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vendredi 11 mars 2011

I'M FROM BARCELONA ~ Le Cafe De La Danse. Paris.











Première Partie : Gribz




Ce qu’en a pensé Gilles B. :
« J’étais resté sur l’image d’un concert qui avait mis pas mal de temps à démarrer, c’était en 2008 au Bataclan et le groupe fêtait alors la sortie de son second album qui ne m’avait à l’époque pas du tout séduit, trop sérieux et pas assez festif, comme cette première partie du concert de 2008 d’ailleurs. Du coup je ne sais pas trop à quoi m’attendre ce soir, je n’ai pas écouté leur nouvel album, malgré tout, j’ai pris mon billet les yeux fermés. Concert qui affiche sold out depuis un petit bout de temps. J’arrive une fois de plus un peu trop tôt, mais peu importe. Ce soir, c’est en la charmante compagnie de Marine, Cécile et Alice que je vais suivre le concert. Une petite pensée pour notre Cécile et son poignet cassé. Ce qui ne l’empêchera pas de manifester son contentement tout au long du concert.

C’est d’abord avec Gribz un trio lumineux et allumé (au sens propre) que l’on passera une demi-heure bien agréable. Gribz ce sont trois musiciens alignés sur le devant de la scène, deux guitaristes et un bassiste, deux d’entre eux s’occupant en parallèle de percussions à la manière d’un One Man Band c'est-à-dire en cymbale avec l’aide des pieds pour le bassiste et grosse caisse pour le guitariste chanteur. Le tout est fort sympathique à défaut d’une grande originalité musicale. Leur style s’approche d’une pop folk américaine, de bon aloi, beaucoup de guitares, de jolis solos du guitariste face à nous, un peu de ukulélé et la participation du public, le tout est festif et rend le groupe sympathique surtout lorsqu’ils vont jouer avec leurs guitares enluminées donnant au concert une atmosphère chaude et décontractée. Contrat rempli pour Gribz.

Je trouve que le Café de la Danse est une salle assez bizarre, pour des concerts intimistes avec un public passif qui ne veut surtout pas que quelqu’un soit debout. C’est, alors, l’enfer pour moi. Par contre comme c’est le cas ce soir, cette salle peut se révéler comme un mini paradis. Beaucoup de bricolages sur scène pour raccorder les bonnes prises et les bons jacks. Impossible de deviner combien de musiciens de I'm From Barcelona seront-ils sur scène et il faudra attendre leur présence pour cela.

Un par un les membres du groupe arrivent et prennent place. Devant nous trois «cuivres» avec un sax, une trompette et un clarinettiste qui jouera aussi de la guitare acoustique, bref c’est un peu le foutoir. Les filles du groupe se trouvent de l’autre côté. En arrière-plan sur des estrades on retrouve plusieurs claviers, un bassiste, un batteur, des choristes et, bien sûr, plein centre, guitare en main, moustache de rigueur et coiffure hirsute, le maître des lieux, à savoir : Emanuel Lundgren. En les comptant je m’aperçois qu’ils ne sont que seize sur scène, pas mal bien sûr, mais on avait vu mieux, ils étaient 21 je crois au Bataclan et qu’ils étaient 18 à la Maroquinerie en janvier 2007.  Début de concert fort agréable, mais la machine n’est pas encore lancée, c’est un peu normal, car le groupe débute par de nouveaux morceaux et force est de constater qu’ils sont revenus à un style plus festif et moins sérieux que sur Who Killed Harry Houdini ? Du coup on sent bien qu’il ne manque pas grand-chose pour que le concert décolle. Je suis content de m’être placé sur la gauche, car devant nous il y a un saxo qui fera le show tout au long du concert, ne me demander pas son nom ! Il faut attendre le quatrième morceau avec Headphones pour enfin être en terrain connu surtout que ce morceau sert en ce moment de support pour une publicité. Et on sent bien que l’ambiance monte peu à peu. Sur scène le groupe se démène et demande au public de frapper dans les mains puis, il passe le micro aux premiers rangs pour chanter le refrain. Mais ce que l’on attendait arrive enfin, les ballons rouges !!! A partir de cet instant le concert va basculer en une grande fête illuminée de rouge, car outre les ballons couverts pour certains d’inscriptions diverses telles que «I Love Moustache» des milliers de confettis de la même couleur sont balancés sur la scène et sur le public. Fiesta !! Pari gagné une fois de plus pour I’m From Barcelona qui nous demande de considérer ce lieu non pas comme une salle de concert, non il faut oublier tous les groupes qui se sont produits avant eux, car ce soir ce lieu est devenu une maison, celle de Vincent au premier rang qu’Emanuel a pris en affection, c’est donc dans la maison de Vincent que nous allons tous communier ce soir. Sur scène cela devient peu à peu le foutoir, les vestes tombent, les ballons virevoltent et Emanuel nous fait un splendide stage diving suivi d’un Slam impressionnant qui le verra tout d’abord plané au-dessus de la fosse avant de survoler de manière irréelle les gradins puis arrivé, tout en haut,  il est carrément soulevé vers la coursive près du bar, impressionnant !!! Le concert continue à 200 à l’heure avec un final terrible, juger en plutôt : Jenny puis We’re From Barcelona et enfin Barcelona Loves You et malgré mon état de fatigue plus qu’avancé j’ai eu la force et surtout le plaisir de sauter sur place à l’unisson de tous les autres spectateurs, une étape dans le plaisir venait encore d’être atteint. 55 minutes de concert, le groupe se retire.

