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samedi 26 novembre 2011

THE LOVE ME NOTS ~ Le Plan. Ris Orangis.











Première Partie :



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Quelques mois après leur passage à la Lune des Pirates d’Amiens, The Love Me Nots sont de retour, non pas à Paris, mais dans un haut lieu du rock&roll ,  le Plan à Ris-Orangis, que je n’ai jusque-là pas encore fréquenté. L’excursion de ce soir je la ferai avec Vincent et des potes que je retrouverai sur place et qui m’auront gardé, les connaissant, une place au premier rang. Ce que je n’avais pas prévu c’est l’enfer que ce serait pour aller dans le 91… Il nous a fallu tout simplement 2 h 30 pour arriver au Plan, la misère quoi. Les portes sont évidemment ouvertes depuis une bonne demi-heure, mais je retrouve mes potes au premier rang, fidèles au poste dans une salle correctement remplie sans plus. Je jette un œil autour de moi, la scène est très large ce qui fait que pas mal de gens peuvent être au premier rang. Derrière se trouve un bar et sur un côté quelques marches qui permettent d’être un peu en hauteur. La salle est asymétrique ce qui au fond lui donne du charme. Mais pas le temps de s’attarder sur ce genre de détails, car la première partie arrive sur scène.

Et cette première partie, eh bien, elle m’a fait rêver, il y 35 ans, avec un album fabuleux qui s’appelait Teenage Dépression, il s’agit bien sur d’Eddie & The Hot Rods. Du groupe d’origine, je crois qu’il ne reste plus que Barrie Master, bizarre de le revoir après de si nombreuses années, les rides sont là, le bonhomme est marqué physiquement principalement le visage, mais ce mec était tellement beau à l’époque que c’est sur, cela fait un peu un choc. Mais le Barrie Masters de 2011 tient une grande forme et il va le prouver entouré d’un gang d’une efficacité sans faille, c’est marrant, mais il me fait un peu penser à David Johansen avec ses foulards autour des poignets et de la taille, mais un David Johansen beaucoup plus entreprenant que l’original ! Car le répertoire de ce soir sera basé sur le mythique Teenage Depression, tous les morceaux vont être passés en revue et ma foi j’ai eu par moment beaucoup d’émotion en écoutant ces standards indémodables et inusables. On a donc eu droit entre autres à Get Across To You, All I Need Is Money, Double Checkin Woman, Teenage Depression, bien sur, et puis mon morceau préféré de l’album, Horseplay grande cavalcade rock & roll. On appelait cela pub rock à l’époque, mais moi je crois que Eddie & The Hot Rods était plus près du punk que du pub rock. En tout cas, ils ne font pas semblant ce soir, ça joue fort, très fort même, les deux guitaristes sont diablement efficaces. J’avoue que je craignais ce côté revival 35 ans après et pourtant j’ai été surpris de la bonne tenue du groupe, son entrain et surtout c’était du rentre-dedans ! On retiendra aussi les bonnes version de Do Anything You Wanna Do, de Telephone Girl et de Life On The Line. Et puis en final cette reprise du Gloria des Them de Van Morrison, superbe.  Et au vu des acclamations dans le public j’ai compris qu’une partie s’était déplacée surtout pour eux. Il faut dire que le public du Plan est constitué d’habitués, la moyenne d’âge semblant relativement élevée. En tout cas beau succès pour ce set qui aura duré tout de même 55 minutes.

