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lundi 9 juillet 2007

GUITAR WOLF (ギターウルフ) ~ La Maroquinerie. Paris.













Première partie : Four Slicks

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Pour l’un des derniers concerts de la saison, nous avons droit à la venue des Guitar Wolf, trio venant du pays du soleil levant, héros de bandes dessinées dans leur pays, adepte d'un punk rock garage qui consiste à jouer le plus fort possible est. Je connaissais ce groupe depuis plusieurs années, ayant dans ma discothèque perso plusieurs de leurs LP (5 au total je crois). Bon, les Wolf, c'est beaucoup d'énergie, de l'approximatif, un croisement entre les Ramones, les Cramps et Link Wray (pas mal quand même !), le Jett Rock'n'roll comme ils l'ont défini eux mêmes. Et il suffit de voir la jaquette des CD pour savoir qu’on ne fera pas dans la dentelle ce soir, ce sera ROCK'N'ROLL ! Je dois dire que je me demandais quand même ce que cela allait donner en live, vu le caractère foutraque des albums. Eric, Gilles P et Vincent m'accompagnaient ce soir (c'était d'ailleurs le premier concert d'Eric dans ma salle fétiche). Comme à l'habitude, peu de monde à l'entrée, pas mal de Japonais (es). Entrée tranquille aux alentours de 19h30, on se dirige pour une fois vers le poteau à droite de la salle à environ 6/7 mètres de la scène.

Les Four Slicks arrivent sur scène pour assurer la première partie, la salle est à moitié pleine, et ce quatuor Français vas nous montrer en 45 minutes comment faire monter la température. Leur rock'n'roll vintage millésimé 50's, avec une bonne dose de garage et un soupçon de punk rock fait merveille. Même si les membres du groupe – excepté le bassiste - ne sont pas de la première jeunesse, l'énergie insufflée est suffisante pour déclencher pas mal de slams et autres pogos dans la salle. Et le chanteur, s'abreuvant régulièrement de ce qu'il appelle de la bière du Tennessee (du Jack Daniels) fera monter l'ambiance crescendo. Le set sera composé de morceaux n'excédant pas les 2 minutes, joués pratiquement sans interruption. Bonne rock'n'roll attitude sans prétention, nous avons passé un bon moment.

La salle est maintenant bien remplie, sans toutefois être pleine (350 personnes peut être ?). Un gars que l'on avait vu dans l'escalier menant à la salle passe parmi les gens pour leur proposer une dernière fois des filtres auditifs en prévenant que, ce soir, cela sera fort (bon, nous on ne demande que ça !). J'aperçois Robert Gil, en plein travail. Après avoir patienté en écoutant un live des Cramps que nous déverse la sono, nos héros Japonais débarquent avec en fond sonore une chanson des Ramones. Seiji, le guitariste et leader du groupe, Guitar Wolf, arrive en dernier, perfecto, lunettes noires, tel qu'on le voit sur toutes les photos d'albums, je pense d'ailleurs qu'il ne quitte JAMAIS son blouson ni ses lunettes, même pour dormir, c'est ça la rock'n'roll attitude nipponne !!! Et quand le(s) voit, difficile de s'imaginer que le groupe rentre dans sa vingt et unième année d'existence ! Nouveau bassiste depuis la mort de Billy (Bass Wolf) en 2005. L'intro dure une éternité, on ne sait pas si c'est un véritable morceau ou si c'est juste fait pour chauffer la salle. Si, au début, je reste quelque peu perplexe devant l'attitude de Seiji (Guitar Wolf), on finit par se prendre au jeu. Au fond, pour eux, ce n'est pas de la frime, c'est tout simplement le JETT ROCK'NROLL... et on finit par tomber dans le panneau. Les morceaux s'étirent, assez déstructurés, mais toujours parsemés de décharges électriques assez enthousiasmantes. Toru (drum Wolf) arbore des tatouages du plus bel effet sur sa poitrine. Oui bien sur, la musique est approximative, les musiciens sont approximatifs, mais le fun est la, et au bout d'un moment, je suis presque fasciné par cette violence sonore, toute cette démesure dans la gestuelle du guitariste qui, à force d'excès, devient presque crédible au milieu de cette tourmente musicale et théâtrale.

