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mardi 26 juin 2007

KINGS OF LEON ~ Le Bataclan. Paris.












Première partie : SNOWDEN



Ce qu’en a pensé Vik :

«  »












Kings of Leon est un groupe de rock alternatif américain des années 2000 composé de trois frères et d'un cousin, originaires de Nashville dans l'État du Tennessee. Le nom du groupe provient du père et du grand-père de Nathan, Caleb et Jared, appelés tous deux Leon. Ils sont considérés comme le pendant sudiste des Strokes. Leur genre musical est un mélange de rock sudiste, garage rock, post-punk, country et de hard rock.



Albums
2003 - Youth and Young Manhood
2004 - Aha Shake Heartbreak
2007 - Because of the Times

EP
2003 - Holy Roller Novocaine







Caleb Followill – vocals / guitar
Jared Followill - bass
Matthew Followill – lead guitar
Nathan Followill - drums









La Setlist du Concert
KINGS OF LEON


01: Black Thumbnail (Because of the Times - 2007)
02: Taper Jean Girl (Aha Shake Heartbreak - 2004)
03: King Of The Rodeo (Aha Shake Heartbreak - 2004)
04: True Love Way (Because of the Times - 2007)
05: My Party (Because of the Times - 2007)
06: Soft (Aha Shake Heartbreak - 2004)
07: Fans (Because of the Times - 2007)
08: Arizona (Because of the Times - 2007)
09: Molly's Chambers (Youth & Young Manhood - 2003)
10: The Bucket (Aha Shake Heartbreak - 2004)
11: Milk (Aha Shake Heartbreak - 2004)
12: Four Kicks (Aha Shake Heartbreak - 2004)
13: On Call (Because of the Times - 2007)
14: California Waiting (Youth & Young Manhood - 2003)
15: Wasted Time (Youth & Young Manhood - 2003)
16: Trani (Youth & Young Manhood - 2003)

Encore

17: Knocked Up (Because of the Times - 2007)
18: Charmer (Because of the Times - 2007)


La durée du concert : 1h25

AFFICHE / PROMO / FLYER 






KINGS OF LEON ~ Le Bataclan. Paris.












Première partie : Snowden


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

«  Je dois dire que je ne suis pas un grand fan de Kings of Leon, que j’avais découverts lors d'une virée chez Gibert Jeune en 2003 : l'un des vendeurs passait leur unique EP 5 titres, « Holy Roller Novocaine » qui m’avait séduit d'emblée par son coté traditionnel et roots... Surtout, j'avais la chanson Molly’s Chamber qui trottait dans ma tête en permanence (et d'ailleurs, je persiste à penser que c'est toujours leur meilleur morceau). Depuis, j'avais écouté leur 1er album sans avoir été convaincu, et puis plus rien jusqu'à cette année et la sortie de leur 3ème album, que je n'ai entendu que partiellement sur Oui FM et chez Eric. Il faut bien l'avouer, j'étais toujours sceptique, trouvant cela pas mal mais sans plus. A l'annonce de leur passage au Bataclan, je me suis décidé après 1 à 2 jours de réflexion à prendre ma place, j'ai bien fait d'ailleurs car le concert n'allais pas tarder à être sold out, ce qui m'a un peu étonné (je ne pensais pas que KOL soient si populaires en France !). Ce soir, nous sommes 4 de la bande à s'être donné rendez-vous, Eric, Patrick, Vincent et moi même. J'avais quitté le boulot plus tôt que prévu, ayant passé une journée assez détestable, et j'arrivai au Bataclan aux alentours de 17h30 : oh surprise, déjà du monde, et, comme d'habitude, une horde de jeunes ados squattant le début de la file d'attente (avec toujours une majorité de filles). Heureusement Patrick et Vincent étaient déjà là, mais j’avais quelques inquiétudes sur la possibilité d’atteindre le premier rang. Dès l'ouverture des portes, Eric et Patrick, tels des vieux briscards, ont su se débrouiller pour arriver au premier rang, sur la gauche. Parfait, nous serons en face de Matthew Followill, le lead guitar. La salle se remplit très rapidement, d’un public très jeune ce qui m'a beaucoup surpris... pratiquement les mêmes ados que l'on voit aux concerts de Kaiser Chiefs ou de Razorlight. On a déjà chaud, le Bataclan n'étant pas réputé pour sa climatisation... On aperçoit Robert Gil, nous aurons donc des photos pour illustrer le blog.

