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vendredi 28 janvier 2011

THE BISHOPS ~ Le Magic Mirrors. Le Havre.













Opening Act : RADIOSOFA + LAST HIGHWAY


Ce qu’en a pensé Emilie :

 « Dixième fois que je vais voir les Bishops ce soir! Comme ma prose devient franchement redondante, je vais vous parler du Magic Mirrors, salle du Havre que je découvre aujourd’hui. Je m’attendais à un concert sous un simple chapiteau, mais c’est une vraie salle, bien qu’effectivement de forme ronde. Parquet au sol, tables aux fauteuils confortables encerclant la « fosse », ce n’est pas très rock’n’roll, mais ça fait son petit effet quand vous rentrez. Priscillia qui m’accompagne ce soir (principalement pour voir Radiosofa) et moi-même sommes très heureuses d’être enfin au chaud car la soirée est glaciale. Mais nous ne resterons pas très longtemps confortablement assises, allant squatter le premier rang dès l’extinction du désagréable éclairage façon discothèque.

C’est Last Highway, groupe local mais chantant dans la langue de Shakespeare, qui ouvre la soirée. Le premier morceau interprété était instrumental, mais c’est bien à une formation classique en quatuor, chanteur/guitariste, guitariste lead, bassiste et batteur à laquelle nous avons droit. Des morceaux planants, auxquels je trouvais un petit côté Dire Straits au premier abord, mais qui gagnèrent en nervosité par la suite. Malgré un jeu de scène quasi inexistant (la différence avec Radiosofa se fera cruellement sentir par la suite), je passe un très bon moment, puisque la musique prime toujours pour moi sur le décorum.

Vient ensuite Radiosofa, quintet que je vois pour la deuxième fois après une autre première partie des Bishops il y a plus d’un an. J’avais beaucoup aimé et me rappelle même avoir fait la remarque au chanteur que je n’aimais pas quand les Bishops étaient précédés par un trop bon groupe ;-) J’aime toujours autant, malgré cette fichue habitude que j’ai de comparer tous les groupes chantant en français avec mes références personnelles, en particulier Noir Désir dont la récente séparation m’a fait beaucoup souffrir, moi qui ne les ai jamais vus en concert. Mais s’il y a définitivement du Cantat dans la gestuelle de Thomas Cramoisan, le groupe garde une identité propre, avec des compositions assez sombres, mais éclairées de-ci de là par quelques notes de clavier, et surtout par l’humour de Thomas. Par exemple lorsqu’il nous explique remercier le public avec retard pour entraîner une seconde salve d’applaudissements. Côté jeu de scène, c’est donc l’explosion par rapport à Last Highway, les musiciens inter-changeant leurs instruments, Thomas utilisant le clavier sur un titre, mais le plus marquant pour moi sera quand même le passage « à deux sur la même batterie », peu courant il faut le reconnaître. Le groupe est originaire de Rouen, en toute logique les fans se sont déplacés, et Thomas s’en donne à cœur joie en interagissant avec le public. Public qui cela dit ne se colle pas sur la scène et reste, bières à la main, à une distance respectable. Un comportement que je trouve un peu étrange pour un concert définitivement rock, mais bon, chacun fait ce qu’il veut. Mais lorsque la quasi-totalité du public déserte la fosse dès que les Rouennais ont quitté la scène, je suis franchement dégoûtée. Il eut probablement été plus judicieux de programmer les Bishops avant Radiosofa au vu de leur fanbase normande.

