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lundi 23 avril 2007

SCISSOR SISTERS ~ L'Olympia. Paris.












Premières parties : Dj Sammy Jo - Snax



Ce qu’en a pensé Gilles B.:

« Ce soir, cela va être une soirée paillettes et disco, les Scissors Sisters sont chez nous à Paris. C'est Vincent que je retrouve dans un café près de l'Olympia pour savourer une bonne pression : nos places étant réservées au balcon, pas besoin de se presser. Concert sold out en 1 journée, les Scissors ont même carrément rajouté un Zénith... mais quoi de mieux que le superbe Olympia pour savourer un concert à sa juste mesure ? Nous décidons donc de rentrer dans la salle aux alentours de 19h45... il y a déjà pas mal de monde, surtout dans la fosse bien sûr.

Un DJ est déjà sur scène, il s'agit de Sammy Jo qui chauffe la salle. Le public n'est pas vraiment celui auquel on est habitué. Pas mal de gays, et aussi de gens d'un certain âge (pas vu de minettes de 16 ans ce soir !!), des personnes plutôt habituées à sortir en boite, bref un public assez hétéroclite, qui est tout sauf rock ! Notre emplacement n’est pas mal, au 1er rang du balcon, ce qui veut dire que nous n’avons personne devant nous. Mais ce sera un défilé constant - avant et pendant le concert - de gens qui vont chercher à boire, qui se promènent, qui ne tiennent pas en place (c'est parfois pénible !) : qu'ils loupent des morceaux, ils s'en foutent visiblement. Le pire quand même aura été l'arrivée de Gérard Darmon, 30 mn après le début du show des Scissor Sisters, qui forcément emmerde le monde car il faut qu'il trouve sa place dans les premiers rangs, pour une demi heure après, encore emmerder les gens car Monsieur s'en va. Lamentable ! Bref, après le set du DJ, nous avons droit à une demi heure d'une première partie dont malheureusement je n'ai pas noté le nom (NDLR : Snax ?), un mec tout seul qui fait le DJ avec sa panoplie d'ordis (eh oui, plus de platines maintenant !), s'accompagnant de temps en temps (3 notes par ci par là) d'un synthé et chantant par dessus tout cela. Pas jojo, de la disco/techno assez énervante, avec cette caricature de l'homosexuel (petit gilet, torse nu, pantalon moule fesses et moule burnes, coupe afro). Et le grand moment, ce sera quand il interpréta et fera reprendre le public en coeur avec : « I'm a FAGGOT, I'm a FAGGOT » ... Bon, pas brillant, à dégager ! Heureusement que cela n'a duré qu'une demi heure.

Salle comble et grosse chaleur, les Scissors Sisters débarquent. Pas de tenues trop extravagantes, Ana Matronic est habillée d'une robe en lamé rouge, les bras dénudés laissant apparaitre quelques tatouages. Le début du show est relativement sage, avec une bonne ambiance mais pas de grosse folie. Le son, comme d'habitude est fort et puissant (dieu soit loué l'Olympia...). Premier grand moment avec Tits On The Radio chanté par Ana Matronic, le spectacle commence à prendre une autre dimension, le groupe est chaud, la salle aussi, Jake et Ana virevoltent sur le devant de la scène. La majorité des parties vocales sont assurées par Jake Shears, que l'on pourrait comparer à un mélange d'Elton John et des Bee Gee, avec sa voix très haute mais, paradoxalement, pas énervante, représentant bien le style Scissors Sisters.

Musicalement, c'est tout simplement un mélange de Glam rock et de disco, donc très clairement orienté 70's (mais tout en gardant un aspect toujours assez rock). Ana Matronic évoquera son amour pour cette salle de l'Olympia, où elle a vu pour la première fois en concert son groupe préféré, les New York Dolls. Le concert se termine par la reprise de Pink Floyd, Comfortably Numb. Et arrive alors le final, époustouflant, avec la salle entière debout sur l'enchainement de Take Your Mama et de I Don't Feel Like Dancing : l'Olympia est devenu un gigantesque dance floor.