Emanuel a laissé tomber la veste et c’est parti pour une version de Treehouse que je n’avais, de prime abord, pas reconnue, peut être un peu plus douce sur le début puis ce sera un magnifique The Painter une de leurs meilleures chansons, une fois de plus la fosse saute sur place de plaisir. Enfin c’est sur un morceau du dernier album que la séparation se fait, je suis conquis, le groupe a retrouvé sa force et son allant en oubliant le côté plus triste et mélancolique de leur second album. Pas de merchandising malheureusement, I’m From Barcelona n’aura joué en fin de compte que pendant 1 h 11 très précisément, mais d’une manière tellement intense que tout regret est superflu. »






photos de gilles b

I'm from Barcelona est un groupe d'indie-pop de Jonkoping, en Suède, connu pour ses 29 membres et un mélange étonnant d'instruments tels que la clarinette, le saxophone, la flûte, la trompette, le banjo, l'accordéon, etc. Emanuel Lundgren écrit une multitude de textes aux sonorités pop et décide de réunir ses amis et les amis de ses amis pour interpréter ces chansons., son appartement devenant vite une « usine à musique » où les gens amènent banjos, accordéons et autres instruments. Le premier EP enregistré,Emanuel Lundgren rassemble ses 28 acolytes pour, selon lui, le premier et dernier live. Nous sommes alors en août 2005. Ce qu’il pensait être la fin, s’avère en fait être le début de l’aventure des I'm from Barcelona...

(http://www.myspace.com/imfrombarcelona)




 Let Me Introduce My Friends
 (April 26, 2006)
Who Killed Harry Houdini?
 (October 14, 2008)

27 songs from Barcelona 
(January 27, 2010)
Forever Today
(March 23, 2011)

Johan Aineland (Accordion, Mandolin)
Martin Alfredsson (Synthesizers, Glockenspiel)
Mathias Alriksson (Vocals)
Marcus Carlholt (Vocals, Costumes)
Julie Witwicki Carlsson (Vocals)
Philip Erixon (Percussion, Vocals)
Anna Fröderberg (Vocals)
Olof Gardestrand (Drums)
Tina Gardestrand (Vocals, Piano)
Tobias Granstrand (Guitar)
Mattias Johansson (Saxophone)
Fredrik Karp (Saxophone)
Micke Larsson (Vocals)
Daniel Lindlöf (Guitar, Banjo)
David Ljung (Trumpet)
Rikard Ljung (Omnichord, Synthesizers)
Emanuel Lundgren (Lead Vocals, Guitar)
Johan Mårtensson (Vocals)
Cornelia Norgren (Vocals)
Emma Öhnell (Vocals)
Frida Öhnell (Vocals)
Erik Ottosson (Tuba)
Christofer Olofsson (Piano, Synthesizers)
Henrik Olofsson (Bass)
Jacob Sollenberg (Clarinet)
Jonas Tjäder (Vocals)
Johan Viking (Heart and Soul)
Jakob Jonsson (Trumpet)


