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jeudi 17 septembre 2009

REVEREND & THE MAKERS ~ 1990's ~~ La Maroquinerie. Paris.








CQFD






Ce qu’en a pensé Gilles B. :



« Le concert de ce soir est l'objet d'un malentendu. Je m'explique : lorsque la Fnac a annoncé ce concert fin juin, il était alors question d'un seul groupe en vedette, 1990's. Content, je me suis empressé de prendre ma place… pour déchanter quelques jours plus tard en constatant que la tête d'affiche n'était plus mes chers Ecossais, mais Reverend & The Makers, un groupe dont j'avais à l'époque peu apprécié la musique. Bon gré malgré, me voilà tout de même de retour à la Maroquinerie, que je n'avais plus fréquentée depuis deux mois, avec toujours cette impression de se retrouver à la "maison" dans cette salle : les gens du bar et de la salle qui viennent vous dire bonjour, l'atmosphère que l'on ne retrouve nulle part ailleurs dans une autre salle. Je retrouve avec grand plaisir notre super Charlotte, entourée de ses amies, qui me saute au cou, cette fille moi je vous le dis, elle est sensationnelle ! Petit contre temps, le groupe CQFD prévu ce soir ne jouera pas, l'ouverture des portes est donc reculée, et c'est vers 19h30 que l'on entre enfin dans la salle, direction le premier rang bien sûr. La mauvaise surprise de la soirée, c'est hélas le peu d’affluence, la galerie entourant la fosse est fermée, dommage, vraiment dommage, mais c'est encore une confirmation que la France n'est décidemment pas un pays avec une tradition rock.


Il est un peu plus de 20h lorsque les trois garçons de 1990's prennent possession de la scène. Moi, je les aime bien, car ces mecs la respirent la simplicité et la gentillesse. Assez incompréhensible que cela ne marche pas mieux pour eux en France, car pour moi ce sont quelque part les héritiers des Buzzcoks, et, malgré deux albums plutôt bons, j'ai l'impression qu'ils galèrent. Leur set sera conforme à mon attente, bondissant et électrique, dommage tout de même que le son ait été médiocre : pas d'ampleur et de puissance, à la différence de leur passage, il y a deux ans je crois, à la Boule Noire, où j'avais l'impression que c'était un petit rouleau compresseur… malheureusement, ce soir, ils n'ont pas bénéficié des mêmes conditions. Mais malgré tout, ils ont assuré un max. Devant moi, avec un grand sourire et toutes ses dents dehors, Jackie McKeown semble prendre plaisir à jouer pour nous, la dizaine de fans au bas mot qui se trouvent au premier rang. Explosif, le chanteur /guitariste l'est, mais celui qui retient mon attention, c'est le batteur Michael McGaughrin, placé très en avant, et qui semble diriger les opérations d'une manière assez spectaculaire. Alors, malgré une sonorisation déficiente, on apprécie toujours autant les trois extraits du premier album qui seront joués ce soir, tout simplement le meilleur de « Cookies », avec en final un You Made Me Like It (LE meilleur morceau du groupe) que Jackie va dédier à Charlotte : sympa, ça ! Le reste consiste bien sûr en des extraits de « Kicks », leur dernier album en date, plus produit, mais qui révèle tout de même quelques jolis morceaux comme Vondelpark, ou encore Balthazar. Evidemment je ressors tout de même déçu de ce concert, 30 minutes au plus, c'est dommage que 1990's n'ait pas bénéficié de plus de temps, et peut-être de plus de considération, car il le mérite bien.

Entre temps Cécile et Alice sont arrivées, la bande est au complet ou presque, il ne reste plus qu'à attendre le set du second groupe.


