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mercredi 28 mars 2012

MY BRIGHTEST DIAMOND ~ L'Alhambra. Paris.













 
2012
 Opening : LADYLIKE LYLI


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Tout d’abord un grand merci à Michael pour m’avoir fait bénéficier d’une invitation pour cette soirée du festival Les Femmes S’en Mêlent, la troisième dont je vais donc participer cette année. Initialement je devais aller voir Civil Wars mais le groupe ayant annulé la tournée européenne, me voilà donc présent ce soir à l’Alhambra.

Première grosse et mauvaise surprise, un abruti du service d’ordre m’interdit d’entrer avec mon appareil photo, que je ne cachait pas du tout. Il s'appuie aussi sur la soi-disant interdiction par le groupe (je saurais plus tard que c'était faux). Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive dans cette salle donc la prochaine fois je ferais attention.

L’Alhambra est confortablement remplie mais est loin quand même d’afficher complet. La première partie est assurée ce soir par Ladylike Lily. Elles est belle, jeune et surtout française comme son  nom ne l’indique pas. Sur scène ses deux instruments sont des guitares: une acoustique et une jolie électrique Gretsch. Le credo de la demoiselle: le folk. Bon ok rien de bien originale jusque là. Son petit truc à elle, c’est les boucles sonores. Que ce soit sur sa guitare ou bien alors sur sa voix. Et j’avoue que c’est parfois bien fait et cela donne quelque chose d’assez onirique. Mais arrivera t’elle à émerger parmi la flopée de chanteuses folk qui inondent le marché ? On verra bien. En attendant elle bénéficie de toute ma sympathie. En plus son petit coté timide est assez touchant.

 Passons maintenant à la tête d’affiche de la soirée, Shara Worden alias My Brightest Diamond. Il est 21h30 lorsque la jeune femme fait son apparition sur scène dans un genre faisant penser au théâtre Japonais car elle porte un masque et ses vêtements amples qui pourraient presque passer pour un kimono. Outre un batteur, c’est un petit orchestre de chambre qui l’accompagne soit 3 cordes et 3 cuivres. My Brightest Diamond aime l’étrange et le non conforme. Nombreux sont ceux qui aiment, en gros toute la salle présente ce soir, moi je n’accroche pas du tout. Car musicalement c’est très baroque, très inégal, le tout ponctué par les variations de sa voix. J’avoue que je m’ennuie au bout de deux morceaux. Alors mauvais ? Je n’en sais rien. Le personnage est formidable, cette jeune femme a un don pour séduire son public, on ne peux que l’aimer, c’est d’ailleurs les instants entre chaque morceau ou je passerais les meilleurs moments de cette soirée. Car côte musique, je confirme, je n’adhère pas du tout. Ce n’est même pas prétentieux, comme certains artistes que je ne citerais pas, c’est tout simplement que cet univers est trop loin du rock tout d’abord, et puis même, je n’arrive pas à trouver le petit truc qui me fasse entrer dans son univers. Le concert va se dérouler en deux parties, la première avec l’orchestre et à partir des rappels, soit 40 minutes de concert environ, elle sera seule avec son batteur pour cette fois évoluer dans un univers plus intimiste et plus traditionnel... sans toutefois me convaincre pour autant. La cerise sur le gâteau (pour moi ce sera la bouse sur le gâteau) c’est la venue sur scène de Christine & The Queens (artiste insupportable que j’ai déjà vu trois fois) pour un duo assez lunaire mais avec une très belle réplique à Shara. Je l’avoue, j’avais cesse que le concert se termine... ce sera fait au bout de 1h35 environ. My Brightest Diamond est définitivement un artiste que je ne suivrai pas.

Rendez-vous à l’année prochaine pour la 16ème édition des Femmes S’en Mêlent! »





Le festival Les Femmes S'en Mêlent célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 15 ans. À sa naissance en 1997, il ne s'agissait alors que d'un unique concert parisien. Prenant appui sur une scène féminine de plus en plus riche et variée, il s'est développé au fil des années pour devenir un rendez-vous européen incontournable. Tirant partie de sa renommée il accueille les artistes internationales cultes que l'on a plaisir à retrouver, et fait la part belle à ces nouveaux talents dont on dira un jour, non sans fierté, les connaître depuis leurs premières scènes. Il se veut ainsi un hommage renouvelé aux artistes féminines.




My Brightest Diamond est le projet du chanteur-compositeur multi-instrumentiste Shara Worden. Le grand public va devoir se familiariser avec ce nom, qui aujourd'hui incarne une nouvelle école musicale américaine très originale et porteuse.