Changement de ton complet avec The Love Me Nots, beaucoup moins d’amplis sur scène et surtout l’orgue Farfisa qui trône en plein milieu. On ressent dès les premières minutes que le public ne connait pas bien le groupe et le découvre sur scène. La différence notoire avec le concert d’Amiens c’est tout simplement la nouvelle bassiste Sophie O qui remplace depuis quelques mois la regrettée Kyle Rose Stokes qui a déserté le navire, à l’amiable semble-t-il, depuis la dernière tournée Française. La nouvelle recrue est mignonne, très jeune (à peine plus de 18 ans ?), mais je trouve qu’elle joue moins bien que sa prédécesseure et qu’elle a aussi moins de charisme, mais bon ce ne sont que des détails, car le plus important dans The Love Me Nots c’est tout de même la fusion Nicole Laurenne avec son mari Michael Johnny Walker et de ce côté la rien à craindre, le binôme fonctionne à merveille. Petit détail vestimentaire comme dirait mon ami Gilles : «Laurenne, il faut que tu changes de bottes !!» Quelle horreur ces choses avec des talons… pleins ??? On passera sur cette erreur de goût, car le reste est parfait, petit short, un petit gilet et un soutien gorge, sex & rock& roll !!! Mais avouons-le, s’il n’y avait pas la musique la plastique de Laurenne ne suffirait pas !! Le show maintenant, et bien ce fut traditionnel. Le groupe va piocher dans tous ses albums avec en début de set pas mal de titres issus de Detroit le second album du groupe avant d’embrayer sur leur dernière production avec Make Up Your Mind, The End Of The Line et Let’s Get Wrecked, on reste dans le rock garage avec trois composantes principales, l’orgue Farfisa bien sûr, les riffs de Michael Johnny Walker toujours aussi efficace et bien sur la voix de Nicole Laurenne. Le dernier album explore des horizons unpeu différents du garage pur comme le prouve le morceau suivant intitulé The Girl Light Up qui possède un air pop que j’aime particulièrement bien, et puis les chœurs avec Sophie O la petite nouvelle, c’est sympa d’autant qu’il semble que cette dernière ce soit parfaitement intégrée au groupe. Mais ce qui est toujours fascinant, c’est de voir comment Nicole Laurenne arrive à jouer d’une main de son orgue Farfisa, généralement sans regarder son clavier puisqu’elle fait face la plupart du temps à son compagnon guitariste, sans parler des poses acrobatiques qu’elle affectionne et le tout sans aucune fausse note et cela je peux le certifier, car placé comme je l’étais, j’aurais entendu la moindre fausse note. Pendant ce temps, Johnny Walker fume clope sur clope comme si l’interdiction de fumer n’existait pas. Bien sur la majeure partie de la set-list sera consacrée à The Demon & The Devotee le dernier album en date du groupe excepté Let’s Get Wrecked. Les meilleurs morceaux seront, pour moi : Karen, The Girls Lights Up, You Don’t Know A Thing About Me qui a dû être joué pendant les rappels. À noter que la jeune Sophie O a chanté une chanson si je me souviens bien.

Voilà un bon concert qui aura duré 1 h 11 exactement, un poil en dessous de celui de la Lune des Pirates, peut-être le public qui m’a semblé un peu statique, mais en tout cas les Love Me Nots reste une valeur sure d’une certaine image du rock&roll, celui des sixties, mais avec une certaine forme d’intelligence qui leur permet d’évoluer tranquillement en proposant par ci par la d’autres facettes de leur talent. On traine un peu dans la salle, les membres d’Eddie & The Hot Rods au complet se font photographier devant la scène avec une bonne humeur communicative, pendant ce temps la du coté du merchandising Laurenne et Sophie font face aux assauts de la gente masculine, du coup je laisse tomber l’idée de la photo en me contenant d’une signature sur la Setlist. Une soirée qui a mieux fini qu’elle n’a commencé, le retour vers le nord de Paris sera beaucoup plus rapide. » 




photos de gilles b




Eddie & The Hot Rods est un groupe de pub rock anglais fondé en 1975 à Essex en Angleterre (Royaume-Uni) et qui fut également assimilé à la scène punk de la fin des années 70 pour sa jeunesse et son énergie. Le titre Do Anything You Wanna Do a été N°1 en Angleterre. Descendants des Feelgood, ils ont tourné avec les Sex pistols, The Clash, Dr Feelgood, Police, Tom Petty, The Ramones... dans les années 1980. Ils  sont aujourd’hui des références pour Green Day ou Blink 182. Un nouvel album contenant 18 titres "Live in Brooklyn" est sorti en mars 2010, coïncidant avec les 35 ans de carrière du groupe.