Plus le concert évolue, plus l'aspect musical laisse place à l'aspect visuel, que ce soit de la part du groupe ou de la part du public, qui s'en donne à coeur joie : des docs marteens flottent au dessus des têtes des premiers rangs, le slam est roi ce soir (pas interdiction conne et idiote comme on a pu le constater à certains concerts). D'ailleurs Seiji fait monter les gens sur scène : il veut atteindre les sommets en escaladant une pyramide humaine qui mettra un long moment à voir le jour après moult écroulements. Oui, ce soir, c'était sûrement cela le Jet ronk'n'roll, du bruit, des hurlements, aucun morceau reconnaissable (vaguement UFO Romantics m'a-t-il semblé) ,mais on s'en fout, tout compte fait. Les Guitar Wolf ? Pour eux le rock'n'roll c'est simple, une guitare, un ampli, potar sur 11 et surtout l'ATTITUDE (pas celle de Johnny). Seiji tentera en vainement de nous glisser quelques mots dans un anglais inintelligible (je ne suis pas sûr qu'il le parle). Et en guise de d'adieu, le groupe donnera rendez vous à qui le voudra dans un café du quartier pour une fin de nuit que l'on supposera bien arrosée...

Une bonne soirée en final, on ressort dans un état d'esprit assez curieux, ce n'est pas la musique qui nous a marqué véritablement ce soir, non c'était un tout, une vraie ambiance garage, que feraient bien de retrouver certains groupes. »







Guitar Wolf (ギターウルフ) est un groupe japonais de garage punk formé en 1987, principalement influencé par Link Wray, The Ramones et The Cramps. Leur musique combine punk rock, fortes distorsions et chants criés.



Vinyl LPs
Wolf Rock! LP (Goner Records, 1993, 1Gone)
Kung Fu Ramone LP (Bag of Hammers, 1994, BOH 003)

Studio albums
Run Wolf Run CD (Less Than TV, 1994, IDCW-1002)
Missile Me! LP/CD (Matador, 1995, OLE-219-1/2)
Planet Of The Wolves LP/CD (Matador, 1997, OLE-248-1/2)
Jet Generation LP/CD (Matador, 1999, OLE-333-1/2)
Rock'n'roll Etiquette CD (Narnack, 2000, NCK7022)
Live!! (Ki/oon, 2000, KSC2 347-8)
UFO Romantics LP/CD (Narnack Records, 2002, NCK 7001)
Loverock CD (Narnack Records, 2004, NCK 7020)
Golden Black CD (Narnack Records, 2005, NCK 7035)
Dead Rock CD (Sony, 2007)
Mars Twist CD (2007)








Seiji “Guitar Wolf”--guitar & vocal
Toru “Drum Wolf”--drums
Ug “Bass Wolf”--bass










La Setlist du Concert
GUITAR WOLF (ギターウルフ)

NON DISPONIBLE

La durée du concert : 1h25

AFFICHE / PROMO / FLYER










NORAH JONES ~ L'Olympia. Paris.












Première partie : Matt Ward




 
Ce qu’en a pensé Philippe D. :

« Pour les extra-terrestres, rappelons que le phénomène Norah Jones, qui a su se créer un style unique, c'est 30 millions d'albums vendus sur la planète depuis 2002, le dernier opus (“Not Too Late »), sorti au début de l'année en est à 10 millions et est disque de platine dans 21 pays (source BFM chronique "musique" du 9 juillet). Pour une telle artiste, on ne pouvait rêver mieux que l'Olympia pour accueillir sa série de trois concerts, les premiers de sa tournée européenne.

Ce soir, la couleur dominante est le rouge à l'instar de la pochette de « Not Too Late » : la scène est recouverte d'un immense tapis rouge, les retours sont eux aussi recouverts de rouge, le décor d'arrière scène est constitué de 6 demi-cylindres verticaux eux aussi rouges et des étoiles dorées sont suspendues au dessus de la scène... c'est Noël en plein mois de juillet !

