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vendredi 17 décembre 2010

WHITE LIES ~ iLiKETRAiNS ~~ La Flèche D’Or. Paris.









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Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Le froid sévit sur Paris depuis maintenant une quinzaine de jours et c’est avec beaucoup de chance que je rallie la flèche d’Or alors que la neige s’est remise à tomber abondamment, heureusement, il n’y a pas grand monde dans les rues, du coup j’arrive sans trop de mal Rue des Pyrénées. Une petite queue est déjà formée devant la salle, le concert affiche sold out ce qui n’est pas vraiment étonnant. Me reste à prendre mon mal en patience en pestant intérieurement contre ceux qui resquillent pour ne pas faire la queue, comme cette femme avec son gamin qui continuera à nous casser les pieds et plus particulièrement à l’intérieur de la salle.

Pas moyen d’être devant ce soir, ce n’est pas grave, car je ne le souhaitais pas vraiment, du coup je me place sur la droite au troisième rang avec sur ma droite une barrière ainsi il n’y aura personne pour me gêner. Le principe des Inrock Indie Club est immuable même si l’on a (hélas) changé de salle, c’est trois ou quatre groupes qu’il va falloir écouter.

Le premier est un groupe dont on commence pas mal à parler, The Vaccines qui va produire pendant 23 petites minutes un set vif et bien enlevé. Le chanteur a une bonne tenue et une excellente voix, c’est du rock dans la bonne tradition Anglaise, peut être pourrait on juste leur reprocher un peu trop de retenue ce soir et aussi, il faut le dire un public qui n’était pas venu pour eux. Je suis énervé. Pourquoi faire venir un groupe si c’est pour lui laisser si peu de temps ?? 10 minutes de plus auraient été les bienvenues. Groupe à suivre, on verra s’il confirme l’année prochaine.

Le groupe qui se présente maintenant sur scène est, pour moi, une vieille connaissance puisqu’il s’agit de iLiKETRAiNS. Les «j’aime les trains» comme le dira d’un air amusé David Martin. Comme à leur habitude, ils sont tous habillés de la même façon avec une veste marine. Un peu à l’étroit sur la scène de la Flèche d’Or le groupe arrive tout de même à prendre son essor au bout de quelques minutes. Le son est toujours aussi aérien avec les deux guitares ou parfois trois qui nous font décoller avec délicatesse dans un univers onirique. Et même si je trouve leur dernier album He Who Saw The Deep un tantinet mois bon que leurs premiers essais, il n’en reste pas moins qu’avec des morceaux comme Sirens ou la grande fresque mélancolique et épique qu’est Sea Of Regrets on retrouve le iLiKETRAiNS que j’aime avec des morceaux longs qui évoluent lentement vers une sorte de mur sonore impressionnant. De plus ce soir le public est réceptif et le groupe reçoit un bel accueil surtout quand ils vont jouer Terra Nova ce morceau si beau que des frissons vous parcourent à son écoute. Dans ce groupe on retrouve un peu de ce qui fait le succès de Editors mais dans un contexte plus épique avec des morceaux qui sont en fait de lentes constructions, moins faciles d’accès sans doute que leurs illustres aînés. ILiKETRAiNS n’en reste pas moins un groupe un peu à part et unique aussi. Je parlais de grandes fresques, le concert se terminera par l’une d’entre elles, Spencer Perceval que l’on retrouve sur le premier album du groupe. Manquaient à l’appel ce soir les projections en arrière-plan et l’éclairage assez particulier que le groupe utilise pour mettre en valeur ses rêves d’évasions, car c’est ainsi que l’on pourrait qualifier leur musique, évasive, aérienne et émotionnelle. Beau succès donc pour un set qui aura duré une quarantaine de minutes. A quand un concert en tête d’affiche, car pour ma part je les ai souvent vus en première partie, mais, une seule fois en tête d’affiche au Nouveau Casino en avril 2008.

S’il n’y avait pas eu ILiKETRAiNS en première partie, je ne serais sans doute pas venu voir White Lies, souvenir sans doute d’un concert peu glorieux à la Maroquinerie il y a un an et demi malgré un premier album que j’avais bien aimé.