Un très beau final pour un concert qui aura duré pratiquement 90mn. Pour conclure, ce fut un bon concert, peut-être pas exceptionnel mais très agréable. Les Scissor Sisters méritent le détour.»






Scissor Sisters est un quintet de pop américain qui tire ses influences du milieu de la nuit homosexuel de New York. Le groupe est apparu en 2001, il a eu beaucoup de succès en Islande et au Royaume-Uni. Même s'ils déclarent que leur musique est difficile à catégoriser, les Scissor Sisters sont un mélange de pop, de disco et de rock.




















Scissor Sisters (2004)
Ta-Dah (2006)



Jake Shears (Jason Sellards) Vocal
Babydaddy (Scott Hoffman) Bass, guitar, keyboards & vocals
Ana Matronic (Ana Lynch) Vocal
Del Marquis (Derek Gruen) Guitar
Paddy Boom (Patrick Seacor), Drums



La Setlist du Concert
SCISSOR SISTERS

Intro music
She’s My Man (Ta-Dah – 2006)
Laura (Scissor Sisters – 2004)
I Can’t Decide (Ta-Dah – 2006)
Tits On The Radio (Scissor Sisters – 2004)
The Skins (Scissor Sisters – 2004)
Lights (Ta-Dah – 2006)
Paul McCartney (Ta-Dah – 2006)
Kiss You Off (Ta-Dah – 2006)
Filthy/Gorgeous (Scissor Sisters – 2004)
Music Is The Victim (Scissor Sisters – 2004)
Land Of A Thousand Words (Ta-Dah – 2006)
Transistor (Ta-Dah – 2006)
Comfortably Numb (Scissor Sisters – 2004)

Encores

Take Your Mama (Scissor Sisters – 2004)
I Don't Feel Like Dancin (Ta-Dah – 2006)


La durée du concert : 1h31

AFFICHE / PROMO / FLYER

























samedi 21 avril 2007

THE RAKES ~ L'Elysée Montmartre. Paris.











Première partie :


Ce qu’en a pensé Vik :

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photos de 


 
The Rakes (les rateaux en français) est un groupe de rock britannique formé en 2003 à Londres autour de Matthew Swinnerton et Jamie Hornsmith. En 2005 sort leur premier album, Capture/Release, alors qu'ils font la première partie de la tournée européenne de Franz Ferdinand. Le 26 mars 2007 est sorti leur deuxième album, Ten New Messages.

(http://www.myspace.com/therakes)




















Capture/Release (15 August 2005)
Ten New Messages (19 March 2007)










# Alan Donohoe (Vocal & Guitar)
# Matthew Swinnerton (Guitar)
# Jamie Hornsmith (Bass)
# Lasse Petersen (Drums)










La Setlist du Concert
 THE RAKES

01: Terror! (Capture / Release - 2005)
02: Retreat (Capture / Release - 2005)
03: We Danced Together (Ten New Messages - 2007)
04: We Are All Animals (Capture / Release - 2005)
05: Just A Man With A Job (Monsieur Gainsbourg Revisited - 2006)
06: Down With Moonlight (Ten New Messages - 2007)
07: When Tom Cruise Cries (Ten New Messages - 2007)
08: Binary Love (Capture / Release - 2005)
09: Dark Clouds (Retreat EP - 2005)
10: All Too Humain (Capture / Release - 2005)
11: Suspicious eyes (Ten New Messages - 2007)
12: 22 Grand Job (Capture / Release - 2005)
13: Ausland Mission (New Song)
14: Trouble (Ten New Messages - 2007)
15: Strasbourg (Capture / Release - 2005)
16: Little Superstitions (Ten New Messages - 2007)

Encore

17: Work, Work, Work (Pub, Club, Sleep)(Capture / Release - 2005)
18: Open Book (Capture / Release - 2005)
19: The World Was a Mess But His Hair Was Perfect (Ten New Messages - 2007)


La durée du concert : 1h10

AFFICHE / PROMO / FLYER





THE RAKES ~ L'Elysée Montmartre. Paris.