 La Setlist du Concert
I'M FROM BARCELONA




Intro
Get in Line (Forever Today - 2011)
Charlie Parker (Forever Today - 2011)
Always Spring (Forever Today - 2011)
Headphones (Who Killed Harry Houdini? - 2008)
This Boy (Let Me Introduce My Friends - 2006)
Mingus (Who Killed Harry Houdini? - 2008)
Dr. Landy (Forever Today - 2011)
Oversleeping (Let Me Introduce My Friends - 2006)
Come on (Forever Today - 2011)
Jenny (Let Me Introduce My Friends - 2006)
We’re from Barcelona (Let Me Introduce My Friends - 2006)
Barcelona Loves You (Let Me Introduce My Friends - 2006) > We Are Your Friends (Simian)

Encore

Treehouse (Let Me Introduce My Friends - 2006)
The Painter (Let Me Introduce My Friends - 2006)
Forever Today (Forever Today - 2011)


La durée du concert : 1h11

AFFICHE / PROMO / FLYER









jeudi 10 mars 2011

THE JOY FORMIDABLE ~ Studio 105. Black Session # 325. La Maison de la Radio. Paris.













STUDIO 105 - Black Session # 325



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Après le live de la Semaine de Canal+ me voilà cette fois devant la Maison de la Radio, et ce pour la toute première fois depuis que les Black Sessions existent. Il faut dire que l’obtention de places pour ce genre d’évènement semble assez aléatoire, certains de mes amis n’ont jamais réussi en plusieurs années à assister à un seul concert… Ça sent le copinage ! Pour ma part je n’ai pas gagné de place malgré mon inscription très rapide, mais j’ai eu la chance que le management du groupe m’inscrive  sur leur guest list. Malgré tout j’ai eu peur pendant un moment de ne pouvoir assister à l’émission tant il est difficile d’approcher de la Maison de la Radio et de trouver une place pour se garer.. Bref une fois garé, à côté du bâtiment, il est environ 21 h 20 lorsque j’entre dans la Maison de la radio. Portique de détection puis un petit moment d’angoisse devant l’hôtesse qui à l’énoncé de mon nom le raye instantanément de la guest list. Elle me remet un carton d’invitation avec inscrit «Black Session 325, The Joy Formidable» maintenant je suis certain d’assister à l’émission. Une queue d’une centaine de personnes s’est déjà formée. Michael, plus haut dans la file me fait signe et je le rejoins. Je suis soulagé et serein, j’angoissais tellement de ne pas pouvoir assister au concert de mes chouchous.

21 h 50, l’attente est terminée, avec d’autres, nous nous dirigeons au travers un dédale de couloirs jusqu’à l’entrée du Studio 105. Encore quelques minutes le temps de déposer les affaires au vestiaire et on investit la salle. Je suis assez agréablement surpris de trouver un lieu grand et spacieux pour les spectateurs, mais aussi pour le groupe qui dispose d’un grand espace pour évoluer. La position stratégique, pour ma part, sera au premier rang des gradins sur la droite, j’ai ainsi une vue parfaite sur Matt le batteur et sur Ritzy la jolie chanteuse/guitariste avec en prime son ampli légèrement tourné vers la droite c'est-à-dire en plein dans mon axe. En surplomb, on aperçoit à travers une grande baie vitrée des gens s’activer.

