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lundi 10 octobre 2011

THE DUKE SPIRIT ~ Le Nouveau Casino. Paris.











Première Partie : NEW LOOK + POLARSETS
 


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Octobre 2005, The Duke Spirit était, à l’affiche de la première édition des Inrocks Indie Club et cela se passait à la Maroquinerie devant un public clairsemé, le groupe fêtait alors la sortie Cuts Across The Land (superbe album). Ensuite il a fallu attendre trois longues années avant que le groupe ne revienne à Paris pour tout d’abord un concert au Nouveau Casino puis un autre dans cette même année 2008 au Point FMR. On ne peut pas dire que l’on ait été spécialement gâté par leurs passages dans la capitale !  Heureusement ce concert tombe à point pour la promotion de Bruiser leur nouvel album qui vient juste de sortir il y a une ou deux semaines.

On ne se bat pas à l’ouverture des portes, nous ne sommes guère qu’une poignée à investir la salle, Robert me confie d’ailleurs qu’il n’y a que 100 préventes ce soir, un chiffre ridicule en regard du talent du groupe, mais on sait pertinemment que succès ne rime pas forcément avec talent.

Ce soir c’est une soirée Custom organisée par les Introcks et Nous Productions, il y a donc trois groupes au programme. Le premier à monter sur scène sur le coup de 19 h 40 s’appelle New Look, une fille un gars, elle le look mannequin, lui le look collégien à lunettes. On ne s’avance guère en prédisant que l’on sera mangé à la sauce électro vu le Moog et autres bidules électroniques du gars sans oublier l’espèce de synthé Casio que la jeune femme porte en bandoulière. Et effectivement on ne sera pas déçu. Ou plutôt si. On va s’emmerder pendant un peu, plus de 30 minutes à subir leur électro sophistiqué poussif qui à la rigueur pourrait servir de musique d’ambiance pour ascenseur (et encore), mais qui lasse à la longue. Le duo vient du Canada, par sur que la musique soit leur véritable voie. J’ai l’impression que l’on nous balance de tout et n’importe quoi en guise de première partie maintenant. Et puis les infra basses… Cela nous a tapés sur le système.

Ouf c’est fini, mais pas tout à fait sur scène où ils ne sont pas moins de 5 à enlever le matériel de l’un pour préparer celui de l’autre, j’ai rarement vu une équipe aussi peu organisée et aussi peu professionnelle. On aurait dit des débutants.

Bref après une période d’installation assez pénible nous voilà en présence d’un trio cette fois, on progresse donc, du nom de Polarsets et qui vient d’Angleterre. Leur musique est qualifiée d’électro Indie… en vérité on oscille dans un univers syncopé où les percussions sont omni présentes. La particularité du groupe : un chanteur avec une voix bien particulière très haute dans les aigus un peu comme celle du chanteur de Oh No Ono pour ceux qui connaissent. Sauf que dans le cas présent cela ne passe pas du tout. C’est du sous Vampire Weekend mêlé à du Fool’s Gold, ça sonne creux et plat et c’est un problème, car on n’arrive pas à prendre du plaisir à ce qui devrait être de la musique chaude et conviviale, une invitation à la danse quoi ! Là moi je les invite plutôt à quitter la scène rapidement. Et puis ils n’ont pas de présence sur scène, pas de magic touch. Et ce n’est pas le final avec les trois musiciens aux percussions qui vont changer l’affaire. Bref encore un groupe inintéressant.

