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jeudi 15 janvier 2009

The Big Pink ~ The Joy Formidable ~ La Maroquinerie. Paris.


THE BIG PINK





Première Partie : AURYN + THE ARTYFACTS








Ce qu’en a pensé Gilles :



« Ce soir, je suis un peu plus impatient que d'habitude, car je vais découvrir en live les prometteurs The Joy Formidable, et leur charmante chanteuse Rilzy. Un soirée assez particulière pour cette édition des Inrock Indie Club, car aucun groupe n'est véritablement connu, et à part The Joy Formidable, je ne connais de nom que The Artyfacts. Peu de monde en ce début de soirée, la délicieuse Rizly et ses deux camarades passent devant moi pour aller au bar de la Maroquinerie, elle est sexy et féminine, j'espère que sur scène ils confirmeront toutes mes attentes. Pas besoin de réserver sa place devant la scène ce soir, personne n'ira vous la piquer !! Du coup je me recule sur les marches. Robert est présent, on discute de cette rentrée prometteuse en concert tout en écoutant QueenAdreena programmé en boucle sur la sono de la salle.


Les Français de The Artyfacts font leur apparition, quatre Bordelais qui commencent à avoir un petit buzz. Deux guitares dont une acoustique, un bassiste black avec une basse très amusante et un jeu assez délié et sympa. Le début de concert me laisse plutôt de marbre, malgré un chanteur qui essaie de motiver la maigre assistance. A ce propos, il est navrant de constater qu'il faut presque forcer les gens à se lever et à s'avancer sur le devant de la scène, nous sommes dans un concert de rock'n'roll, nom de dieu !!! C'est d'ailleurs la remarque que fera le chanteur du groupe en demandant aux gens de s'avancer. On sent les jeunes Bordelais pas totalement décomplexés, et cela agit aussi sur l'ambiance générale, tout le monde reste sur la défensive, applaudissements polis sans plus. Et puis je dois avouer que la seconde partie est devenue bien pêchue, du bon rock'n'roll dirigé par le guitariste soliste pas mauvais du tout. Au final, il m'est difficile de donner un avis définitif. Je pense que le groupe doit se lâcher un peu plus, avoir une attitude plus cool et moins complexée, et que, dans ces conditions, cela devrait rouler pour eux, car certains morceaux semblaient avoir du potentiel.



Beaucoup de monde sur scène pour préparer le matériel du groupe suivant, ou plutôt de la chanteuse Auryn qui arrive accompagnée d'une troupe de musiciens "classiques", avec violon, violoncelle et contrebasse... Elle se trouve plein centre avec son piano électrique. Ça commence par un morceau a capella sans aucune instrumentation, hum plutôt bizarre. D'accord, la dame a une voix plutôt sympathique, mais on ne comprend pas trop ce que cela fait la dans cette soirée. Musique d'ambiance difficilement qualifiable, par moments bien enlevée et presque pop, puis on repart dans un registre plus intimiste. Bon, je suis pas vraiment convaincu, une demi heure cela m'a largement suffit !! Remerciements à tout le staff, cela fait un peu décalé dans cette soirée constituée de groupes émergeants peu connus du public, car là on semblait avoir affaire à quelque chose de très pro.


Je me rapproche tout doucement du devant de la scène, car maintenant c'est au tour de mes chouchous de The Joy Formidable. Dès son apparition sur scène, je craque sur la jolie Ritzy, blonde poids plume vêtue d'une courte robe avec des grands yeux innocents. Et là où l'on aurait pu s'attendre à un show gentillet et propre (ce que je n'espérais pas, d'ailleurs), nous avons eu droit à un concert purement rock'n'roll. Ritzy et son acolyte bassiste vont nous prouver que la jeunesse sonique existe encore. Voir Ritzy courbée sur sa guitare en pleine action, et prenant manifestement un grand plaisir, c'est tout simplement bon !! Ce n'est pas juste une jolie poupée blonde, non et c'est drôlement bien. Le set est ultra court mais incisif, Cradle le dernier single allume le feu et Austere met l'incendie, carrément. C'est efficace, un mélange de pop sonique avec parfois un son me faisant penser aux Yeah Yeah Yeahs, ces jeunes gens méritent tout simplement un avenir radieux. Le final est superbe quand Ritzy à genoux infligera une séance de torture à ses pédales d'effets, puis au bout d'une minute elle se relèvera et jettera sa guitare avec perte et fracas !!! Merde, j'aurais presque cru que c'était « My Bloody Valentine le retour » (bon, en moins fort, c'est vrai). Quel beau concert !! Et sincèrement, rien à jeter dans les compos, une base pop mais contrairement à de nombreux groupes, The Joy Formidable assaisonne le tout d'une bonne sauce sonique, bref c'est tout simplement un groupe débordant d'énergie. Je suis content, car le groupe ne m'a pas déçu, bien au contraire. Cinq minutes après cette déferlante, Robert et moi nous nous dirigeons vers le stand de merchandising, Ritzy et tout le groupe sont là en train de déballer les tee shirts. Le dialogue s'instaure entre nous et je découvre un groupe plus que charmant, avec encore une fois (ben oui !) une interlocutrice qui est désarmante de gentillesse. Robert nous prend en photo, et pendant qu'il retourne assister au début du set de The Big Pink, Rizly me demande de rester la, elle part backstage et revient m'offrir le CD promo de leur album qui sortira dans quelques temps, adorable !!