Dès que mes Londoniens préférés montent sur scène à leur tour, je perçois la déception dans le regard de Pete. J’ai déjà vécu des concerts des Bishops où il n’y avait pas particulièrement foule, je pense surtout à celui de Vauréal, mais c’est la différence avec le groupe précédent qui me rend vraiment triste pour eux. Peu importe, le groupe ne fera pas d’autre remarque qu’un « Come closer » de Mike pour inciter les gens à se rapprocher. Ce qu’ils feront d’ailleurs petit à petit, mais on sera bien loin de l’hystérie collective, c’est sûr. Avec toujours cette fichue distance entre la scène et le premier rang, enfin disons le deuxième, car nous sommes collées sur les retours (d’ailleurs étrangement disposés sur une avancée et non pas sur la scène elle-même, mais c’est vrai qu’il n’ya pas une place immense même si c’est plus grand que le Mac Daid’s) mais nous sommes les seules. Enfin, avec deux autres filles, et le guitariste de Last Highway, passablement éméché semble-t-il, mais qui a le mérite de mettre un minimum d’ambiance, et semble s’intéresser au groupe, tandis que le reste du public, je le répète, est plus concerné par la boisson. Enfin peu importe, j’ai fait le déplacement dans ma Normandie natale pour eux, je compte bien profiter à fond, et de Higher Now à If You Leave Today, je m’éclate, malgré le peu de différences avec la setlist de la Flèche d’Or et, probablement à cause du public, l’absence de rappel. Menace About Town est de retour et ça fait du bien, le reste est classique, avec l’intégralité de Sojourn qui marque le virage pop du groupe, et la petite exclu live Chase the Night, rien que pour celle-là, je veux bien les voir dix fois encore ! Avantage d’un public clairsemé, j’ai l’impression que la majorité des solos de Mike sont pour moi, rien que pour moi, maigre consolation, mais consolation quand même ! Alex, que Mike déclarera être le cerveau du groupe, ce qui m’a bien fait rire (ça laisse entendre que pendant ses cinq premières années d’existence, le groupe était dépourvu de tête pensante !) a plus qu’un mini-clavier à sa disposition à présent, mais conserve son poste de second guitariste sur les anciens morceaux. Aucune surprise ce soir, set carré, scéniquement probablement un poil moins bon que Radiosofa je dois le reconnaître, malgré un Mike comme à son habitude en grande forme côté solos et grimaces.

Au final ma grande joie de la soirée viendra du merchandising, un énième t-shirt, euh, dispensable, mais une belle profusion de 45 tours et singles (à 2€ !), dont une b-side que je n’avais pas, You Can’t Let It Go, et puis c’est toujours bon de satisfaire ma collectionnite. Priscillia m’a embarqué la setlist, que je fais soigneusement dédicacer par Pete, Alex et Mike, Chris étant dehors à son habitude, « avec un whisky et un cigare », plaisantera Mike… ou pas. Le quatuor a donné un set acoustique à Cologne juste avant de revenir en France, j’ai fait savoir à Mike mon désappointement concernant le fait que ce genre de set inhabituel n’ait pas lieu en France. J’ai eu le droit du coup à toute la description du truc, Alex au piano, Pete à l’harmonica… Ça ne remplace pas, mais j’étais heureuse comme tout d’avoir Mike pour moi toute seule, alors je n’arrêtais plus de parler, du concert acoustique, du fait qu’ils devraient organiser un truc du genre au Café de la Danse, de ma visite à Londres pour voir Mark Lanegan, de Chase The Night, il faut l’enregistrer Chase The Night quand même ! Cette conversation, une vraie à double sens, sans musique derrière pour me compliquer la compréhension de l’anglais, fut mon grand bonheur de la soirée. Allez, mode groupie off, en mars je vais voir, non pas les Bishops, eh oui, ça m’arrive de faire d’autres concerts, mais Cat’s Eyes, side project (ou plutôt autre groupe à part entière, dixit lui-même) de Faris Badwan de The Horrors. Ça promet d’être original et différent, j’ai hâte ! »


photos de gwladys


The Bishops est un groupe de London, UK. Formé autour des deux frangins jumeaux Bishop, Mike et Pete. Ce trio avec ses costards-cravate et ce look petite frappe mod, fait irrémédiablement penser aux Jam, ayant un petit air des frères Gallagher d'Oasis, mais les influences des Bishops va cependant crêcher plus du côté des sixties. Le premier album intitulé tout simplement The Bishops est sorti au printemps 2007.

