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jeudi 18 mars 2010

HADOUKEN ! ~ La Maroquinerie. Paris.












Opening : CONTROL + NASSER

#45




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Nouvelle édition des Inrocks Indie Club, axée ce soir sur le mouvement électro, voir carrément Nu-Rave en ce qui concerne Hadouken !  Je suis un peu surpris de voir que cette soirée n’a pas fait le plein, la coursive de la Maroquinerie est fermée, mais tout le bas de la salle sera tout de même bien rempli. Le public est bien entendu jeune et féminin dans sa grosse majorité, mes deux rayons de soleils (Alice et Cécile) sont à mes côtés, sur la droite de la scène. Je leur fais d’ailleurs part de ma circonspection au vu des premières parties annoncées ce soir, des groupes que j’ai déjà vus par le passé… mais bon, on verra bien !

C’est tout d’abord Control qui s’y colle, avec sa chanteuse aux jambes interminables. Par rapport à leur concert en première partie de Kasabian, il n’y a pas grand-chose à noter, si ce n’est que le groupe est plus à l’aise sur une petite scène, avec un son beaucoup plus compact et puissant, sinon rien de nouveau : je n’accroche toujours pas à leur électro rock qui manque cruellement d’originalité, et ce n’est pas la présence de la chanteuse qui y changera quelque chose. On notera tout de même l’évolution du set qui, en partant d’une musique électro, évoluera ensuite vers un son beaucoup plus rock. 35 minutes qui ne m’ont toujours pas convaincu.

Mais voila venir la « seconde première partie », en l’occurrence le groupe Nasser (« Bonjour, on s’appelle Nasser, et on vient de Marseille »… on y aura droit deux fois !). Une fois de plus, c’est un groupe que j’avais vu quelque temps auparavant, en première partie de The Big Pink pour être précis, et une fois de plus, mon opinion n’a pas changé. Pire même, j’ai trouvé le clavier assez insupportable dans sa manière d’être : frime et compagnie, ça me gonfle ! De plus, c’est à un set de 45 minutes auquel on aura droit… Avec toujours cette reprise de My Generation, honorable dirons-nous. Mais moi, à la longue, je me lasse de ce genre de groupe sans véritable originalité, bon pour animer une boîte de nuit. Ils finiront leur set par Too Loud Too Old. A noter que nous avions dans le public un original que je n’avais encore jamais vu, pas méchant mais légèrement fouteur de merde et assez lourd il faut le dire : après intervention du service d’ordre, il se calmera, et on ne le reverra plus.

Place cette fois aux électrons libres de Hadouken ! Pas si libres que cela, d’ailleurs, car j’ai regretté la passivité et le côté presque trop professionnel de la jolie Alice Spooner, beaucoup trop concentrée sur son clavier. Sinon, pas de grosse surprise, James Smith le chanteur et Paul Rice le guitariste qui se trouve en face de moi, arrivent tout les deux vêtus d’un sweet à capuche, dans la grande tradition Nu-Rave. Le son est malheureusement déficient lors de ce début de concert, on n’entend guère les claviers, mais cela va s’améliorer rapidement. Musicalement, c’est tel que je l’attendais, un chanteur qui attire à lui tout le public, et qui met la foule en transe avec pas mal de gens plaqués sur la scène, les rythmes sont assez hypnotiques et secs, c’est une musique de masse, on se mêle à l’excitation de la foule,  nous sommes tous en symbiose, et il est bien difficile de ne pas réagir à cette musique. Alors bien sûr, je ne vais pas crier au génie, car ce soir je privilégie l’ambiance générale à proprement parler plutôt que les compositions du groupe, qui ne m’ont pas scotché… Hormis l’une d’entre elle, le meilleur moment du concert que cette version assez explosive de That Boy That Girl, pendant laquelle on verra le public reprendre la chanson en chœur après que le groupe ait une fois de plus stoppé son set, à cause d’une nouvelle panne de courant dont a été victime une nouvelle fois le guitariste Paul Rice. Le public, sentant une certaine exaspération au sein du groupe, a donc pris le parti de chanter en chœur, et du coup, lorsque le courant est revenu, ils sont partis dans une version survoltée, avec un public presque hystérique. Restent trois morceaux, pour une fin de concert toujours rythmée par les samples et les synthés, et un final avec un Lost diablement efficace. Le groupe n’a joué que 53 minutes, et encore je compte le temps des deux interruptions dûes aux coupures de courant. Pas de rappel, c’est un peu dommage tout de même.