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The Love Me Nots est un groupe de rock américain originaire de Phoenix dans l'Arizona. Il s'est formé en 2006 autour de Nicole Laurenne et Michael Johnny Walker. Le groupe renoue avec un son garage inspiré du rock sixties. Profondément encré dans un mélange d’influences musicales – The Animals, The Ventures, April March, Gun Club, The Seeds, Detroit Cobras – The Love Me Nots définirent leur style musical comme "spy-surf-fuzz-gogo".




 
Teenage Depression (1976)
Life on the Line (1977)
Rods (1977)
Thriller (1979)
Fish'n'Chips (1981)
Wild Dogs (1982)
One Story Town (1985)
Curse Of The Hot Rods (1990)
Gasoline Days (1992)
Live and Rare (1993)
Ties that Bind (1994)
BBC Radio 1 Live in Concert (1995)
Get Your Balls Off (live) (1998)
Get Your Rocks Off (2002)
Better Late than Never (2005)
Been There, Done That (2006)
Fish and Chips (2008)
The Singles Collection (2009) (Remastered)
New York : Live In Broklyn (2010)
35 Years Of Teenage Depression (2011)

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 2007: Black & White
2008: Detroit
2009: Upsidedown Insideout
2011: The Demon and the Devotee


EDDIE & THE HOT RODS

Barrie Masters - Vocals
Richard Holgarth - Guitar
Chris Taylor - Guitar
Dipster - Bass
Simon Bowley - Drums


THE LOVE ME NOTS

Nicole Laurenne - vocals, organ
Michael Johnny Walker - guitar
Sophie O - vocals, bass
Jay Lien - drums


La Setlist du Concert
THE LOVE ME NOTS

Dark City (Black & White - 2007)
I'm The One (Detroit - 2008)
Walk Around Them (Detroit - 2008)
You're really Something (Detroit - 2008)
Make Up Your Mind (The Demon And The Devotee - 2011)
The End Of The Line (The Demon And The Devotee - 2011)
Let’s Get Wrecked (The Demon And The Devotee - 2011)
The Girls Light Up (The Demon And The Devotee - 2011)
Rough Boys (Sophie O. - Vocals) (Pete Townshend Cover)
I'm Not Ok (The Demon And The Devotee - 2011)
Alley (Black & White - 2007)
You’re Bringing Me Down (Upside Down Inside Out - 2009)
He Doesn’t Share Well (The Demon And The Devotee - 2011)
Voice In My Head (Black & White - 2007)
Demons (The Demon And The Devotee - 2011)
She's Nothing Like Me (The Demon And The Devotee - 2011)
Do What You Do (Upside Down Inside Out - 2009)
Broken (Black & White - 2007)
Karen (Get Yourself Out) (Upside Down Inside Out - 2009)
Come On Over (Black & White - 2007)

Encore

Give Em What They Want (Detroit - 2008)
You Don't Know A Thing About Me (Upside Down Inside Out - 2009)

La durée du concert : 1h11

AFFICHE / PROMO / FLYER




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jeudi 24 novembre 2011

DAVID GARRETT ~ Le Divan du Monde. Paris.













Ce qu’en a pensé Emilie :

« Lorsque j’avais découvert David Garrett et sa réinterprétation au violon de classiques rock, il y a quelques mois, j’étais tombée sous le charme, alors même si je n’ai pas encore les CDs, et que je ne connais donc pas encore tout sur tout sur son œuvre, j’ai décidé d’aller à ce concert du Divan du Monde, histoire de me changer de mes petites habitudes purement Rock. La soirée a un peu mal commencé puisque j’ai fait la queue du mauvais côté (pourquoi personne n’a rien dit à la quinzaine de personnes devant moi qui a fait la même erreur, c’est un mystère) mais vue la petite taille de la salle, ça ne changea pas grand-chose (premier rang impossible vue que je suis arrivée pour l’ouverture des portes, mais j’avais quand même une bien belle vue, presque au centre, vers le quatrième rang). L’ambiance est étrange, le public n’est pas rock et n’est pas habitué à ce genre de salle au placement entièrement debout (à part les quelques fauteuils au premier, déjà pris d’assaut à mon arrivée). Mais il s’avèrera également peu porté sur le classique, vues les interminables discussions de mes voisines tout le long du concert, qu’elles n’auront donc même pas la décence d’interrompre pendant les morceaux plus calmes. J’ai donc hérité du pire, bavardages, aucune ambiance, je ne suis pas du genre à sauter partout mais une fois encore je me sens décalée avec ma tête qui ne peut s’empêcher de marquer le rythme. Cependant, les applaudissements seront nourris à chaque fin de morceau, et le public (beaucoup d’étrangers, surtout des Allemands) sera très réceptif aux blagues de David. Mais commençons par le commencement.

