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mercredi 20 avril 2011

DEAD MEADOW ~ SPINDRIFT ~~ L'Abordage. Evreux.











Première Partie:




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« 3 semaines après leur brillante prestation à la Flèche d’Or, hors de question de rater, cette fois, Spindrift et ce nouveau rendez-vous avec Dead Meadow. Au fond, Evreux n’est pas si loin que cela de Paris pas d’embouteillages, et en plus le cadre est sympathique. Pas la peine de se presser, les portes n’ouvrent de toute façon qu’ à 20 h 30. J’ai un peu peur qu’il n’y ait presque personne, mais mes craintes ne seront pas fondées. La salle, en vérité, le Club de l’Abordage, sera correctement rempli. On retrouve avec plaisir Céline et son équipe de Rock Times qui eux aussi ont fait le déplacement. La scène du club est bien trop petite pour installer le matériel du groupe et naturellement  on déborde un peu sur les côtés !

J’ai découvert Spindrift depuis peu de temps et j’avoue que je suis devenu accro tout simplement. Leur style musical est assez unique et sur scène le groupe est tout simplement excellent. Western Psychédélique tel est le qualificatif que beaucoup donnent à leur style musical et à vrai dire c’est un peu ça ! Ce soir la belle Sasha Vallely en noir, avec ses tresses et le stetson vissé sur sa tête elle est tout simplement ravissante. Première excellente surprise : le son, rien à redire c’est pratiquement parfait, les voix sont claires et nettes quant aux guitares, basse et batterie, c’est puissant comme on l’aime. Le maître d’œuvre du groupe s’appelle Kirpatrick Thomas, tout de noir vêtu et lui aussi stetson sur la tête il imprime le tempo au groupe. Dès les premiers instants du concert on est déjà dans le bain, un air étrange joué à la flute envahit la salle puis c’est l’intro à la guitare de Girlz, Booze and Gunz et, d’un coup c’est la cavalcade magnifique, on est déjà parti dans un autre monde, celui des grands espaces secs et désertiques ou l’on croise des serpents et des cactus. Le son des guitares nous plonge en plein univers cinématographique, celui des années 70 quand les acteurs avaient des gueules. Plus tard, ce sera un magnifique Speak To The Wind qui viendra aussi illustrer tout cela, mais plus que les morceaux eux-mêmes, c’est l’atmosphère créée par le groupe qui est fascinante, car on plonge sans coup férir dans leur univers et l’on n’en ressort pas avant la fin du set. Et puis ce soir, les conditions sont excellentes, la proximité du groupe, le fait de ne pas être les uns sur les autres toutes ces petites choses nous permettent d’apprécier encore mieux l’univers de Spindrift. Et ce soir, je vois enfin le bassiste muni de sa double manche étincelante, on le croirait presque sorti d’un groupe des années 70, il n’aurait pas déparé chez Black Sabbath !! Et outre le fait d’assurer une rythmique soutenue, la seconde fonction du bassiste chevelu est de pousser des hi ha !!! dans le micro pour relancer encore plus la machine !!! Mais ce soir, on va avoir droit à du lourd, du très lourd, car si cette première partie de concert pouvait sembler d’un haut niveau, que dire des deux derniers morceaux joués !! Cela commence par Drifters Pass une longue fresque comme je les aime ou les envolées de guitares vont m’emmener au septième ciel, carrément et puis pour clore le set, un Indian Runs époustouflant, difficile de décrire les émotions qui m'habitent à ce moment, mais c’était tout simplement grand !

Voilà, en 50 minutes Spindrift m’a définitivement encore convaincu... mais oui j’aime ce groupe!

Les musiciens du groupe démontent maintenant une partie de leur matériel pour laisser place à Dead Meadow pendant que le public en profite pour prendre l’air et boire une bière. Reconnaissons-le, je suis un peu inquiet, car le set de Spindrift était tellement bon que cela va être difficile de passer derrière.

Dead Meadow c’est avant tout un trio Guitare/Basse/Batterie plutôt jeune. Différence notoire avec leur concert donné à la Maroquinerie en 2010, le batteur n’est plus le même. Stephen McCarty le batteur chevelu et barbu a quitté le navire et c’est le retour ce soir du batteur d’origine Mark Laughlin. Première constatation, le son de la guitare n’est pas assez fort ni assez saturé par contre le son de la basse claque bien. Je suis un peu embêté pour commenter le set de Dead Meadow car, il faut l’avouer, je les ai trouvé beaucoup moins convaincants que lors de leur dernier passage. J’ai encore la musique de Spindrift dans les oreilles et puis il y a tout de même un constat sans appel, je trouve que leurs compositions se ressemblent beaucoup trop. J’avoue ne pas pouvoir retenir un seul de leurs titres. La magie n’a pas opéré, impossible d’entrer dans le set malgré la profusion d’envolées de guitare ou cette fois je n’ai pas perçu héla le côté épique qui m’avait hier séduit, j’ai trouvé de plus Jason Simon pas vraiment connecté avec le public contrairement à Steve Kille le bassiste. Alors oui c’est vraiment en spectateur que j’ai assisté à ce show, pas vraiment mauvais non cela serait mentir, mais sans la touche de magie qui aurait pu me connecter à leur set. Et je ne sais pas si c’était une vue de mon esprit, mais il m’a semblé qu’une partie du public avait déserté la salle à la fin de leur set qui a duré presque 1 h 10.