J'ai vaguement entendu parler de Malcom Middleton, mais à ma grande honte, je n'ai jamais pris la peine d'écouter ne serait-ce qu'un morceau. Lui aussi est Ecossais, et au vu des applaudissements qui fusent derrière moi, dès son apparition sur scène, il semble bien que le bonhomme ait des fidèles. L'ex-membre de Arab Strap est entouré de trois autres musiciens, une formation étrange car elle est composée, outre de Malcolm à la guitare, d'un batteur, d'un clavier et d'un autre guitariste. Pas de basse, assez étrange. J'avoue que tout au long du set du bonhomme, je resterai assez circonspect, non pas que cela soit mauvais, pas du tout, mais je n'arrive pas à identifier sa musique, et à aucun moment du concert je ne me suis dis : « Tiens, ça, c'est vraiment bien ! »… Le tout premier morceau, et ce sera le seul d'ailleurs, avait laissé présager d’une bonne suite : un morceau assez ombrageux et mystérieux, un peu dans la lignée de ce que fait iLiketrains… Puis, pas grand chose qui m'ait fait frissonner, avec une orientation musicale vers un rock/folk indé pas très violent. Mais très honnêtement, je n'ai pas réussi à me projeter dans ce concert… à suivre et à écouter plus attentivement.

Pas de doutes les gens sont bien venus ce soir pour voir Reverend & The Makers, vu l'accueil chaleureux qui leur est réservé, dès l'entrée sur scène du groupe. Ils sont six, et les regards sont tout d'abord attirés par deux choses : le chanteur, une sorte de géant bourru aux allures de boxeur, d'ailleurs son jeu de scène tout au long du concert sera celui d'un artiste délivrant un match contre le public (ou plutôt dans ce cas pour mettre le public dans sa poche)… et cela fonctionne à merveille. Mais mes yeux sont aussi attirés par la jolie jeune femme vêtue d'un short découvrant des jambes interminables, elle me fait penser à la saxophoniste des Zutons : son rôle dans le groupe en dehors de jouer du clavier, c'est de danser et parfois aussi de chanter. Le tout est emmené par une section rythmique solide. Et paf, dès le premier morceau, je me prends une bonne claque !! Et je jubile intérieurement, car je prends du plaisir, et surtout je suis surpris. Ça, c'est un groupe qui a du punch ! Les références musicales sont évidentes, je pense invariablement à !!! ou alors à LCD Soundsystem. C'est groovy et punchy, et le combat engagé est déjà gagné par KO, dès le premier morceau. Dans la salle, nous sommes tout simplement heureux, on bouge et c'est fun. Il ne manque pas grand chose pour que les choses aillent encore plus loin, comme ce fut le cas en live avec !!!, il faudrait juste que les morceaux durent un peu plus longtemps, car c'est au moment où la machine est à plein régime et que l'on commence à partir en vrille que généralement les morceaux s'arrêtent… me laissant quelque peu frustré. Mais ne boudons pas notre plaisir, je passe une super soirée sur des rythmes hypnotiques, mélangeant funk et même des airs baggy… une fois de plus, j'ai aussi pensé à Talking Heads. Du coin de l'œil, je vois Cécile qui a grand sourire, qui saute comme un petit pois… signe que c'est bon, tout simplement. Le combat va durer 75 mn, rappel compris, pas de déchets, que du fun. Décidemment, je m'étais trompé à 100% sur ce groupe. C'est une machine faite pour vous faire bouger et vous vider la tête de toutes pensées autres que celle de faire la fête.

Et cerise sur le gâteau, Jon Mc Clure, le chanteur charismatique du groupe, revient sur scène, guitare acoustique en bandoulière, et seul, il descend dans la fosse tout en jouant, puis il se dirige vers l'escalier de sortie avec 150 personnes autour de lui… Moi, le temps de récupérer la set list, je sors dehors pour voir toute la troupe sur le trottoir, devant la Bellevilloise. Un peu effrayé, le personnel de la Maro demande à Jon d'aller jouer à l'intérieur, par peur des problèmes de voisinage, et une fois de plus, toute la troupe se dirige vers le patio qui jouxte le restaurant, pour finir le morceau qu'il avait commencé.