(www.myspace.com/thebishopsuk)





•    The Bishops (2007)
    •    For Now (2009)
EPs
•   2010 "Sojourn"










Mike Bishop - Vocals and Guitar
Pete Bishop - Vocals and Bass
Chris McConville - Drums
Alex Bishop - Vocals Guitar and Keys













La Setlist du Concert
RADIOSOFA

 Le Souffle Court (Le Souffle Court - 2010)
Les Masques (Le Souffle Court - 2010)
Une Minute (Radiosofa - 2007)
Comme Un Rêve (Le Souffle Court - 2010)
Rien Que Pour Toi (Radiosofa - 2007)
Voyageurs Immobiles (Le Souffle Court - 2010)
Fuzzy (Le Souffle Court - 2010)
10 000 Brasses (Le Souffle Court - 2010)
Hiroshima (Le Souffle Court – 2010)
Les Portes (Le Souffle Court - 2010)


La durée du concert :0h40
 
La Setlist du Concert
THE BISHOPS

01.   Higher Now (The Bishops - 2007)
02.   Life In A Hole (The Bishops - 2007)
03.   Carousel (The Bishops - 2007)
04.   Push And Pull (Sojourn EP - 2010)
05.   Oll Korrect (Sojourn EP - 2010)
06.   Breakaway (The Bishops - 2007)
07.   Chase The Night (Exclusive live track)
08.   City Lights (For Now - 2009)
09.   Gnaw (New song)
10.   Finding Out (Sojourn EP - 2010)
11.   Hold On (For Now - 2009)
12.   Free To Do What You Want (For Now - 2009)
13.   Headlights (On) (Sojourn EP - 2010)
14.   Nowhere To Run (Sojourn EP - 2010)
15.   For Now (For Now - 2009)
16.   The Only Place I Can Look Is Down (The Bishops - 2007)
17.   If You Leave Today (For Now - 2009)


La durée du concert :1h05

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mercredi 26 janvier 2011

BIRDPEN ~ Le Batofar. Paris.












Opening Act : CAN


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Mon second concert de Birdpen en l’espace de 5 semaines. Et dire que je ne connaissais pas du tout ce groupe avant. L’ayant découvert en première partie de Mélissa Auf Der Maur, c’est tout naturellement que j’ai pris ma place même si l’idée d’aller au Batofar ne m’attirait pas trop. 5 ans que je n’y avais pas mis les pieds et cela ne me manquait pas vraiment ! J’ai rendez-vous avec Vincent sur place. Le temps, Le temps de  m’orienter à la sortie de la B.F.M. et de découvrir ce nouveau quartier, j’arrive enfin au Batofar alors que l’ouverture est déjà faite depuis un moment. Il est 19h20. Je suis donc en retard pour l’ouverture des portes à 19 h ! mais pas pour le spectacle, car la première partie n’est pas encore la. La salle commence à se remplir et moi je trouve un endroit pour m’appuyer ne serait-ce que pour la première partie.

Il doit être pas loin de 20h lorsque CAN entre sur scène. Attention à ne pas confondre avec le groupe allemand des années 70. Ce soir, il s’agit d’un trio français venu avec leurs fans vu les cris d’enthousiasme à leur arrivée et les applaudissements frénétiques d’une partie du public, sûrement des amis voire de la famille. Je n’ai pas une grande estime pour les groupes de rock français à de rares exceptions près. Les deux premiers morceaux sont prometteurs, du blues rock savamment joué et pour mettre le public dans sa poche l’intro zeppelinesque de In My Time Of Dying ainsi que deux morceaux assez bien joués et chantés (en Anglais) s’ensuit un morceau atroce chanté en Français cette fois. On retombe dans ce que je ne supporte pas, cette espèce de musique qui oscille entre le rock et la variété, du rock-variété quoi, trop grand public, trop … Français tout simplement. Et puis tous les clichés, allez le Batofar, on ne vous entend pas !! Tout sauf de la finesse. La différence entre un Wakey Wakey dimanche dernier qui communique avec le public tout en finesse et ce groupe qui le fait très maladroitement. La suite est en dents de scie, de bons passages avec toujours cet esprit bluesy et un gros son, mais aussi paradoxalement l’impression de déjà vu et de manque d’originalité. Par moments, je pense même au Wishbone Ash de la grande époque. Bref, ces gamins sont de bons musiciens, mais manifestement pas de grands compositeurs. La fin du set est émaillée de quelques ennuis techniques avec la grosse caisse de la batterie, le guitariste en profite pour ressortir du Led Zep, Ramble On, cette fois-ci. Bon succès d’estime pour ce set qui aura duré 45 minutes. On ne s’est tout de même pas ennuyé même si l’originalité était ailleurs. Bizarrement, les «amis» du groupe quittent la salle, visiblement peu intéressés par le groupe qui va suivre. Tant mieux je peux m’avancer plus près de la scène. C’est là que je retrouve Michael et Armelle qui viennent me rejoindre.

