« Après un passage à la Cigale de Paris le 29 Juin 2009, The Dead Weather est ce soir l’affiche explosive de l’Olympia. C’est un super-groupe, il y a pas des doutes : la seule présence de Jack White, imparable dans ses expériences et collaborations les plus diverses, ferait déjà parler du groupe, mais il y a aussi Alison Mosshart de Kills, le bassiste Jack Lawrence de Raconteurs et le guitariste Dean Fertita de Queens of the Stone Age. Mais oui, The Dead Weather, c’est une créature de Jack White. La presse ne cesse pas de parler de « side project », mais c’est dans leur nature... Quelle que soit la priorité du projet ou les besoins de l'industrie, la force de Jack (et sa faiblesse), ça a toujours été son envie de jouer la musique qu'il aime, avec qui il veut et quand il le veut. Consacré comme une icône du rock au cours de cette première décennie du millénaire, l’inépuisable créativité de Jack White surprend... et cette fois, il est à la batterie ! L’album sombre de ce groupe, “Horehound”, n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est du lourd, et il mérite ses trois étoiles grâce à son blues rock garage, teinté par la voix sensuelle d’Alison, même si les compositions sont faibles, et qu’il manque le fameux “grand morceau”. Ce soir, le public est partagé en trois : les curieux, qui ne connaissait pas le moindre morceau, les fans de Jack White, et ceux qui étaient déjà à la Cigale. La salle affiche complet, personne ne veut pas rater cet événement dans ce lieu magique, et tous veulent faire un triomphe au groupe.
20h00 : pour la première partie, obligatoire, un quatuor belge originaire d’Anvers, répondant au nom de Creature With The Atom Brain (ça m’évoque le nom d’un film fantastique des années 50s, et rien d’autre)… Ils débarquent sur la scène avec une bonne dose de musique grunge noyée de psychédélique, mais aussi trempée de rock classique, agressif et violent. Une formule simple pour une musique entêtante, avec des parties de guitares lourdes et épineuses, une pédale fuzz, une basse vrombissante et hypnotique qui accompagne une batterie éclatant de violence : un gros son, tendance stoner-garage, pour nos tympans. Les voix ne sont pas non plus impressionnantes, mais fonctionnent très bien, couplées à cette musique sans temps morts. Une musique sans tubes évidents, à l'énergie brute, bien lourde... pas vraiment époustouflante, malgré quelques applaudissements. Oui, c’est audible, mais sans originalité musicale, et pauvre au niveau des compositions. Un set de 40 minutes, et puis le terrain est libre... enfin !
Pendant l’entracte de vingt minutes conçue pour aller se ressourcer au bar, on change la scène, et surprise visuelle... les roadies qui préparent les instruments se présentent bien habillés, en noir. Impeccables. Veste, chemise, cravate et chapeau mou sur la tête. Au lieu de l'uniforme habituel de service, pantalons militaires à poches et T-shirts récupérés d'une vielle tournée... mais le travail reste le même…
20h00 : pour la première partie, obligatoire, un quatuor belge originaire d’Anvers, répondant au nom de Creature With The Atom Brain (ça m’évoque le nom d’un film fantastique des années 50s, et rien d’autre)… Ils débarquent sur la scène avec une bonne dose de musique grunge noyée de psychédélique, mais aussi trempée de rock classique, agressif et violent. Une formule simple pour une musique entêtante, avec des parties de guitares lourdes et épineuses, une pédale fuzz, une basse vrombissante et hypnotique qui accompagne une batterie éclatant de violence : un gros son, tendance stoner-garage, pour nos tympans. Les voix ne sont pas non plus impressionnantes, mais fonctionnent très bien, couplées à cette musique sans temps morts. Une musique sans tubes évidents, à l'énergie brute, bien lourde... pas vraiment époustouflante, malgré quelques applaudissements. Oui, c’est audible, mais sans originalité musicale, et pauvre au niveau des compositions. Un set de 40 minutes, et puis le terrain est libre... enfin !
