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lundi 18 avril 2011

MINTZKOV ~ Le Point Ephémère. Paris.











Première Partie : EXSONDALDES



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Curieusement ce soir c’est la quatrième fois que je vais voir Mintzkov dont trois fois, en compagnie du groupe Français Exsonvaldes. Mintzkov c’est ce groupe belge qui a du mal à émerger en France et c’est vraiment dommage, car le groupe est bourré de talent et d’énergie. Sans doute trop ordinaire quelque part pour le monde de la musique. Car c’est à noter que l’on ne lit pas grand-chose sur eux, webzine y compris hélas. Mon rôle est donc de rattraper cette injustice. Découvert au Nouveau Casino en 2009 alors qu’ils ouvraient pour les Bishops ils ont effectué en 2010 une tournée en tête d’affiche dont un passage remarqué à la Boule Noire puis ce fut un troisième concert au Forum de Vauréal cette fois-ci. Leur troisième album est sorti depuis quelque temps déjà, les voila donc pour une nouvelle tournée et un passage au Point FMR. La crainte que l’on pouvait avoir pour ce soir était simplement le manque de public, crainte non fondée, car le Point FMR sera correctement rempli ce soir. Bizarrement, pratiquement aucun photographe accrédité, enfin de ceux que je connais, dommage tout de même. Mais heureusement, je peux compter sur les amis avec la présence de Alice & Cécile ainsi que Vincent et Michael.

Une fois de plus, c’est Exsonvaldes qui assure la première partie. Le groupe a ses fidèles dans la salle et ma foi je dois dire que je les aime bien, dans le registre qui est le leur, c'est-à-dire de la pop mélodique finement ciselée, la voix du chanteur y étant pour beaucoup. La configuration du groupe est toujours la même, deux guitares acoustiques + 1 basse et une batterie. Ce soir devrait être le dernier concert de leur tournée et ils joueront quelques nouveaux morceaux qui figureront sur leur prochain album. J’ai le sentiment, sur ces derniers morceaux, d’une évolution légèrement plus rock et "rentre dedans" pour le reste j’aime toujours cette limpidité qui ressort en écoutant Exsonvaldès du aussi au fait qu'ils jouent en semi-acoustique c'est-à-dire avec des guitares acoustiques électrifiées et surtout on ressent une sorte de limpidité  grâce à la voix pure et très juste de Simon qui n’hésite pas plusieurs fois à chanter a capella imité par tout le groupe pour des séances riches en harmonies vocales. On peut trouver la musique d’Exsonvaldes parfois un peu mièvre, mais je suis toujours fasciné par cette espèce de pureté musicale que je retrouve à chacun de leur passage sur scène.  Beaucoup de fans dans la salle qui vont leur réserver un beau succès. Pas de As Tears Go By cette fois, mais une version toujours assez étonnante de Take On Me. 45 minutes de concert avec une nouvelle fois un beau succès à la clé.
 