Je me demandais quelle serait la configuration du concert sur la minuscule scène du Divan du Monde où un orchestre ne peut définitivement pas s’installer (Dir En Grey à cinq en août étaient déjà à l’étroit).  Fin du suspense, il y aura deux guitaristes, Marcus Wolf et Franck van der Heijden, un bassiste, Jeffrey Allen, un batteur, Jeff Lipstein,  et un pianiste, John Haywood. Les deux guitaristes encadrent David, alors que la section rythmique et le piano sont en retrait. Les musiciens, David excepté, entrent en scène à 20 heures pile et attaquent Kashmir pour mon plus grand bonheur (j’adore ce morceau). David arrive alors, sa partie de violon déjà entamée dans les coulisses, et les applaudissements redoublent. Le morceau achevé, il se saisit d’un micro et commence à papoter. Il nous en dira des choses dans la soirée, non content d’annoncer les morceaux, il regorge d’anecdotes sur sa vie, comment il a essayé d’ouvrir la porte de sa chambre d’hôtel avec la clé de l’hôtel précédent, comment il a mangé une plaquette de chocolat périmée de 1998 chez ses parents à Aachen (Aix-La-Chapelle précisera-t-il dans un français impeccable, même si ses incursions dans la langue de Shakespeare se limiteront dans l’ensemble à quelques « merci beaucoup »)… Sa mère est Américaine et son père Allemand, mais il parle un anglais appliqué, pour bien se faire comprendre de tous. On sent qu’il a l’habitude de la scène, il nous parlera des récitals qu’il donnait dès l’âge de neuf ans sans rien y voir, car il refusait de porter les affreuses lunettes achetées par ses parents. « Au moins, ça m’évitait d’avoir le trac », plaisantera-t-il. Me rappelant les gamines qui avant le concert projetaient de lui crier « Ich liebe dich », je commence à trouver des points communs entre David et Taylor Momsen, la même aisance scénique, tous deux sont le centre d’attention depuis leur plus jeune âge et le savent fort bien (bon, peut-être quand même dans une moindre mesure pour David).Lorsque le violoniste chéri de ses dames refera sa queue de cheval en plein concert car apparemment ses cheveux le gênaient (à sa décharge, je voyais effectivement des mèches folles s’échapper de plus en plus), les cris du public se feront explicites. Ne parlons pas du moment où il ôta sa veste (opération un peu délicate avec le violon dans une main) pour la jeter tout simplement à terre, et dévoiler un tatouage tribal encerclant son bras droit, juste sous la manche de son tee-shirt. Il pourrait être insupportable avec son air suffisant et ce look de mannequin, visiblement étudié, mais son humour, et surtout cette façon habitée dont il joue de son instrument, remportent le morceau de mon côté (le restant du public était, de toute évidence, acquis à sa cause dès son entrée en scène).

Et c’est un défilé de petites perles, réinterprétées à la sauce Garrett, auquel nous assistons. Certes, il n’a pas composé ces morceaux, et a choisi le répertoire de ce cross-over classique/rock dans le très accessible, le tubesque. Pour tout dire, moi qui suis inculte en classique même si j’apprécie d’en écouter de temps à autre, je connaissais le morceau de Bach. Quant à la Cinquième, no comment… Mais la réorchestration des morceaux est impeccable, et l’exercice est probablement déjà assez périlleux pour aller se lancer sur des titres obscurs. Marcus et Franck alternent guitares électrique et acoustique, parfois c’est l’un qui se charge des solos, parfois c’est l’autre, mais dans tous les cas, quelle maîtrise ! Le son est fort mais excellent, le violon se détache (c’est le but) mais sans faire de l’ombre aux autres instruments, seul le piano sera relativement en retrait, ce qui sera réparé lors d’un ultime rappel sur un titre de Leonard Bernstein pendant lequel David et John seront seuls sur scène (David ayant même enjoint son comparse à chanter quelque chose, avant de nous dire qu’il chante bien, mais qu’il vaut mieux ne pas destiner ça à un public :D).

