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mardi 29 juin 2010

CHRIS ISAAK ~ El Palacio Municipal de Congresos. Madrid, Spain.













Opening: Arizona Baby





Ce qu’en a pensé Eric :
  
« “I never dreamed that I'd meet somebody like you /And I never dreamed that I knew somebody like you / No, I don't want to fall in love. (This world is only gonna break your heart) / With you. With you. / What a wicked game to play, to make me feel this way.”

Quand les paroles de Wicked Game (à mon avis l’une des plus belles chansons jamais écrites) résonnent au sein du silence absolu qui règne dans le Palacio de Congresos de Madrid, quand la voix intacte de Chris Isaak s’élève, avec cette pureté qui évoque celle de Roy Orbison (bon, pas tout à fait, mais fermez seulement les yeux, et ça le fait…), je sens tout mon corps trembler d’émotion. J’ai les larmes aux yeux, je tends les bras vers la lumière blanche, éblouissante, qui nimbe l’éternel crooner… Je… Et pourtant, tout avait plutôt mal commencé ce soir…

Aucun Palais des Congrès n’est une salle digne d’accueillir un concert de rock (… ‘n’roll au demeurant, ce soir !), et celui de Madrid ne fait pas exception : sièges trop confortables qui noient toute velléité de bouger, ambiance recueillie de circonstance, scène trop large  au milieu de laquelle le matériel et les musiciens semblent perdus, acoustique totalement inappropriée… Et en plus, ce mardi voit le concert de Chris Isaak entrer en collision avec un match de 8ème de finale de la Coupe du Monde, retransmis sur écrans géants au Stade Bernabeu, juste en face ! L’ambiance de folie qui règne dans la rue n'incite évidemment pas à rentrer dans la salle… Ce qui fait que la première partie commencera à jouer devant des sièges vides…

La première partie, c’est Arizona Baby, un trio espagnol (deux guitares acoustiques, une batterie rudimentaire) qui a sans doute trop rêvé d'être né dans le Sud profond des USA, et qui joue un country blues un peu trop orthodoxe, dans un esprit assez seventies.. Oui, c’est quand même bien joué, avec suffisamment d’énergie pour éviter l’exercice de style stérile, mais on n'en arrive pas vraiment à l'intensité « country punk » qui paraît parfois visée. Bref, le mètre étalon Jeffrey Lee Pierce est encore loin, tout cela est un peu studieux et gentil (voir les discours trop longs du leader entre les morceaux d'un set écourté, de 25 minutes environ). Pas sûr que je me souvienne de ce groupe dans deux jours…

20 h 35 : la salle n’est pas encore pleine que Chris Isaak et son éternel groupe (25 ans qu’ils sont ensemble, il y a une incroyable complicité entre les musiciens, forcément !) démarrent poussivement leur set… On ne peut pas s’empêcher de trouver ça un peu inquiétant, tant sur les 4 premiers titres, le son est caverneux et trop faible, la voix paraît terne, rien ne se passe vraiment, le public est complètement avachi dans les sièges… J’en profite pour me glisser au milieu des photographes professionnels devant la scène et prendre quelques photos, juste devant, avant de retourner rejoindre mon pote Yannick sur nos sièges numérotés, chassé par le service d'ordre. Mais Chris, vieux routier de la scène, à qui on ne la fait pas, réagit rapidement : il lance une ou deux blagues dont il a le secret (toujours le même bagout, et cet éternel sens de l’humour élégant) et fait se lever tout le monde. Il entame un Love me Tender beau à pleurer, se frayant un chemin au milieu de la salle : la glace est brisée, et c’est seulement dommage que l’émotion intense de la chanson soit brisée par les plaisanteries de Chris qui joue au bateleur pour rameuter son public. Remonté sur scène, Chris incite tout le monde à se mettre debout devant (« c’est un concert de rock, ça va bouger, et puis venez nous prendre en photo, allez rapprochez-vous ! ») : le service d'ordre, débordé, panique gentiment, et le concert a enfin démarré, pour ne quasiment plus baisser d'intensité... Yannick et moi sommes désormais bien placés, au premier rang sur la gauche de la scène : c'est ce qu'il faut pour réellement "vivre" un concert de Chris Isaak, qui a, comme ses musiciens, l'habitude étonnante de chercher et de tenir le "contact visuel", de manière individuelle, avec ses spectateurs, ce qui est assez troublant, et "personnalise" fortement l'expérience live. Chacun d'entre nous a l'impression que le concert est joué pour lui seul, et c'est indiscutablement assez fort.

