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vendredi 10 septembre 2010

FETE DE L'HUMANITE (FESTIVAL) - Parc de la Courneuve. Le Bourget. Paris.

 








80éme Edition 





Ce qu’en a pensé Julie .:
 
« Après des embouteillages dans tous Saint-Denis et Villepinte, c'est soulagés que nous arrivons ENFIN à la fête de l'Humanité ! Du fait de complications avec les tentes installées par les joyeux festivaliers, nous seront retardés une fois sur place, et c'est ainsi que le premier concert de la Grande Scène nous passa sous le nez ! C'était celui de Danakil, artiste Reggae Dancehall français, qui ne m'intéressait pas particulièrement (heureusement!).

Il est presque 20h, la cuvette de la Grande Scène se remplit tranquillement, en attendant l'arrivée de RaggaSonic, le fameux duo français qui berça notre enfance, reformé depuis peu (après NTM, RaggaSonic… c'est la mode ou le manque d'argent?). Pour notre plus grand plaisir, le duo est à l'heure et très en forme. Malgré que le show soit de moins bonne qualité que celui qu'ils avaient fait un mois avant (au Garance Reggae Festival), et certainement à cause du public plus jeune et moins fan, Daddy Mory et Big Red étaient en forme et pleins de complicité ! Ils enchainent les morceaux cultes de leur carrière, comme Bleu blanc rouge, J'entends parler, Aiguisé comme une lame, et échangent beaucoup avec le public, un public pas assez excité à mon goût ! Après une courte heure de spectacle (faute de programme), RaggaSonic termine en beauté avec Faut pas m'prendre pour un âne, et cette fois la foule connaît les paroles par cœur ! Les artistes quittent la scène en annonçant The Prodigy, et en finissant d'énerver les milliers de personnes qui s'entassaient petit à petit devant la grande scène…

En moins de 20 minutes, la population avait doublé, la place se faisait rare et les bousculades commençaient ! Contrairement à l'année précédente, le public était particulièrement jeune et la fosse devint vite insupportable.

The Prodigy était le groupe le plus attendu de cette année, ils le savaient et ils se sont fait attendre ! L'agitation du public empirait évidemment, et explosa quand les artistes entrèrent enfin en scène. Le mur de son installé derrière eux sur la scène crachait des tonnes de décibel, et nos entrailles vibraient en rythme ! Malgré tout, je m'attendais à un niveau sonore supérieur, vu leur réputation de rendre malade le public à coup de basses ! Après trois morceaux, 350 pieds sur les miens, 30 coups de coude et une arcade en moins, je m'extirpais difficilement de la foule avec mes acolytes, histoire de respirer un peu ! Arrivée sur la butte à gauche de la scène, je constatai que la foule que je surplombais n'était pas loin d'être aussi énorme que l'année précédente pour Manu Chao. Je voyais la scène, et je pouvais danser pour la première fois du concert, mais le son était loin d'être aussi bon que devant ! Après 4 morceaux, moi et quelques rares motivés sommes retournés affronter la foule, qui s'était clairement calmée (déjà fatiguée, peut-être?).

Les membres de The Prodigy, eux, avec leurs looks de punks sur le retour, ne se calmaient pas, offrant à leurs fans un spectacle complètement dingue et surexcité, avec des lumières très réussies. L'ambiance était devenue vraiment bonne, les gens dansaient et se laissaient porter par cette musique pourtant violente. Pour une fin de concert réussie à coup sûr, c'est Smack my bitch up qui résonne, et le groupe fait participer le public en le faisant s'accroupir pendant la dernière vague de calme du morceau, pour mieux le faire sauter ensuite. Après une première sortie, ils reviennent pour deux morceaux en rappel, et s'en vont finalement laissant derrière eux une foule lessivée.

Il est tôt mais tous les festivaliers restent, comme tous les ans, et ce n'est que 2h plus tard que nous partons en trainant des pieds, en évitant les cadavres de bières, verres, flaques de vomis et autres déchets en tout genre. Encore un beau carnage ! »





photos de agathe k




Raggasonic est un groupe de ragga français, crée en 1990 et soutenu dès le départ par le groupe NTM. L'année 1998 marque la fin du groupe puisque des dissensions artistiques puis personnelles, ainsi qu'un séjour en prison de Daddy Mory, vont finalement avoir raison des Raggasonic. Une reformation est annoncée début 2010 pour une série de concerts.

