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vendredi 27 août 2010

ROCK EN SEINE (FESTIVAL) 2010 # 8 ~ Domaine N. ST Cloud. Paris.

 
 
JOUR 1
8ème Edition






Ce qu’en a pensé Emilie :
« Je suis un peu déçue par la programmation générale de cette huitième édition de Rock En Seine, plus électro que rock, et je me serais probablement limitée au samedi si je n’avais pas pris mon pass à prix réduit à Noël. Mais j’ai finalement renoncé à le revendre, et je suis arrivée sur le site le vendredi vers 17h30, pile poil pour la performance de Foals sur la scène de la Cascade. Je dois reconnaître que je ne connaissais le groupe que de nom et ce fut une bonne surprise : plus rock que je le pensais, malgré la présence d’un clavier. Relativement abritée par un arbre, je contemple le spectacle de leur « tube » Spanish Sahara,  interprété sous une averse mémorable mais heureusement courte.

Lorsque le set s’achève, je rejoins Cécile et toute la bande. Les Kooks ne les intéressent pas, alors on part à l’exploration des stands avant de revenir pour la fin du set des Anglais. Je pense que je survivrai de ne pas y avoir assisté en entier, ça n’avait pas l’air d’une flagrante originalité. De toute façon j’avais déjà écouté un titre ou deux, et trouvé ça chiant.

On attend donc que le public se disperse pour se placer pour Black Rebel Motorcycle Club, mais si Gilles parvient à gérer la barrière, nous autres filles abandonnons pour nous installer un peu en retrait à droite. La présence du groupe avait failli être compromise par le décès de Michael Been, ex chanteur de The Call, ingé son des BRMC et surtout papa du chanteur et bassiste Robert, la semaine passée au festival Pukkelpop (RIP). Mais le groupe a courageusement décidé d’assurer ses engagements, et le trio (Robert donc, Peter Hayes, avec qui il partage chant, basse et guitare, et la batteuse Leah Shapiro) monte sur scène à 21h pour une cinquantaine de minutes de pur bonheur pour nos petites oreilles. Beat The Devil’s Tattoo, extrait du dernier album du même nom, ouvre le set de fort belle manière. L’éclairage est minimaliste, Robert se cache derrière sa capuche pendant la première moitié du concert, le ton est donné : on ne fait pas dans le grand spectacle, priorité à la musique, et quelle musique ! Oscillant entre blues (notamment Ain’t No Easy Way et son entraînante partie d’harmonica) et rock plus classique (surtout le final avec l’enchaînement Weapon Of Choice - Whatever Happened To My Rock’n’Roll – Spread Your Love, avec Robert qui fait hurler les premiers rangs en descendant de la scène sur cette dernière). Même sans être collée à la barrière, j’ai passé un excellent moment, qui a justifié à lui seul l’achat de mon pass 3 jours. Je viens d’ailleurs de me réserver une place pour l’Elysée-Montmartre en décembre, et j’ai déjà hâte !

Après un tel concert, difficile d’aller jeter une oreille à Blink 182. Je ne les déteste pas comme Gilles, j’aime une poignée de chansons, B.O. de mon adolescence, mais leurs prestations scéniques, en dehors de leur excellent batteur Travis Barker, sont plus réputées pour leurs pitreries que pour leurs qualités musicales, et la grande scène est loin, alors je préfère m’abstenir, et rentrer me reposer pour aborder en forme les hostilités du lendemain. »



Foals est un groupe est un groupe de dance-punk formé à Oxford en Angleterre. Côté influences, on trouve : Rapture, Battles et Talking Heads.