 Pendant une heure vingt, Chris va faire défiler devant nous les meilleurs morceaux d’une discographie désormais richissime, dont on se surprend à avoir oublié qu’elle était aussi épatante, tant les moments de grâce alternent avec les morceaux joyeux ou dansant. Oui, je me rends compte que, alors que Chris Isaak a longtemps été l’un de mes artistes préférés, j’ai toujours considéré sa discographie comme un peu mineure : c’est un choc de réaliser aujourd’hui sa cohérence et le nombre de chansons brillantes qu’elle contient. Le set fait quand même la part belle au dernier album, mais les versions des chansons jouées sont toutes largement supérieures aux versions studio : à noter particulièrement une superbe version acoustique et dépouillée de We Lost Our Way, et le swing réjouissant et efficace de Big Wide Wonderful World, une chanson qui rend heureux. A noter aussi une reprise punchy et amusante du classique de James Brown, I’ll Go Crazy… Mais la chanson qui mettra tout le monde d’accord, c’est l’excellentissime Baby Did a Bad Bad Thing, qui nous rappelle aussi que, plus jeune, Chris Isaak était un vrai rocker avant d’être un crooner. Chris et sa bande de déconneurs font monter des filles sur scène pour danser avec eux, c’est la fête, et aussi la fin du set.

Premier rappel fantastique : une très belle version du très attendu Blue Hotel (tout le monde dans la salle chante les paroles), enchaîné avec un San Francisco Days faiblard mais relancé par une séance de percussions à réveiller les morts, une cover absolument parfaite de l’hyper tube de Roy Orbison,  Oh Pretty Woman, plus orbisonien que nature et évidemment irrésistible, avant de finir avec une version magnifiquement tendue et inspirée de Blue Spanish Sky (de circonstance), qui fera encore une fois vibrer le cœur de tout être humain que ne l’a pas perdu (son cœur) dans la salle. Et le groupe se retire, visiblement épuisé (le bassiste, en particulier, qui a été spectaculaire toute la soirée, semble complètement au bout du rouleau).

Deuxième rappel, Chris revient dans un étonnant costume de lumière, fait de petits miroirs, après avoir annoncé la bonne nouvelle de la victoire de l’Espagne contre le Portugal (le match vient juste de se finir), et nous offre un rockabilly classique qui redonne l’occasion de faire la fête et de danser avec plein de filles sur la scène (des jolies, des minces, des grosses, une handicapée, un mec au cheveux longs pris par erreur au milieu des filles, LOL !)… Et c’est plié pour ce soir. Environ 1 h 45 de concert, au moins trois chansons en moins que le concert parisien, d’après ce que j’en sais, mais c’est sans doute le tribut payé à la chaleur qui plombe Madrid. En tout cas, nul dans le Palais des Congrès ne se plaint… si ce n’est de l’absence de setlists sur la scène (visiblement, les musiciens se connaissent si bien qu’ils n’en ont pas besoin…). Un concert généreux, gai, avec des pointes d’émotion intense, bref une sorte d’exemple de ce que la musique devrait toujours être : une partie de pur plaisir, proposée par des musiciens qui songent avant tout à faire partager leur joie de jouer.

