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mardi 8 février 2011

SLEIGH BELLS ~ La Maroquinerie. Paris.












Première Partie : Night Riders




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Choix difficile ce soir entre Anna Calvi au Nouveau Casino et la soirée Fargo à la Flèche d’or. Moi ce que je veux voir ce soir c’est Sleight Bells. Je les ai manqués il y a trois mois à cause de notre virée Arcade Fire, pas question de les manquer ce soir. Et bonne surprise le concert est sold out !! Ce n’est pourtant pas la pub… De toute façon, les médias n’en ont que pour Anna Calvi, que j’aime bien, alors …

Pas de Marine ce soir, mais Philippe M est la, toujours présent lui aussi pour voir les groupes un peu décalés et hors normes. On aime bien ça nous, et les découvertes. Je connais Sleight Bells depuis la sortie de leur premier album que je m’étais empressé d’acheter dès sa sortie, mais qui ne m’avait pas franchement séduit. Il y avait tout de même un ou deux titres qui ne m’avaient pas laissé indifférent. C’est surtout sur la vidéo de Infinity Guitars que j’ai craqué. Avec la Maro, c’est toujours bizarre, le concert est archi sold out mais à 19 h 30 il n’y a pas grand monde à l’ouverture des portes.

Surprise, quand j’entre dans la salle, je vois un mur d’amplis Marshall sur la scène. C’est quand même très impressionnant. Par contre, la vue des 4 claviers et autre machines, entre autres des synthés Korg, ne me rassure pas trop sur la première partie à venir. Le groupe s’appelle Night Riders et contrairement à leur nom ils sont Français et ils ne font pas dans le rock psychédélique. Hélas d’ailleurs…. Car sans être méchant, je n’ai pas trop aimé le set proposé ce soir, trop minimaliste et pas assez hypnotique, je l’ai surtout trouvé sans âme. Même le chant de la jeune femme, au Korg, juste en face de moi, n’a pas suffi  à éveiller mon intérêt. Le premier morceau qui dure 8 minutes flingue pas mal. J’ai  d’ailleurs retenu les paroles. C’était Want You Dance With Me répété à l’infini. Set assez quelconque. A noter, tout de même, la reprise de Vertiges de L’Amour de Bashung dans une version assez terne et sans grand intérêt. Bref un peu plus de 35 minutes de synthés sans grandes compos malheureusement.

J’entends parler Anglais, je suis inquiet ! Les Américains en concert sont soit adorables, soit très pénibles et alors ils nous pourrissent le concert. Autant le dire tout de suite, ils ne vont pas nous gêner et pour cause… Les lumières sont éteintes, une musique de fond assez forte surgit de la sono, on sent comme de la tension dans la salle et puis au bout de deux bonnes minutes c’est tout d’abord Derek Miller le guitariste du groupe, également producteur et compositeur qui se présente sur scène suivi de près par Alexis Krauss veste en jean et pantalon moulant, bon j’aurais préféré la voir comme sur le clip de Infinity Guitars habillée en school girl trash !!! Maquillage agressif. Démarrage sur les chapeaux de roues avec Infinity Guitars, derrière moi la salle saute en l’air et une minute plus tard je suis plaqué contre la scène et cela ne va pas cesser une seule seconde. J’ai même perdu de vue mon amie photographe Joëlle qui doit être elle aussi pliée sur le devant de la scène. Autant le dire tout de suite, il y avait longtemps que je n’avais pas vécu un concert de la sorte à la Maro !! La musique de Sleight Bells à un côté dur et trash qui ne laisse pas de répit. Alexis Krauss a une énorme présence sur scène, plus que cela d'ailleurs, car elle est toujours en mouvement, toujours sur le devant de la scène à mettre la pression, aidée en cela par les riffs rêches et secs de la guitare de Derek et par les boîtes à rythmes qui donne à l’ensemble de la puissance et surtout procure beaucoup d’excitation. Mais ce qui est infernal ce soir c’est que cela ne s’arrête pas, les morceaux s’enchaînent sans temps mort, le public est déchaîné et ce sont des vagues qui déferlent sur nous et plus cela est violent, plus l’excitation est à son comble surtout qu’Alexis donne de sa personne en n’hésitant pas à aller se coller sur vous visage contre visage. Seul moment de calme furtif avec le très beau Rill Rill lorsqu’ Alexis se retrouve seule sur scène, mais même avec cette chanson candide, enfin de la candeur cachée plutôt, le public sera déchaîné. J’essaie de garder tant bien que mal mon territoire et de profiter à 100% de cette frénésie qui parfois peut faire peur, mais qui est tellement excitante, du coup mes photos sont pratiquement inutilisables, Il faut dire aussi que l’éclairage agressif ne permettait pas de faire des prouesses. Le final, comme tout le concert, est explosif avec Tell’ Em et Crown. Mes morceaux préférés ce soir outre Infinity Guitars et Rill Rill auront été Tell’ Em et Treats.