(http://www.myspace.com/foals)



Black Rebel Motorcycle Club (BRMC) est un groupe de rock américain pop/rock/alternatif, formé en 1995, originaire de San Francisco et aujourd'hui basé à Los Angeles,

(http://www.myspace.com/blackrebelmotorcycleclub)


2008 : Antidotes
2010 : Total Life Forever

•    2001 : Black Rebel Motocycle Club
    •    2003 : Take Them On, On Your Own
    •    2005 : Howl
    •    2007 : Baby 81
    •    2007 : American X : Baby 81 Sessions
    •    2008 : The Effects of 333
    •    2010 : Beat The Devil’s Tattoo







Yannis Philippakis (Vocal & Guitar)
Jack Bevan (Drums)
Jimmy Smith (Guitar)
Edwin Congreave (Keyboards)
Walter Gervers (Bass













Peter Hayes – Guitar, Bass, Vocals, Harmonica, Keys
Robert Levon Been – Bass, Guitar, Vocals, Piano
Leah Shapiro – Drums, Percussion















La Setlist du Concert
FOALS

01: Total Live Forever (Total Live Forever - 2010)
02: Cassius (Antidotes - 2008)
03: Balloons (Antidotes - 2008)
04: Miami (Total Live Forever - 2010)
05: After Glow (Total Live Forever - 2010)
06: Alabaster (Total Live Forever - 2010)
07: Spanish Sahara (Total Live Forever - 2010)
08: Red Socks Pugie (Antidotes - 2008)
09: Electric Bloom (Antidotes - 2008)
10: Two Steps Twice (Antidotes - 2008)


La durée du concert : 0h40

La Setlist du Concert
BRMC

01: Beat The Devil's Tattoo (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
02: Love Burns (B.r.m.c - 2001)
03: Mama Taught Me Better (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
04: Stop (Take Them On, On Your Own - 2003)
05: Bad Blood (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
06: Ain't No Easy Way (Howl - 2001)
07: Conscience Killer (Beat The Devil’s Tattoo - 2010)
08: Berlin (Baby 81 - 2007)
09: Weapon Of Choice (Baby 81 - 2007)
10: Whatever Happened To My Rock'n Roll (B.r.m.c - 2001)
11: Spread Your Love (B.r.m.c - 2001)


La durée du concert : 0h55


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jeudi 26 août 2010

TAME IMPALA ~ Le Nouveau Casino. Paris.










Opening : Yéti Lane

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Quasi inconnus il y a encore deux mois, les Australiens de Tame Impala réussissent le challenge de remplir le Nouveau Casino (environ 400 places), et au mois d’Aout s’il vous plait ! Kata de chez Radical me fait d’ailleurs la remarque, il est le premier étonné de voir que ce groupe affiche sold out depuis une dizaine de jours. Pas mal gens viendront d’ailleurs pour essayer d’avoir des places au guichet, peine perdue il ne reste plus rien à vendre…

Peur de ne pas être devant ? En tout cas, j’avais pris mes précautions, et je vais entrer le tout premier dans la salle. Question habituelle : où se placer ? N’ayant jamais eu l’occasion de voir le groupe, je décide de me placer en plein centre, au vu des amplis qui entourent la batterie : bonne pioche j’aurai devant moi une scène complètement vierge de tour retour.

Mauvaise surprise j’allais dire, avec le venue en première partie de Yéti Lane, je l’avoue c’est un peu méchant de dire cela, mais j’étais resté sur un mauvais souvenir de leur concert au Point Ephémère à l’occasion de la soirée Clapping Music. Eh bien ce soir, j’ai eu l’impression d’assister à un concert de bien meilleure facture, sans le côté soporifique que j’avais constaté il y a quelques mois.  Bien au contraire, le duo va commencer son set par deux morceaux vraiment dignes d’intérêt, avec des mélodies assez hypnotiques, style shoegaze, servies par une sonorisation plutôt musclée, ce qui n’est pas d’ailleurs pour me déplaire… Ensuite, l’intensité va baisser l’instant de trois morceaux, avant un excellent final plein de montées en puissance, bref de la musique tel que je l’aime... Une impression bien meilleure donc que celle que j’avais pu avoir auparavant.