Pour moi, il est temps de partir, car demain j'enchaîne mon quatrième concert d'affilée, et j'ai besoin d'un peu de sommeil. Belle soirée que cette nouvelle édition des Inrocks Indie Club ! »









Prenez deux gars de La Yummy Fur, un de V-Twin, quelques guitares, un kit, une basse, beaucoup d'alcool et de les laisser dans une pièce. The result? Le résultat? 1990s! Après un premier disque de pop-songs réjouissantes, les Ecossais reviennent avecKicks, un deuxième album dansant et encore plus entêtant que le précédent. Guitares aiguisées, refrains pop et mélodies efficaces : ces jeunes-là sont les petits cousins spirituels de Supergrass et méritent vos oreilles

(http://www.cqfd.com/1990sband)




Malcolm Middleton est un musicien écossais surtout connu pour son travail avec Aidan Moffat en le post-folk indie groupe Arab Strap. C’est un cinquième album solo que Malcolm Middleton, ex-Arab Strap, a sorti cette année avec Waxing Gibbous, et ce pourrait bien être son dernier. Le songwriter a en effet récemment expliqué souhaiter passer à quelque chose d’autre : une raison de plus pour courir le voir sur scène déballer ses folk songs tordues et confirmer, après Belle & Sebastian, Camera Obscura ou Mogwai, la place de l’Ecosse à l’épicentre de la planète musicale.

(http://www.myspace.com/malcolmmiddleton)



Reverend and the Makers est un groupe de rock indépendant anglais basé à Sheffield. On avait découvert l’Anglais Jon McLure avec un diabolique album d’electro-dance et de disco fêtarde il y a deux ans. Le songwriter, copain de Damon Albarn et des Arctic Monkeys, est récemment revenu avec French Kiss in the Chaos, un second recueil de chansons débauchées : soyez prêts, il donne un coup de fouet au songwriting social anglais autant qu’il tourmente le dance-floor.

(http://www.myspace.com/reverendmusic)






Cookies - 2007
Kicks - 2009


Studio Albums

* 5:14 Fluoxytine Seagull Alcohol John Nicotine (2002)
* Into The Woods (2005)
* A Brighter Beat (2007)
* Sleight of Heart (2008)
* Waxing Gibbous (2009)

Live Albums

* Live At The Bush Hall (2007)

* The State of Things (September 17, 2007)
* A French Kiss in the Chaos (July 27, 2009)










Jackie McKeown - guitar/vocals
Michael McGaughrin - drums/vocals
Dino Bardot - bass
















Malcolm Middleton: Vocaks & Guitar
















Jon McClure : Vocals
Ed Cosens : Bass

Tom Rowley: Guitar

Joe Moskow : Keyboards
Stuart Doughty : Drums
Laura Manuel : Vocals












I Don't Even Know What That Is (Kicks - 2009)
See You at the Lights (Cookies - 2007)
Vondelpark (Kicks - 2009
You're Supposed to Be My Friend (Cookies - 2007)
59 (Kicks - 2009)
Everybody Please Relax (Kicks - 2009)
Balthazar (Kicks - 2009)
You Made Me Like It (Cookies - 2007)












La durée du concert : 0h30



Crappo The Clown
Choir
Subset Of The World
One More Song
Zero
Box & Knife
Blue Plastic Bags
Brighter beat


La durée du concert : 0h35





Silence Is Talking
(A French Kiss in the Chaos - 2009)
The State Of Things (The State of Things - 2007)
Miss Brown (The State of Things - 2007)
Heavyweight champion Of The World (The State of Things - 2007)
Manifesto / People Shapers (A French Kiss in the Chaos - 2009)
Mermaids
(A French Kiss in the Chaos - 2009)
No Wood Just Trees (A French Kiss in the Chaos - 2009)
Open Your Window (A French Kiss in the Chaos - 2009)
Professor Pickles (A French Kiss in the Chaos - 2009)
Bandits (The State of Things - 2007)
Hard Time For Dreamers (A French Kiss in the Chaos - 2009)
He Said He Loved me (The State of Things - 2007)

Encore

Machine (The State of Things - 2007)
Armchair Detective (The State of Things - 2007)




La durée du concert : 1h15






AFFICHE / PROMO / FLYER












































NOUVELLE VAGUE ~ La Joy Eslava. Madrid. Espagne.













