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vendredi 17 juin 2011

ABE VIGODA ~ CLOUD CONTROL ~~ La Flèche D’Or. Paris.











Première Partie : Her Magic Wand

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Nouvelle soirée Inrocks Indie Club à la Flèche d’Or avec ce soir deux têtes d’affiche: Abe Vigoda et Cloud Control, groupe Australien que je chérie depuis pas mal de temps. Vu la faible notoriété de cette programmation pas la peine d’arriver trop tôt et d’ailleurs il y aura peu de monde lors de l’ouverture des portes sur le coup de 19h30.

Traditionnellement la première partie est assurée par un groupe français et ce soir c’est Her Magic Wand qui s’y colle. J’en était resté sur une bonne prestation il y a quelques mois en première parie de Chapel Club et ce soir le groupe va conforter mon opinion. Au menu une pop mélodique avec une petite dose de shoegaze, de la musique aérienne et légèrement éthérée, un violoncelle qui s’invite parmi tous ces instruments électriques. Au final 33 minutes bien agréables. Comme quoi tous les groupes français ne sont pas mauvais…

Après cet agréable hors-d’œuvre, place maintenant à Cloud Control, auteur l’an dernier d’un superbe album de pop aérien et mélodique accompagné d’une touche folk psychédélique assez euphorisante que j’avais dû acheter en import australien pour absence de distribution française.  Il y a quelques mois je les ai vu à la Maroquinerie lors de leur première prestation à Paris (il me semble) et le concert avait été en demi-teinte pour le manque d’ambiance et l’immaturité du groupe. Ce soir le groupe va afficher une plus grande maturité, surtout de la part de Alister Wright le chanteur/guitariste qui m’a paru beaucoup plus en valeur. Les deux éléments importants étant bien sûr lui-même et la charmante Heidi Lenffer, vêtue d’une mini robe en cuir, toujours égale à elle même derrière son clavier, c'est-à-dire toujours dans le rythme en se balançant d’avant en arrière un tambourin à la main . La Setlist ressemble fort à un Best Of où chaque morceau pouvant être considéré comme un single potentiel. On débutera par l’euphorisant Meditation Song, un petit bijou plein d’harmonies car c’est bien le style de Cloud Control, créateur d’une musique harmonieuse que ce soit dans les chœurs et les chants ou bien alors venant de chaque instrument. Malheureusement (nous sommes à la Flèche d’Or !) le son n’est pas à la hauteur des espérances une fois de plus. Il y a une manque d’amplitude et de puissance... c’est fort dommage. Par contre ce qui m’a fait plaisir c’est de voir que les spectateurs connaissaient les chansons et participaient beaucoup plus à la prestation du groupe qu’il y a quelques mois. Les meilleurs moments ? Je citerais le superbe The Rolling Stones, Gold Canary et puis There’s Nothing In The Water.  Puis le final avec un de leur plus beau morceau, le coté martial de la chanson et la guitare au son bien abrasif... c’est bien sur Ghost Story. On en redemande mais le groupe ne reviendra pas après 36 minutes, bien trop court à mon goût et à celui du public d’ailleurs. Une prestation supérieure à celle de la Maroquinerie mais on sent que cela pourrait être encore meilleure. Ah oui un petit mot sur l’éclairage : inexistant et nul !!!

C’est avec un peu de tristesse que je vois une bonne partie du public prendre congé ne s’attardant même pas sur la prestation de Abe Vigoda. Bon il faut bien dire que ces derniers ne font pas le buzz, que leur musique est assez spéciale et pas très accessible. On la qualifie d’ailleurs de Tropical Punk Rock. Je les avait déjà vu il y a 3 ans au Point Ephémère pour un Set court mais intense. Ce soir ils ne vont pas vraiment changer de créneau. A part le son qui m’a semblé une fois de plus pas assez fort, j’ai retrouvé le quatuor presque comme je l’avais laissé. Les musiciens ne paient pas de mine, on sent bien que le groupe doit ramer pour survivre et le seul petit changement, me semble-t-il, est le guitariste soliste (enfin si l’on peux dire cela) qui joue parfois du clavier. J’ai retrouvé après quelques morceaux le coté déstructuré et foutraque, pas véritablement des mélodies et des chansons faites dans l’urgence. Le chanteur/guitariste ruisselle de sueur après quelques minutes et moi peu à peu j’entre dans leur logique et j’adhère peu à peu à leur musique robotique qui n’obéit à aucun critère. Le coté un peu plus synthétique que le groupe a adopté sur quelques morceaux vient certainement de leur nouvel album, que je n’ai pas encore écouté. Un bon concert d’Abe Vigoda, une musique difficile à l’écoute, mais il faut leur reconnaitre quand même un style bien particulier même si n’est pas forcément fédérateur.

