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vendredi 20 mai 2011

THE WALKMEN ~ L'Alhambra. Paris.











Première Partie :  ROYAL BANGS



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Une fois de plus c’est un dilemme ce soir : The Walkmen ou mes chouchous de Handsome Furs ? Le choix est fait, ce sera The Walkmen puisque j’ai malheureusement manqué son précédent concert à la Flèche d'Or. Sans arriver vraiment tôt, je suis surpris du peu de monde devant la salle, une poignée de personnes seulement avec Anthony. Pour une fois il est sur place avant moi et il m’annonce une bonne nouvelle: une place d’invitation en plus pour le concert d’Handsome Furs de ce soir. Réflexion faite, compte tenu de l’horaire de passage du groupe sur scène (vers 11h), on a toutes les chances pour y assister.

Ce soir on constate peu de monde, le balcon est fermé et la fosse est remplie à peine aux deux tiers... peux être le prix du billet (27,50€) un peu élevé ? En tout cas l’atmosphère est presque morose et ce n’est pas la première partie du nom de Royal Bangs qui va me faire changer d’avis. Il ne me reste peu de souvenirs de leur prestation si ce n’est que j’ai trouvé cela sans intérêt et avec l’impression de voir un groupe qui n’a pas trouvé son style . Le tout fatiguant au bout de quelques minutes. Heureusement leur set est court :  31 minutes.

Avec Anthony et Eric, on lorgne du coté de notre montre en constatant que pour le moment on est dans le délais parfaits pour finir notre soirée à la Flechè, restent à savoir combien de temps The Walkmen vont jouer. Premières constatations : la scène est presque trop grande pour eux, chaque musicien est de son coté et je ne ressens pas l’union qui avait justement fait leur force lors d’un excellent concert à la Maroquinerie en octobre 2008, quand le groupe n’avait pas encore l’aura qu’il développe maintenant. Alors qu’est-ce qui cloche ce soir ? Car autant le dire, je n’ai pas été emballé par la prestation des New Yorkais. Quel en est la cause ? Un concert trop propre et pas vraiment fusionnel, l’impression que tout cela est beau et bien fait mais une manque d'efficacité et de frénésie. J’ai remarqué que les parties consacrées à leur dernier album «Lisbon» se révèlent sur scène trop fades à mon goût. Pourtant le début de concert était plutôt engagé sur de bonnes bases, avec des guitares supersoniques... trop surement car l’ingénieur du son baissera le son après quelques minutes. Puis, plus grand-chose se passe. Hamilton Leithauser à beau s’appliquer devant son micro mais le courant ne passe pas. Bien sûr il y aura le fantastique The Rat, là on ne peux rien dire car le morceau est tellement bon que même ce soir tient ses promesses . J’ai noté aussi une assez bonne version de Juveniles et c’est à peu près tout. Alors étais-je dans un jour sans ? Pas si sûr que ça. D’accord je deviens exigeant avec les années mais je n’ai pas retrouvé la force, la puissance et le choc que j’avais eu en 2008. Et puis sans être méchant, 1h10 de concert c’est un peu léger pour un groupe qui a six albums au compteur, non ?

Il est à peine 22h30, pas le temps de récupérer la Setlist et de trainer dans la salle, car Anthony et moi filons en vitesse vers la Flèche d’Or, pour un autre concert et y terminer notre soirée en beauté.

Ah oui j’oubliais, étant donné que mon appareil photo est tombé en panne, j’ai donc fait quelques photos avec l’iPhone... pas mal tout compte fait ! »




photos de gilles b.


The Walkmen sont un groupe indie rock de la ville de New York et se sont formé en 2000, sur les cendres s de Jonathan Fire Eater et es Recoys. Ses compositions, jamais faciles, toujours nerveuses, dévoilent un certain romantisme sombre, exalté et dramatique. Encore trop méconnus, on ne clamera jamais assez fort la classe phénoménale qui déborde des compositions des Walkmen.



 Everyone Who Pretended to Like Me Is Gone (March 26, 2002)
Bows + Arrows (February 3, 2004)

A Hundred Miles Off (May 23, 2006)
"Pussy Cats" Starring The Walkmen (October 24, 2006)

You & Me (August 19, 2008)

Lisbon (September 14, 2010)








Hamilton Leithauser : lead vocals and guitar
Matt Barrick : drums
Pete Bauer : keyboards
Walter Martin : bass
Paul Maroon : guitar