Et tandis que Yannick et moi regagnons les rues de Madrid en liesse, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est certainement un peu injuste de classer Chris Isaak comme un artiste « mineur », tant son talent reste lumineux et sa voix impeccable, à 54 ans, après plus de 25 ans de carrière. Mais je me dis aussi que, vu le bonheur (de jouer, de partager) dont nous avons été témoins ce soir, il n’y a sans doute pas que des désavantages à être un artiste mineur !»




photos de eric
 



Christopher Joseph Isaak, dit Chris Isaak, est un auteur-compositeur-interprète et acteur américain. La musique de Chris Isaak peut être décrite comme un mélange de musique country, blues, rock 'n' roll, pop musique et surf rock.

(http://www.myspace.com/chrisisaak)



    •    1985 : Silvertone
    •    1987 : Chris Isaak
    •    1989 : Heart Shaped World
    •    1991 : Wicked Game (compilation)
    •    1993 : San Francisco Days

    •    1995 : Forever Blue
    •    1996 : Baja Sessions
    •    1998 : Speak of the Devil
    •    2002 : Always Got Tonight
    •    2004 : Christmas
    •    2006 : Best of Chris Isaak (compilation)
    •    2008 : Live in Australia (Live enregistré en 2006)

    •    2009 : Mr. Lucky
•    2010 : Live At The Filmore (Live enregistré en 2008)






Chris Isaak: Vocal & Guitar

+ (Band Silvertone)


Rowland Salley : Bass
Kenney Dale Johnson : Drums

+
Hershel Yatovitz : Guitar
+
Scotty Plunkett: Keyboards
Rafael Padilla : Percussions








 La Setlist du Concert
CHRIS ISAAK


NON DISPONIBLE


La durée du concert : 1h45

AFFICHE / PROMO / FLYER










 




lundi 28 juin 2010

ELLIOTT MURPHY ~ L'Alhambra. Paris.
















Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Ce concert est un peu le fruit du hasard : lorsque lors d’une discussion entre Patricia, JP et moi-même, Pat nous a annoncé qu’elle retournait voir une énième fois son très cher Elliott, JP et moi nous sommes regardés et presque à l’unisson, nous avons décidé de l’accompagner. Il s’agit d’un concert d’Elliott un peu spécial à vrai dire, organisé pour une bonne cause, l’association RUPTURES – ADOS… Alors quitte à y aller, autant en plus faire une bonne action.

Me voici donc seul devant l’Alhambra, JP arrive quelques minutes plus tard, et l’on apprend que le fan club est déjà à l’intérieur de la salle, pour le sound check. L’invitation nous est faite d’entrer nous aussi, mais nous la déclinons, car, au fond, je me vois mal assister à ce sound check alors que je ne fais pas partie du noyau dur des fans. Elliott arrive quelque peu à la bourre, et il quitte ensuite la salle pour aller se restaurer, alors que l’amie Patricia arrive enfin. Pour elle, ce sont les retrouvailles avec tous les membres du fan club, qui ressortent de la salle juste avant l’ouverture des portes. Comme il fallait s’y attendre, les deux premières rangées sont déjà réservées. Ce n’est pas grave, on se glisse au troisième rang, glisser est le mot exact d’ailleurs car on n’est vraiment pas à l’aise dans les fauteuils de l’Alhambra, on manque de place pour les jambes, comme d’habitude. De plus, on n’est pas vraiment aidés par la chaleur suffocante qui règne dans la salle. Ce soir Elliott ne sera pas accompagné comme d’ordinaire par les Normandy – All Stars, mais juste par Olivier Durand, pour un set acoustique. J’avoue que sur le coup, je suis un peu inquiet.