J’avais un peu peur qu’une partie du public quitte la salle comme cela s’était déjà produit lorsque les deux groupes jouaient ensemble, mais pas cette fois. Il semblerait enfin que Mintzkov ait trouvé son public à Paris vu les encouragements bruyants du public et la ferveur de celui-ci. Et ce qui m’a vraiment fait plaisir c’est de voir les membres du groupe et particulièrement Philip le chanteur/guitariste se rendre compte que dorénavant ils avaient leur noyau de fans à Paris, dont nous faisons partie, Cécile, Alice, Vincent et moi évidemment. Le concert va être bon. Cela on n’en doutait pas, avec bien sûr le dernier album paru à l’honneur dont ils joueront pas moins de six morceaux. Cet album leur a, sans doute, permis d’être un tout petit peu moins monolithique qu’auparavant et un peu plus mélodique, mais que l’on se rassure on retrouve toujours le côté urgent qui anime presque toutes leurs chansons et avec Rising Sun, Setting Sun ou Safe House on est bien servi. Ce côté plus mélodique que j’évoquais on va le retrouver ce soir avec une chanson comme Opening Fire où le public accompagnera le groupe en chantant ou alors Roadbuilding. C’est sûr maintenant, la musique de Mintzkov est reconnaissable entre toutes, elle comporte une touche bien particulière, leur marque de fabrique tout simplement. Il faut dire que la voix de Philip Bosschaerts est bien reconnaissable entre tous et que les deux guitares qui parfois font penser à celles de DEUS  donnent un cachet particulier. On n’oubliera pas la rythmique puissante et monolithique de Lies Lorquet qui se fait discrète, mais efficace sur son côté gauche. Bon je vais faire tout de même un peu la fine bouche en regrettant que le groupe n’ait pas joué plus de morceaux de 360°, leur meilleur album à ce jour, j’aurais aimé qu’ils jouent Life After Fire ou bien One Equals A Lot par exemple. En échange on aura droit à une version de The State We’re In absolument magnifique avec un redémarrage final sensationnel sans oublier non plus une bonne version de Putain Putain (reprise de TC Matic). En tout cas, c’est bien la première fois que je vois le groupe avoir un vrai dialogue avec le public même si l’on sent une certaine timidité chez Mintzkov. Un petit mot sur Daan le guitariste du groupe, il m’a vraiment fait penser ce soir au guitariste des Black Rebel Motorcycle Club, même look un peu la même attitude. J’ai noté une version particulièrement réussie de Violetta en fin de concert.  Le rappel sera malheureusement court avec un retour vers le premier album du groupe (All At Once) et alors qu’il semblait vouloir nous jouer pour finir la soirée en beauté une version de Andy des Rita Mitsouko, le groupe s’est plus ou moins vu contraint de se retirer, couvre-feu oblige. Dommage j’aurais aimé un set un peu plus long que la petite heure qu’il leur a été allouée ce soir.

Ne nous plaignons pas tout de même, Mintzkov a confirmé tout le bien que l’on pensait d’eux, le groupe est attachant tout simplement par ce qu’ils sont bons ! »





photos de gilles b

 
Exsonvaldes est un groupe de Pop/Rock français, originaire de Paris, et plus précisément du 13ème arrondissement. La musique d'Exsonvaldes, en anglais dans le texte, mélange des influences venant à la fois de la scène belge et indé américaine, lorgnant tant du côté des Girls in Hawaii que de Death Cab for Cutie. Dans le cadre de leur tournée, le groupe se produit également dans des appartements.

 

Formé en 2003, le groupe belge Mintzkov rencontre une notoriété locale gagnée par de nombreux concerts, jusqu'à la parution de l'album 360° en 2007 qui lui vaut la comparaison avec dEUS. La force du groupe est de proposer un rock à la fois tendu et entêtant: un parfait mix entre les Pixies et Girls Against Boys. Leur album « 360° », produit par Mark Freegard (The Breeders, Manic Street Preachers,…) a été plébiscité et élu «meilleur album de l'année » par la presse belge.

 

Time we spent together (2004)
Near the edge of something beautiful (2009)

    •    M For Means And L For Love (2003)
    •    360°(2007/9)
   •    Rising Sun, Setting Sun (2010)

EXSONVALDES
 



Simon - Vocals, guitar
Antoine - Guitar, keyboards, vocals
Guillaume - Bass, vocals
Martin - Drums, vocals







MINTZKOV

 




Philip Bosschaerts (guitar + vocals)
Lies Lorquet (bass + vocals)
Minchul Van Steenkiste (drums)
Daan Scheltjens (guitar)
Pascal Oorts (keyboards)








La Setlist du Concert
EXSONVALDES

La durée du concert : 0h50
 

La Setlist du Concert
MINTZKOV

Safe House (Rising Sun, Setting Sun - 2011)
Rising Sun, Setting Sun (Rising Sun, Setting Sun - 2011)
Roadbuilding (Rising Sun, Setting Sun - 2011)
Retur & Smile (360° - 2008)
Putain Putain (TC Matic/Arno Cover)
The State We're In (360° - 2008)
Opening Fire (Rising Sun, Setting Sun - 2011)
Ruby Red (360° - 2008)
Violetta (Single - 2008)
Gemini (Rising Sun, Setting Sun - 2011)

Encore


All at Once (M for Means and L for Love - 2003)










La durée du concert : 1h15

AFFICHE / PROMO / FLYER





vendredi 15 avril 2011

THE DEARS ~ La Flèche D’Or. Paris.