On connait le nom de la 1ère partie (on lit son nom sur la batterie...) : Snowden, inconnu au bataillon pour ma part, on verra bien. Arrivée du groupe sur scène, avec une jolie bassiste à l'allure très rock'n'roll, et effectivement elle le sera tout au long du set. Mais dès les premières notes, je déchante quand même assez vite, la musique proposée est une sorte de fusion, tout ce que je déteste. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'était mauvais, non, mais c'est le genre de musique qui me laisse de marbre. 35 à 40 minutes d'ennui : bon, à oublier pour ma part. 

On rigole pas mal en voyant le balai incessant des roadies qui essaient les guitares toutes 2 minutes (c'est bon les gars, elles marchent, ne vous inquiétez pas !), font des « check check » à tour de rôle : assez folklorique tout ça, mais au moins ça nous fait passer le temps. La salle est blindée maintenant, il fait chaud chaud, Eric et moi sommes légèrement inquiets, nous avons 2 Américaines derrières nous qui jacassent comme des pies (c'est terrible parfois l'accent Américain, on aurait envie de les baffer). Heureusement, dès l'extinction des lumières, elles se déplaceront vers le centre nous évitant des moments pénibles. Arrivé des Kings of Leon sur scène, pas franchement rigolos les gars, pas un mot ni un regard vers le public, ils attaquent d'entrée un morceau du dernier album, Black Thumbnail... le son est bien, sans plus. Evidemment le public est en folie. Moi, je demande toujours à voir, car ce début de concert, sans être mauvais, me laisse plutôt perplexe : pas de chaleur de la part du groupe, on dirait un peu que c'est la routine pour eux, ils bossent, quoi ! Et ce qui m'a aussi bien fait marrer (c’est aussi le reflet de l'état d'esprit général du groupe), c'est de voir un roadie venir essuyer le visage du batteur (comme s’il ne pouvait pas le faire lui même, on croit rêver...). 

Bon après ces quelques paroles méchantes, je dois admettre que je suis quand même rentré dans le concert, tout d'abord grâce à Molly’s Chamber, joué assez tôt dans le set, excellente version, public assez déchainé, beaucoup d'évacuations d'ailleurs (on a même vu une jeune fille inanimée évacuée par les videurs). C'est aussi cela le rock'n'roll, la foule, la chaleur, être compressé et bousculé, subir les hurlements hystériques des fans, les coups de coudes etc... Et au fur et a mesure que le show avance, le groupe semble plus décontracté, osant quelques (rares) paroles au public, affichant même des sourires. Caleb laisse aussi tomber son petit blouson de cuir; ah oui j'avais oublié de parler de la tenue vestimentaire du groupe et particulièrement de leur chanteur, Caleb Followill. On se serait cru retourné dans les 70's ! Petit blouson bien ajusté, un fute moule-burnes des familles, grandiose dans le genre, vintage je dirais même ! A l'image du groupe d'ailleurs, KOL donne une image de retour aux seventies : un blues rock efficace, mais avec un manque de génie évident quand même. Bref, le show s'anime de plus en plus, et je commence à bien délirer (Je ne vais pas vous énumérer les morceaux, car je ne les connais moi-même pas tous). Le groupe s'éclipse au bout d'une heure de concert, nous sommes assoiffés, les videurs ayant distribués toutes les bouteilles d'eau.