Même si cette forme de musique n’est pas celle que je préfère, il faut bien avouer que, une fois dans l’ambiance, on arrive à prendre du plaisir ! Du coup j’achète leur dernier album au stand de merchandising… Maintenant (et nous en parlions avec Cécile), on attend le retour de Klaxons, tant leur concert de Rock En Seine nous avait scotchés. »









Hadouken! est un groupe de rock indépendant qui se rattache à la vague Nu-rave popularisée par des groupes tels que Klaxons ou CSS . Formé en 2006, il fait partie des groupes qui doivent une très grande partie de leur popularité à MySpace et YouTube. Le groupe Hadouken! se caractérise aussi par une esthétique très particulière, que ce soit dans les vêtements ou dans les clips, avec une utilisation très prononcée des couleurs fluorescentes, ce qui a créé un effet de mode.

(http://www.myspace.com/hadouken)


Music For An Accelerated Culture - 2008
For The Masses - 2 Février 2010






    •    James Smith - chant
    •    Dan "Pilau" Rice - guitare, synthétiseur, choeurs
    •    Chris Purcell - basse, synthétiseur, choeurs
    •    Nick Rice - batteur
    •    Alice Spooner - synthétiseur, clavier














Rebirth (For The Masses - 2010)
Get smashed get crash (Music For An Accelerated Culture - 2008)
Crank it up (Music For An Accelerated Culture - 2008)
M.A.D. (For The Masses - 2010)
Declaration of War (Music For An Accelerated Culture - 2008)
Liquid Lives (Single - 2007)
Mic Check (For The Masses - 2010)
Ugly (For The Masses - 2010)
That Boy That Girl (Music For An Accelerated Culture - 2008)
Turn the Lights Out (For The Masses - 2010)
Bombshock (For The Masses - 2010)
Lost (For The Masses - 2010)




La durée du concert : 0h53


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mardi 16 mars 2010

PLASTISCINES ~ La Maroquinerie. Paris.











Opening: Lipstick



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Si le concert des Plastiscines à la Boule Noire, l’année dernière, pouvait s’apparenter à un galop d’essai en prélude à une éventuelle série de concerts, c’est bien cette fois une véritable tournée hexagonale - dénommée le « Bitch Tour » - que les jeunes filles abordent, en ce presque début de printemps. Il y a déjà pas mal de monde lorsque j’arrive, aux alentours de 18h30, ce qui est plutôt inhabituel pour la Maro, mais il faut dire que le public lui aussi est surprenant : de très jeunes filles et garçons, 13, 14 et 15 ans, je dirais, et d’un autre côté des gens plus beaucoup plus âgés, et du genre masculin  en majorité. Voyeurisme ou véritable amour de la musique ? Sûrement un peu des deux…

Avec mes amis de 30 ans (tiens, ça me dis quelque chose…), on décide de se placer sur le côté, laissons la place aux jeunes sur le devant de scène. La première partie est assurée ce soir par un groupe français du nom de Lipstick, emmené par une jolie jeune femme au look de gentille  punkette. Musicalement, j’ai trouvé cela sucré, gentiment rock, parfait pour une soirée comme celle-là. Bon, ce n’est pas ma tasse de thé, mais ça n’était pas désagréable. Par contre, pas très sympa de ne leur accorder qu’une prestation de 23 minutes, autant ne pas mettre de première partie, si c’est pour qu’ils jouent au rabais !