La Setlist du Concert
THE WALKMEN

 New Song (Hamilton Leithauser solo)
138th Street (Hamilton Leithauser solo) (Bows - Arrows - 2004)
On The Water (You & Me - 2008)
Woe Is Me (Lisbon - 2010)
Blue As Your Blood (Lisbon - 2010)
Juveniles (Lisbon - 2010)
While I Shovel The Snow (Lisbon - 2010)
Donde Esta La Playa (You & Me - 2008)
Wake Up (Everyone Who Pretended to Like Me Is Gone - 2002)
We've Been Had (Everyone Who Pretended to Like Me Is Gone - 2002)
Angela Surf City (Lisbon - 2010)
In The New Year (You & Me - 2008)

Encores

The Rat (Bows - Arrows - 2004)
All Hands And The Cook (A Hundred Miles Off - 2006)

La durée du concert : 1h10
 
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jeudi 19 mai 2011

MOON DUO ~ L'Abordage. Evreux.
















Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Si je vous disais que ce jeudi soir j’ai vu le concert qui m’a certainement le plus ravi, le plus excité et surtout celui auquel j’ai pris le plus de plaisir depuis ce début d’année 2011 ? C'est exactement ce qui s'est produit dans une salle minuscule d’Evreux que je commence à bien connaitre, entouré d’un public d’habitués pour la plupart et le groupe responsable de ce bonheur tellement jouissif s’appelle Moon Duo. Il faut reconnaitre que j’ai bien failli passer à coté de cette affiche alléchante ! Heureusement que depuis quelque temps, je regarde systématiquement sur la page FNAC les concerts en vente à l’Abordage. Du coup je me suis replongé, illico presto, dans l’univers de ce duo, singulier, auteur en 2010 de l’album Escape, qui m’avait séduit par son coté minimaliste (4 morceaux seulement avec le coté musical répétitif et envoutant) et naturellement j’ai pris ma place pour cette soirée.

L’Abordage, j’y ai mes habitudes maintenant. J’ai largement le temps de me restaurer dans le centre ville avant de rejoindre la salle sur le coup des 20H30, pas la peine de se précipiter, les portes n’ouvrent pas avant et le public, des habitués pour une grande partie ne se présentent pas avant l’ heure annoncée sur le billet. J’aime bien ce petit club au look assez anachronique ou l’on se sent bien. Pas vraiment de scène à proprement parler, juste une estrade, enfin grande n’est peux être pas le mot juste pour désigner cet espace exigu qui me fait face, d’ailleurs il n’y a pas assez de place pour tout loger et une partie du matériel de sono est placé par terre juste à coté.

Pas de première partie ce soir, pour moi c’est un bien car il me faudra tout de même plus d’une heure pour regagner Paris. La bonne surprise dans la salle c’est beaucoup de monde, plus que lors mes précédents concerts de The Thermals et Spindrift... plutôt étonnant vu la confidentialité du groupe. Sur scène le décor est simple : 1 orgue, 2 amplis et une guitare.  Lorsque Moon Duo apparait sur scène, je ne peux m’empêcher de frissonner légèrement, les riffs hypnotique de Motorcycle I Love You, de leur album Escape, me trottent dans la tête mais... est ce qu’en live je vais ressentir les mêmes émotions et le même plaisir ? La réponse est oui et je dirais que c’est encore même mieux  ce que j’en attendais. Un couple de musiciens donc, avec tout d’abord Sanae Yamada, cheveux long avec une frange, qui se place derrière son clavier ainsi que quelques boites électroniques et sur la droite c’est Ripley Johnson (aussi membre de Wooden Shjips), au look à la Charles Manson, qui officie à la guitare. Ils forment tous les deux un vrai couple autant sur scène que dans la vie. Pas de préambule, la boite à rythme se met en marche, l’orgue commence son travail d’hypnotisme alors que la guitare de Ripley (une Airline blanche ! ) déverse ses flots de notes saturées avec en prime une voix complètement déformée qui plane au dessus du tout. Il y a le petit plus: les projections sur le mur derrière eux et ça commence fort avec le visage de Nico puis celui d’Edie Sedgwick qui apparaissent l’un après l’autre. On est plongé en plein dans une ambiance psychédélique, pas besoin de drogues pour s’évader, la musique suffit amplement pour le faire. Moon Duo attaque le concert par le monumental Stumbling 22nd St un des morceaux maitres d’Escape , et quand Ripley Johnson part dans ce qu’il faut appeler un solo mais que j’assimilerais plutôt à un brulot stratosphérique. Eh oui, on plane alors à 10000 mètres avec juste comme but de se laisser envahir et diriger par le rythme lancinant de l’orgue accompagné du balancement de Sanae, avec ses cheveux noirs qui viennent flirter avec son clavier rouge. Tout cela rentre dans ma tête, chaque petite variation de ton est une décharge de plaisir supplémentaire et avec mes yeux fermés je déguste carrément ces moments intenses avec un grand sourire aux lèvres. Le second morceau démarre, avec en arrière plan la projection d’un écran d’oscilloscope, et c’est repartie pour un nouveau morceau issu du nouvel album Mazes et au nom éponyme. Pas vraiment un changement de direction avec ce nouvel album, plutôt de la continuité et aussi des morceaux un peu plus court (ce qui veut dire 5 à 6 minutes quand même !). Le troisième morceau toujours issu de Mazes et qui s’intitule Run Around et tout simplement un brulot speed et hyper sonique tel que je l’aime et c’est une nouvelle fois un départ vers la stratosphère, yeux fermés et oreilles plaquées contre mon pilier. Grand tout simplement. L’impression avec les yeux fermés est de se trouver dans un espace sans fin et sans limite avec juste la musique qui tourbillonne et qui vrille ma tête. Quel sentiment ! Moon Duo me nettoie tout simplement l’esprit et jje ne pense à rien d’autre qu’à l’instant présent. Le couple continue à décliner son dernier album avec bonheur (excellent Fallout) avant d’attaquer un morceau de choix, un de mes préférés d’ailleurs, et qui me trottinait dans la tète pendant l’attente,  le merveilleux Motorcycle I Love You, une fresque hypnotique et effrayante ou vont surgir des fulgurantes soniques extraordinaires et cela pendant près de 10 minutes ! Quel plaisir  ! On continue dans la ligne « psychédélique » la plus pure avec Catch As Catch Can issu d’un 7 ‘’ avec une boite à rythme me faisant curieusement penser à celle des Bérurier Noirs. Avec la chansons In The Sun on lorgne un tout petit peu du coté garage, son de l’orgue oblige, et puis on repart une fois de plus sur une grande fresque avec Goners avant que le set ne s’achève sur la chanson Set It On Fire, une reprise de The Scientists, non prévue dans le programme.