Pendant l’entracte de vingt minutes conçue pour aller se ressourcer au bar, on change la scène, et surprise visuelle... les roadies qui préparent les instruments se présentent bien habillés, en noir. Impeccables. Veste, chemise, cravate et chapeau mou sur la tête. Au lieu de l'uniforme habituel de service, pantalons militaires à poches et T-shirts récupérés d'une vielle tournée... mais le travail reste le même…
21h15 : obscurité totale, un vieux blues sur les amplis. Les musiciens de The Dead Weather, la nouvelle créature noire de Jack, font leur entrée sur scène dans la pénombre, mais l’ovation est immédiate. Le décor est noir, sans artifices, et seuls les instruments blancs (vintage) brillent sous des lumières en contre-jour… Une ambiance mystique, une image soignée, ce qui n’est pas inattendu de la part d’un « White Stripes ». Pour dissiper les doutes, Dean Fertita ouvre immédiatement le concert, dans une épaisse fumée bleue qui envahit la scène, avec un riff de guitare insistant, lisse, hypnotique. C’est le début du concert avec 60 Feet Tall. Jack White se chauffe tout simplement sur un 4/4.







Grand concert !!! 1h20, une formation efficace et une bonne setlist, 10 chansons de leur album (presque la totalité) revisitées, des reprises, qui montrent que Dead Weather, groupe excitant, sont d'abord des musiciens de grande classe qui savent définir un son et maîtriser un concert. Il y a certainement des choses à améliorer dans le chant d’Alison, et le jeu de batterie de Jack, mais si certaines chansons n’ont que des mélodies minimales, et laissent un peu d’amertume en bouche du fait de leur faiblesse, on a la certitude que ce nouveau fruit musical a besoin encore de temps pour mûrir et montrer sa saveur. Les bonnes compositions, j’en suis sûr, vont venir, et finiront pour charmer tout le monde.
Le public sort de la salle, conscient d’avoir assisté à une excellente prestation d’un jeune groupe appelé The Dead Weather, avec dans les narines l’odeur de cet huile de moteur. On attend maintenant la suite...
... You blink when you breathe an d you breathe when you lie
You blink when you lie
Who's got it figured out, play straight »

The Dead Weather est un supergroupe américain d'alternative rock formé à Nashville en 2009. Composé au chant de Alison Mosshart (des Kills), du guitariste Dean Fertita (de Queens of the Stone Age), du bassiste Jack Lawrence (des Raconteurs) et du batteur Jack White (de The White Stripes et des The Raconteurs), le groupe sort leur premier album Horehound le 9 Juin 2009. Il s'agit du troisième groupe fondé par Jack White, après les White Stripes et les Raconteurs.
60 Feet Tall (Horehound - 2009)
Hang You From The Heavens (Horehound - 2009)
You Just Can't Win (Cover The Them)
So Far From Your Weapon (Horehound - 2009)
Forever My Queen (Cover Pentagram)
Bone House (Horehound - 2009)
Jawbreaker (New Song)
Rocking Horse (Horehound - 2009)
No Hassle Night (Horehound - 2009)
No Horse (New Song)
New Pony (Horehound - 2009)
Will There Be Enough Water (Horehound - 2009)
Hang You From The Heavens (Horehound - 2009)
You Just Can't Win (Cover The Them)
So Far From Your Weapon (Horehound - 2009)
Forever My Queen (Cover Pentagram)
Bone House (Horehound - 2009)
Jawbreaker (New Song)
Rocking Horse (Horehound - 2009)
No Hassle Night (Horehound - 2009)
No Horse (New Song)
New Pony (Horehound - 2009)
Will There Be Enough Water (Horehound - 2009)
Encore
I Cut Like A Buffalo (Horehound - 2009)
I Can't Hear You (New Song)
Treat Me Like Your Mother (Horehound - 2009)