Retour des frangins pour un long rappel assez chaud ma foi, 25 mn de rock'n'roll intense... le groupe est maintenant à l'aise, rien à voir avec le début de ce concert... qui aura duré 85 mn : je reste donc sur une bonne impression générale. On atteindra le summum de la connerie, quand, alors que le groupe a quitté la scène depuis plusieurs minutes, nous entendons des cris : une dizaine de mecs se battent par terre pour récupérer une baguette qu'un des roadies a balancé : consternant, la bêtise humaine à ce degré !!! Eric a d'ailleurs eu le temps de faire une photo. Vincent nous rejoint dans la fosse, nous sommes trempés, la condensation tombe du plafond : direction la sortie pour prendre l'air. »






Kings of Leon est un groupe de rock alternatif américain des années 2000 composé de trois frères et d'un cousin, originaires de Nashville dans l'État du Tennessee. Le nom du groupe provient du père et du grand-père de Nathan, Caleb et Jared, appelés tous deux Leon. Ils sont considérés comme le pendant sudiste des Strokes. Leur genre musical est un mélange de rock sudiste, garage rock, post-punk, country et de hard rock.



Albums
2003 - Youth and Young Manhood
2004 - Aha Shake Heartbreak
2007 - Because of the Times

EP
2003 - Holy Roller Novocaine







Caleb Followill – vocals / guitar
Jared Followill - bass
Matthew Followill – lead guitar
Nathan Followill - drums









La Setlist du Concert
KINGS OF LEON


01: Black Thumbnail (Because of the Times - 2007)
02: Taper Jean Girl (Aha Shake Heartbreak - 2004)
03: King Of The Rodeo (Aha Shake Heartbreak - 2004)
04: True Love Way (Because of the Times - 2007)
05: My Party (Because of the Times - 2007)
06: Soft (Aha Shake Heartbreak - 2004)
07: Fans (Because of the Times - 2007)
08: Arizona (Because of the Times - 2007)
09: Molly's Chambers (Youth & Young Manhood - 2003)
10: The Bucket (Aha Shake Heartbreak - 2004)
11: Milk (Aha Shake Heartbreak - 2004)
12: Four Kicks (Aha Shake Heartbreak - 2004)
13: On Call (Because of the Times - 2007)
14: California Waiting (Youth & Young Manhood - 2003)
15: Wasted Time (Youth & Young Manhood - 2003)
16: Trani (Youth & Young Manhood - 2003)

Encore

17: Knocked Up (Because of the Times - 2007)
18: Charmer (Because of the Times - 2007)


La durée du concert : 1h25

AFFICHE / PROMO / FLYER 






KINGS OF LEON ~ Le Bataclan. Paris.












Première partie : SNOWDEN



Ce qu’en a pensé Eric :

« Nous attendions des barbus avec des t-shirts ornés de drapeaux confédérés dans la queue, et il n'y avait encore une fois que des jeunes filles excitées ! De quoi commencer à croire que notre bon vieux Rock'n'Roll a changé de sexe, et que les tatoués restent désormais chez eux, remplacés par des piercées ! En tous cas, la longue attente (deux heures) devant le Bataclan ne me paraîtra pas si longue que cela, Gilles B nous faisant part de ses considérations catastrophées sur le récent concert d'Aerosmith à Bercy, tandis que l'ami Vincent s'évertuait - en vain - à relativiser le phénomène de la solubilité du Rock dans l'âge et, surtout, dans l'argent, Comme quoi, il y a encore des raisons de se passionner et de se chamailler...

20 h 00 : nous sommes au premier rang d'un Bataclan qui se remplit vite, ce soir, quand Snowden, d'Atlanta, montent sur scène, pour une bonne quarantaine de minutes d'un set que je trouverai plutôt intéressant : des compositions sans intérêt aucun, mais une musique habitée d'une jolie tension, parcourue ici et là d'éclairs frénétiques assez réjouissants, parfaitement symbolisés par la très élégante et très jolie bassiste, Corinne, qui nous régalera de sa belle rock'n'roll attitude et de son jeu de basse agressif. A part cela, le chanteur demandera deux fois à la salle s'il se trouve quelqu'un pour l'héberger cette nuit, les méchants hôteliers parisiens refusant d'ouvrir leurs chambres à 4 personnes à la fois ! Comme quoi, la vie d'un groupe sur la route, ce n'est pas que du bonheur...