Petite intro de la présidente de l’association Ruptures Ados, avant qu’Elliott Murphy et Olivier Durand ne prennent place sur scène. Début de concert assez pénible, et cela pour deux raisons : je me vois mal rester ainsi mal assis avec cette chaleur infernale qui vous tombe dessus pendant tout le concertj et puis comme d’habitude, le concert d’Elliott démarre au ralenti, il faut faire chauffer la bête avant qu’elle ne s’exprime à plein régime !! Et puis au bout du cinquième morceau, Elliot nous intime l’ordre de se lever ! Ah, le brave homme ! Je n’attendais que cela pour pouvoir enfin respirer, et surtout apprécier enfin le concert à sa juste mesure. Car à partir de cet instant, on va entrer dans une spirale faite de moments intenses et plutôt rock’n’roll, entrecoupés de passages plus intimistes, et d’autres plus cocasses, comme lorsque Elliot va se trouver en panne de mémoire, les paroles d’une chanson disparues… mais c’est sans compter l’aide des fans, qui eux, connaissent toutes (ou presque) les paroles par cœur. On a droit pendant la période rock’n’roll à Shout (ça, j’ai reconnu)… et j’ai reconnu aussi Green River, pour le reste j’avoue ne pas être assez spécialiste du bonhomme. Un très beau moment lors de ce concert lorsqu’Elliott et Olivier vont venir tout au bord de la scène interpréter sans micros, juste accompagnés de leurs guitares sèches, quelques morceaux, là on pourra dire qu’il y avait beaucoup d’émotion. et surtout j’ai trouvé pour ma part que l’artiste se mettait quelque part à nu dans ce genre d’exercice assez périlleux, et qu’il montrait une facette de sa personnalité, à fleur de peau. Un petit mot pour parler de la prestation d’Olivier Durant : tout simplement parfaite, il n’en fait jamais trop, et ce soir ses solos auront toujours été placés avec classe et surtout sans aucune frime, avec beaucoup de retenue et en même temps beaucoup d’assurance. Et c’est vrai qu’au bout de quelques morceaux, j’avais oublié qu’ils n’étaient que deux sur scène, j’avais complètement occulté l’absence de batterie et de guitares électriques : Elliott et Olivier ont réussi à tous les deux la prouesse de faire de ce show intimiste une sorte de fête partagée par tout le public. Après deux rappels et deux heures de concert, Elliott Murphy et Olivier Durant quittent définitivement la scène de l’Alhambra.

On regrette juste que ce soir la salle n’ait pas fait le plein, loin de là hélas, le balcon étant même fermé. C’est un peu le problème d’Elliott, un cercle de fans très proches de lui (Patricia discutera d’ailleurs avec sa femme), et puis c’est pratiquement tout, hormis JP et moi-même qui ne sommes non pas des fans, mais des admirateurs de cet artiste que nous suivons de temps à autre (pour ma part, ce n’est que mon troisième concert d’Elliott). Ce serait sympa que d’autres personnes découvrent son univers, car en concert on passe toujours un excellent moment, même si c’est vrai qu’Elliott n’est peut-être plus dans l’air du temps, il reste fidèle en tout cas à ses bases musicales.

Voilà, on ressort contents de cette soirée, mon JP me reparle même de retourner le voir lors de sa prochaine date parisienne. On verra cela l’année prochaine… »






photos de gilles b

Elliott Murphy est un auteur-compositeur-interprète, musicien et écrivain américain. Lorsque "Aquashow", le tout premier album d'Elliott, sort en novembre 1973 sur le label Polydor, les critiques unanimes lui réservent un accueil triomphal. On voit fleurir des articles dans des journaux aussi prestigieux que Rolling Stone, Newsweek, The New Yorker... Radios et télévisions enfoncent le clou et consacrent ELLIOTT comme le nouveau Dylan, le nouveau Lou Reed ou le F. Scott Fitzgerald du Rock'n'roll. Musicien talentueux et humble. Depuis la fin des années 80, Elliott Murphy vit en parfait 'Américain à Paris' et parcourt l’Europe, enchaînant un nombre impressionnant de concerts. Il s'est affirmé comme un formidable artiste de scène sur lesquelles il a l'habitude de se donner sans compter. C'est une imagerie , un temps déjà vécu , qui inspirent ces chansons où on relève des noms, voire même des phrases, un style. Toujours nostalgiques, jamais franchement rétro... Bruce Springsteen l'appelle son 'frère de sang' et Garland Jeffries ou Iain Matthews pourraient en dire autant. Il s'impose désormais en figure légendaire du folk rock américain. Un concert d'Elliot Murphy, c'est toujours un moment d'une rare intensité.
(www.myspace.com/elliottmurphy)
(http://www.myspace.com/olivierdurand)


