De retour vers 20h00, je suis toujours seul, cette fois-ci la grille est ouverte, je me retrouve avec 2 ou 3 personnes devant la porte, nous allons enfin pouvoir pénétrer à l'intérieur. Décor kitch, rétro, mélange de divers genres, salle en longueur, la scène se trouve tout de suite à
gauche en entrant, pas très haute, il y a un coin salon avec tables basses, fauteuils, des bancs, puis dans le fond des tables et banquettes et bien entendu un bar. Je retrouve Heather qui est installée devant une table et propose des t-shirts, stickers, CDs, nous parlons un peu du concert de l'an passé au Point Ephémère et de différentes choses, je la laisse à ses amis et à sa cousine qui sont arrivés.

A 21h00, nous sommes une soixantaine, quand arrive un musicien qui se place devant son clavier et son ordinateur portable, il met en route l'ensemble : musique electronique, danse music, mélange de samples, de morceaux remixés en direct, le tout d'un bon niveau sonore, sa voix n'est pas désagréable. Au deuxième morceau il se présente « je suis Anoraak » : dans le public, un petit malin lui réponds « et moi Kway ». Quelle ambiance !! Il tire sa révérence au bout de 35mn, je ne suis pas adepte du genre mais je reconnais que le personnage a des qualités, finalement c'est une bonne surprise !

Assis sur une banquette, Jonathan prépare la set list pour chacun des musiciens, il est aidé par Princess Chelsea la petite nouvelle de la tournée. Changement rapide de matériel, et le groupe suivant arrive, ils sont 4 et se nomment Pokett, ils sont de Paris. Mélange de Pop et de Folk-Rock pas désagréable ma fois. Le son des deux guitares est en avant, en combinaison électrique ou acoustique / électrique, ils obtiennent un bon succès, quelques personnes présentes semblent déjà les connaître, les envolées sonores de multiples instruments joués par le bassiste leur donnent une touche personnelle. Le set se termine par Fall, un morceau qui commence en douceur, et finit dans un déferlement de guitares saturées, la grande classe ! A découvrir un peu plus, ce groupe méconnu pour moi... Dommage pour la set list, mais les musiciens la récupère, j'avais seulement pu noter le nom du dernier titre qui m'a vraiment emballé.

Finalement ils ont joué 40mn, les lumières se rallument et chacun reprend son matériel pour laisser la place au suivant.


Après que les six membres de The Brunettes est installés les instruments et effectués un rapide sound check, il est 22h55mn quand ils demandent de couper la musique ils sont près. Trois nouveaux musiciens composent le formation (bass – horns, guitars – horns, Princess Chelsea : keyboards, sax, multi-instruments) le batteur est le même et bien sûr Heather et Jonathan. La machine est lancée avec « Structure and Cosmetics » morceau lent soutenu par l’harmonica, qui explose sans prévenir et prend son rythme. Puis « B.A.B.Y. » avec sa chorégraphie qui lui est propre, le son si reconnaissable de la clarinette, des vocaux, la touche du batteur qui cogne comme un fou, lui si grand derrière sa batterie qui à l’air toute petite. « The Record Store », « Obligatory Road Song », « Credit Card Mail Order » s’enchainent sans laisser pratiquement de temps mort, le son est parfait, je retrouve la sonorité des sixties avec une touche girls groups que j’affectionne particulièrement et la voix si douce d’Heather quel talent !! Jonathan avec sa guitare n’est pas le dernier avec ses deux Epiphones et son jeu d’une grande fluidité. Ils s’amusent comme des débutants, ils sont tous bons, au clavier la petite nouvelle c’est fait un look d’enfer avec ses nattes, sa petite robe et ses socquettes, très drôle. Ensuite d’autres morceaux dont « Mars Loves Venus », puis une reprise de Buddy Holly « Maybe Baby » non prévue à l’origine, avec une partie vocale de grande classe.

Ils ont tous une joie immense de jouer devant un parterre si peu nombreux et bien chapeau bas. A mes côtés se trouve une Canadienne, qui a passé la première partie de la soirée à discuter avec le bassiste et à picoler !! Elle paraît maintenant bien allumée, elle tangue dangereusement plus qu’elle ne danse, je me marre de cette ambiance. Vers la fin ils nous annonce qu’ils joueront dans quelques semaines en ouverture de Broken Social Scene à L’élysée Montmartre, nom qu’ils reprennent plusieurs fois, ayant de grande difficultés pour le prononcer. Puis ce sont les rappels avec pour terminer « Polyester Meets Acetate » et la fin du concert qui sera vite passé 1h05mn au total.

Pluie d’applaudissements du public, ce n’est que mérité, vu la grande qualité de la prestation, pour moi cela ne faisait pas de doute, je suis conquis par ce groupe depuis un petit moment déjà, ils dégagent une telle énergie positive. Je retrouve les deux principaux membres sur le côté de la scène, il y a quelques amateurs pour acheter leur disque et discuter, ils sont très disponibles malgré l’heure et du faite qu’ils doivent partir rapidement, ils me diront qu’ils ont beaucoup de route à faire jusqu’à Barcelone, ville où ils doivent jouer le lendemain. Rendez vous donc au mois de Mai pour un autre grand moment de plaisir, merci encore je suis comblé la tête ailleurs, je regagne la station de métro et attrape au vol la dernière rame à 0h33mn. »



photos de philippe midy

Formé à Auckland en 1998 par le couple musical Jonathan Bree et Heather Mansfield, The Brunettes est un paradoxe dès ses débuts, en créant un groupe mélo pop garçon/fille inspiré par le punk new-yorkais des années 70 et les groupes féminins des années 60, mais sorti de la scène garage rock stupéfiante d'Auckland.











Heather Mansfield : vocals – organ – piano – clarinet.
Jonathan Bree : guitars – vocals – bass – synthés.
Princess Chelsea : keyboards – sax – backing vocals.
Jamie Power : drums.

+ 2 autres membres.













Structure And Cosmetics (Structure And Cosmetics – 2007)
B.A.B.Y. (Brunettes Against Bubblegum Youth) (Structure And Cosmetics – 2007)
The Record Store (Mars Loves Venus – 2004)
Obligatory Road Song (Structure And Cosmetics – 2007)
Credit Card Mail Order (Structure And Cosmetics – 2007)
Her Hairagami Set (Structure And Cosmetics – 2007)
Holding Hands, Feeding Ducks (Holding Hands, Feeding Ducks – 2002)
Your Heart Dies (Mars Loves Venus – 2004)
Mars Loves Venus (Mars Loves Venus – 2004)
Maybe Baby (Cover Buddy Holly) The Moon In June Stuff (Holding Hands, Feeding Ducks – 2002)
Mary Kate & Ashley (---)
ENCORE
Dearest (---)
Polyester Meets Acetate (Mars Loves Venus – 2004)




La durée du concert : 1h05

AFFICHE / PROMO / FLYER





The Brunettes - Her Hairagami Set



The Brunettes - Boyracer



The Brunettes - Brunettes Against Bubblegum Youth (BABY)