La salle est maintenant archi-pleine pour le set très attendu des Australiens, qui arrivent sur scène… pieds nus (il faut dire qu’on les avait aperçus quelques instants plus tôt en tongs !). Le guitariste/chanteur se trouve sur la gauche, avec devant lui une énorme batterie de pédales (qui d’ailleurs lui joueront un mauvais tour pendant le concert). Puis, légèrement en retrait, un tout jeune homme qui tient la basse, une Hoffner comme celle de McCartney du temps des Beatles, on a peine à croire qu’il ait plus de dix huit ans tant il semble presque pubère. Dès les premières mesures de It Is Not Mean To Me, on s’en prend plein la tête, le son est puissant et compact, et ma première surprise est de constater que, malgré leur jeune âge, le groupe dégage une maturité musicale impressionnante. Et ce n’est donc pas difficile de se laisser entraîner tout doucement dans leur univers où se mêlent psychédélisme et parfois shoegaze, mais avant tout des chansons mélodiques (même si le coté sonique est omniprésent…). La première partie du concert est consacrée aux morceaux de leur très bon album, nommé « Innerspeaker », avec en point d’orgue Desire Be Desire Go, mon morceau préféré. Mais il est clair que les influences du groupe lorgnent vers les années 70, les early seventies même. Le mélange est bon, on croit parfois entendre la guitare de Robbie Krieger des Doors, et à un autre moment des rythmes plus lourd et heavy, comme pouvait en produire un groupe comme West Bruce & Laing. Mais franchement pas de retour désagréable vers le passé, non, juste une invitation à planer tout doucement. Petit incident technique en plein milieu du concert quand, d’un coup et d’un seul, aucun son ne sort plus de l’ampli de Kevin Parker, le chanteur guitariste : pas désarçonné, le reste du groupe tapote sur ses instruments pendant que l’unique roadie du groupe s’évertue à trouver la pédale récalcitrante… Après 2 ou 3 minutes d’efforts, il va trouver l’objet du délit, et se fera applaudir cordialement par le public. Si mes yeux sont pour la plupart du temps braqués sur la droite, il ne faut pas pour autant oublier le second guitariste, et partiellement claviériste, qui passera le concert la tête baissée, avec sa longue mèche dans les yeux, ce qui fait que je ne verrais pratiquement pas son visage de tout le concert. Après avoir joué les meilleurs morceaux de leur album, ils finiront en beauté avec un morceau intitulé Half Full Glass Of Wine, longue fresque assez heavy et pêchue, qui montre le groupe tout aussi à l’aise dans un domaine moins psychédélique et rêveur que le leur. Pas beaucoup de manifestations de la part des membres de Tame Impala, on les sent légèrement sur la réserve. C’est leur premier concert à Paris, comme nous le rappellera Kevin, mais en tout cas ils ont semblé heureux de jouer ce soir.

Le set aura duré  63 minutes exactement, pour ma part j’ai trouvé que c’était un très bon concert, ils nous promettent même de revenir très rapidement en insistant bien pour montrer que ce n’était pas pour eux des paroles en l’air… et effectivement, au jour où j’écris ce compte rendu, les places pour un nouveau concert à la Maroquinerie cette fois, viennent d’être mise en vente.

Kata me remet une set list, je vais ensuite faire un petit tour au merchandising mais je déchante vite, les t-shirts à vendre ne sont pas terribles, malheureusement… pas grave ! »




Tame Impala est un trio australien de rock psychédélique originaire de Perth.

 (http://www.myspace.com/tameimpala)

 



 
Tame Impala - EP 2008
 InnerSpeaker (21 mai 2010)






 •    Kevin Parker – chant, guitare, batterie
    •    Jay Watson – batterie, clavier et chant
    •    Dominic Simper – basse
+
    •    Nick "Paisley Adams" Allbrook – guitare et percussions (en live seulement)







La Setlist du Concert
TAME IMPALA






 It Is Not Meant to Be (Innerspeaker - 2010)
Solitude Is Bliss (Innerspeaker - 2010)
Make Up Your Mind (Innerspeaker - 2010)
Alter Ego (Innerspeaker - 2010)
Desire Be Desire Go (Innerspeaker - 2010)
Sundown Syndrome (Single - 2008)
Jeremy’s Storm (Innerspeaker - 2010)
Remember Me (Single - 2008)
Skeleton Tiger (Tame Impala EP - 2008)
Half Full Glass Of Wine (Tame Impala EP - 2008




La durée du concert : 1h03

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