Très mauvaise surprise alors que Philippe M et moi on se dirige vers le Merchandising, Cloud Control est déjà parti. Plus de marchandise en vente et dommage car j’avais emmené mon exemplaire de « Bliss Release » pour leur faire signer.

Au final une bonne soirée. »

Cloud Control est un groupe indie rock band originaire de Blue Mountains, Sydney, Australia, crée en 2005, qui propose une pop folk psychédélique. Le groupe australien a déjà une belle expérience de la scène derrière lui, en ayant notamment joué aux cotés de Vampire Weekend, Supergrass, Josh Pyke et Yves Kein Blue.



Abe Vigoda fait partie de la florissante scène du Smell, un repère de la coolitude rock de Los Angeles, depuis 2005. Le nom du groupe a été emprunté à un obscur acteur américain, célèbre pour avoir été annoncé mort par la presse tabloïd, à tort... Ils jouent un post-punk tropical, répétitif, saccadé, mais assez mélodique. Skeleton est leur troisième album.

 

 Albums
Bliss Release (14 May 2010)

EPs
This Is What I Said (2010)
Cloud Control EP (2009)
Deathcloud EP (2007)



Albums
Sky Route/Star Roof (2006)
Kid City (2007)
Skeleton (2008)
Crush (2010)

EPs
Reviver (2009)



CLOUD CONTROL






 Alister Wright - lead vocals, rhythm guitar
Heidi Lenffer Drynan - vocals, keyboards
Ulrich Lenffer - drums, percussion
Jeremy Kelshaw - bass guitar









ABE VIGODA





Michael Vidal : Vocal & Guitar
Juan Velazquez : Vocal & Guitar
Gerardo "Reggie" Guerrero : Drums
David Reichardt : Bass









La Setlist du Concert
CLOUD CONTROL


Meditation Song #2 (Why, Oh Why) (Bliss Release - 2010)
This Is What I Said (Bliss Release - 2010)
My Fear #2 (Bliss Release - 2010)
The Rolling Stones (Bliss Release - 2010)
Gold Canary (Bliss Release - 2010)
Into The Line (Single - Deathcloud EP - 2007)
There's Nothing In The Water We Can't Fight (Bliss Release - 2010)
Ghost Story (Bliss Release - 2010










La durée du concert : 0h36

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jeudi 16 juin 2011

ARCTIC MONKEYS ~ La Cigale. Paris.











Première Partie : Concrete Knives


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Quoi de mieux que de pouvoir voir les artistes qu’on aime dans l’intimité des petites salles ? J’avais quitté Arctic Monkeys sur deux impressionnants concerts au Zénith en 2007 puis en 2009 et j’avoue que l’opportunité de le revoir dans une petite salle ne m’effleurait même pas la pensée. Il semblerait que ce soit une nouvelle manière de créer le «Buzz» en faisant passer des artistes confirmés dans des salles trop petites pour leur statut et c’est tant mieux pour nous... par internet les places se sont vendues en l’espace de quelques minutes.

Sésame en poche, direction le Boulevard de Rochechouart. Du nouvel album des Singes je ne connais guère que Don’t Sit Down interprété sur Canal+ un ou deux jours plutôt, un peu maigre pour se faire une opinion. Pas de chance ce soir puisque je ne peux pas arriver tôt... heureusement Vincent à réussi à me garder une place au premier rang sur la droite, coté guitariste, devant la Crash Barrière.

La première partie est assurée par Concrete Knives un groupe français qui est bien sûr heureux d’être là ce soir. On retrouve chez eux ce coté festif et convivial, similaires à d’autres groupes actuels. C’est plutôt sympa et à ma grande surprise le groupe reçoit les suffrages du public. Il y a même un petit coté pop qui me fait penser à I’m From Barcelona et plus surprenant à Altered Images, sans doute la voix de la chanteuse du groupe. Bref un Set assez réussi.
  
Arctic Monkeys en concert, c’est toujours une énigme pour moi. Je les ai souvent appelés « petits cons » à la vue de l’absence de charisme surtout pendant les premières années. Avec le temps j’ai appris que Alex Turner, le chanteur, parlait, enfin... il délivrait quelque phrase manifestement de contentement envers le public mais difficile à comprendre faute de son accent. Ce qui m’a toujours fasciné chez eux c’est cette espèce de maturité qu’ils possédaient déjà il y a 6 ans, avec un talent naturel. Ce soir le groupe va délivrer un Set sec et serré avec un Alex Turner moins chevelu qu’il y a deux ans. Bonne surprise le son est parfait et je dirais même que on joue plutôt fort. Etant donné que je suis presque dans l’axe des amplis de Jamie Cook, le guitariste, ma première impression c’est la puissance.