On est presque un peu hagard lorsque le concert se termine au bout de 35 minutes seulement, mais pour une fois je fais abstraction du temps, car ce furent 35 minutes à 150%. Tout a été dit, la Maro retrouve un calme presque étrange après cette grosse demi-heure de furie. Pour ceux qui ne connaissent pas Sleight Bells, on pourrait effectivement les comparer (l’idée n’est pas de moi, mais elle est juste) aux Ting Tings version hardcore et moins pop.

Direction le merchandising assailli par le public, on attend sagement et comme  il n’est même pas 22h on a le temps !! Je ne résiste pas à la tentation d’acheter un tee-shirt et surtout d’aller voir la belle Alexis qui semble hyper ravie de la soirée et qui n’hésite pas à discuter avec une bonne humeur communicative. Elle n’a pas la grosse tête, je me fais prendre en photo avec elle, petit plaisir personnel je l’avoue, mais toujours sympathique.

Je crois qu’il n’y a qu’a la Maroquinerie que l’on vit ce genre d’ambiance, comme pour les Black Lips par exemple, je ne sais pas si c’est le lieu, cette impression d’être dans une sorte de cave qui crée cette intimité que l’on ne retrouve pas dans les autres salles, bref, je me souviendrai longtemps de cette soirée. »







Sleigh Bells est un duo américain de noise pop fondé en 2009 de Brooklyn, NY. Repéré par des démos déposées sur le MySpace, les Sleigh Bells finissent par sortir en mai 2010 Treats, un premier album qui se hisse rapidement à la troisième place du top iTunes américain.


Treats (2010)








Derek E. Miller (Guitar)
Alexis Krauss (Vocal)








La Setlist du Concert
SLEIGH BELLS

Intro
Infinity Guitars (Treats - 2010)
A/B Machines (Treats - 2010)
Kids (Treats - 2010)
Treats (Treats - 2010)
Riot Rhythm (Treats - 2010)
Straight A's (Treats - 2010)
Holly (B Side - 2010)
Rill Rill (Treats - 2010)

Encore

Bells (New)
Tell ‘Em (Treats - 2010)
Crown on the Ground (Treats - 2010)








La durée du concert : 0h35

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samedi 5 février 2011

LILLY WOOD & THE PRICK ~ Le EMB. Sannois.











Première Partie : Phoebe Killdeer & the Short Straws




Ce qu’en a pensé Gilles :

« Une place de concert prise un peu à la dernière minute parce que l’EMB est à côté de chez moi. Je suis curieux de voir l’évolution de Lilly Wood & The Prick que j’avais vus, il y a pas presque deux ans, à Rock en Seine, puis au Point Ephémère. À l’époque, si mes souvenirs sont exacts, la formule du groupe en trio ne m’avait pas séduit. J’arrive à 19h30  avec presque une heure d’avance sur l’ouverture des portes et, mauvaise surprise, il y a déjà du monde. Heureusement, je réussis sans trop de mal à entrer parmi les premiers pour me diriger au premier rang plein centre. L’EMB n’est pas complet, mais bien rempli aux trois quarts.