Alors ce concert des Whites Lies ce soir ? Une fois de plus je dirais que le groupe n’est pas vraiment convaincant sur scène. Pourtant il y a tout de même du mieux avec tout d’abord un chanteur qui me semble plus en voix et surtout moins froid et moins distant que lors de leur dernière prestation. Pas mal de nouveaux morceaux seront joués ce soir, j’avoue que je n’ai pas été particulièrement emballé par les nouveaux morceaux qui reprennent la trame de ceux du premier album, grosse basse, les synthés et le côté froid et un peu robotique de leurs mélodies. Sauf qu’à mon avis le groupe manque cruellement sur ce nouvel album de morceaux de la trempe de To Lose My Life par exemple. Malgré tout, le public adhère, moi je trouve le groupe plutôt bon par rapport à 2009, mais il leur manque toujours cruellement une bonne dose de charisme, ce qui encore plus évident pour leur leader Harry McVeigh qui n’arrive pas à hausser le niveau et à mettre le public à ses pieds.

Voila, c’est fini, le concert des White Lies ne restera pas comme un grand souvenir même s’il y a un léger mieux. Pour ma part, la saison est finie, rendez vous l’année prochaine pour une saison prolifique, je l’espère, avec surtout beaucoup de surprises et toujours le plaisir intact d’entrer dans les salles de concerts, de faire des rencontres et des découvertes, l’espoir de revoir aussi quelques-uns de mes groupes favoris (je vous laisse deviner lesquels). »









The Vaccines est un groupe de indie rock de Londres, formé en 2010.



iLiKETRAiNS est un groupe post-rock de Leeds, en Angleterre, et il éclôt au printemps 2003, à l'occasion de la rencontre de ses musiciens sur les lignes ferroviaires tristes et froides du nord de Leeds. Ce groupe dégage une ambiance mélancolique voire pessimiste et caverneuse tout en maintenant un style rock soutenu. On y retrouve des instruments tels que la guitare, le piano, la voix (dite barytine) et certains passages de chœur. Ils jouent une musique conceptuelle complétée par des projections vidéo. Des image de voyages en trains sont diffusée pendant certains concerts. On retrouve aussi cette atmosphère ferroviaire en peu étrange dans leurs clips.



White Lies est un groupe de musique britannique originaire de Ealing, dans l'Ouest de Londres. À l'origine connu sous le nom de Fear of Flying.Le style musical est souvent décrit comme sombre par les critiques,  qui les comparent à des groupes de musique tels que Joy Division, Editors ou Interpol.

 
What Did You Expect From The Vaccines? - 2010

Progress Reform (EP; 26 June 2006)
Elegies to Lessons Learnt (Album; 1 October 2007) UK Indie Chart #17
The Christmas Tree Ship (EP; 24 November 2008)
He Who Saw The Deep (Album; 4 October 2010)



To Lose My Life... (2009)
Ritual (2011)

THE VACCINES






Justin Young (vocals, who previously worked under the name Jay Jay Pistolet, playing indie folk) Árni Hjörvar (bass)
Freddie Cowan (guitar, younger brother of Tom from The Horrors)
Pete Robertson (drums)







iLiKETRAiNS





Guy Bannister – guitar, keys and vocals
Alistair Bowis – bass guitar, synths and vocals
Simon Fogal – drums
David Martin – guitar and lead vocals








WHITE LIES








Harry McVeigh : Vocal & Guitar
Charles Cave : Bass
Jack Lawrence-Brown : Drums








La Setlist du Concert
THE VACCINES

Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) (What Did You Expect From The Vaccines? - 2011)
Post Break Up Sex (What Did You Expect From The Vaccines? - 2011)
All In White (What Did You Expect From The Vaccines? - 2011)
If You Wanna (What Did You Expect From The Vaccines? - 2011)
Blow It Up (What Did You Expect From The Vaccines? - 2011)
European Sun (New Song)
A Lack Of Understanding (What Did You Expect From The Vaccines? - 2011)

La durée du concert : 0h23

La Setlist du Concert
iLiKETRAiNS

A Father's Son (He Who Saw The Deep - 2010)
Sirens (He Who Saw The Deep - 2010)
We Saw The Deep (He Who Saw The Deep - 2010)
Terra Nova (Progress Reform - 2006)
These Feet Of Clay (He Who Saw The Deep - 2010)
Sea Of Regrets (He Who Saw The Deep - 2010)
Spencer Perceval (Elegies to Lessons Learnt - 2007)

La durée du concert : 0h30

La Setlist du Concert
WHITE LIES

A Place To Hide (To Lose My Life... - 2009)
Holy Ghost (Ritual - 2011)
To Lose My Life (To Lose My Life... - 2009)
Bigger Than Us (Ritual - 2011)
Peace & Quiet (Ritual - 2011)
E.S.T. (To Lose My Life... - 2009)
Strangers (Ritual - 2011)
Streetlights (Ritual - 2011)
Unfinished Business (To Lose My Life... - 2009)

Encore

Farewell To The Fairground (To Lose My Life... - 2009)
The Power & The Glory (Ritual - 2011)
Death (To Lose My Life... - 2009)

La durée du concert : 1h05

AFFICHE / PROMO / FLYER








lundi 9 mars 2009

White Lies ~ La Maroquinerie. Paris.