Nous attendions des barbus avec des t-shirts ornés de drapeaux confédérés sur la scène, et nous avons eu droit à quatre minets à peu près imberbes ayant choisi sans grand discernement leurs divers oripeaux en parcourant l'iconographie du Rock à travers les âge. Si le cousin Matthew a trouvé un bon look dans la tradition guitariste ténébreux et e (cuir et jean noirs, tignasse ébouriffée et éternelle clope accrochée à la bouche lippue), le frangin Caleb a tout faux, entre barbe de trois jours, cheveux longs et filasses, torse et bras de fermier, et collants bien tirés sur des jambes fines d'adolescentes, perchés sur des bottines à talons assez hauts : cherchez l'erreur ! D'ailleurs, les filles dans la salle ne semblent pas trop en pâmoison devant son charme... euh déconcertant, mais le public dans son ensemble manifeste bruyamment une vraie ferveur envers les chansons de plus en plus bizarres au fil des 3 albums de ce groupe à part : le Bataclan sold out, se transformant rapidement en étuve - nous aurons droit à de vrais évanouissements autour de nous ce soir -, l'enthousiasme des fans connaissant toutes les paroles des morceaux, témoignent d'une passion pour ce groupe qui va plus loin que l'habituelle et éphémère mode.

Le son sera rapidement excellent, très fort et très puissant, mais parfaitement équilibré, ce qui nous permettra d'ailleurs de juger que la voix de Caleb sur scène laisse à désirer, et est loin de dégager l'émotion des enregistrements : une première déception donc. Les guitares sont par contre superbes, et on aura droit à quelques beaux pics d'énergie qui prouvent la puissance potentielle du groupe, toute en sensualité et en élégance, bien loin des clichés du Rock Sudiste. Kings of Leon enchaînera donc pendant 1 h 25 des morceaux de leurs trois albums, avec évidemment, une priorité pour les titres du dernier, par ailleurs beaucoup plus excitants que sur disque, et très bien reçus donc par les fans qui les connaissent déjà bien. Non, le vrai problème pour moi, et ce qui m'empêchera complètement de prendre du plaisir à ce concert, c'est l'étrange austérité de la famille Followill, dégageant tous à peu près autant de charisme et d'enthousiasme que quatre souches de palétuviers : Caleb a beau nous dire - d'un air absolument inintéressé - que nous sommes un bien meilleur public que les Allemands de la veille, on a beau fêter (?) ce soir l'anniversaire de frère Nathan, rien ne semble dérider nos fils de prêcheurs pentecotiste. Dans ce contexte de "on n'est pas là pour rigoler", le "God Bless You" final ne semble pas anodin, et c'est bien aux rejetons d'une certaine Amérique puritaine et peu sympathique que l'on a affaire ce soir. Bon, il ne doit y avoir que moi pour penser cela (les fans s'entredéchirant sans état d'âme pour le moindre médiator éjecté par les musiciens), et, à mon âge, je dois certainement attacher plus d'importance à la joie de jouer et d'être ensemble, au plaisir de partager une passion que ce quatuor de très jeunes gens, timides et encore imprégnés de leur certitude que Dieu est à leur côté.

Les plus beaux morceaux de la soirée seront à mon avis, outre le classique "Molly's Chamber", "My Party" (la foule chante en coeur), "Charmer" et son riff très heavy metal, et surtout "McFearless", le morceau le plus excitant d'un troisième album un peu calme à mon goût...

Bref, on aura compris que si, musicalement, il n'y aura rien eu à reprocher à cette soirée, Kings of Leon est loin d'offrir une expérience émotionnelle passionnante ! »