Première partie :
 

Ce qu’en a pensé Eric :

« Alors que l'été permanent du réchauffement planétaire continue à s'éterniser sur Paris, les kids (du genre féminin, de plus en plus, aux concerts Rock "qui bougent") sont là tôt ce samedi après-midi devant l'Elysée Montmartre, au point que ce ne sera que de justesse que Gilles nous arrachera une place au premier rang, très à gauche, bien à côté de la sono. Qu'importe, à l'Elysée Montmartre, on se fait très rarement déchirer les oreilles par le niveau sonore, même si ce soir, la balance aura été particulièrement bien faite, et le son sera particulièrement clair.

Lorsque Good Shoes monte sur scène à 19 h 30, on ne peut pas dire qu'ils respirent l'énergie, et, de fait, l'impact scénique, la prestance "physique" de ce petit groupe qui monte de Londres est assez peu mémorable. Comme leurs compositions ne sont pas non plus brillantissimes, affichant une indéniable uniformité au fil des trente minutes de concert, il est facile de les considérer contre un autre de ces zillions de groupes éphémères, qui constituent quand même le terreau fertile du rock'n'roll depuis près de cinquante ans (d'ailleurs leur T-shirt ne clame-t-il pas : "Je joue dans un groupe, mais je n'ai aucun talent" ?). Pourtant quelque chose dans l'originalité de leurs chansons élastiques au rythme destructuré - on cite les Buzzcocks sur le Net, Gilles parle de Devo -, et surtout dans leur indéniable classe "instrumentale" - un bassiste virtuose, Joel Cox, qui, comme chez New Order, est responsable sur sa Rickenbaker de la structure mélodique (!) des morceaux, et un chanteur, Rhys Johns, à la voix surprenante de précision et d'efficacité, fait que l'on a du mal à ne pas les trouver "interesting". A suivre pour voir...

Le second album de The Rakes, ingénieux, mélodique, racé, est tout simplement passionnant, et a porté le groupe épileptique et teigneux de "Capture / Release" à un nouveau niveau d'intérêt. Le look à la fois élégant et austère du groupe, le jeu de scène décalé et pince-sans rire du chanteur, Alan Donohoe, sorte de croisement entre un Ian Curtis souriant et un Jarvis Cocker ayant laissé sa perversité sur les bancs de l'université, l'indéniable héritage post-punk dans la froideur mécanique et dansante des morceaux, tout confirme lors des brillantes 70 minutes qui suivirent que voilà un groupe qui compte, et qui a le souffle et l'inspiration (en particulier dans la qualité de ses chroniques de la vie anglaise) pour aller loin. Le son est plus fort et moins clair que pour Good Shoes, la voix grave et contenue de Donohoe plus en retrait dans le joli magma sonore créé par le jeu de guitare tranchant de Matthew Swinnerton - qui a lui un look d'étudiant studieux constrastant sainement avec ses riffs vicieux -, les chansons sont jouées à 100 à l'heure et enchaînées comme il se doit sans répit (mis à part les "merci beaucoup" débités à la mitraillette par un Donohoe malicieux). On remarque aussi le jeu très "dur" du batteur Lasse Petersen, cohérent avec le son un peu radical et extrémiste du groupe, et l'ajout d'un cinquième musicien qui produit de vagues crouic-crouics électroniques en guise de commentaire ironique derrière les chansons... Chansons toutes impeccables, parmi lesquelles on relèvera la reprise façon Starshooter du "Poinçonneur des Lilas", chanté en Français (si ! si ! enfin seul le refrain était vraiment intelligible, mais cela fait plaisir), les inévitables et hargneux "22 Grand Job" et "Strasbourg", l'impressionnant "Animal", et surtout de remarquables extraits de "Ten New Messages" : du très beau "Suspicious Eyes" au classique keupon de "Trouble", en passant par mon morceau préféré, "When Tom Cruise Cries". »





photos de oliver p