Première Partie : MOSS + THE GOLDBERG SISTERS



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Assez incompréhensible que The Dears n’arrivent pas à remplir le Flèche d’Or. Le public parisien est à assez étrange tout de même, il s’emballe parfois pour des groupes moyens alors que pour d’autres talentueux à l’extrême, il est   absent. Bon j’exagère un peu, mais la Flèche d’Or est loin d’être remplie pour cette soirée. Pourtant The Dears, ce combo Canadien emmené par son leader charismatique Murray A Lightburn a de quoi séduire en «live». Je ne les ai pas revus depuis une prestation étincelante en 2006 à la Maroquinerie, autant dire que ces Canadiens se font rares et qu’il ne faut pas les louper.

Comme d’habitude à la Flèche, il faut s’attendre à une soirée assez longue, mais ce soir il n’y a «que» trois groupes au programme. Et le premier à monter sur scène se prénomme MOSS. Ils viennent des Pays-Bas, pays assez aride en matière de rock’n’roll (bon, on ne fait pas mieux), mais qui possède tout de même quelques petites pépites et MOSS en est une.

Sur scène les garçons sont alignés en rang d’oignons, on ne peut pas vraiment dire qu’ils aient beaucoup d’allure avec leurs chemises à carreaux ou leurs hauts de survêts (couleur orange of course !). Par contre, ce qui surprend de suite c’est l’éclairage. Ils ont apporté, avec eux, leur set personnel qui consiste en deux vidéoprojecteurs placés sur les côtés de la scène et qui vont diffuser une espèce de lumière vive et chatoyante. Sur scène, on trouve un petit clavier, mais la musique de MOSS repose en grande partie sur les guitares (Danelectro vintage) et sur de la musique rock aérienne et mélodique. Ce qui ne veut pas dire mièvre ou sans relief, non leur musique est enlevée et même sans connaître les morceaux on se plait à onduler de la tête et à savourer tout simplement. Il y a quelque chose de lumineux dans leur musique qui force le respect. Ils évoquent un peu le style d’un groupe genre The Shins. La voix est agréable et surtout elle est enrobée comme dans un écrin par une rythmique sans faille avec les guitares qui papillonnent autour. Le groupe a déjà deux albums à son actif, mais ce soir c’est surtout le dernier en date (Never Be Scared/Don’t Be A Hero) qui sera à l’honneur ainsi qu’une poignée d’inédits. Excellente surprise donc que ce groupe hollandais assez fade dans leur présentation, maïs qui sur scène développe une musique fort agréable.

À la vue de l’artiste, très courtement vêtue, qui est en train d’accorder son violon, on se dit que cette fois c’est la beauté qui sera à l’honneur avec The Goldberg Sisters. Sauf que la seconde sœur n’existe pas et qu’elle est remplacée par Alan Goldberg acteur/réalisateur américain et accessoirement musicien et leader des Goldberg Sisters. Curieux concert auquel nous allons assister. On dirait presque  une première pour le groupe avec pleins d’ennuis techniques pour la guitare d’Alan qui délivrait un son presque garage avec plein de crachotements. Difficile de définir la musique proposée ce soir. De la poésie sans aucun doute, une petite touche psychédélique certainement, on lorgne un peu du côté de Grandaddy. La jolie violoniste chantera sur un morceau, je crois. Sur scène un autre musicien est présent alternant les passages aux claviers et ceux à la trompette. Je sens qu’il y a du talent, mais c’est encore bien brouillon, mais au final sympathique surtout qu’Alan Goldberg manie l’humour avec brio et naturel. L’album n’était pas encore sorti lors de ce concert, mais je le l’achèterai dès que possible. Petite précision  apportée par Alan Goldberg ;  ce soir était leur second et dernier concert en Europe !

Coup de chance, je me suis placé suffisamment bien, en gros, premier rang au milieu, ce qui me permet d’échapper à la hantise, nous amateurs de rock, le clavier placé sur le devant de la scène qui  masque non seulement la vue des autres musiciens, mais parfois même la vue de celui qui joue de ces mêmes claviers !!!! .