Il est 22 h 10, des haut-parleurs diffusent en sourdine France Inter quand on entend un journaliste annoncer le début imminent de la Black Session, deux lumières rouges placées de chaque côté de la scène s’allument alors pour signaler le passage au direct. Au même moment Bernard Lenoir fait son apparition derrière la scène pour une présentation sommaire des invités du jour. C’est enfin au tour du groupe d’arriver sous les applaudissements d’un public connaisseur et presque conquis d’avance. Ritzy est sagement vêtue d’une petite robe courte toute simple avec juste comme petite touche frivole des collants noirs fantaisie. Première fresque sonique, The Everchanging Spectrum ce morceau qui va dans une lente évolution vers un maelstrom sonique impressionnant. Le son est très très bon, bon et fort, une fois de plus je constate l’énorme force de frappe de Matt qui par moment fait gronder sa grosse caisse à l’aide de ses deux pédales et le résultat est stupéfiant particulièrement sur Craddle et Whirring. Le ton est donné, mélodique et sonique, moments de rêves qui se transforment soudainement en un déchaînement explosif et lumineux. Ce qui me surprend et me rassure avec The Joy Formidable et plus particulièrement avec Ritzy Brian c’est leur plaisir manifeste d’être sur scène et je suis à chaque fois épaté par ce sentiment de fraîcheur qui émane du groupe, c’est vivifiant et cela fait vraiment plaisir à voir. Ce soir la setlist est un peu différente de celle du Live de Canal+. Tout d’abord, ce sont dix morceaux qui seront joués ce soir au lieu de 8 comme mardi dernier. Je constate le retour de Greyhounds In The Slips sorti seulement en single et que le groupe n’avait pas joué lors de leurs deux dernières prestations. Seul petit bémol, enfin c’est vite dit, une version de 9669 qui n’a jamais eu mes faveurs, mais qui a par contre l’avantage de mettre en valeur le morceau qui suit, car le groupe les enchaîne tous les deux avec perfection et quand les premières notes de Whirring sortent on sait que l’on est reparti pour une seconde longue fresque sonore qui va finir comme d’habitude en un chaos et un déluge de sons avec Ritzy et Rhydian à genoux en train de faire pleurer leurs instruments respectifs tandis que Matt finira le morceau en explosant ses baguettes qui vont traverser la scène du studio 105 sans heureusement toucher ses deux compatriotes. Entre temps, on aura eu droit cette fois à Buoy un morceau beaucoup plus atmosphérique que je découvre peu à peu et que j’apprécie de plus en plus. On n’oubliera pas non plus Craddle qui va une fois de plus tout exploser sur son passage.

Cette fois le concert a duré 55 minutes, pratiquement la durée standard pour The Joy Formidable, on ne sait pas trop si le groupe va revenir ou non, mais la durée de l’émission est de toute façon maintenant dépassée et je me décide à prendre une des setlists qui traîne sur la scène. Beau concert même si j’aurais aimé le vivre debout. Avec un petit groupe de fans nous restons à l’extérieur de la Maison de la Radio et après plus de 30 minutes d’attente nous sommes récompensés, c’est d’abord Matt qui vient nous voir manifestement en forme en nous traitant avec un grand sourire de Bastards puis c’est enfin Ritzy qui vient à notre rencontre suivie de Rhydian pour discuter pendant une vingtaine de minutes, c’est vraiment agréable surtout qu’il fait froid dehors et que le groupe doit repartir dans leur camionnette vers l’Angleterre où ils doivent donner un concert acoustique le lendemain soir. Mais ils prennent du temps avec nous et j’en profite pour faire signer la set list par tous les membres du groupe.

Voila, c’était mon sixième concert de The Joy Formidable, le plaisir est intact, d’après le groupe ils devraient se produire en France pendant la saison des festivals, reste à savoir lesquels ! Mystère ils ne le savent pas eux-mêmes. Moi j’espère une tournée en tête d’affiche avec pourquoi pas la Maroquinerie comme salle d’accueil.

Un grand merci à Michael pour les trois photos prises à l’arraché ! »







The Joy Formidable est un trio rock provenant de North Wales(Royaume-Uni) et résidant actuellement à Londres. Leur style musical est une etiquette Dream pop, Indie Dirge pop, avec une comparaison  à des groupes tels que les Pixies ou les Smashing Pumpkins. Ils firent leur première apparition scénique au festival In The City en 2006 sous le nom de Sidecar Kisses.

(http://www.myspace.com/thejoyformidable)


•    The Big Roar (January 2011)
EP
 •    A Balloon Called Moaning (February 2009)
    •    First You Have to Get Mad – live album (November 2009)








 Ritzy Bryan (Vocal/Guitar)
Rhydian Dafydd (Vocal/Bass)
Matt Thomas (Drums)









La Setlist du Concert
THE JOY FORMIDABLE



 

The Everchanging Spectrum Of A Lie (The Big Roar - 2011)

The Magnifying Glass (The Big Roar - 2011)

Austere (The Big Roar - 2011)

I Don’t Want To See You Like This (The Big Roar - 2011)
Greyhounds In The Slips (Single - 2009)

The Greatest Light Is The Greatest Shade (The Big Roar - 2011)
Buoy
(The Big Roar - 2011)

A Heavy Abacus (The Big Roar - 2011)

9669 (A Balloon Called Moaning - 2009)

Whirring (The Big Roar - 2011)









La durée du concert : 0h55

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