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jeudi 1 octobre 2009

SUNSET RUBDOWN ~ Le Point Ephémère. Paris.







Première Partie: (Please) Don't Blame Mexico






Ce qu’en a pensé Gilles B. :


« Sunset Rubdown est le side project de Spencer Krug, le chanteur du groupe canadien Wolf Parade… à moins que cela ne soit le contraire, car, à bien regarder la discographie des deux groupes, le doute peut naître. Mais qu'importe, ce soir c'est donc Sunset Rubdown qui vient nous rendre visite au point Ephémère. Je les connais seulement depuis quelques mois grâce à leur dernier album intitulé « Dragonslayer ». Une fois de plus je suis seul au Point Ephémère, seul Robert est de la partie, heureusement.

La salle ce soir est assez bien remplie, et, comme à mon habitude, je me place devant sur la gauche, un choix judicieux car je constaterai plus tard que les claviers de Sunset Rubdown m'auraient en partie masqué la vue si je m'étais placé à droite.

La première partie est assurée ce soir par un groupe français qui se nomme (Please) Don't Blame Mexico, où je crois reconnaître deux membres d'autres groupes (Hopper anciennement pour le batteur) : c'est actuellement la mode, ou plutôt une question de survie économique, je pense, que de faire cela). J'ai trouvé la performance du groupe assez intéressante, surtout sur des morceaux qui sortaient du lot comme Bribing, très Buzzcocks, et 1991, interprété seul au piano. Au final, un set agréable, même si l'on sent toujours une certaine crispation de la part de tous ces groupes français qui jouent en premières parties, j'aimerais tant qu'ils jouent de manière plus naturelle et décontractée, cela serait tellement mieux.



Coup de chance donc pour moi : placé sur la gauche (une vieille habitude quand même), je vois que le devant de la scène est maintenant quasiment obstrué par des claviers. Comme je le disais précédemment, Sunset Rubdown semble être un side project de Spencer Krug, mais au vu du concert qu'il va donner ce soir, je me demanderai plutôt si ce n'est pas tout simplement son groupe principal. Musicalement on reconnait tout de suite une certaine "patte" canadienne, qui aurait Arcade Fire pour maître d'œuvre. Sunset Rubdown, ce sont des chansons empreintes de beaucoup de lyrisme et d'emphase, portées par la voix très spécifique de Spencer Krug, qui règne en maître sans partage sur ce vaisseau. Il est placé plein centre, son clavier et son tabouret lui servant d'exutoire, il est vraiment dedans Spencer, et bientôt il sera couvert de sueur. C'est le dernier concert, ce soir, de leur longue tournée, et ils vont nous offrir un long set, peut-être même trop long pour moi, bizarrement. Car après un excellent début qui sonnerait presque comme du rock héroïque façon New Model Army (eh oui !), voire même du Wishbone Ash (ben oui, aussi), je reste admiratif et bien sûr conquis par la performance du groupe, avec quelques un de mes morceaux favoris de « Dragonslayer » (donc le seul album d'eux que je connaisse…)… mais, petit à petit, je sens la lassitude m'envahir un peu. Est-ce la fatigue accumulée tout au long de cette dure semaine ? Oui, c'est possible, mais il y a aussi une certaine forme de monotonie qui s’installe. Le problème vient certainement de la tessiture de la voix de Spencer Krug qui finit par lasser. Les effets de voix, les " Oh Oh Oh" deviennent fatigants à la longue. Et d'un concert qui aurait pu être héroïque, j'en suis resté à un show certes bien construit et plutôt long pour le point FMR (1h25 je crois), mais trop monocorde à mon goût. Pour l'anecdote, j'ai bien ri en regardant juste à mes còtés un jeune homme échappé de je ne sais quel concert de rock progessif - vu le look - qui aura chanté avec enthousiasme et passion tous les morceaux, du début jusqu'a la fin ! Une bonne note cependant aux musiciens multi instrumentistes, qui se sont partagés basse, guitare et batterie (avec un guitariste ressemblant étrangement à l'ancien gratteux des Long Blondes). Petite déception concernant Camilla Wynn, que j'ai trouvée assez effacée au côté de Spencer, sauf pour certaines traductions en français. Le dernier concert d’une tournée est toujours un concert un peu spécial : à cette occasion, la maman de Spencer se trouvais là, sur la mezzanine au dessus de la console son. En attendant, même si je n'ai pas vibré autant que je l'aurais voulu, n'hésitez tout de même pas à vous procurer le - bon - dernier album du groupe : « Dragonslayer ».