Mais je n'oublie pas pour autant qu'il me reste un concert à voir, et c'est du surplomb qui entoure une bonne partie de la salle que je verrai The Big Pink. Et ce sera plutôt une bonne surprise par rapport à ce que j'avais écouté sur Myspace. De l'électrorock bien rock justement, la guitare n'y étant certainement pas pour rien, gros groove donc, et je passe une petite demi-heure agréable à onduler légèrement et à dodeliner de la tête au son puissant de The Big Pink.

Voilà, c'était une soirée assez réussie, le groupe que je venais voir m'a plus qu'agréablement surpris, il m'a séduit tout simplement, et je vais les suivre de près, en espérant un nouveau passage à Paris cette année. Pour finir, c'est dommage qu'il n'y ait pas eu plus de monde (cela s'est un peu rempli en cours de soirée tout de même) car à 9 euros, c'était réellement une soirée pour toutes les bourses. Demain, repos, avant d'affronter l’un de mes groupes fétiches : QueenAdreena !!! »










The Big Pink sont un duo de London, UK, groupe fondé en 2008. Robbie Furze, guitariste, et Milo Cordell (fondateur et propriétaire de Merok Records), amis de longue date, ont demandé à des amis pour les aider à transférer leur musique du studio à la scène. Ils sont utilisé le nom du premier album de The Band, mais leur musique est d’inspiration fin 80’s début 90’s.Electro-Rock qui n’est pas sans rappeler le neo-psychédélisme de MGMT, entre minimalisme et shoegazing électronique. Album en 2009 à venir...


(http://www.myspace.com/musicfromthebigpink)


The Joy Formidable, est un trio Britanique, qui laisse déjà envisager de réjouissantes choses pour l’avenir. Album en 2009 à venir... (http://www.myspace.com/thejoyformidable)































THE BIG PINK






Robbie Furze : Vocal & Guitar (ex-Panic DHH, Alec Empire)
Milo Cordell : ?

































La durée du concert : 0h30






AFFICHE / PROMO / FLYER
















































The Big Pink - Too young to love







The Big Pink - She's No Sense








The Joy Formidable - Austere








The Joy Formidable - Whirring








The Joy Formidable - Craddle

mardi 13 janvier 2009

Little Joy ~ La Maroquinerie. Paris.











Première Partie: THE DEAD THREE




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« C'est avec un plaisir non dissimulé que me voici de retour à la Maroquinerie, pour mon premier concert de l'année dans ma salle fétiche. Et c'est à un concert sold out que je vais assister, avec Little Joy, le side project de Frabrizio Moretti, batteur des Strokes (certainement en manque d'activité, et qui, à l'instar de Albert Hammond, a lui aussi monté son groupe). Une écoute sur Myspace ne m'ayant pas vraiment éclairé sur la teneur des compos de Little Joy, c'est avec un oeil et une oreille vierges que j'allais découvrir ce groupe. Public jeune et presque exclusivement féminin, pour une partie arrivé assez tôt, et qui va squatter tout le premier rang dès l'ouverture des portes. Moi je suis comme à l'habitude confortablement installé sur la gauche de la scène au premier rang, bien sûr. Je retrouve avec plaisir quelques connaissances de concert , Robert Gil en tête, ainsi que Michaela que ne n'avais pas vue depuis un petit bout de temps.



Le groupe qui se présente sur scène pour assurer la première partie m'est compètement inconnu, il s'agit de Dead Three, un quatuor originaire de Portland qui joue un rock assez basique axé sur les guitares. Quelques petits soucis techniques avant d'attaquer le show, un son correct, mais malgré des guitares plutôt incisives, je trouve les compos vraiment quelconques : hormis quelques solos du guitariste se trouvant en face de moi, le reste est assez plat et pas vraiment enthousiasmant. De plus les musiciens ne manifestent pas vraiment une chaleur et un énorme plaisir à jouer ni à communiquer, de sorte que le set d'une bonne trentaine de minutes restera anecdotique… et dans quelques temps, je pense que j'aurai oublié jusqu'au nom du groupe !!