Je ne m'étendais pas sur la prestation de Matt Ward si ce n'est que les quatre premiers morceaux sont interprètés avec Norah Jones au chant. Encore un de ces 50 douze mille folkeux qui doivent sillonner l'Amérique profonde : pas forcément désagréable, mais rien de bien renversant non plus... il a le bon goût de s'éclipser avant la fin de la demi-heure de présence sur scène.

Norah Jones est vêtue d'une robe blanche à rayures noires, et le concert commence avec Come Away with Me (extrait de son premier opus) : Norah est debout au milieu de la scène, s'accompagnant seule avec sa Fender (rouge!), puis le groupe entre en action au milieu de la chanson. Suit Those Sweet Words (de l'album "Feel like Home"), Norah a laissé sa guitare pour s'installer au piano. Puis elle a enchainé avec The Sun Doesn't Like You, et Not My Friend, de l'album « Not Too Late », I've Got To See You Again (avec des arrangements très différents de la version studio), Thinking About You. A la fin de ce 7ème morceau, Norah nous demande enfin "Comment ça va?" et entame Rosie's Lullaby toujours extrait de « Not Too Late », au tempo extrêmement lent. Les notes d'intro du morceau qui suit, annoncent Cold Cold Heart, (je redoutais que la setlist de ce soir ne fasse l'impasse sur cette chanson, qui reste ma préférée, comme l'attestent quelques setlists de la tournée US), suivi de Sunrise; à noter que pendant ce morceau, les éclairages sont boostés, et que c'est sans doute le seul moment du concert où il est techniquement possible de réussir des photos (malheureusement, les consignes aux vigiles ont dû être particulèrement strictes car je n'ai pas vu un seul appareil photo ce soir ; moi-même ayant étant obligé de laisser mon APN à la consigne).

La suite du concert consiste en Sinkin' Soon, Painter Song, My Dear Country, morceau où Norah joue les notes aïgues de la partie instrumentale, sur un mini piano qui lui a été installé au préalable sur son Yamaha, pendant qu'elle continue à jouer de sa main gauche sur son clavier "normal", ce qui provoque des applaudissements particulièrement nourris de la part du public. Pour le morceau suivant, Norah a quitté ses claviers pour s’emparer d'une guitare acoustique, le reste du groupe a disparu sauf Daru qui s'est approchée du devant de la scène avec sa basse : Norah nous la présente, et c'est Little Room, chantée par Norah et "sifflée" par Daru. Les musiciens sont revenus sur scène pour le morceau suivant : Until The End, Norah restant debout, toujours avec une guitare, devant son pied de micro, suivi de Broken. La première reprise de ce soir, Green River n'ajoute pas grand-chose à l'original (sur le coup, je me demande même si c'est bien du Creedence qu'elle nous interprète !). On arrive à la fin du concert avec Creepin' In (M.Ward est revenu sur scène) et Hands On The Wheel (M.Ward donnant la réplique à Norah au chant).

Au programme du rappel de ce premier soir : Don't Know Why et le désormais classique The Long Way Home qui clôture chaque concert de cette tournée...

En définitive, un bon concert (heureusement qu'il y avait Cold Cold Heart !), avec une balance impeccable, comme toujours à l'Olympia, mais interprété sans génie avec une setlist "ordinaire", Norah assurant le strict minimum (la fatigue dûe au décalage horaire?) en terme de contact avec le public, ainsi que me démontrera le concert du surlendemain (j'y reviendrai). Pour l'anecdote, elle a expédié les 19 morceaux du concert avant rappel en 80 minutes à comparer aux 17 morceaux du troisième soir sur la même durée... »







photos de matthieu m



Norah Jones, née Geetali Norah Jones-Shankar à New York (elle change officiellement son nom en Norah Jones à l’âge de 16 ans), est une chanteuse de jazz américaine. Elle est l’une des filles du célèbre joueur de sitar indien Ravi Shankar.

