
19 h 30 : une fois encore, suite à une série de décisions stupides (j'étais trop en avance et j'ai décidé passer chez Kawasaki, puis, pour cause d'embouteillages, je me suis garé beaucoup trop loin...), me voilà devant la Riviera alors qu'une bonne queue s'est déjà formée, une heure avant l'ouverture des portes. Bisque bisque rage ! Je n'apprendrai donc jamais ? Dégoulinant de sueur après ma marche forcée, j'en suis presque à regretter de ce pari stupide d'aller voir encore une fois (une dernière fois ?) Iggy sur scène, cette fois avec la version 2 des Stooges... Simplement parce que "Raw Power" est l'un des trois ou quatre disques qui ont changé ma vie, un jour de 74, à cause de cette rage radioactive qui se déversait des maigres haut-parleurs de ma première « chaine HiFi ». Luis me rejoint dans la queue et nous maudissons tous deux notre manque d’organisation : lui m’attendait depuis une demi-heure au bar du coin ! 20 h 00 : retournement inattendu de la situation, les portes ouvrent avec une demi-heure d’avance, et une bonne partie des gens qui attendent restent dehors, pour je ne sais quelle raison, ce qui nous permet à Luis et moi de nous retrouver parmi les premiers qui pénètrent dans la salle. Petit sprint, et la place au premier rang est assurée. Enorme soupir de soulagement… Il ne reste plus qu’à patienter, alors que la salle se remplit vite, en contemplant le public improbable, clairement de tous âges, qui s’entasse : un public très rock’n’roll, entre punks à crêtes, bikers barbus et tatoués, minettes de seize ans qui vint essayer d’entrevoir l’Iguane pour la première fois de leur vie et dont le cœur bat déjà très vite, et puis le lot habituel de tarés alcoolisés et drogués que la réputation (justifiée) des Stooges attire, et qui foutent un peu la merde dans un voile d’hébétude chimique ou alcoolique.




Quand les gens se rendent compte qu’il n’y aura pas de second rappel, pas de No Fun, de 1969, de TV Eye, de Loose, de Down In The Street, ils deviennent très mécontents, et la Riviera se remplit de hurlements : 1 h 15, ce n’est pas assez, on a été frustrés, encore, encore ! Mais non, décidément non, et je ne crois pas qu’il s’agisse de pingrerie de la part de l’Iguane, c’est juste qu’après 1 h 15 aussi physique, il me paraissait quand même « au bout du rouleau » physiquement ». Car quand même, légende vivante ou pas, James Osterberg n’est plus l’adolescent qui découvrait en 1969 que la vie n’était pas drôle dans les banlieues de Detroit, et que s’il voulait survivre, il faudrait qu’il embrasse une autre carrière que celle de métallo : s’il ne l’avait pas fait, la face de notre monde en aurait été changée, et l’ennui aurait certainement gagné la partie. »
The Stooges (ou Iggy and the Stooges) est un groupe de rock américain formé en 1967 à Ann Arbor, Michigan. Les Stooges ont vendu peu d'albums à leur époque et reçurent un accueil hostile de la part du grand public. Néanmoins, les Stooges sont souvent considérés comme une très grande influence dans le rock alternatif, le heavy metal et, en particulier, le punk rock. Leur chanteur Iggy Pop est connu pour son style provocant et subversif lors des concerts. Dissous en 1974, le groupe s'est reformé en 2003. Un nouvel album, The Weirdness, est sorti en 2007.
(http://www.myspace.com/iggyandthestooges)
• 1969 : The Stooges (Elektra)
• 1970 : Fun House (Elektra)
• 1973 : Raw Power (CBS)
• 2007 : The Weirdness (Virgin)
• 1970 : Fun House (Elektra)
• 1973 : Raw Power (CBS)
• 2007 : The Weirdness (Virgin)
• Iggy Pop— Vocal
• Scott Asheton— Drums
• Steve Mackay— Sax
• James Williamson— Guitar
• Mike Watt— Bass
• Scott Asheton— Drums
• Steve Mackay— Sax
• James Williamson— Guitar
• Mike Watt— Bass

2. Search and Destroy (Raw Power - 1973)
3. Gimme Danger (Raw Power - 1973)
4. Your Pretty Face Is Going To Hell (Raw Power - 1973)
5. Shake Appeal (Raw Power - 1973)
6. I Need Somebody (Raw Power - 1973)
7. Penetration (Raw Power - 1973)
8. Death Trip (Raw Power - 1973)
9. Cock in My Pocket (Metallic KO - 1976)
10. I Got a Right (Ep - 1995)
11. I Wanna Be Your Dog (The Stooges - 1969)
12. 1970 (Fun House - 1970)
13. L.A. Blues (Fun House - 1970)
14. Night Theme (Kill City - 1977)
15. Beyond the Law (Kill City - 1977)
16. Open Up & Bleed (Metallic KO - 1976)
Encore
17. Fun House (Fun House - 1970)
18. Johanna Play (Kill City - 1977)
19. Kill City (Kill City - 1977)