A peine le set fini voila que Clément me rejoint, la salle commence à être bien pleine et je suis légèrement inquiet car se pointent derrière moi trois Italiens bavards et bousculeurs, j'espère qu'ils ne vont pas me gâcher le concert. Mr Fumée doit être là, car la salle commence à être envahie par des nappes de brouillard blanches émanant de la scène. Et enfin Little Joy arrive sur scène, ou plutôt son chanteur, le dénommé Rodrigo Amarante (cela fleure bon le Brésil !!) qui s'assied sur un tabouret et commence le concert par une chanson en Portugais intitulé EVAPORAR, et là je me dis que je suis mal barré. Je ne suis pas venu assister à un concert de Bossa Nova moi !!! Et vu la longueur de la set list, je me dis qu'il ne reste déjà plus beaucoup de temps pour écouter du vrai rock'n'roll !! Le groupe en entier fait son apparition avec ses deux compères, Fabrizio qui va se placer sur la droite et la jeune et plutôt sexy (et ultra court vêtue) Binki Shapiro, qui se place elle devant moi. Elle nous expliquera plus tard en s'excusant que sa robe a été malencontreusement tachée par de la bière, la "robe" en question ressemblant plus à un tee shirt grande taille qu'à autre chose (donc à une mini robe tee shirt, si vous voyez ce que je veux dire), le tout sans soutien gorge. Cette sympathique demoiselle affichant de plus un air de ressemblance évident avec l'actrice Marina Foïs. Et ensuite ? Eh bien pas grand chose, je dois bien le dire. L'évidence, c'est que le groupe porte bien son nom, Little Joy ou Petite Joie. Car c'est bien tout ce que le groupe m'a procuré ce soir, j'ai dodeliné doucement de la tête, applaudit plus par habitude que par reconnaissance véritable. Et tout cela malgré des musiciens plutôt sympathiques et contents de donner leur premier concert à Paris. Le souci c'est que la musique, elle, est quelconque, voire pas terrible du tout !! Quelques morceaux plus enlevés par ci par là, mais reniflant le Strokes de troizième zone, c'est pas jojo. Je m'enthousiasme un peu plus vers la fin (euh le mot enthousiasme, c'est pas vraiment ce que je ressentais mais bon, le groupe était tout de même sympa....), avec des morceaux plus péchus, et les musiciens du premier groupe qui montent tous sur scène (ils seront jusqu'a dix). Un nouveau morceau sera joué (pour moi, ils sont tous nouveaux vu que je ne connais pas les "anciens"), une reprise d'Helen Shapiro, et au rappel une nouvelle reprise de Paul McCartney (Eat At Home, sur l'album “Ram”) et c'est fini… 48 minutes de concert, un public aux anges sauf moi, car honnêtement on se demande comment un groupe comme cela arrive à faire sold out (vous me direz que moi aussi je suis allé à ce concert..). Car cela ne vaut pas tripette, malgré la gentillesse évidente émanant du groupe, et la belle voix de Rodrigo Amarante.


Je chope in extremis une set list, il faut dire que les jeunes fillles du premier rang ont sauté dessus dès le début du dernier morceau, me laissant dubitatif mais pas sans ressources (eh eh). Je confronte mon opinion à celle de Clément. Lui, a trouvé le concert excellent et raffraichissant. Moi évidemment, mon avis diffère quelque peu. Mais je n'ai pas de regrets, j'ai tout de même passé une bonne soirée, et j'espère prendre mon pied jeudi au même endroit, avec le jeune trio de The Joy Formidable !!! »













Quand Fabrizio Moretti, batteur belle gueule de The Strokes, retrouve ses racines italo-bréziliennes, ça donne l’étonnant projet Little Joy, un trio qu’il forme avec Binki Shapiro, sa petite copine et le guitariste-chanteur Rodrigo Amarante, ex membre de Los Hermanos. La musique de Little Joy mise en boîte par Noah Georgeson, connu pour son travail aux côtés du musicien américano-vénézuélien Devendra Banhart, se veut particulièrement tranquille, sobre, sans excès et dépaysante.

(http://www.myspace.com/littlejoymusic)







*Fabrizio Moretti – Guitar/Tenor Guitar/Piano/Bass/Drums/ Percussion/Melodica & Backing Vocals
*Binki Shapiro – Vocals/Guitar/Glockenspiel/Percussion & Backing Vocals
*Rodrigo Amarante – Vocals/Guitar/Piano/Bass/Ukulele/Organ/ Melotron/ Percussion & Backing Vocals










Evaporar (Little Joy - 2008)
The Next Time Around (Little Joy - 2008)
How To Hang A Warhol (Little Joy - 2008)
No One’s Better Sake (Little Joy - 2008)
Unattainable (Little Joy - 2008)
Shoulder To Shoulder (Little Joy - 2008)
With Strangers (Little Joy - 2008)
Keep Me In Mind (Little Joy - 2008)
Walking Back To Hapiness (Cover’s Helen Shapiro)
New Song
Don’t Watch Me Dancing (Little Joy - 2008)
Brand New Start (Little Joy - 2008)

Encore

Eat At Home (Cover's Paul McCartney)







La durée du concert : 0h48


AFFICHE / PROMO / FLYER


Little Joy - Next Time Around
Little Joy - Keep Me In Mind
Little Joy - No One's Better Sake