 
 
Première Partie: PUSS IN BOOTS +
Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Pour une fois je vais voir un groupe au sujet duquel je suis en complet désaccord avec Eric. Chacun a forgé son avis à l'écoute du disque des White Lies, catastrophique pour l'un (Eric), et plutôt réussi pour moi. Le concert de ce soir saura-t-il nous départager ou nous faire changer d'avis ? On verra bien. La soirée étant sold out, je prends mes précautions et je pars avec un quart d'heure d'avance du boulot, mais il s'avère que ce n'était pas particulièrement nécessaire. Je retrouve quelques personnes faisant la queue, dont la sympathique et enthousiaste Charlotte, puis Vincent arrive. Cécile nous rejoint quelques dizaines de minutes plus tard, je suis content de la revoir à un concert, car il faut bien avouer qu'elle et toute la joyeuse bande de jeunes filles mettent plutôt une joyeuse ambiance. Vincent s'installe derrière la console

19h30, je me place sur la gauche. Malgré le fait que la soirée soit sold out, il n'y a que les véritables amoureux de la musique qui soient là, certains se contentant malheureusement de ne voir que la ou les têtes d'affiches. J'attends Eric mais il est retardé ce soir par son boulot.

Le premier groupe à prendre place sur scène s'appelle Puss In Boots, et mes yeux sont irrésistiblement attirés par la jolie créature qui officie en tant que chanteuse et guitariste, mélange de PJ Harvey pour le haut et de Jennifer Ayache (Superbus) pour le bas. Si la chanteuse (Laura) assure bien au niveau des vocaux, on ne peut pas en dire de même au niveau de la musique, car c'est là que le bat blesse. Pas de véritable direction musicale, cela sent un peu le fourre-tout, et parfois cela lorgne vers un rock/variétés sans grand intérêt. Mais il faut bien avouer que Laura n'est pas dénuée de talents (vocaux), et assure une belle présence sur scène (bon, c'est vrai qu'elle est plutôt canon avec des jolis tatoos). Courte prestation qui restera assez anecdotique. Pendant ce temps, Eric nous a rejoint devant, maintenant nous sommes au complet.

Le prochain groupe à venir sur scène s'appelle Haunts et il m'est totalement inconnu. Jamais entendu ce nom-là. En tout cas, pendant la mise en place du matériel, le guitariste nous glisse quelques mots sympathiques, on en vient à espérer que le set du groupe soit bon. Pendant ce temps Charlotte m'alimente en bonbons !! Haunts monte sur scène, le chanteur/claviériste/guitariste vêtu d'un haut de survêtement avec la capuche sur la tête (il la gardera d'ailleurs pendant tout le concert) au centre de la scène (cela se fait de plus en plus), notre guitariste est en face de nous, avec devant lui une impressionnante rangée de pédales dont l'une marquée BIG (deviner le son qu'il en sort...). Et une nouvelle fois, c'est une découverte... Des riffs incisifs, rock et groovy en même temps, un son puissant et étonnamment bon, et outre notre guitariste qui se révèle plutôt bon, je découvre un chanteur doté d'une voix assez incroyable, bizarrement peu en rapport avec son physique (vous allez me dire que c'est nouveau, le rapport entre la voix et le physique). Mais c'est vrai que lorsqu' on l'entend, on pense plutôt à un chanteur style Michael Hutchence. En tout cas, il n'y a rien à jeter dans le set du groupe, c'est difficile d'ailleurs de cataloguer le groupe, des influences eighties certainement, mais le bon côté des 80's. C'est rock et quelque part aussi funky. Ce qui importe, c'est que j'ai tout simplement pris énormément de plaisir à écouter ce groupe. De plus, ils sont vraiment au point scéniquement parlant, le chanteur étant assez impressionnant dans son rôle « multitâches ». Bref, je n'ai pas d'autres conseil, que de vous dire d'aller acheter leur CD, qui s'appelle tout simplement Haunts, comme Eric et moi l'avons fait en fin de soirée.