Je quitte le point FMR sure cette semi-déception, sans pour autant en vouloir au groupe, qui a tout de même beaucoup donné… Mais voilà, les sensations, cela ne s'explique pas toujours ! En attendant, le rock canadien a de beaux jours devant lui, vu le nombre de pépites qu'il nous déverse presque chaque mois ! »










Sunset Rubdown
est un groupe de rock indépendant canadien fondé en 2005 et basé à Montréal. A l'origine, il s'agit d'un projet solo de Spencer Krug (vocals, claviers, guitare) de Wolf Parade.

(http://www.myspace.com/absolutelysunset)






• Snake's Got a Leg LP (2005)
• Sunset Rubdown EP (2006)
• Shut Up I Am Dreaming LP (2006)
• Random Spirit Lover LP (2007)
• Sunset Rubdown Introducing Moonface EP (2009)
• Dragonslayer LP (2009)






Spencer Krug (vocals, claviers, guitare)
Michael Doerkson (guitare, batterie)
Camilla Wynn Ingr (vocals, percussions)
Jordan Robson-Cramer (batterie, guitare)
Mark 'the nuc' Nicol (basse, percussion)












NON DISPONIBLE

La durée du concert : 1h25






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mercredi 30 septembre 2009

AU REVOIR SIMONE ~ Le Cabaret Sauvage. Paris.



Première Partie : Casiokids




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« 5 mois après leur passage à l'Alhambra, revoilà nos trois New Yorkaises - et Parisiennes d'adoption - de retour dans nos contrées, et qui plus est, au Cabaret Sauvage, le cadre parfait pour recevoir les trois adorables Simone. Michael est bien sûr de la partie, ainsi que Livie et Sabine, que je n'avais pas revues depuis Rock en Seine. Ce soir, l'affluence est correcte, mais la salle n'affiche pas sold out, il faut dire que le Cabaret Sauvage est un peu éloigné de tout, et peu connu du grand public (…à tort d'ailleurs car cette salle est fichtrement agréable !).

Nous sommes placés idéalement au premier rang pour accueillir la première partie, qui porte le nom de Casiokids : rien qu'au nom et au vu du matériel sur scène, on devine que c'est de l'électro qui vas nous être proposé. Et on ne se trompe pas, hélas ! Pourquoi hélas, me direz-vous ? Eh bien, c'est comme pour la vague folk qui nous submerge ces temps-ci, il y énormément de déchets, et Casiokids en fait partie. Car se taper 45 minutes de ce groupe (d'origine Norvégienne), il faut pouvoir le supporter : rien que de voir la tête d’une Livie catastrophé, cela me fait au moins sourire. Bon, on résume vite la chose : pas une chanson digne de ce nom qui au moins nous ferait bouger nos popotins, des bidouillages incessants (c'est à la mode, ça, les bidouillages dans l'électro). On s'ennuie ferme, malgré les efforts du zozo à la coupe sixties qui s'agite comme un pantin en étant sensé nous faire groover... Morceau après morceau, c'est l'ennui qui nous gagne, il y en a marre de ces premières parties sans talent. Une apparition nous fera toutefois sourire, celle d’un gigantesque gorille, ou plutôt d’une personne qui a enfilé un déguisement de gorille, il semblerait que ce soit l’une des Simone, Annie pour ne pas la citer, mais je n'en suis pas entièrement sûr. Le calvaire prend fin après plus de 45 minutes, il n’y a plus qu'à patienter avant d’accueillir nos trois princesses.

Et c'est à plus de 22h que Erika, Heather et Annie se présentent sous nos yeux éblouis (ben oui !). Car assister à un concert de Au Revoir Simone, c'est tout d'abord apprécier le look des trois jeunes femmes. Et c'est toujours un ravissement, une fois de plus je suis émerveillé. Heather tout d'abord : très classe dans son espèce de tunique orange. Puis Erika : dieu qu'elle est belle, dans une jolie robe très classe, d'ailleurs la classe c'est une constante chez elles, l'aspect vestimentaire apporte une touche supplémentaire à leur musique… ou plutôt est directement en relation avec leur musique, des vêtements vaporeux et sophistiqués tout en restant d'une simplicité déconcertante. Et Annie, la plus "française" du groupe, la plus fofolle aussi : elle a abandonné ses lunettes pour des lentilles de contact, elle est habillée d'une jolie robe courte, très classe et très chic. Pourquoi est-ce que je parle tant de cet aspect vestimentaire ? C'est tout simplement que Au Revoir Simone, c'est l'alchimie entre une musique ensorcelante et trois jeunes femmes divinement gracieuses. L'alchimie, parlons-en, car elle a bien eu lieu une nouvelle fois ce soir entre elles, leur musique et nous, le public. Et cela, malgré un début de concert assez timide, il faut bien l'avouer. Oh, pas de problèmes de claviers comme elles ont l'habitude d'en avoir à chaque concert, non, ce soir tout fonctionne à peu près bien, mais je ne rentre pas tout de suite dans l'univers doux et coloré des jeunes femmes. La cause en est peut-être un son assez moyen, et un public peu attentif en ce début de concert.