On pouvait craindre comme pendant le concert donné dans les studios de Canal+, la veille, qu’ils ne jouent que des extraits du nouvel album « Suck It And See ». Erreur, ce soir c’est à un Best Off qu’on va avoir droit. Le concert débute par le nouveau et musclé Library Pictures, un morceau qui a encore des effluves du Rancho De La Luna. La foudre continue de s’abattre sur la Cigale aussi avec le condensé d’énergie Brainstorm, transformant la fosse dans un gymkana collectif dangereux pour les corps, mais étant sur le coté je ne ressens pas trop la houle. On continue en mêlant habilement les nouveaux et les anciens morceaux. Aucun album n’est pas oublié et la priorité est donnée aux titres nerveux comme Still Take You Home. Avec Don’t Sit Down la salle chavire une nouvelle fois car les fans des Monkeys connaissent déjà les nouveaux morceaux. Sur scène, il ne se passe pas grand-chose, avouons le, mais le groupe n’est pas renommé pour son exubérance, seul Alex Turner va entretenir le dialogue avec le public (content d’être à Paris etc. …). C’est vrai  qu’il est difficile de savoir quels sont les vrais sentiments qui les animent. Dans ce mélange de tubes on a droit à Teddy Picker, un peu plus tard c’est Cornerstone, mon morceau favori, et Hambug qui sera interprété dans une bonne version mais inférieure à celle du Zénith 2009. La suite ? Rien à jeter mais il ne manquera en fin de compte à l’appel que Fake Tales Of San Francisco.

Après un peu plus d’une heure de concert le groupe nous quitte puis il revient sur scène pour un rappel de trois titres, clôturé par le traditionnel 505, certainement un de leurs morceaux, les plus beaux et les plus chargés d’émotions.

Devant, tout le monde se bat pour avoir la feuille de Setlist, moi j’y renonce vite car j’ai une petite idée dans la tête qui s’appelle KATA le régisseur de la production Radical. Celui-ci, avec le sourire, me ramènera celle de Backstage. Petit plaisir personnel avouons le… Avec Vincent, je fais un dernier petit détour par le merchandising pour acheter mon tout premier T-shirt des Arctic Monkeys. Dernier petit détail, le concert aura duré seulement 1h16, pas très long pour un groupe qui a quatre albums derrière eux... Mais bon, je les aime toujours bien ces «petits cons»… »





photos de gilles b.


Arctic Monkeys est un groupe de rock indépendant anglais, originaire de Sheffield et formé en 2002. Alex Turner est la plume principale du groupe. Dès les premiers concerts, leur énergie transcende la foule.Leur premier single paru après avoir signé chez Domino est I Bet You Look Good on the Dancefloor, qui le 17 octobre 2005, atteint directement la première place des charts britanniques. Avec un premier album endiablé, dont le titre à rallonge annonce la couleur rock et décalée de 13 titres déchaînés : « Whatever people say I am, that’s what I’m not », les Arctic Monkeys n’ont pas fini de défrayer la chronique ! Malgré la fraîcheur de leur son, on peut retrouver les influences de The Jam pour leur côté mod et de The Clash pour leur énergie.


2006 - Whatever People Say I Am, That's What I'm Not
2007 - Favourite Worst Nightmare
2009 - Humbug
2011 - Suck It And See







Alex Turner (lead vocals, lead guitar)
Jamie Cook (rhythm guitar, backing vocals)
Nick O'Malley (bass guitar, backing vocals)
Matt Helders (drums, percussion, backing vocals)


La Setlist du Concert
ARCTIC MONKEYS


Library Pictures (Suck It and See - 2011)
Brianstorm (Favourite Worst Nightmare - 2007)
This House is a Circus (Favourite Worst Nightmare - 2007)
Still Take You Home (Whatever People Say I Am, That's What I'm Not - 2006)
Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair (Suck It and See - 2011)
Pretty Visitors (Humbug - 2009)
Teddy Picker (Favourite Worst Nightmare - 2007)
Crying Lightning (Humbug - 2009)
Brick By Brick (Suck It and See - 2011)
Reckless Serenade (Suck It and See - 2011)
Cornerstone (Humbug - 2009)
The View from the Afternoon (Whatever People Say I Am, That's What I'm Not - 2006)
I Bet You Look Good on the Dancefloor (Whatever People Say I Am, That's What I'm Not - 2006)
She's Thunderstorms (Suck It and See - 2011)
If You Were There, Beware (Favourite Worst Nightmare - 2007)
Do me a Favour (Favourite Worst Nightmare - 2007)
That's Where You're Wrong (Suck It and See - 2011)
When the Sun Goes Down (Whatever People Say I Am, That's What I'm Not - 2006)

Encores

The Hellcat Spangled Shalalala (Suck It and See - 2011)
Fluorescent Adolescent (Favourite Worst Nightmare - 2007)
505 (Favourite Worst Nightmare - 2007)



La durée du concert : 1h17

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