Première Partie: GERALD TOTO




Ce qu’en a pensé Eric :

« L'aventure continue : ce soir, je vais découvrir le Joy Eslava, l'une des salles rock de Madrid que je devrais fréquenter pas mal, et qui est située en plein coeur de Madrid, tout près de la Plaza Maior et de la puerta del Sol. Je commets l'erreur de venir en voiture, vu la température qui a chuté à 10 degrés dans la journée (oui, dix degrés ! Hallucinant !) : une erreur car entre les travaux et les embouteillages, il me faut 1 h 15 pour faire un trajet qui devrait prendre 30 minutes. Mais pas de problème pour autant, je pénètre vers 20 h 20 dans la salle déjà ouverte : c'est un ravissant théâtre (qui me rappelle le défunt Palace par sa taille et son charme) relooké en boîte de nuit de luxe, avec boule à facettes au plafond et personnel en smoking (ça change des lieux pourris habituels). Je me place tranquillement au premier rang, sur la gauche (le premier rang est assez stupidement encombré de caissons entre lesquels ils faut se placer). Il n'y a qu'une dizaine de personnes d'arrivées, dont un contingent de Brésiliens (décidément !), il faut dire que les Madrilènes n'ont visiblement pas trop l'habitude d'arriver tôt aux concerts ! Bon, tout cela est très cool, la salle se remplit peu à peu, seul point noir : les gens fument, ce qui me ramène quelques années en arrière (sans doute la législation permissive des boîtes de nuit...).

Le set de Nouvelle Vague est prévu à 21 h 30, j'ai donc tout le temps de regarder la disposition du matériel, assez peu conséquent pour une scène assez spacieuse (et juste à la bonne hauteur, environ 1m10) : claviers à gauche, batterie au centre, guitare acoustique à droite, une paire d'amplis au fond, un seul pied de micro devant, presque en face de moi : on voit tout de suite que ce n'est pas ce soir que ça va allumer ! Je m'inquiète même pour le son, la sono accrochée en hauteur étant "en deçà" de moi. Justement, un type de la salle me demande de reculer de 30 cms pour me placer au dessous de la sono, au delà d'une sorte de "ligne imaginaire" tracée par les caissons : bizarre, mais bon, je ne crois que ça va particulièrement pousser ce soir !

21 h : un type entre en scène, le micro était pour lui... Il est français, vaguement métis, coiffé de dreadlocks (le look Yannick Noah, un peu...), plutôt souriant et drôle. Il se présente en franglais (visiblement, il n'a aucune notion d'espagnol) ; il s'appelle Gerald Toto, et armé de sa seule guitare acoustique et d'une voix superbe, il va essayer de couvrir pendant 20 minutes les conversations du public. Malheureusement, ses chansons ne sont pas passionnantes, c'est le moins qu'on puisse dire, et n'arrêteront pas les conversations ! Difficile de définir le genre de sa musique, sympathiquement autodidacte et intuitive dirait-on, entre bossa, folk saccadé et blues pâlichon, mais, vraiment, le seul intérêt du bonhomme, c'est cette voix, très pure, très claire, capable de changer de registre incroyablement vite. Bon, malgré l'humour gentil dont il fait preuve, je suis quand même content que cela ne dure que 20 minutes ! A noter aussi que pendant tout le set, le gugusse du service d'ordre s'évertuera à faire reculer les spectateurs s'aventurant sur les côtés derrière cette fameuse ligne imaginaire qui semble l'obséder. Je me demande comment ce genre de choses peut se gérer avec une salle un tant soit peu excitée !