 

 1. Aquashow (Polydor 1973)
2. Lost Generation (Rca 1975) Version Cd En 1990
3. Night Lights (Rca 1976) Version Cd En 1990
4. Just A Story From America (Columbia 1977) Version Cd En 1990
5. Affairs (Courtisane 1980) Version Cd En 1990 (New Rose) Et 1996 (Musidisc)
6. Murph The Surf (Courtisane 1982)Version Cd En 1988 (New Rose) Et 1996 (Musidisc)
7. Milwaukee (New Rose 1986) Version Cd En 1990
8. Change Will Come (New Rose 1987)
9. Party Girls And Broken Poets (Wea 1984) Version Cd En 1984 (Déjàdisc)
10. Live Hot Point (New Rose 1991) Version Cd En 1991 Et 1996 (Musidisc)
11. Apres Le Deluge (New Rose 1987) Version Cd En 1996
12. "12" (New Rose 1990)
13. If Poets Were King (New Rose 1992) Version Cd En 1996 (Musidisc)
14. Diamonds By The Yard (Razor & Tie 1992)
15. Unreal City (Razor & Tie 1993)
16. Paris/New York (New Rose 1993)
17. Selling The Gold (Musidisc 1995)
18. Going Through Something (Déjàdisc 1996)
19. Beauregard (Last Call 1998)
20. April - Live - (Last Call 1999)
21. Rainy Season (2000)
22. La Terre Commune - With Ian Mathews - (Last Call 2001)
23. Last Of The Rock Stars... And Me And You With The Rainy Season Band (Last Call 2001)
24. Live In Solingen - With Ian Mathews - (Last Call 2001)
25. Soul Surfing/ Rainy Season (Last Call 2002)
26. Soul Surfing/ The Next Wave (Last Call 2002)
27. Murph The Surf (2002 Nouvelle Version De L'album De 1982 Avec Nouvelle Jaquette Et 1 Morceau Suppl.))
28. Live In Wredenhagen (Last Call 2003)
29. Vintage Series Vol.1 (Last Call 2003)
30. Lost Generation + Night Lights + Double Album Nouvelle Version Des Disques De 75-76 Avec 11 Bonus (Last Call 2003)
31. Vintage Series Vol. 2 (Last Call 2003)
32. Strings Of The Storm - Double Cd (Last Call 2003)
33. Vintage Series Vol. 3 (Last Call 2004)
34. Vintage Series Vol. 4 (Last Call 2004)
35. Vintage Series Vol. 5 (Last Call 2004)
36. Vintage Series Vol. 6 (Last Call 2005)
37. Vintage Series Vol. 7 (Last Call 2005)
38. Vintage Series Vol. 8 (Last Call 2005)
39. Never Say Never - The Best Of 1995-2005... And More (Last Call 2005)
40. Murphy Gets Muddy (Last Call 2006)
41. Coming Home Again (Last Call 2007)
42. Notes From the Underground (Last Call 2008)
43.  Alive In Paris (Last Call 2009)- CD/DVD



Elliott Murphy: Lead vocals - acoustic guitar - harmonica

+

Olivier Durand: Lead Guitar & Vocals


La Setlist du Concert
ELLIOTT MURPHY


NON DISPONIBLE


La durée du concert : 1h50



AFFICHE / PROMO / FLYER