Mais cette fois, j'ai l'avantage de connaître les morceaux de leur extraordinaire dernier album, « Still Night , Still Light » dont sera extraite la grande majorité des morceaux joués ce soir. Et si les filles sont assez réservés en ce début de concert, le naturel revient au galop, Heather - la plus renfermée des trois - commence à sourire, Erika - la plus belle - nous envoute littéralement par sa grâce, et quant à Annie, elle commence à se déchaîner, la tête penchée sur son clavier, sa courte robe qui virevolte et son pied qui frappe le sol en cadence. Et avec Annie, il se passe toujours quelque chose de drôle, ce soir c'est sa robe qui ferme mal, et Erika qui doit l'aider à deux reprises en s'acharnant sur la fermeture-éclair. Et puis la magie opère insidieusement, la simplicité apparente des sons, les voix tellement harmonieuses, la fraîcheur et le bien-être qui vous envahit quand les volutes de notes prennent possession de votre corps et de votre esprit : on est en paix et on se laisse gagner par une douce euphorie. Les grands moments du concert ? Difficile à dire, tant chaque morceau est un petit bijou à lui tout seul, je citerais pêle-mêle Another Likely Story, Tell Me, ou encore The Lucky One, mais ce qui m'a vraiment marqué, ce fut le finale du concert avec des morceaux à en pleurer. Mon préféré de tous, Knights Of Wands (Oh Joy, I Can See You.), fabuleux, extraordinaire, plein d'émotions et de nostalgie (j'aime la nostalgie dans les chansons), avec ces claviers qui, par couches superposées, me terrassent par la beauté et par la solennité de leur son. All Or Nothing, là aussi un morceau plein d'émotion, j'ai l'impression de revivre plein de choses dans ma tête en l'écoutant. Mais le morceau qui m'a le plus touché et ému ce soir, ce fut Only You Can Make Me Happy. La chanson commence, la voix d'Erika - pure et simple sans effets particuliers - s'élève parmi nous, et comme il y a 40 ans avec les premiers disques stéréo, les voix intemporelles de Heather et d’Annie se superposent à tour de rôle, pour emmener l'auditoire dans une sorte de farandole tourbillonnante, les voix se répondant comme s’il y avait de l'écho, oui ce moment-là était admirablement beau. Après cela, il n'y a plus rien à rajouter, Au Revoir Simone reste un groupe à part dans l'univers du "rock", un anachronisme lumineux et attachant. En les quittant, on n'a qu'une hâte, c'est de les revoir bientôt.

C'est vrai que ce concert n'était pas le meilleur qu'elles aient donné, mais quand elles ont joué les 3 ou 4 derniers morceaux, c'était tout simplement parfait, des moments rares pendant lesquels je suis parti dans un autre monde, fait de beauté et de douceur, un monde apaisant, un monde de rêve : Au Revoir Simone mérite sans aucun doute le titre du groupe le plus emblématique d'un genre relativement nouveau : La Dream Pop.

Le seul tout petit reproche que je ferais est relatif à la durée du concert : 65 minutes.... Si seulement elles pouvaient se mettre en boucle et me chanter Only You Can Make You Happy toute la nuit, je serais aux anges !!!

J'aime Au Revoir Simone... »





Au Revoir Simone est un groupe indie pop issu de Brooklyn et formé à la fin de l’année 2003. Les deux premières sont devenues amies lors d’un voyage en train vers New York. Le nom du groupe s’inspire d’une phrase dîte par un personnage mineur (nommé Simone) dans le film Pee-Wee’s Big Adventure de Tim Burton. Une musique légère et presque enfantine,fait principalement à base de claviers, de séquenceurs et de percussions, le son d’Au Revoir Simone est dessiné par ces instruments.

(http://www.myspace.com/aurevoirsimone)

2005 : Verses of Comfort, Assurance & Salvation
2007 : The Bird of Music
2009 : Still Night, Still Light






Annie Forster : clavier et voix)
Erika Hart : clavier et voix)
Heather D’Angelo : séquenceur, claviers et voix)








NON DISPONIBLE

La durée du concert : 1h05

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