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samedi 9 juillet 2011

UNDERGROUND RAILROAD ~ Le Point Ephémère. Paris.















Première Partie :  DAARI + LITTLE FISH



Ce qu’en a pensé Gilles B. :
« Underground Railroad est un cas un peu spécial dans le rock français car sa terre d’asile est à Londres. Peu connu du public français hélas, le groupe n’est pas à la mode et il est très peu médiatisé. Et pourtant il mérite beaucoup mieux que cela. Un concert donc au Point FMR pour fêter la sortie de leur dernier album, la date n’est pas très bien placée en ce début du mois de juillet avec les vacances et les festivals de toutes sortent qui commencent à fleurir. Le pire, enfin façon de parler, c’est que j’ai gagné deux invitations et je n’arrive pas à trouver quelqu’un qui soit intéressé ! Du coup une personne juste derrière moi à l’entrée de la salle va bénéficier à sa grande surprise d’une place gratuite. Pas la peine de la gâcher !

Peu de monde donc mais je suis en bonne compagnie avec Robert et Brigitte tous les deux fans de longue date du groupe. Deux premières parties pour cette soirée et on commence avec Daari un duo qui pratique ce que je qualifierais d’électro zen avec, sur le devant de la scène, un bouddha lumineux qui annonce la couleur. Franchement pas terrible, poussif et plutôt ennuyeux, heureusement cela ne durera que 27 minutes.

La seconde partie va par contre beaucoup plus me plaire. Le groupe s’appelle Little Fish, opère en duo ce soir, comme le précise sa chanteuse Juju, car le voyage coute cher pour quatre personnes ! Mais en duo le groupe va s’avérer efficace, surtout grâce à la verve de sa chanteuse qui tout au long du concert s’essaiera par moment au langage français. Sa voix me rappelle un peu celle de Patti Smith mais son visage m’évoque Chrissie Hynde, mais en jupe tout de même, le ton est résolument rock avec une touche folk et le set déborde d’énergie. Rafraichissant tout simplement avec beaucoup d’humour. Juju lors d’un morceau viendra me tirer les cheveux et elle reviendra après le concert s’excuser gentiment. J’ai beaucoup aimé l’enthousiasme qui anime ce groupe allié à la bonne musique. Je me promet d’acheter leur album.

Place maintenant à Underground Railroad tellement sous estimé par les Français... mais si vous aimez Sonic Youth et le shoegaze, ce groupe est fait pour vous. Ils évoluent en trio et ma place est parfaite car je me trouve devant Marion qui a quelques airs de ressemblance avec Bilinda Butcher (My Bloody Valentine) sauf qu’elle ne se contente pas d’accompagnement à la guitare, elle officie en tant que Lead. Le set va être essentiellement consacré au petit dernier, j’ai nommé White Night Stand qui est leur troisième album en date avec quelques beaux passages comme pour Russian Doll, Yellow Suit ou bien Seagull Attack certainement le meilleur morceau joué juste avant le rappel, grande messe électrique et sonique ou l’on verra Marion à genoux devant ses pédales et son ampli faire parler la poudre ! Fucking Great ! Underground Railroad a, peu à peu, évolué vers une musique légèrement plus accessible sans pour autant renier leurs influences. Set très sérieux ce soir, trop peut être ? On aimerait que le groupe se lâche un peu plus, même si Raf à la Batterie et au chant fera encore le spectacle derrière ses futs. Un léger regret, peu de morceaux de Sticks and Stones mais tout de même en final on aura droit à un autre moment de shoegase noisy avec NYC, beau et grand. C’est vrai qu’il aura fallu attendre la seconde partie du concert pour que le groupe soit plus décontracté, particulièrement Marion, et il fasse exploser sa musique. En tout cas un groupe intéressant pour ceux qui aiment Sonic Youth, My Bloody Valentine ou même Queen Adreena.

57 minutes, c’est un peu court mais le final était tellement bon que l’on ne diras rien ! »




photos de

(http://littlefishmusic.com/)
(http://www.facebook.com/littlefishmusic)
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Underground Railroad est un groupe Francais expatrie a Londres depuis 2005 ou ils ont signe sur le fameux label One little indian en 2006 ( Bjork, Queen Adreena, Alabama 3, Dan Sartain, Asobi Seksu … ). Ils ont sorti leur premier album Twisted Trees en Juin 2007 dans toute l’Europe puis ont entamme une tournee europeenne ( Royaume uni, France, Allemagne, Suisse, Autriche, Pays-bas … ) avec notament Dinosaur Junior ou The Thermals… C'est en fait le batteur qui assure la plupart des parties de chant et s'occupe aussi des quelques touches électroniques dont se pare le rock noisy. Leur nouvel album est prevu pour fin 2008.