Le groupe se retire mais la salle en veut encore plus et pendant 1 à 2 minutes ce sont des tonnerres d’applaudissements qui fusent un peut partout  jusqu’au  retour du duo, presque surpris et étonné mais ravis de l’accueil qui leur est consacré. Le rappel, un seul malheureusement, verra l’interprétation de When You Cut, un des excellents morceaux de Maze. Cette fois c’est bien fini, le groupe à joué pendant 1h10 et j’avoue que je suis complètement scotché, confirmation à la fois de tout le bien que je pensais du groupe.

Avant le début du concert j’avais fait mes emplettes en T-Shirts mais je retourne faire un nouveau tour au stand Merchandising puisque je vois le groupe Moon Duo, discrètement à coté. Lorsque je demande à Sanae si je pouvais avoir la Setlist du concert, avec un consentement elle repart en ma compagnie dans la salle, récupère la sienne et presque en s’excusant elle me dit qu’elle va la compléter avec les rappels. Je suis surpris de sa simplicité et de sa gentillesse ! Finalement je n’ai pas résisté à la photo souvenir en compagnie de mes deux héros d’un soir. En discutant avec eux je découvre deux personnes sympathiques et heureuses de pouvoir s’entretenir avec un fan. Oui, décidément cette soirée aura été certainement une des meilleures souvenirs de ma saison de concerts 2011. Seul dans la nuit sur la nationale qui mène à l’autoroute je vais réécouter en boucles les albums Escape et Mazes. »




photos : gilles b


Moon Duo est un groupe «Side Project» psychedelic noise experimental space rock progressif de San Francisco, Usa, crée en 2009 par Erik "Ripley" Johnson, guitariste de Wooden Shjips avec Sanae Yamada, sous l’influence de John Coltrane and Rashied Ali.

 
Killing Time (EP - 2009)
Love on the Sea (Démo - 2009)
Escape (CD - 2010)
Mazes (CD - 2011)
Mazes Remixed (CD - 2011)







Ripley Johnson ((Wooden Shjips) : Vocals, Guitar, Bass, Percussion
Sanae Yamada : Keyboard, Percussion










La Setlist du Concert
MOON DUO



Stumbling 22nd Street (Escape - 2010)
Mazes (Single - Mazes - 2011)
Run Around (Mazes - 2011)
Fallout (Mazes - 2011)
Motorcycle, I Love You (Escape - 2010)
Catch As Catch Can (Single - 2010)
In The Sun (Mazes - 2011)
Goners (Mazes - 2011)
Set It On Fire (The Scientists Cover)
(B-Side - Single Catch As Catch Can - 2010)

Encores

When You Cut (Mazes - 2011)







La durée du concert : 1h10

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