L’intermède entre les deux groupes sera de courte durée. En effet, il s’écoule à peine plus d’un quart d’heure avant que les musiciens de Birdpen fassent leur apparition avec à leur tête David Penney le guitariste et chanteur d’Archive. Bienvenue dans ce…. bateau nous dit il en guise d’accueil avec un petit sourire. Le premier morceau me conforte de suite dans l’opinion que je m’étais faite du groupe, C’est brillant tout simplement. Les notes de No Escape  fusent dans le Batofar, le son, bonne surprise, est très bon et même assez fort et je me laisse vite porter par les vagues de guitares qui me mènent dans un état proche de l’hypnose. A priori beaucoup de nouveaux morceaux dans ce set. J’ai vraiment l’impression que leur prochain album sera bon si j’en crois ce que j’écoute, car après un petit moment de faiblesse dans le show juste après ce début formidable, le groupe reprend sa vitesse de croisière et nous assène un coup de massue avec le très noisy Saver Destroyer que j’ai trouvé excellent. Birdpen c’est un mélange de musique d’ambiance, de noise aussi avec les nappes de guitares et de claviers. Ils dégagent aussi un côté tribal qui n’est pas sans me rappeler Killing Joke. Un morceau m’a particulièrement marqué, ce fut Only The Names juste avant le rappel avec une terrible montée en puissance sonore aboutissant à une espèce d’explosion, j’adore ! Pour finir un beau rappel avec encore des morceaux inédits. Birdpen n’a pas donné un concert au rabais ce soir !

Je retrouve tous les amis juste après les dernières notes du groupe qui aura joué 1 h 22. Vincent a entre-temps ramassé la set list. Moi je suis définitivement conquis par ce groupe que je trouve brillant et intelligent. Pas grave, si je prends un peu le train Birdpen en marche, je vais dorénavant me rattraper. »

                                     





photos de gilles b

Birdpen est un groupe de rock anglais et ils se sont formés en 2003. Il est composé de David Penney, guitariste et chanteur du collectif Archive, Mike Bird et James Livingstone Seagull. En 2005, Dave Pen rejoint les rangs du groupe Archive et participe à l'album Lights. Dès lors, il poursuit son activité au sein des Deux groupes, apparaissant avec BirdPen en première partie des concerts d'Archive. Après avoir autoproduit cinq EP depuis 2003, BirdPen a sorti son premier album On/Off/Safety/Danger, en 2009.

(http://www.myspace.com/birdpen)


Discussing Robots - Dig That Hole EP (2003)
Fake Kid EP (2005)Be Yourself EP (2006)
One in Fifty-Four EP (2007)
Breaking Precedent EP (2008)
On/Off/Safety/Danger (2009)    


BIRDPEN





•    David Penney : chant, guitare, clavier
    •    Mike Bird : guitare, clavier
    •    James Livingstone Seagull : batterie
+1 Bassiste en concert








 La SETLIST du Concert
BIRDPEN


No Escape (New)
Missing Sun (New)
Man On Fire (On/Off/Safety/Danger - 2009)
Mule (New)
Nature Regulate (New)
Sorrow (New)
Saver Destroyer (New)
Off (On/Off/Safety/Danger - 2009)(Archive Cover)
Machines Live Like Ordinary People (On/Off/Safety/Danger - 2009)
Only The Names Change (New)

Encore

Cold Blood (On/Off/Safety/Danger - 2009)
> Inside Nowhere (New)
Thorns (New)





La durée du concert : 1h25

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