Comme le dis justement Eric, même si la suite est décevante, notre soirée sera de toute façon réussie, et c'est bien vrai. La salle est maintenant bien remplie, sans toutefois être bondée comme cela arrive parfois. Public de tout âge, féminin et jeune devant, et plus âgé derrière. Une petite frayeur quand les roadies installent le matériel, et particulièrement le clavier qu'ils placent pratiquement devant Eric, mais en fin de compte notre vision de la scène tout entière sera parfaite.

Les White Lies sur scène, c'est tout simplement quatre jeunes gens touts habillés d'un t-shirt noir. Dès le premier morceau, je sens que cela cloche quelque part. Pas trop la musique par elle-même, qui est restituée assez fidèlement, non ce qui me gêne le plus c'est l'attitude assez froide et pas vraiment conviviale du groupe. Je ne dirai pas qu'ils sont distants, mais il n'y a pas de contact qui s'établit avec le public. Comme je le disais, les chansons sont restituées fidèlement, mais sans le plus qui fait que l'on ressent des émotions en voyant un groupe live. La seconde chose qui m'a assez déplu, je dois le dire, c'est la voix du chanteur qui n'est pas au niveau du disque, cela se sent dès le premier morceau, Farewell To The Fairground, il est obligé de forcer et cela me fait même mal aux oreilles (j'avais son retour juste au dessous de moi). Alors que dire ? Le spectacle n'a pas vraiment été mauvais, c'est juste que l'on regrette les superbes versions du disque. Un bon point cependant à la rythmique, avec un son de basse bien lourd. J'ai eu l'impression de voir un concert se dérouler en position "vitesse automatique". A peine 45 minutes, et le groupe s'éclipse, me laissant tout de même assez frustré, car je n'ai pas retrouvé la puissance et le côté gros son que j'attendais. Oh bien, sur j'ai bien aimé To Lose My Life ou encore Stars, mais il manquait tout simplement ce qu'il y a sur le disque.

C'est l'heure des conclusions, Eric après deux secondes et demi de réflexion conclut que c'était abominable, moi je suis plus réservé, c'est certain que le groupe n'est pas ce que l'on appelle un groupe de scène malheureusement. Et j'ai quand même été surpris de ne pas retrouver la justesse de la voix du chanteur telle qu'elle est sur CD. Je traîne dans la salle, puis c'est direction le merchandising, où l'on retrouve le guitariste de Haunts, qui nous a annoncé par ailleurs que le groupe faisait la première partie de Eagles Of Death Metal le 27 mars, c'est une bonne nouvelle ! Je discute pour la première fois avec Julien, l’un des deux régisseurs de la Maro, car j'ai appris qu'il quittait ce job après cinq ans. Un mec sympa, Julien, et je lui souhaite bonne chance. Les filles restent pour chasser les autographes, moi je m'en vais avec le sentiment d'avoir tout de même passé une excellente soirée. »




Haunts
est un groupe de rock britannique, élevé sur un régime de Talking Heads, Devo et Prince, basé à Londres.

(http://www.myspace.com/haunts)



Anciennement Fear of Flying, le trio anglais devient White Lies en 2006. Leur 1er album « To Lose My Life or Lose My Love » devrait sortir en France fin janvier 2009.


(www.myspace.com/whitelies)



























Banks (vocals, guitar, synth)
Alex Woodcock(guitar, backing vocals)
Gareth Grover (drums, backing vocals)
Mitch Mitchener (bass guitar, backing vocals)















Harry McVeigh : Vocal & Guitar
Charles Cave : Bass
Jack Lawrence-Brown : Drums

















La durée du concert : 0h35



Londons Burning
Bomz II Drop
Underground
Grace
Battle of Britain
Love is Blind
Black Eyed Girl
Live Fast Die Young

La durée du concert : 0h30


Farewell To The Fairground
To Lose My Life
From The Stars
A Place To Hide
Unfinished Business
E.S.T.
Fifty On Our Foreheads
The Price Of Love
Death













La durée du concert : 0h40


AFFICHE / PROMO / FLYER


























HAUNTS - Live Fast Die Young



HAUNTS - Low Slung City Skyline



HAUNTS - Underground