Je ne vous raconte pas les misères que vont rencontrer les techniciens de la salle, car dans le genre amateurisme, cela continue et je ne comprends toujours pas pourquoi, car d’habitude c’est rodé. Bonne chose la salle s’est tout de même un peu remplie, mauvais point j’avais repéré trois types complètement excités et avinés et volubiles par-dessus le marché, pas de chance ils viennent se placer derrière nous pour le set de The Duke Spirit. Vu l’accent pas besoin d’aller loin pour comprendre qu’ils sont Portugais, mais mal élevés comme ça, j’en ai rarement vu.. The Duke Spirit sur scène c’est avant tout deux guitares, une basse et une batterie sans oublier bien sûr, cerise sur le gâteau, la tornade blonde Liela Mose la meneuse du groupe. On va tout de suite évacuer les choses déplaisantes (hormis les trois guignols derrière nous) c’est le son. Pas terrible, trop d’infra basse (le retour vibrait par moment devant moi) et le reste moyen moyen. Sinon on va vivre un superbe concert tout simplement. Pas besoin d’être devin pour voir que Liela n’a pas bu que de l’eau ce soir vu son attitude en arrivant sur scène. Mais elle est en forme et de bonne humeur. D’où un set brillant tout simplement.

On commence fort avec un de mes morceaux préférés, Cuts Across The Land joué généralement en fin de concert et qui, cette fois, est joué en guise d’ouverture. Le ton est donné d’entrée surtout lorsque l’on voit Liela dans son short en cuir se démener avec son tambourin et faire le spectacle. Il y a quelque chose en elle d’un peu trash, mais n’oublions pas la voix qu’elle possède, un des principaux atouts de The Duke Spirit. Place maintenant au premier extrait du dernier très bon album avec Cherry Tree bien dans la tradition de ce que sait faire The Duke Spirit. Retour en arrière avec The Step and The Walk extrait lui de Neptune le précédent album, et toujours Liela qui dicte la marche à suivre avec son tambourin et son attitude sur scène souvent un pied sur le retour. Quant au reste du groupe annonçons le clairement c’est presque des faire-valoir tant ils semblent effacés, mais musicalement ils tiennent bien la baraque. Quand je regarde Liela, je pense immédiatement à un croisement sulfureux entre Brian Jones et Kate Moss, pas vraiment une beauté fatale, mais sur une scène elle est tout simplement indomptable. Et puis petite nouveauté elle va se mettre derrière un clavier placé en retrait pour le très beau Villain où le groupe évolue dans un univers un peu différent de ce qu’il fait habituellement et cela leur réussit à merveille.

Puis Liela dédicace le prochain morceau à un certain Robert, nul doute qu’il s’agit de notre ami Robert Gil qui avec Brigitte suit le groupe depuis leur tout début. Il s’agit de Don’t Wait issu une fois de plus de Bruiser le nouvel album, bon morceau. Northbound dans son genre est tout simplement beau, j’aime ces mi-tempos qui permettent à Liela de s’exprimer dans un autre registre. C’est donc l’album Bruiser qui est à l’honneur ce soir et je ne m’en plains pas vraiment. Par contre mauvaise surprise pas de Lasso sur la set list, le morceau ayant été rayé auparavant, bizarre… Avec le splendide Everybody’s Under Your Spell on revient dans un registre plus traditionnel au groupe, avec ce petit quelque chose d’inquiétant que je ressens en écoutant leur musique et particulièrement le tout premier album. Le final est tonitruant avec tout d’abord le très pop You Really Wake Up The Love With Me puis un de mes morceaux préférés, Love Is An Unfamiliar Name, hypnotique à souhait, grand tout simplement avec ce son de guitare aigrelette et le côté mystérieux qui émane de cette chanson. Le groupe se retire après 55 minutes de concert.

Retour sur scène, Liela a laissé tomber sa veste dorée pour apparaitre en tee-shirt noir et c’est parti pour une série de trois morceaux avec tout d’abord le lancinant This Ship Was Built To Last puis ce sera un superbe final avec deux extraits de Cuts Across The Land dont le splendide et incontournable Red Weather qui viendra clore le set qui aura duré 1 h 7.