On ne le dira jamais assez, mais The Dears est un grand groupe de scène malheureusement trop méconnu. La machine est bien sûr emmenée par son chanteur et leader Murray Lightburn avec à ses côtés Natalia Yanchak la blonde claviériste qu’il présentera plus tard comme «ma femme». Petite angoisse tout de même à la vue de son genou entouré d’une sorte de bandage rigide et de la béquille qui lui sert à se déplacer. J’espère qu’il ne va pas jouer assis !!! On est très vite rassuré, ce problème ne va pas influer sur le concert. Dès le début du concert, la magie opère très simplement grâce à l’alliance des mélodies et de la voix de Murray. Omega Dog est le reflet de cette alliance et reflète ce que The Dears est sur scène c'est-à-dire le mélange entre une certaine douceur et une débauche sonore à laquelle se mêle parfois de l’exaltation. Et on est vite entrainés dans ce tourbillon où le tumulte sonore et l’émotion ne font plus qu’un.

The Dears est un groupe de scène on ne le dira jamais assez. Une grande partie du concert est consacrée à Dégénération Street le dernier très bon album en date (hormis sa pochette pas vraiment affriolante) et je redécouvre les morceaux en live avec un Blood majestueux, tout The Dears est dans ce morceau, la rage exprimée par Murray et l’orchestration lumineuse et échevelée où les guitares rivalisent avec les claviers : magnifique ! Magnifique surtout par ce que l’on a à faire à un véritable groupe, qui ne se contentent pas de reproduire, enfin d’essayer de reproduire, ce qu’ils ont brillamment réussi en studio avec toutes les astuces disponibles. Non, The Dears est de la race des artistes «véritables» et cela on le ressent instantanément. Et j’aime ces concerts ou l’on s’enfonce doucement, mais surement dans une sorte d’euphorie douce conséquence d’une connexion avec l’artiste sur scène. Si le concert est une réussite totale je ne peux quand même m’empêcher de regretter l’absence relative de morceaux provenant de Gang Of Losers, l’album grâce auquel je les avais découverts il y a cinq ans (seulement trois morceaux joués ce soir). Mais, des grands moments il y en aura eu et outre Blood déjà nommé ci-dessus je citerai Lost In The plot et bien sûr You & I Are A Gang Of Losers.

Très beau concert malgré une salle à mon avis inadaptée à ce genre de groupe, car on les sent véritablement à l’étroit, je ne voyais d’ailleurs que très peu le clavier jouant sur la droite de la scène. Découverte pour certains, confirmation pour moi j’espère que The Dears n’attendra pas 5 ans avant de revenir à Paris J’espère surtout une certaine reconnaissance du public pour ce groupe un peu hors-norme dans le paysage rock Canadien actuel. »






photos de gilles b.

The Dears est un groupe indie rock fondé à Montréal, Québec, Canada en 1995. Ce groupe a changé plusieurs fois de line-up depuis sa création. C'est un collectif à géométrie variable réuni autour du charismatique Murray A. Lightburn, dont la voix a souvent été comparée à celle de Morrissey. Ayant d'abord suscité de l'intérêt à Montréal, le succès des Dears s'est étendu à l'Europe.

Albums
End of a Hollywood Bedtime Story (2000)
No Cities Left (2003)
Gang of Losers (2006)
Missiles (2008)
Degeneration Street (2011)

EP
Orchestral Pop Noir Romantique (EP, 2001)
Protest (EP, 2002)






Murray Lightburn (since 1995)
Natalia Yanchak (since 1998)
Patrick Krief (2003–2008, since 2010)
Rob Benvie (2002–2003, since 2009)
Roberto Arquilla (1997–2000, since 2010)
Jeff Luciani (since 2010)








La Setlist du Concert
MOSS




La durée du concert : 0h45
 

La Setlist du Concert
THE DEARS





Omega Dog (Degeneration Street - 2011)
5 Chords (Degeneration Street - 2011)
Blood (Degeneration Street - 2011)
Thrones (Degeneration Street - 2011)
Whites Only Party (Gang of Losers - 2006)
Galactica Tides (Degeneration Street - 2011)
Hate Then Love (Gang of Losers -2006)
Lost In Plot (No Cities Lft - 2003)
We Can Have It (No Cities Lft - 2003)
Yesteryear (Degeneration Street - 2011)
Stomping

Encore


The Second Part (No Cities Lft - 2003)
You and I Are a Gang of Losers (Gang of Losers - 2006)
22: The Death of All the Romance (No Cities Lft - 2003)


La durée du concert : 1h10


AFFICHE / PROMO / FLYER