La salle est maintenant bien remplie, jusqu'aux deux balcons, proche du maxi a priori. Il est 21 h 37, et Nouvelle Vague entrent en scène. Je ne sais pas exactement à quoi je m'attendais, mais certainement pas à quelque chose d'aussi "naturellement rock" - malgré les rythmes jazzy, bossa ou autres : c'est un vrai groupe sur scène, devant nous, avec guitariste (acoustique, assis et à casquette, mais bon, un guitariste quand même), un contrebassiste qui swingue, un batteur qui cogne dur, et un type derrière ses claviers (avec juste un tout petit iMac pour dire...), et surtout deux chanteuses. La première est toute dorée et chante comme une diva soul, avec une belle voix ample, tout en faisant le spectacle comme une rock star en devenir ; l'autre, en noir, fait la voix sexy et innocente qui fait triquer les messieurs pervers, et a tendance à plutôt faire le clown sur scène (comme quand elle annonce qu'on va tous "fuck together", avant de faire hurler au public madrilène un énorme "fuck" étiré...). Le concert commence d'ailleurs très fort, avec une version lugubre et bien sentie de 100 Years de Cure, histoire de bien expliquer qu'on n'est pas là (que) pour rigoler : "It doesn't matter if we all die...". Alors là tout de suite, moi qui ai presque détesté le dernier disque pâlichon de Nouvelle Vague, je réalise deux choses : d'abord, Nouvelle Vague ne jouent pas QUE les titres de leurs 3 albums, mais piochent allègrement dans l'héritage "nouvelle vague", pour en célébrer et en distordre les plus belles pièces , et ensuite, même les titres que l'on connaît d'eux sont la plupart du temps réinterprétés de manière différente... Et c'est cet esprit iconoclaste et passionné à la fois - qui avait fait du premier album-concept de Marc Collin et Olivier Libaux un triomphe artistique comme commercial - qui règne toujours sur les concerts, et les protège du second degré comme de la "branchitude" détestable qu'on peut facilement associer aux disques. Non, un set de Nouvelle Vague, c'est avant tout du bonheur : celui de reconnaître après quelques secondes de surprise et de doute, des chansons qui font partie de notre vie, certaines évidentes (Ever Fallen In Love, de Buzzcocks, ou Love Will Tear us Apart, de Joy Division, qui conclue le set avant le rappel en grand singalong ému) et dont on sait bien qu'elles sont sufisamment immenses pour survivre à tout, même à la nostalgie, et d'autres, beaucoup plus surprenantes : ainsi, la gothique et donc très typée Bela Lugosi Is Dead (de Bauhaus) est un sommet de fascination et d'émotion, toute tendance à la dérision abandonnée, pour se concentrer seulement sur sa sublime noirceur.

J'observe régulièrement ce public madrilène nouveau pour moi, un public à la fois superficiel (beaucoup de conversations bruyantes qui troublent certains morceaux, le son étant bon mais pas excessivement fort) et pourtant très chaud, plus chaud sans aucun doute que le public parisien : je suis entouré de trentenaires (pour la plupart... peu de gens de ma génération) qui connaissent toutes les paroles des chansons et les chantent en rayonnant de joie... alors qu'ils n'avaient certainement pas encore l'âge de pogotter sur God Save the Queen (la version acoustique et anecdotique de l'album devient ce soir passionnante, et l'émotion s'empare de la salle sur le final repris en choeur, doux et triste : "No Future For Me, No Future For You") en 1977, ni même de danser le ska mélancolique de Friday Night Sarurday Morning (The Specials). Je crois que c'est grâce à ce public, venu pour s'amuser en toute simplicité, et chanter et danser sur de grands morceaux de l'Histoire du Rock, que le set de ce soir décolle vraiment, dépassant l'exercice de style : Too Drunk To Fuck (des Dead Kennedys) a une nouvelle vie après Camille, les deux chanteuses déchaînées s'en donnent à coeur joie en délirant ensemble sur scène, et Blister In The Sun (Violent Femmes) est un beau moment d'excitation - même si, bien sûr, cette grande chanson est délestée du poids d'angoisse que la voix de Gordon Gano lui conférait. Mais ce sera Gerald Toto, rèapparu pour interpréter trois titres (plus un rappel) qui portera le set aux nues, avec une version magnifique de l'Israel de Siouxsee : grand moment vocal quand la psalmodie intense de la chanson se mue à notre stupéfaction en un chant de muezzin à vous en faire frissonner, dans un raccourci qu'il est impossible de prendre pour de l'inconscience. Là, pendant une dizaine de minutes ou presque, le projet Nouvelle Vague fait complètement sens, conjuguant profondeur et performance technique !