Que dire sinon que ce groupe est complètement sous-estimé et que je n’arrive pas à comprendre le peu d’audience qu’ils attirent en comparaison d’autres nombreux groupes anglais beaucoup moins intéressants. Set list en poche je file au merchandising et bien sûr je ne résiste pas au plaisir d’acheter un tee-shirt. La semaine commence de fort belle manière et c’est loin d’être fini ! »





photos de 

The Duke Spirit est un groupe de Rock anglais basé à Londres et formé en 2003. Leur son a été considérée comme une fusion de nombreuses influences allant de My Bloody Valentine , Sonic Youth et Spacemen 3 jusqu’au The Gun Club et The Cramps , avec un début de R & B , garage et psychédélique.



Cuts Across the Land (May 2005)
Neptune (February 2008)
Bruiser (September 2011)




THE DUKE SPIRIT
Liela Moss - vocals, harmonica, piano, auxiliary percussion
Luke Ford - guitar, backing vocals, Farfisa, piano, Autoharp
Toby Butler - guitar, bass guitar, backing vocals, organs, piano
Olly 'The Kid' Betts - drums, glockenspiel, percussion, piano, backing vocals
Marc Sallis - bass guitar


La Setlist du Concert
THE DUKE SPIRIT 


Cuts Across The Land (Cuts Across the Land - 2005)
Cherry Tree (Bruiser - 2011)
The Step And The Walk (Neptune - 2008)
Procession (Bruiser - 2011)
Villain (Bruiser - 2011)
Don't Wait (Bruiser - 2011)
Northbound (Bruiser - 2011)
Surrender (Bruiser - 2011)
Everybody Is Under Your Spell (Bruiser - 2011)
De Lux (Bruiser - 2011)
Bodies (Bruiser - 2011)
You Really Wake Up The Love In Me (Neptune - 2008)
Love Is An Unfamiliar Name (Cuts Across the Land - 2005)

Encore

This Ship Was Built To Last (Neptune - 2008)
Fades The Sun (Cuts Across the Land - 2005)
Red Weather (Cuts Across the Land - 2005)



La durée du concert : 1h07

AFFICHE / PROMO / FLYER































vendredi 23 mai 2008

The Duke Spirits - Le Point Ephemere. Paris.











Première Partie: SENNEN


Ce qu’en a pensé Gilles :
« Second passage en l'espace de quelques mois pour The Duke Spirit, et moi, je ne raterais cela pour rien au monde. Originale et séduisante, la musique de Duke Spirit, emmenée par la voix superbe de Liela Moss, mérite d'être découverte, et surtout de rencontrer ce succès que le groupe malheureusement a du mal à trouver. Me voilà le long du canal St Martin par ce bel après midi de Mai, buvant une bière à la terrasse du bar de la salle, et c'est Sylvie qui me rejoint : cela me fait plaisir, voila au moins quelqu’un que je connais et qui va pouvoir découvrir ce groupe sur scène. Robert et Brigitte, eux aussi fans de la première heure, sont là. J'entre le premier dès l'ouverture des portes, direction le premier rang, dans un espace extrêmement restreint, coincé entre deux énormes blocs, eux-mêmes entourés de 2 piliers, bonjour la vue !!! Heureusement, nous squattons les quatre places du premier rang... impatients de voir Liela devant nous. Il n’y a pas une énorme affluence ce soir, dommage encore une fois, le choix de cette salle pouvant parfois décourager certains fans. En tout cas, nous ne boudons pas notre plaisir, l'attente est conviviale, je discute avec Sylvie et avecMichael, lui aussi présent ce soir (Michael étant le fan n° 1 de Brisa Roche).

La première partie arrive sur la scène du Point Ephémère, c’est un quatuor anglais du nom de Sennen, inconnu au bataillon en ce qui me concerne. Et dès le premier accord, Sylvie cherche ses bouchons : ça allume assez sévèrement ! Deux guitares, effets larsen, son aigus, ce que les Anglais nous proposent ce soir, ce n'est ni plus ni moins que du Ride revisité, donc c'est sonique, toutes guitares en avant. Autant le dire, moi j'ai bien aimé le set de Sennen, même si comme me le précisait Robert, c'est du déjà vu. Oui peut-être, mais en tout cas j'ai trouvé trois ou quatre morceaux vraiment bons, j'ai même fermé les yeux pour me laisser porter par les vagues électriques. Bon set, j'irai acheter leur album dès la fin du concert.