(http://www.myspace.com/urailroad)
(http://www.whitenightstand.net/)



Albums
Baffled and Beat (2010)

EPs
Darling Dear (2009)
Fish Bowl Sessions (2011)


2000 - UR 1
2005 - Origin Of Consciousness
2007 - Twisted trees
2008 - Sticks and Stones
2011 - White night stand




LITTLE FISH
Julia "Juju" Sophie Heslop – vocals, lead guitar (2006–present)
Neil "Nez" Greenaway – drums, percussion (2006–present)
Ben Walker – backing vocals, Hammond organ (2010–present)



UNDERGROUND RAILROAD
Marion Andrau : Guitar & Vocal
J.B Ganivet : Bass
Raphael Mura : Drums & Vocal

La Setlist du Concert
UNDERGROUND RAILROAD

One More Hit (Sticks And Stones - 2008)
Russian Doll (White Night Stand - 2011)
8 Millimetres (White Night Stand - 2011)
We Were Slumbering  (White Night Stand - 2011)
Yellow Suit (White Night Stand - 2011)
Headache (Twisted Trees - 2007)
Black Widow (White Night Stand - 2011)
Orchid's Curse (White Night Stand - 2011)
Pick The Ghost (EP - 2009)

Seagull Attack (White Night Stand - 2011)

Encore

NYC (Sticks And Stones - 2008)


La durée du concert : 0h57


samedi 17 janvier 2009

Underground Railroad ~ La Maroquinerie. Paris.











Première Partie: Joe Gideon & The Sharks




Ce qu’en a pensé Gilles :

« Quatrième concert de la semaine à la Maroquinerie, avec les Français exilés en Angleterre de Underground Railroad. Gilles P m'accompagne, il n’y a pas foule lorsque j'arrive à la Maro, cela sent le concert confidentiel malheureusement. Je dis « malheureusement » car ce groupe fait partie des rares à pouvoir faire une carrière internationale, tant par leur style de musique et leur compositions que par le fait de s'exprimer en Anglais. Mais j'avoue que moi-même je n'ai découvert le groupe qu’il y a quelques mois, sûrement grâce à une campagne de pub mieux ciblée à l'occasion de la sortie de leur deuxième opus, « Stick And Stones » (remarquable au demeurant). Les fans de guitares et de bruit auraient du se trouver là ce soir... On parle d'un chiffre de 51 pré-ventes avant la soirée, fort heureusement la salle sera tout de même confortablement remplie, à notre grand plaisir. On se bouscule pas pour être devant, les gens préférant s'assoir sur les marches entourant la salle, cela nous permet de discuter tranquillement avec Robert et Brigitte (et accessoirement d'aller boire un coup).

Robert m'a prévenu : la première partie, Joe Gideon And The Shark, lui a semblé assez prometteuse, on va bien voir. Et justement les voilà qui débarquent sur scène, dans un silence de cathédrale : lui (Gideon), sobrement vêtu, prend place en face de nous, Fender Mustang en main, elle (Viva), se place derrière ses fûts, look enfantin avec sa barbotteuse léopard (ou son pyjama ?). On se dit : « encore un duo, du sous White Stripes... », bref on craint le pire, et puis de suite, c'est la bonne surprise. Viva joue bizarrement, une sorte de clown bizarre, désarticulé, elle crée des samples en poussant des onomatopées que Kate et Cindy des B52's n'auraient pas désavouées, un rythme assez lancinant et hypnotique s'installe, c’est du blues rock non identifié, avec un chant - ou plutôt un phrasé - à la Lou Reed ou parfois à la Eddie Argos, rien n'est conforme à de la musique "normale", et c'est tout simplement surprenant. Quand Gideon nous raconte une histoires accompagné de musique, tout le monde comprend, pas besoin de parler Anglais. Viva, elle, virevolte derrière ses fûts telle une poupée animée, Gilles P me dira même plus tard dans la soirée que l'on aurait dit un clone du Steven Tyler des années 70 dans son attitude générale. Joe Gideon & The Shark me surprendront tout au long du concert, jamais lassant ni répétitif, ce que l'on peut généralement craindre d'un duo de ce genre, et au final ils recevront une ovation méritée du public. Ils semblent d'ailleurs presque surpris, mais nous les Français, si nous ne sommes pas le pays du rock'n'roll (hélas...), nous avons parfois le bon goût de reconnaitre le talent d'artistes qui ailleurs ne seront pas reconnus comme tels, c'est notre exception culturel à nous. Belle découverte que ce groupe qui, dans sa formule et dans son style de musique, pourrait faire penser à des Américains, mais non, c'est de Londres que viennent nos deux doux extra-terrestres. Pas de CD pour l'instant, je ne sais d'ailleurs pas ce que cela peut donner leur musique en dehors du contexte de la scène, mais je vais suivre le groupe dans le futur.