  Bring Me the Workhorse (2006)
Tear It Down (2007) – remix album
A Thousand Shark's Teeth (2008)
All Things Will Unwind (2011)
 


MY BRIGHTEST DIAMOND 

Shara Worden : Vocal & Multi inst.
With ENSEMBLE
 La Setlist du Concert
MY BRIGHTEST DIAMOND

We Added It Up (All Things Will Unwind - 2011)
Reaching Through to the Other Side (All Things Will Unwind - 2011)
Escape Routes (All Things Will Unwind - 2011)

Be Brave (All Things Will Unwind - 2011)

She Does Not Brave the War 
Ding Dang (All Things Will Unwind - 2011)
There's a Rat (All Things Will Unwind - 2011)

Everything is in Line (All Things Will Unwind - 2011)

High Low Middle (All Things Will Unwind - 2011)


Encore 1

Narcissus is back (with Christine and the Queens) (New Song)

Apples (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
Dragonfly (Bring Me the Workhorse - 2006)

Magic Rabbit (Bring Me the Workhorse - 2006)

Hymne à l'amour (Édith Piaf Cover) (Hymne à l'amour - 1949)

Encore 2

I Have Never Loved Someone (All Things Will Unwind - 2011)

Feeling Good (Nina Simone Cover) (I Put a Spell on You - 1965)


La durée du concert : 1h35

AFFICHE / PROMO / FLYER




mardi 7 octobre 2008

My Brightest Diamond ~ La Cigale. Paris.










Première Partie: CHRIS GARNEAU + CLARE & THE REASONS




Ce qu’en a pensé Gilles :


« C'est une soirée presque inhabituelle qui débute. En effet, je ne connais aucun des groupes qui sont proposés à l'affiche de La Cigale pour ce concert "Fargo All Stars", organisé par cette maison de disques que j'aime bien, et qui m'a déjà fait découvrir les immenses talents d'Alela Diane et de Jesse Sykes. Si je suis là ce soir, c'est surtout parce que je suis intrigué par My Brightest Diamond, dont Robert Gil m'a énormément dit de bien. Temps pourri sur Paris, une très légère bruine vient lécher mon visage. J'arrive assez tôt sur place grâce à une circulation étonnamment fluide sur Paris, Michael est déjà présent, je ne l'avais pas revu depuis Rock En Seine. Livie nous rejoint, on en profite pour discuter, et passer le temps avant l'ouverture des portes. On entre bien entendu parmi les premiers et... oh malheur !... la Cigale est en configuration assise ce soir ! Je m'installe avec Michael au premier rang, mais il y a malaise, nous somme trop près, la scène est beaucoup trop haute à mon goût. Du coup, je rejoins Brigitte et Robert installés sur la coursive droite, ce qui permettra d'être en surplomb de la salle, et de voir dans des bonnes conditions. Si le balcon était fermé lorsque je suis entré, il vient maintenant d'ouvrir, ce soir ce sera une salle correctement remplie, même si le concert n'affiche pas sold out. Le public est plutôt âgé et calme.

L'organisateur de la soirée, ou plutôt le patron de Fargo je pense, vient nous présenter le premier artiste. Ça a un petit coté désuet mais assez charmant, je trouve. Bon, Chris Garneau, puisque c'est de lui dont il s'agit, est entouré d'un petit orchestre de cordes (d'ailleurs chaque artiste se verra accompagné de cet orchestre ce soir). Je suis fixé au bout de deux morceaux : ennuyeux. Malgré une belle voix, qui me fait penser parfois à celle de Mark Daumail du groupe Cocoon, les chansons sont loin de m'enthousiasmer. Le problème que j'ai avec le folk, c'est sa monotonie. Si je ne ressens pas d'émotions venant de la musique (plus que des paroles d'ailleurs), je m'ennuie vite... Et c'est malheureusement le cas ce soir. Voilà 40 minutes assez monotones, que le personnage assez austère de Chris Garneau n'a pas su égayer. Tout cela dit sans remettre son talent en cause, ce n’est pas ma tasse de thé, tout simplement...


Court entracte avant la venue sur scène de Clare & The Reasons. J'avais juste entendu un morceau sur internet je crois, les pubs annonçant ce concert me laissaient entrevoir quelque chose d'intéressant. Grosse déception !! Pire que Chris Garneau, malgré, cette fois-ci, une artiste vive et sympathique... sa musique m'a malheureusement complètement ennuyé, et cela pratiquement dès le début du set. Clare Muldaur me déçoit par l’inquiétante platitude de son style musical rétro années 50. Si ce n'était que le temps d'un morceau, cela irait... mais tout un concert, c'est trop ! J'ai l'impression d'être resté sur un seul morceau tout au long de ces 45 – interminables - minutes. Heureusement que Clare est assez lumineuse, avec ses quelques anecdotes qui nous auront fait sourire (celle du médecin qui s'est déplacé à domicile pour la soigner, inimaginable aux USA comme elle nous l'a dit...). Autre moment drôle (quoique...) lorsque elle s'excusait "de notre président de merde" en français. T'excuse pas Clara, nous aussi on a le même en plus petit, et avec des tics !! On pourra citer aussi le moment où elle interprétera Somewhere Over The Rainbow avec des paroles détournées (« Obama, Obamaaaaaa »), marrant mais sans plus. Son univers influencé par Judy Garland et cette période de la musique américaine m'ont laissé de marbre. A noter que j'ai vu certains spectateurs dormir...