 (http://www.myspace.com/raggasonic)

 




The Prodigy est un groupe de musique électro big beat britannique fondé en 1990 par Liam Howlett. Le nom « The Prodigy » provient du nom d’un des premiers outils de musique électronique utilisé par Liam : Le Moog Prodigy. Aux côtés notamment de Fatboy Slim, The Chemical Brothers et The Crystal Method, ils font partie des pionniers de la dance électronique qualifiée plus tard de « big beat » par la presse. Ce style atteint sa popularité dans les années 1990 avec le développement des raves parties et de leur médiatisation dès lors qu'elles ont été rendues illégales. The Prodigy a vendu plus de 16 millions de disques dans le monde entier ce qui en fait le plus grand vendeur de disques de l'histoire de la dance music.

Une musique brute et cinglante qui puise son inspiration directe dans la scène la plus musclée de la dance underground et se branche sur le rock dur. Il faudra attendre l'été 1994 pour voir sortir le deuxième album Music For the Jilted Generation. Premier des charts, l'album entre dans la catégorie des disques d'or moins d'une semaine après sa sortie. Les singles cartonnent les uns après les autres, les festivals s'arrachent Prodigy. Le troisième album, The Fat of the Land sort le 30 juin 1997, c'est l'euphorie. Dix ans après une série impressionnante de hits – Firestarter, Breathe, Smack my Bitch Up, Voodoo People – des live incendiaires partout dans le monde, et aussi cinq ans de silence, ils reviennent en 2009 avec un cinquième album ” Invaders Must Die ” signé sous le label Take Me To The Hospital.

(www.myspace.com/theprodigy)






1995 : Raggasonic
1997 : Raggasonic 2

2004 : Best Of 95-99





    •    1992 : Experience
    •    1994 : Music For the Jilted Generation
    •    1997 : The Fat of the Land ;
    •    2004 : Always Outnumbered, Never Outgunned
    •    2009 : Invaders Must Die.
Rééditions
    •    2001 : Experience Expanded : Remixes & B-sides ;
    •    2008 : More Music For The Jilted Generation ;
    •    2008 : Experience Expanded : Remixes & B-sides.
Compilations
    •    1996 : The extasy of violence : Live at Pink Pop Festival Holland 1996 (Live)
    •    2005 : Their Law: The Singles 1990-2005 (Best of)











Big Red: Vocal
Daddy Mory: Vocal
+ Band













Liam Howlett : DJ
Keith Flint : MC
Maxim Reality : MC
+
Rob Holliday : Guitar
+
Drums










La Setlist du Concert
RAGGASONIC

Non Disponible



La durée du concert : 0h38

 


La Setlist du Concert
 THE PRODIGY


1.    World's On Fire (Invaders Must Die - 2009)
2.   Breathe (Breathe dubstep)(The Fat Of The Land - 1997)
3.   Omen (Invaders Must Die - 2009)
4.   Poison (Music For The Jilted Generation - 1994)
5.   Thunder (Dubstep) (Invaders Must Die - 2009)
6.   Colours (Invaders Must Die - 2009)
6.   Warriors Dance (Invaders Must Die - 2009)
 7.   Firestarter (The Fat Of The Land - 1997)
8.  Run with the Wolves (Invaders Must Die - 2009)
9.   Voodoo People (Music For The Jilted Generation - 1994)
10.   Omen Reprise (Invaders Must Die - 2009)
11.   Invaders Must Die (Invaders Must Die - 2009)
12.   Diesel Power (The Fat Of The Land - 1997)
13.   Smack My Bitch Up (The Fat Of The Land - 1997)

Encore

14.   Take Me to the Hospital (Invaders Must Die - 2009)
15.   Their Their Law (Music For The Jilted Generation - 1994)
16.   Out Of Space (Experience - 1992) > I Chase The Devil (Cover Max Romeo) > Out Of Space
(Experience - 1992)


La durée du concert : 1h16




AFFICHE / PROMO / FLYER































mardi 7 septembre 2010

NADEAH ~ Le Nouveau Casino. Paris.