21 h. La première partie, Phoebe Killdeer & The Short Straws  est une «vieille» connaissance, déjà vue il y a quatre ans avec Nouvelle Vague, et il y a trois ans en première partie de Brisa Roché déjà à l’EMB. Je suis surpris. J’ai un peu de mal à la reconnaître. J’avais d’elle le souvenir d’une belle femme un peu ensorcelante. Ce soir, le rêve est rompu ! Je ne sais pas ce qui a changé en elle. Malgré tout, musicalement cela tient toujours bien la route, accompagnée d’un groupe dont un excellent guitariste (le sosie de Phil Lynott), Phoebe va fournir un set très rock’n’roll avec toujours cette petite touche théâtrale. Elle a visiblement beaucoup évolué, moins dark et gothique qu’avant. Son univers musical aussi en conséquence : plus traditionnel ? C’est sympa, mais il manque le petit quelque chose, certainement au niveau des compositions qui, si elles ne sont pas mauvaises, me semblent tout de même manquer un peu d’originalité. Mais bon, ce seront 47 minutes pas désagréables.

La première chose qui me surprend est que le groupe est maintenant composé de 5 musiciens. De fait, la musique va aussi s’en ressentir. Nili Hadida est tout simplement ravissante dans sa petite robe noire plissée. La première chose que je remarque et qui ne m’avait pas frappé lors du dernier concert est sa voix grave et rauque. Nili chante avec justesse et avec un grand naturel. De plus, les textes sont en Anglais. Lilly Wood joue dans un registre pop-rock assez tranquille et sur scène. Cela passe très bien d’autant plus que Nili, au fur et à mesure de la progression du concert, fait participer le public en lui demandant de reprendre avec elle certains couplets. Un public d’ailleurs très réceptif. Je connais peu les chansons du groupe, mais j’ai bien aimé Water Ran ou encore Little Johnny une des plus belles chansons du CD. Le public participera activement sur «Somewhere To Go» remplaçant ainsi les chœurs présents sur le disque. Je considère ce moment comme un des plus beaux du concert. Bien sûr, ils joueront leurs titres les plus connus, This Is A Love Song et Down The Drain, qui ne sont pas forcément mes préférés. Par moment le concert prendra une tournure plus rock et Nili se transformera en sauvageonne soit derrière un tambour en le frappant avec ardeur soit en fin de concert en montant sur la batterie pour faire un saut de l’ange, mais… en s’affalant de tout son long. Tout cela sent la bonne humeur et une espèce de candeur qui, je l’espère perdurera. À noter que leurs futurs concerts à La Cigale et au Bataclan seront à guichet fermé.

1 h 10 d’un bon concert, où je ne me suis pas ennuyé, bien que ne connaissant pas tous les morceaux. Même si je n’ai rien trouvé de véritablement surprenant ou innovant, il est vrai que leur progression en deux ans est assez impressionnante. C’est avec la setlist en main que je quitte l’EMB en espérant y revenir cette année en fonction de la programmation. »






photos de gilles b

Lilly Wood and the Prick est un groupe français de pop, folk electro, formé en 2006. . Ce groupe français chante en anglais. Leurs influences vont de Johnny Cash à Patti Smith en passant par The Kills.



2009 : Lilly Who and the What ? EP
2010 : Invincible Friends







Nili Hadida (chant)
Benjamin Cotto (guitare)








La Setlist du Concert
LILLY WOOD & THE PRICK



Hymn to My Invisible Friend (Invincible Friends - 2010)
(No No) Kids (Invincible Friends - 2010)
Water Ran (Invincible Friends - 2010)
L.E.S artistes (Santigold Cover) (Invincible Friends - 2010)
La Mode x 3 (New)
Horny (New)
A Time Is Near (Invincible Friends - 2010)
Cover My Face (Invincible Friends - 2010)
Little Johnny (Invincible Friends - 2010)
This Is a Love Song (New)
Hey It's OK (Invincible Friends - 2010)
Down the Drain (Lilly Who and the What ? EP - 2009)
My Best (Invincible Friends - 2010)

Encore

Prayer in C (Invincible Friends - 2010)
Middle of Night (New)
Hopeless Kids (Invincible Friends - 2010)

La durée du concert : 1h25

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