Bon, maintenant je vais enfin voir cette sorte de diva qui donne une impression d'irréalité, cette femme à laquelle on ne peut donner d'âge, cette impression d'intemporalité liée à Shara Worden. Toujours l'orchestre à cordes sur scène (heu, pas un grand orchestre, juste violon et violoncelle !), un petit clavier posé devant les deux pieds de micros, des guirlandes rayées noir et blanc qui rajoutent une touche bizarre à la scène. Des rayures que l'on retrouve d'ailleurs dans l'habillement de Shara (chemisier à rayures noires et blanches), idem pour les collants, on ne sait pas de quel siècle fait partie cette jeune femme avec ses demi-lunes peintes sur ses joues. Une sorte de clown lunaire, de Pierrot au féminin. Avec sa grosse guitare en bandoulière, elle commence très sèchement avec un morceau qui d'emblée me fait penser à notre PJ Harvey. Celle du début, brut de décoffrage. Shara est impressionnante lorsqu’elle joue de la guitare, avec des postures inhabituelles pour une femme (même pour un homme, d'ailleurs). Pour le reste, dois-je l'avouer mais encore aujourd'hui je n'ai pas compris la musique de My Brightest Diamond... Au delà de la voix qui, elle, irradie totalement, je suis resté interloqué. Il y a du talent, il n'y a aucun doute là-dessus. Mais dieu que c'est dur de vivre ou de ressentir cette musique. Je n'y suis pas arrivé. Trop baroque, trop ardue pour cette première rencontre avec MBD. Et pourtant, je suis irrésistiblement attiré par ce personnage, ce petit bout de femme troublante, d'un côté austère mais d'un autre, pleine de vitalité et de non conformisme. Joli moment lorsque les musiciens nous feront un beau et tendre morceau de marionnettes derrière un panneau blanc tendu devant une table en bois, avec juste un éclairage blanc lunaire, et Shara qui, elle, interprétera une émouvante version de l'Hymne à l'amour. ll est comme ça des moments qui se révèlent magiques et empreints d'une réelle émotion. Un dernier morceau au Ukulélé, et My Brightest Diamond se retirent sous les ovations du public. Une toute petite heure de concert, je n'ai toujours pas trop compris ce qui s'était passé sur scène, mais ce qui est sûr, c'est que je retournerais voir ce diamant, car je tiens à découvrir peu à peu ses secrets.

Originalité ce soir, l'organisateur nous annonce que l'on peut acheter le ou les CD des trois prestations qui ont été enregistrées. Effectivement, on retrouve près du stand de merchandising deux tours regroupant des graveurs de CD. Je demande à Livie de me prendre celui de My Brightest Diamond, ce qui sera chose faite quelques minutes plus tard, pour la modique somme de 10 euros. Souvenir souvenir !! On se quitte sous une pluie battante et une température presque estivale. »








Chris Garneau, chanteur américain du New Jersey, offre une escapade dans son univers pop folk avec une musique en équilibre entre la mélancolie et l’ espoir. Un piano, une voix fragile sur des textes murmurés avec des paroles touchantes.
(www.myspace.com/chrisgarneau)

C’est sucré et romantique, cela sonne comme la bande son d’un film des années 50, c’est Clare & the Reasons, entité que Clare Muldaur, chanteuse américaine, s'est créée pour la sortie de son premier album, The Movie, orienté vers une musique pop. Nouvelle signature Fargo, Clare & the Reasons évoque souvent la magie et le raffinement exquis des plus belles réussites d’Andrew Bird, dont Clare pourrait être le pendant féminin.
(www.myspace.com/claremuldau)


My Brightest Diamond
est le projet du chanteur-compositeur multi-instrumentiste Shara Worden. Le groupe a sorti deux albums studio, en 2006 Bring Me the Workhorse et en 2008 A Thousand Shark's Teeth.Le grand public va devoir se familiariser avec ce nom, qui aujourd'hui incarne une nouvelle école musicale américaine très originale et porteuse.
(www.myspace.com/mybrightestdiamond)












































CHRIS GARNEAU








Chris Garneau : Vocal & Piano









CLARE & THE REASONS










Clare Muldaur : Vocal & Guitar

















Shara Worden : Vocal & Multi inst.








Golden Star (Bring Me The Workhorse - 2006)
If I Were Queen (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
Apples (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
To Pluto's Moon (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
Disappear (Bring Me The Workhorse - 2006)
Dragonfly (Bring Me The Workhorse - 2006)
From The Top Of The World (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
Black And Costaud (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
Ice And Storm (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
Inside A Boy (A Thousand Shark's Teeth - 2008)
Hymne à l'amour ( Cover Edith Piaf)

Encore

Ukulele - Song (New)

La durée du concert : 1h00






AFFICHE / PROMO / FLYER











Chris Garneau - "Relief"








Clare and The Reasons - "Pluto"








My Brightest Diamond - Dragonfly









My Brightest Diamond - Gone Away - Live Desmet Studios Amsterdam 2008




My Brightest Diamond - Freak out - Live SXSWat Antone's - 2007