Place maintenant à la bande à Katty, car c’est bien d’elle dont il faut parler, elle qui est bien sûr la vedette du groupe, blonde comme nos héroïnes des années 60 et 70 que furent Nancy Sinatra ou bien encore - et là je parle pour moi - Debbie Harry. D’ailleurs, c’est Katty qui arrive la dernière sur scène, contrastant avec ses copines par un habillement toujours un peu plus sophistiqué, même si ce soir c’était  mini robe noire toute simple. Alors, un concert des Plastiscines, cela ressemble à quoi ? Eh bien, ce sont quatre jeunes femmes pleines d’énergie, la palme revenant tout de même à Marine, la guitariste qui ne tient pas en place plus de deux secondes. Il y a de plus aujourd’hui une batteuse enfin efficace, je dirais même que c’est certainement la meilleure musicienne du groupe, elle m’a fait penser à la batteuse des Donnas. Et puis de l’autre côté de la scène, une grande fille aux yeux de biche qui assure gentiment à la guitare, avec beaucoup de simplicité et de sourires… Et pour finir, Katty, dont on aimerait bien qu’elle change de COIFFURE, la mode rétro c’est bien, mais la cela lui donne un petit genre prétentieux. Ce soir, ça va à cent à l’heure, le concert est plus désordonné qu’à la Boule Noire, où le son était alors impressionnant. Ici, je sens les filles beaucoup plus à leur aise, même si elles sont sûrement moins précises au niveau de l’exécution des morceaux, avec pas mal de petits loupés dans les solos, tout cela étant largement compensé par leur énergie, et aussi, il faut le dire, un public manifestement fan et heureux de voir ses héroïnes en chair et en os. C’est vrai que, musicalement, c’était moins abouti qu’il y a quelques mois, mais pour la première j’ai cru voir - me semble-t-il - un groupe presque entièrement décomplexé, avec une Marine en guitare hero débordante de vivacité, et, son visage le reflétait bien, une indicible joie de jouer. Même Katty a semblé légèrement se départir de son espèce de froideur, qui est peut-être juste un rempart et non le reflet de sa personnalité, cela je n’en sais rien, car elle s’est même payée le luxe de descendre dans la fosse, après quelques secondes d’hésitation, et on l’a vue enfin sourire avec ses fans en plein milieu de la salle. C’était un peu moins l’effet bulldozer ce soir avec les morceaux du nouvel album, j’ai bien aimé Pas Avec Toi (l’un des deux morceaux en français du second album), malgré l’intro approximative à la guitare, ou encore Runaway (sûrement mon morceau préféré de « About Love »), malgré une version plus brute et moins subtile que celle du CD. Bien sûr Barcelona, You ‘re No Good et Bitch ont fait l’unanimité. On sent bien que les filles se sont rapprochées pour certains de leurs morceaux d’un groupe comme les Donnas, même si c’est tout de même un peu peu plus tendre que leurs ainées californiennes. Mais c’est sympa de voir Marine dans toute sorte de poses, jambes écartées genre Johnny Ramones au féminin, avec le sourire en plus, ou bien à genoux par terre devant Katty. Mais la plus impressionnante, musicalement parlant, et qui apporte enfin une stature au groupe, c’est bien Anaïs, avec un look un peu plus dur que les trois autres filles, mais quelle frappe !  Du premier album, j’ai regretté l’absence de Zazie Fait De La Bicyclette, une chanson légère et désinvolte que j’ai toujours bien aimée, et puis aussi de Under Control. Une nouvelle fois, nous avons eu droit à la reprise de Nancy Sinatra, These Boots Are Made For Walking, avec quelques problèmes de voix mal placée sur ce morceau, à mon avis. Un bon rappel assez long, un bon rapport avec un public beaucoup plus chaud qu’à l’habitude, bref un bon concert des Plastiscines.

Oh, bien sûr, tout n’est pas parfait, je l’ai déjà dit, mais ces demoiselles s’en tirent tout de même avec les honneurs, et il n’est pas dégradant d’écouter les Plastiscines, qui, à mon humble avis, ont fait des progrès. Il reste que le chemin est encore long pour que musicalement (j’allais dire : techniquement) parlant, elles soient véritablement au point… Et il faudrait aussi qu’elles élargissent leur registre, un morceau comme Runnaway est l’exemple pour moi d’une progression certaine vers une musique moins basique, ce qui ne veut pas forcément dire d’ailleurs moins festive. L’avenir dira ce qu’il adviendra de ces demoiselles. Fin d’un concert qui aura duré 67 minutes, les gens quittent la salle relativement rapidement, il faut dire que bon nombres de parents doivent attendre leurs enfants au alentours de la salle.

Avec JP et Gilles, on se quitte plutôt satisfaits, même si, entre nous, les avis divergent quelque peu sur la prestation des filles ce soir… Moi, je retourne les voir dans un mois à Vauréal, histoire de voir la différence d’ambiance entre un concert « parisien » et un concert donné en grande banlieue. »






photos de gilles b



Les Plastiscines est un groupe de pop / rock français composé uniquement de filles et faisant partie de ce qu'on appelle la Nouvelle scène rock française. Le nom du groupe provient de la chanson Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles: "plasticine porters with looking glass ties". Les membres du groupe ont entendu cette chanson alors qu'elles se cherchaient un nom.

En 2007, le groupe divise profondément la critique. On leur reproche notamment la pauvreté des paroles et de leur musique, ainsi que le coté Yéyé de leur musique. L'apparence physique des Plastiscines serait également à l'origine de leur notoriété et de la critique.

(http://www.myspace.com/plastiscine)



 
LP 1 - 2007
About Love - 2009










Katty Besnard : Chant, Guitare
Marine Neuilly : Guitare
Louise Basilien : Basse
+
Caroline : Batterie








  I Could Rob You (About Love - 2009)
City Is A War (Cobra Starship Cover)
Another Kiss (About Love - 2009)
Mister Driver (Lp1 -2007)
Shake (Twist around the fire) (Lp1 -2007)
Pas Avec Toi (About Love - 2009)
I Am Down (About Love - 2009)
From friends to lovers (About Love - 2009)
Camera (About Love - 2009)
These Boots Are Made For Walking (Nancy Sinatra Cover)

Runnaway (About Love - 2009)
Barcelona (About Love - 2009)
You're No Good (About Love - 2009)

Encore 

Loser (Lp1 -2007)
Lost In Translation (Lp1 -2007)
Bitch (About Love - 2009)



La durée du concert : 1h07




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