En tout cas, la soirée fut tout de même excellente, un petit tour au merchandising pour acheter un tee-shirt de Spindrift, j’espère maintenant qu’une seule chose : qu’ils reviennent au plus vite en France ! »



photos : gilles b

Spindrift est un groupe de rock psychédélique (Spaghetti Western Grindhouse Rock ‘n Roll) de la California crée par le chanteur-compositeur- acteur-producteur Kirpatrick Thomas.



Dead Meadow est un groupe Américain de Rock Progressif et Psychédélique (inspiration des années 60s et dont les influences sont à chercher auprès de Jefferson Airplane) formé en 1998 à Washington, D. C. Ils alternent sans complexe les genres, entre rock noise, métal psychédélique, envolées hypnotiques et mélodies obsédantes néo-psyché et avant-gardistes.

  •    2003 - Songs From The Ancient Age (Re-release - 2005)
  •    2007 - The Legend Of Gods Gun
  •    2008 - The West
  •    2008 - Goin’ Down EP
    •    2011 - Classic Soundtracks Vol. 1
 
Studio albums

    •    Dead Meadow (2000)
    •    Howls from the Hills (2001)
    •    Shivering King and Others (2003)
    •    Feathers (2005)
    •    Old Growth (2008)
    •    Three Kings (2010)

Live albums

    •    Got Live If You Want It (2002)


SPINDRIFT




Kirpatrick Thomas – Guitar and Vocals
Henry Evans – Bass and Baritone Guitar
Lucas Dawson – Pedal Steel & 2nd Guitar
Sasha Vallely-Certik – Mellosonic, Vocals
James Acton – Drums
  DEAD MEADOW






Jason Simon - guitar, vocals
Steve Kille - bass, sitar
Stephen McCarty - drums








La Setlist du Concert
SPINDRIFT

Girls Booze Gunz (Legend of God's Gun - 2007)
Legend Of Gods Gun (Legend of God's Gun - 2007)
Space Vixens Theme (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Speak To The Wind (Legend of God's Gun - 2007)
Shadytown (Theme from Hollywood Play-Girls) (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Ace Coletrane (The West - 2008)
Outro 
Roundup (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Theme From Amboy (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Theme From Drifter's Pass (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Indian Run (Legend of God's Gun - 2007)








La durée du concert : 0h50



La Setlist du Concert
DEAD MEADOW


GreenSky GreenLake (Dead Meadow - 2000)
Good Moanin’ (Shivering King And Others - 2003)
What Needs Must Be (Old Growth - 2008)
Indian Bones (Dead Meadow - 2000)
Acoustic (?)
Rocky Mountain High (Dead Meadow - 2000)
Golden Could (Shivering King And Others - 2003)
At Her Open Door (Feathers - 2005)
September (?)
Sleepy Silver Door (Dead Meadow - 2000)

Encore
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La durée du concert : 1h10

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mardi 19 avril 2011

DEERHOOF ~ La Maroquinerie. Paris.











Première Partie : Anabel’s Poppy Day + Dustin Wong



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Attention groupe culte ! Deerhoof ! Un nom que beaucoup ont entendu mais que peu, au fond, ont vu en concert. Pour ma part ce sera la seconde rencontre après leur prestation durant le festival Le Rock Dans Tous Ses Etats à Evreux il y a deux ans ? La soirée est sold out mais comme d’habitude à la Maroquinerie les gens ne se pressent pas devant la porte à l’heure de l’ouverture.

2 première parties je trouve que c’est un peu trop, mais bon ça devient une habitude. Le premier groupe à monter sur scène s’appelle Anabel’s Poppy Day dont je n’ai jamais entendu parler. La première chose que je constate c’est la voix de la chanteuse qui me fait particulièrement penser à celle de Clare Grogran chanteuse de Altered Images groupe éphémère du début des années 80. Le crédo du groupe, de la pop minimaliste pas désagréable, dommage une fois de plus que l’éclairage n’ait pas été à la hauteur, difficile d’apercevoir l’organiste qui n’était jamais éclairée. Pas mal de percussions par moments. J’ai écouté quelques chansons sur leur Myspace et je dois dire que ce n’est pas désagréable du tout. Court set de 30 minutes qui malheureusement s’est déroulé dans un anonymat partiel.