(http://www.norahjones.com/index.php)
(http://www.myspace.com/norahjones)
(http://www.facebook.com/norahjones)



2000 : First Sessions
2002 : Come Away with Me
2004 : Feels Like Home
2007 : Not Too Late





Norah Jones: Vocal & Guitar
Lee Alexander: bass guitars, contrebass
Adam Levy: electric guitars
Daru Oda: bass guitar, accordion, percussions, whitsling
Andy Borger, drums, percussions




La Setlist du Concert
MATT WARD


01. Blue Bayou (Linda Ronstadt Cover) (With Norah Jones)
02. Guess Things Happen That Way (Johnny Cash Cover) (With Norah Jones)
03. Permanently Lonely (Willie Nelson Cover) (With Norah Jones)
04. Chinese Translation (With Norah Jones)
05: Oh, Lonesome Me (Don Gibson Cover)
06: Bean Wine Blues #2 (John Fahey Cover)


La durée du concert : 0h30

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La Setlist du Concert
NORAH JONES


01. Come Away With Me (Come Away With Me - 2002)
02. Those Sweet Words (Feels Like Home - 2004)
03. The Sun Doesn't Like You (Not Too Late - 2007)
04. Not My Friend (Not Too Late - 2007)
05. I've Got To See You Again (Come Away With Me - 2002)
06. Thinking About You (First Single - Not Too Late - 2007)
07. Be My Somebody (Not Too Late - 2007)
08. Rosie's Lullaby (Not Too Late - 2007)
09. Cold Cold Heart (Come Away With Me - 2002)
10. Sunrise (Feels Like Home - 2004)
11. Sinkin' Soon (Not Too Late - 2007)
12. Painter Song (Come Away With Me - 2002)
13. My Dear Country (Not Too Late - 2007)
14. Little Room (Not Too Late - 2007)
15. Until The End (Not Too Late - 2007)
16. Broken (Not Too Late - 2007)
17. Green River (CCR Cover)
18. Creepin' In (w/ M.Ward) (Feels Like Home - 2004)
19. Hands On The Wheel (Willie Nelson Cover)

Encores

20. Don't Know Why (Single - Come Away With Me - 2002)
21. The Long Way Home (Tom Waits Cover)


La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER












GUITAR WOLF (ギターウルフ) ~ La Maroquinerie. Paris.











 
Première partie : Four Slicks


Ce qu’en a pensé Eric :

« Connaissez-vous le mouvement "Jett Rock'n'Roll" ? Non ? Moi non plus, jusqu'à hier soir, rassurez-vous ! Il faut dire qu'on ne compte qu'un seul groupe qui se réclame de ce mouvement...: "Guitar Wolf", trio punk-noisy-garage et déjanté japonais (si si !), dont le leader-guitariste voue un culte à Joan Jett (cela vaut mieux qu'à Rachida Dati, si vous voulez mon humble avis !). Et ils jouaient en ville, hier soir, en ce mois de Juillet aussi froid que l'enfer. Et nous y étions, bien sûr, les deux Gilles et moi.

Mon premier concert à la Maroquinerie, lieu tant chanté dans ses chroniques par Gilles B : de l'émotion, c'est un peu comme perdre son pucelage, non ? Bon, une chouette salle en effet, avec une superbe acoustique, et des marches tout autour offrant un refuge à ceux qui voudraient échapper au mosh pit - ce qui sera notre cas (une bonne décision) ce soir... A l'entrée, on vend des "acou-fun", silicone pour les oreilles et contre les acouphènes, avec le ridicule argument suivant : "Le niveau sonore va être élevé, ce soir, vous savez !". Mauvais Marketing, comme une atteinte à la virilité des spectateurs, non ? On est venu là pour se faire exploser la tête, eh, patate !