Au bout d'une petite heure et demi, le concert se termine, et c'est Gerald Toto qui revient seul avec sa guitare pour une très belle et très drôle interprèéation sensuelle du Relax de Frankie Goes To Hollywood, qui sera la parfaite conclusion de ce beau concert. Malgré l'insistance du public, qui se refuse à quitter la salle (je n'avais jamais vu cela, après 20 minutes, quand je suis parti et que les techniciens avaient presque fini de démonter le matériel, les gens restaient là à réclamer plus...), Nouvelle Vague ne reviendront pas, en dépit d'une set list qui prévoyait d'autres titres. Sur la scène, traîne une feuille A4 sur laquelle quelqu'un a écrit "Thank You For the Best Concert Ever" : c'est certainement exagéré, mais, que ce mot ait été laissé par un membre du groupe ou du public, il traduit le plaisir qui a été pris ce soir, des deux côtés.»






photos de eric



Nouvelle Vague est un projet musical de Marc Collin et Olivier Libaux se proposant de reprendre des titres classiques de la new wave (essentiellement des mouvances cold wave, goth rock et post-punk) en version bossa nova. Le nom du projet est un clin d'œil aux deux influences, New Wave signifiant précisément nouvelle vague, et Bossa Nova, qui se traduit littéralement en portugais par nouvelle vague, nouveau courant. Par ailleurs, ce nom français décrit un courant artistique mondialement célèbre des années 1960 et trahit donc l'origine du projet et son aspect glamour. Au fil des concerts, le projet est devenu un authentique groupe.

(http://www.myspace.com/nouvellevague)



Nouvelle vague (2004)
Bande à part (sorti le 12 juin 2006)
Live Au Grand Rex 25.04.2007
Nouvelle Vague 3 (2009)






Projet musical de Marc Collin et Olivier Libaux











La Setlist du Concert
NOUVELLE VAGUE

100 years (Cover The Cure)

Master and servant (Cover Depeche Mode)(Nouvelle Vague 3 - 2009)
Dancing with myself (Cover Billy Idol) (Bande à Part - 2006)
Ever Fallen in love? (Cover Buzzcocks) (Bande à Part - 2006)
Road to nowhere (CoverTalking Heads) (Nouvelle Vague 3 - 2009)
Metal (Cover Gary Numan) (Nouvelle Vague 3 - 2009)

Human fly (Cover The Cramps) (Bande à Part - 2006)
Guns of Brixton (Cover The Clash) (Nouvelle Vague - 2004)

Too drunk to fuck (Cover Dead Kennedys) (Live Au Grand Rex - 2007)
God Save the Queen (Cover Sex Pistols) (Nouvelle Vague 3 - 2009)

Don't Go! (GT) (Cover Yazoo) (Bande à Part - 2006)

Heart of Glass (GT) (Cover Blondie) (Bande à Part - 2006)
Israel (GT) (Cover Siousie And The Banshees) (Bande à Part - 2006)
I just can't get enough (Cover Depeche Mode) (Nouvelle Vague - 2004)

Blister in the Sun (Cover Violent Femmes) (Nouvelle Vague 3 - 2009)

All My Colours (Cover Echo and the Bunnymen) (Nouvelle Vague 3 - 2009)
Bela Lugosi's Dead (Cover Bauhaus) (Bande à Part - 2006)
Friday Night Saturday Morning (Cover The Specials) (Nouvelle Vague - 2004)
Love Will Tear Us Apart (Cover Joy Division) (Nouvelle Vague - 2004)


Encore


Relax (GT solo) (Cover Frankie Goes To Hollywood)

La durée du concert : 1h43


AFFICHE / PROMO / FLYER