Opening: MATT BAUER & DANA FALCONBERRY


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Qui est Nadeah allez vous me dire. Bien, tout simplement une des chanteuses du groupe, à géométrie variable, Nouvelle Vague. Et qu’est ce qui nous a poussé, Gilles P et moi, à faire le déplacement ce soir ? Et bien, tout d’abord (pour ma part), un début de mois de septembre peu chargé en concerts et un DVD de Nouvelle Vague, visionné quelques temps plus tôt avec la présence de la demoiselle. Dire qu’il y a foule, ce soir, au Nouveau Casino  lorsque l’on se présente devant la salle serait mentir. Du coup en compagnie de Michael, qui nous a rejoint, on décide d’aller faire une petite visite au magasin Fargo, non loin de là, et malgré le peu de temps que l’on a pu y passer, je vous le recommande chaudement (42 rue de la Folie-Méricourt à Paris (11ème), métro Oberkampf). Retour devant la salle : toujours personne ! Peu à peu les gens arrivent pour finalement former une petite queue. Il faut dire que ce soir les portes n'ouvriront pas avant 20h.

On part directement se placer devant, un peu excentrés tout de même sur la gauche (surtout pour les photos) et la salle se remplit gentiment jusqu'à ce qu’une vieille connaissance (pour Michael et moi-même) ne fasse son apparition : Matt Bauer. Mais cette fois Matt est accompagné d' une charmante jeune femme, répondant au doux nom de Dana Falconberry. Ce mélange, va donner à la musique de Matt moins de rigueur et un peu plus de fraîcheur, surtout grâce à la voix un peu anachronique et légèrement enfantine de Dana, qui pourtant affiche déjà 31 printemps ce qu’elle ne parait pas du tout. Bref je résumerai en disant que les 30 et quelques minutes qui se sont écoulées durant ce concert n’ont pas été ennuyeuses, comme je l’avais craint un moment, grâce en prime à des projections assez évanescentes en arrière plan.

La salle est bien remplie sans toutefois avoir fait le plein, Robert et Michaela, nos amis photographes, sont présents. Sur scène le décor est assez étrange avec des fleurs en papier un peu partout, des soutien- gorges (si si) suspendus, par ci par là et en face de moi sur un des retours une tête ressemblant presque à s’y méprendre à…Nadeah elle-même. L’autodérision fait partie de l’univers de la jeune femme, une jeune femme qui fait son apparition sur scène vêtue d’une sorte de robe de chambre transparente laissant entrevoir une nuisette et des bas. Et pour finir, des chaussons la faisant ressembler à une espèce de mégère légèrement folle dingue. Le début du concert me laisse quand même circonspect, on évolue dans un univers assez loin du rock, l’atmosphère est plutôt cabaret ou alors Jazz New Orléans ou jazz manouche, des cuivres viendront d’ailleurs à plusieurs reprises sur scène. Mais la jeune femme arrive par son allant et sa simplicité à faire de son spectacle un passe-temps bien agréable. Et il faut bien avouer que sa plastique et son visage évoque une Brigitte Bardot jeune avec une moue mutine et des yeux malicieux mais attention, une BB qui ferait 1m85 sans talons, tout de même !! Drôle d’ailleurs quand elle ira, par deux fois je crois, faire une incursion dans la fosse: sa tête dépassant pratiquement tous les spectateurs présents. Par moment elle jouera de la guitare, pour des temps un peu plus rythmés et plus rock, comme pour Scary Carol (j’ai d’ailleurs un peu pensé à quelques similitudes avec une autre jeune femme, Hindi Zahra). Nadeah c’est donc pas vraiment du rock, pas vraiment de la chanson pure et dure, non c’est juste un melting pot mêlant pas mal d’influences, avec toujours en premier plan le sens de la dérision et l’air bon enfant et j’allais dire presque balloche de sa musique. Pour finir, ce sera un clin d’œil à Nouvelle Vague, qu’elle remerciera d’ailleurs dans son spectacle, avec l’interprétation très spéciale et théâtrale de "Too Drunk To Fuck", avant qu’elle ne demande aux spectateurs de laisser leurs adresses “email” afin de leur envoyer des newsletters.

En fin de compte un beau concert d'1heure11 où l’on ne s’est pas ennuyés. Belle performance pour quelqu'un qui à ce jour n’a pas encore sorti d'album je crois. »






Nadeah Miranda, chanteuse/compositrice, fut la chanteuse et fondatrice du groupe Australien The LoveGods, devenu culte grâce à leur répertoire éclectique et la présence scénique de Nadeah. Après sa participation dans Nouvelle Vague et B for Bang, elle développe aujourd'hui son projet solo, Venus Get Even.

(http://www.myspace.com/nadeahmusic)

Album en cours d'enregistrement.








Nadeah : Vocal
+ Band










La Setlist du Concert
NADEAH
 
La durée du concert : 1h11

AFFICHE / PROMO / FLYER












mercredi 1 septembre 2010