En entrée, les Français de "The Four Slicks", qui jouent du rockab' bien traditionnel, avec le look qui va bien (bananes, gomina, cuir et lunettes noires), mais quand même avec une agréable modernisation (si l'on peut dire) pub rock : donc à donf'. Charlie, le chanteur, ressemble à un croisement sous le signe du Jack Daniels de Philippe Manoeuvre et de Philippe Djian, et a une voix approximative, dont il nous fera douloureusement bénéficier durant la seule minute et demi lente de leur set emballé de 35 minutes. Mais pour le rock, cela va le faire, d'autant que les musiciens, le guitariste surtout, nerveux et souriant, ne sont pas des brelles. Un excellent moment de pur rock'n'roll, comme disait l'autre, même si le manque de bonnes compositions rend le tout un peu trop uniforme. Et puis, comme disait Gilles P, on aurait bien aimé une belle reprise d'un classique, en cerise sur le gâteau.

Les trois Japonais de "Guitar Wolf" font aussi dans le look "plus rock'n'roll que moi, tu meurs", et on va vite se rendre compte qu'il s'agit exactement de cela : une célébration bizarre (japonaise...!) de tous les rituels du "lock'n'loll". Les poses spectaculaires, les riffs d'acier, les Marshall fumants, les tatouages du batteur (tendance yakuzas, quand même, les badges qu'on embrasse en signe de vénération, les harangues au public (hilarantes parce que complètement inintelligibles, en yaourt anglo-nippon), le cuir noir comme une seconde peau, les lunettes noires comme de seconds yeux... nous sommes ici au coeur d'un rituel sauvage, à la fois grotesque (mais d'un grotesque parfaitement revendiqué) et touchant (car nous partageons tous ici cette foi dans le fait que le Rock'n'Roll, lorsque tous les potentiomètres sont dans la zone rouge, peut nous sauver, non ?). Les autres divinités majeures de ce rituel sont les Cramps (diffusés par la sono) et les Ramones (en - très longue - intro et en conclusion du concert), mais il faut bien dire que Seiji (le Guitar Wolf de Guitar Wolf) a un talent tellement limité à la guitare que même l'imitation des Ramones lui est impossible : s'il y a évidemment un bémol au plaisir que l'on peut tirer de ce set furieux, qui voit la plupart des morceaux enchaînés les uns aux autres sans une seconde de pause, c'est que la musique, approximative et seulement sauvée par le niveau sonore et la distorsion furieuse, n'atteindra jamais la puissance et la frénésie de ses modèles. Quant aux compositions, elles ne sont en fait que des copies assez fades - mais implacables, quand même - des grands hymnes inventés depuis des décennies par les Stooges ou le MC5.

Il faut donc un certain temps pour se mettre "dans l'ambiance", le petit théâtre parodique de Seiji ne favorisant pas la concentration du spectateur sur la musique : et que je te vide une bière cul sec, à la verticale, dans un pose qui évoque plus Spinal Tap que Jeffrey Lee Pierce, et que je te fais parader un roadie grimé qui brandit un panneau "SEX" prendant la chanson du même nom, et que je m'amuse à faire sur scène une pyramide de spectateurs sur laquelle je puisse grimper (du jamais vu, et certainement le moment le plus drôle !). Et puis, frénésie de la fosse aidant, on se laisse aller à ce délire furieux, qui évoque dans ses meilleurs moments, quand Seiji arrive à peu près à jouer un riff correctement, les grandes heures du Harcore des années 90. Arrive le morceau où Seiji fait jouer de la guitare à un spectateur - superbe illustration du fait que le Rock, c'est pour tout le monde... - et confie ce soir son Empire noire à Jon, le brillant gratteux des Four Slicks, qui, tout en technique et en speed tranchant, met le feu à la salle en deux accords (on voit la différence !) : Seiji et Jon finiront le morceau dans un slam joyeux, et ce sera pour moi le plus bel instant d'une soirée finalement très réussie. Quant au plus absurde et finalement, curieusement sympathique, ce sera le retour en second rappel de Seiji, tout seul, pour 10 minutes de grand n'importe quoi à la guitare (Hendrix chez les trisomiques ?) qui laissera tout le monde assez décontenancés.

Et le niveau sonore, me direz-vous ? Eh bien, mes amis les acouphènes m'ont raccompagné chez moi, et j'ai dit adieu - sans regrets - à une autre fréquence auditive. Mais cela aurait pu être plus fort encore, non ? »