Le second artiste à se présenter sur scène un peu plus tard va lui récolter les suffrages d’un public déjà beaucoup plus nombreux, il s’agit de Dustin Wong un artiste qui va jouer seul, assis sur sa chaise, armé d’une guitare électrique et d’une rangée de pédales. Son style musical est simple : Faire des boucles avec sa guitare sauf que dans son cas le son qui en ressort m’a fait penser assez souvent à du synthé plus qu’à de la guitare. J’ai appelé son set de 40 minutes « DISGRESSIONS ASIATIQUES ». En effet la musique proposée m’a tout simplement fait penser à une atmosphère ou plutôt un univers asiatique avec un gros côté musique progressive. Problème, on se lasse très vite, pour ma part après  1 ou 2 morceaux, j’ai l’impression d’écouter sans cesse la même chose. Trop d’artistes se sont emparés de cette manière de jouer en concert surtout lorsqu' ils sont seuls sur scène. Quelques rares s’en sortent admirablement comme St Vincent mais concernant Dustin Wong, je suis sceptique car l’impression de lassitude m’est vite apparue. En tout cas le public lui a apprécié car Dustin reviendra pour 1 rappel ce qui est assez rare pour une première partie.

Place maintenant à Deerhoof devant une salle bien sûr bondée. Je ne m’en étais pas rendu compte il y a deux ans mais la chanteuse du groupe Satomi Matsuzaki est vraiment minuscule plantée devant nous avec sa basse Hoffner autour du cou. Décrire un concert de Deerhoof est tout simplement hyper difficile car on évolue dans un univers baroque et non conformiste, un peu comme Yo La Tengo par exemple. J’avoue que je n’arrive pas sur disque ou CD à vraiment me passionner pour leur musique, sur scène tout est différent. Tout d’abord , plus que Satomi la chanteuse de poche, il y a le batteur qui impressionne par son style et aussi par sa manière de communiquer avec le public parisien, il va nous rappeler que Deerhoof était déjà venu par le passé participer aux Villettes Soniques . Mais plus encore ce sont les deux guitaristes qui vont faire une grande partie du spectacle car avec eux la musique se fait sauvage, presque grunge, en tout cas assez loin de l’univers presque propre que l’on retrouve sur disque. C’est donc un peu cela que l’on retrouve ce soir en live, de la pop bizarroïde ou la voix acidulée de Satomi donne un caractère ludique et enfantin en contraste avec les deux dingues arc-boutés sur leurs guitares et c’est aussi cela qui fait le charme de Deerhoof en concert. J’ai trouvé tout de même Satomi assez réservé ce soir mais nous aurons tout de même droit à quelques gestuelles assez spéciales de sa part ressemblant aux exercices que les ouvriers Japonais pratiquent devant leur usine. Deux rappels pour conclure le set avec bien sûr une reprise des Ramones, cette fois ce sera Pinhead !

Voila, soirée agréable.  »





photos de gilles b :


Deerhoof est un groupe de rock indépendant formé en 1993 à San Francisco. Son esprit do it yourself, son univers sonore étrange et les panachages stylistiques qu’il propose - une combinaison mélodies doucereuses et de noise rock - l’ont rendu célèbre au-delà de la scène underground dont il est issu.

(http://www.myspace.com/deerhoof)

Return of the Wood M'Lady 7" (1995)
The Man, the King, the Girl CD (1997)
Holdypaws CD (1999)
Koalamagic (2000)
Halfbird CD (2001)
Reveille CD/LP (2002)
Apple O' CD/LP (2003)
Milk Man CD/LP (2004)
Bibidi Babidi Boo MP3 (2004)
Green Cosmos EP ([2005])
The Runners Four CD/LP (2005)
Friend Opportunity CD/LP (2007)
Offend Maggie CD/LP (2008)
Deerhoof Vs. Evil CD/LP (2011)






Greg Saunier : Drums
 John Dieterich : Guitar
Satomi Matsuzaki : Vocal & Bass
Ed Rodriguez : Guitar









La Setlist du Concert
DEERHOOF


Eaguru Guru (Offend Maggie - 2008)
Dummy Discards A Heart (Apple O' - 2003)
Giga Dance (Milk Man - 2004)
Buck and Judy (Offend Maggie - 2008)
Come See the Duck (Green Cosmos EP - 2005)
O'Malley Former Underdog (Deerhoof vs. Evil - 2011)
The Merry Barracks (Deerhoof vs. Evil - 2011)
Qui Dorm, Només Somia (Deerhoof vs. Evil - 2011)
Hey I Can (Deerhoof vs. Evil - 2011)
Let's Dance The Jet (Deerhoof vs. Evil - 2011)
I Did Crimes For You (Deerhoof vs. Evil - 2011)
Milk Man (Milk Man - 2004)
Fresh Born (Offend Maggie - 2008)
The Tears and Love of Music (Offend Maggie - 2008)
The Perfect Me (Friend Opportunity - 2007)

Encore 1

Desapareceré (Milk Man - 2004)
Pinhead (The Ramones Cover)

Encore 2

Basketball Get Your Groove Back (Offend Maggie - 2008)


La durée du concert : 1h10

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