Entracte pour préparer le matériel du prochain groupe ; comme je l'ai dit, la salle est maintenant correctement remplie, d’un public assez discret et plutôt jeune. Underground Railroad se présentent enfin sur scène, sous des applaudissements plutôt discrets, on sent les gens sur la réserve (je ne sais pas pourquoi), cela fait une impression bizarre. Et c'est dur de rompre la glace car le groupe est lui aussi du genre discret et pas trop démonstratif, seul le batteur/chanteur Raphael Mura s’y essaie. Mais pour cela, il n'y a qu'une solution, la musique. Le désavantage d'être placé au premier rang, c'est que l'on ne distingue pas forcément les finesses de chaque chanson, à moins de les connaître par cœur, et c'est vrai que la guitare stridente de Marion a surement gommé certaines mélodies que l'on retrouve surtout dans le (splendide) deuxième album « Stick & Stones » : si j'ai réussi à discerné les nuances de chaque morceau, je reconnais que c'est difficile pour la personne qui ne les connait pas à l’avance. Le concert sera principalement axé sur ce second album, et aussi sur un EP à paraître dans quelques mois à priori, un EP qui sera constitué d'après ce que j'ai entendu ce soir de brûlots du même niveau que leur production passée, c'est à dire du tout bon. J'adore les morceaux 25 et Sticks & Stones, qui débuteront le concert (surtout 25 d'ailleurs), la version live étant un niveau en dessous de la version studio. Assez bizarrement, je crois que le problème est venu du mixage, avec une guitare forte mais pas assez si on voulait que la musique du groupe prenne l’ampleur que l'on espérait, un mur de son à la My Bloody Valentine (enfin quand ils pouvaient jouer fort dans les années 80/90...). Mais ce que j'ai aussi retenu de ce concert, c'est la bonne tenue de tous les morceaux, que ce soit les nouveaux ou les anciens, j'ai aimé leur structure, j'ai aimé ce style musical, qu'on l'appelle « shoegazing » ou autre : j'ai évidemment beaucoup pensé à deux groupes de référence dans le genre, My Bloody Valentine bien sûr, mais aussi et surtout Sonic Youth, la voix de Marion faisant penser à celle de Kim Gordon. Marion, c’est à la fois le point fort et le point faible du groupe : le point fort car elle est l'élément sonique de la bande, le point faible (cela dit bien sûr gentiment, car elle assurait tout de même gravement) car il faudrait certainement qu'elle s'exprime plus sur scène, que son attitude soit plus communicative. D'un autre côté, je reconnais que le public parisien était plutôt mou du genou ce soir. A remarquer que l'intégralité du Sticks & Stones a été jouée avec ses points forts (outre les deux morceaux précédemment cités, je dirais Six Pieds Sous Terre et Stuff In Your Pocket). Raphael Mura apporte lui aussi une touche assez originale au groupe : la moitié du temps, il joue de la batterie debout, une main sur un clavier, l'autre maniant la baguette avec dextérité, c'est assez surprenant et original pour être signalé. En tout cas, le groupe est soudé. Au final, un bon concert d'une durée de 65 minutes, un peu gâché par le son, quelque chose clochait, je n'ai pas retrouvé ce son ample et puissant qu'il y a sur les disques, mais là, le groupe n'y peut rien.

Je vous encourage à écouter ce groupe, véritablement intéressant, et surtout pas une simple copie des groupes précédemment cités... Underground Railroad apporte une touche assez sophistiquée (Idealise me fait par exemple penser à du dEUS, c’est un avis personnel, bien sûr). J'allais oublier, le groupe avait invité pour ce concert parisien une charmante violoncelliste anglaise. Je retournerai les voir sans aucun doute, voilà un groupe Français qui, à l'instar d'un Steeple Remove, rivalise sans rougir avec les meilleurs anglos-saxons. Pour la petite info, Underground Railroad assurera la 1ère partie de Ladyhawke le 12 février au Nouveau Casino. »







Joe Gideon & The Shark
sont un duo anglais, composé de membres de l'ancien Bikini Atoll, avec Joe Gideon (de son vrai nom Joel Gideon Seifert et sa sœur Viva.

(www.myspace.com/joegideonandtheshark)



Underground Railroad est un groupe Francais expatrie a Londres depuis 2005 ou ils ont signe sur le fameux label One little indian en 2006 ( Bjork, Queen Adreena, Alabama 3, Dan Sartain, Asobi Seksu … ). Ils ont sorti leur premier album Twisted Trees en Juin 2007 dans toute l’Europe puis ont entamme une tournee europeenne ( Royaume uni, France, Allemagne, Suisse, Autriche, Pays-bas … ) avec notament Dinosaur Junior ou The Thermals… C'est en fait le batteur qui assure la plupart des parties de chant et s'occupe aussi des quelques touches électroniques dont se pare le rock noisy. Leur nouvel album est prevu pour fin 2008.

(http://www.myspace.com/urailroad)























Joe Gideon & The Sharks







Joe Gideon : Vocal & Guitar.
Viva Gideon : Drums, Keyboards, Guitar & Vocals






















Marion Andrau : Guitar & Vocal
J.B Ganivet : Bass
Raphael Mura : Drums & Vocal
















La durée du concert : 1h05


AFFICHE / PROMO / FLYER







Joe Gideon & The Sharks - Doll




Joe Gideon & The Sharks - Doll - Live at The Macbeth Hoxton London. Oct 29th 2008.



Underground Railroad - Sticks and Stones




Underground Railroad - live at the baba yaga's hut at the corsica studios.




Underground Railroad - 25