Place maintenant à The Duke Spirit ! Liela est vêtue d'une sorte de justaucorps noir, surmonté d'une mini robe lamée couleur or : elle est ravissante et, comme à son habitude, elle prend le concert à bras le corps, son tambourin à la main droite. A l'instar du concert d'Operator Please, je ne félicite pas l'éclairagiste du Point Ephémère, les lumières en pleine tronche, ça suffit ! Le concert démarre tambour battant par Send A Little Love Token, suivi du splendide Lassoo, l'accent sera mis presque entièrement sur le second album lors de ce concert. Peu de différence par rapport au show du Nouveau Casino, je vois la chanteuse de plus près, mais le son est moins bon (curieusement pas la voix, mais les guitares que j'ai trouvé moins incisives, particulièrement sur Cuts Across The Land où, normalement, c'est un déluge sonore, pas là... bizarre !). Sinon, Liela est comme à son habitude très en forme, complètement impliquée dans son concert, à l'aise derrière le micro ou avec son harmonica, elle captive toute notre attention. De Lassoo à Love Is An Unfamiliar Name, le concert défile comme une fusée, pas de faux pas hormis peut-être un public assez mou. Trois quarts d’heure et le groupe quitte la scène, avant de revenir nous jouer deux morceaux supplémentaires : Wooden Heart et bien sûr Cuts Across The Land (définitivement mon morceau préféré du groupe). Bonne performance de 55 minutes même si nous restons un peu sur notre faim (un concert légèrement en dessous de celui du Nouveau Casino). Et comme disait Brigitte, 15 minutes supplémentaires nous auraient comblés avec quelques morceaux du premier album en plus (pas de Lion Rip ce soir)...

Encore une fois, dommage que ce groupe ne soit pas reconnu à sa juste valeur car il le mérite amplement. Sylvie a aimé, cela me fait plaisir, on fait un saut au stand merchandising, je ne prends pas moins de 3 t-shirts... quand on aime, on ne compte pas. Voilà, encore une belle soirée écoulée. Espérons un futur concert dans une Maroquinerie sold out, pourquoi pas ?? »








THE DUKE SPIRIT. Une musique aérienne, des guitares assassines et la voix ensorceleuse d’une jolie Moss- pas Kate- Liela : le songwriting raffiné que dévoile depuis ses débuts en 2002 The Duke Spirit prend aujourd’hui toute sa dimension avec le nouvel album Neptune. Envoûtement programmé.






Liela Moss (vocals/harmonica/piano/percussion)

Luke B Ford (guitar/vocals/farfisa mini compact)
Dan Higgins (guit/autoharp/voc/piano)
Toby Butler (bass/guitars/vocals/vox jaguar)
Olly The Kid Betts (drums/voc/glock/perc/piano)







Intro I Do Believe (Neptune – 2008)
Send A Little Love (Neptune – 2008)
Lassoo (Neptune – 2008)
Dog Roses (Neptune – 2008)
Sovereign (Neptune – 2008)
Into The Fold (Neptune – 2008)
The Step And The Walk (Neptune – 2008)
Hello To The Floor (Cuts Across The Land – 2005)
This Ship Was Built To Last (Neptune – 2008)
You Really Wake Up The Love In Me (Neptune – 2008)
Red Weather (Roll, Spirit, Roll – 2003)
Love Is An Unfamiliar Name (Cuts Across The Land – 2005)

ENCORE

Wooden Heart (Neptune – 2008)
Cuts Across The Land (Cuts Across The Land – 2005)






La durée du concert : 0h54

AFFICHE / PROMO / FLYER






The Duke Spirit - Lassoo



The Duke Spirit - The Step And The Walk




The Duke Spirit - Cuts Across The Land (new version)