Smells Like Teen Spirit est un grand moment pour moi, mais c’est finalement Bach qui m’arrachera des larmes. Comme quoi…  Le concert a aussi des petits airs de répétition pour mercredi prochain, avec Live And Let Die et Hey Jude, pendant cette dernière, nous faisons bien sûr les « La, La La, Lalalala » de rigueur. On trouve aussi des compositions persos de David, 80’s Anthem et Rock Symphony, un hommage à un autre cross-over avec Walk This Way, et le concert prend une tournure résolument rock sur Master Of Puppets (« on a repris Nothing Else Matters », nous annoncera David, cris du public évidemment, « mais on  va jouer quelque chose de plus intense… »). Après Smooth Criminal (« une que tout le monde connaît »), nous avons le droit à un entracte, qui me paraît un peu long, moi qui n’ait personne à qui parler, et David revient affublé d’un bandana, probablement pour résoudre ses problèmes capillaires. Et on remet ça, grands moments pour moi, le thème de Pirates des Caraïbes et Walk This Way, on ne me tient plus, et même si David est touchant lorsqu’il dédie I’ll Stand By You des Pretenders à toutes les filles de la salle (car oui, il est célibataire et ne manquera pas de nous le répéter), je préfèrerai rester dans du rock pur et dur. On n’en a pas manqué cela dit, David a laissé le groupe se faire plaisir sur une cover de Hendrix (mais s’est tout de même incrusté au début :D) et la deuxième partie du set s’est close sur la bien nommée Rockin’ All Over The World. Quant à l’interprétation d’Asturias par Marcus Wolf en solo avant que le groupe prenne le relais, ce fut une démonstration d’excellence. Et sur Zorba’s Dance, nous avons tous tapé dans nos mains en rythme, même moi, dont l’univers musical est à mille lieues de là.

David nous avait prévenus que la reprise de Status Quo serait le dernier morceau « officiel » mais qu’on aurait encore du « non officiel » après, ce qui fut chose faite avec Hey Jude, puis Somewhere de Bernstein. Il faut ensuite redescendre sur Terre, mais je n’ai pas envie de quitter la salle, je traîne, obtient des autographes des deux guitaristes et du bassiste, prend une jeune fille en photo devant la scène à sa demande (si tu lis ces lignes, j’espère que la photo te plaît, je ne suis malheureusement pas une très bonne photographe ;-)). Le but ultime évidemment serait un autographe du maître, mais c’est mal parti, le personnel essaye d’évacuer la salle ; comme des gens (ou plutôt, devrais-je dire, des filles, mais également des femmes d’âge mûr) sont restés, j’essaye de m’incruster moi aussi, et obtiendrai un coucou à travers les marches de l’escalier où David s’est faufilé. Je m’en contenterai, même si certaines groupies prêtes à tout, une fois expulsées de la salle, attendent encore près de la limousine, je décide que c’est trop pour moi : j’ai déjà l’impression de déranger au moindre autographe que je demande, mais là, c’est certain, de toute évidence on dérange, et cela me met mal à l’aise, je ne vais quand même pas harceler ce pauvre gars ! Fin de la soirée donc, il est temps de conclure.

On pourrait voir la tentative de David de rapprocher classique et rock comme un coup marketing, mais totalement conquise par le concert de ce soir, je vois l’initiative comme la bonne idée d’un musicien extrêmement talentueux, qui avec moi en tout cas a réussi son coup : il y a encore du chemin à faire, mais je ne me sens plus réfractaire au classique. Les « arguments » de David Garrett dépassent largement son physique de jeune premier : il vit sa musique, il est en symbiose avec son violon. Et c’est aussi ça le rock’n’roll, peu importe l’instrument… »








David Garrett (David Bongartz) est un violoniste allemand et actuellement il est un des plus célèbres violonistes dans le monde entier, et il est été considéré depuis longtemps comme un des hommes les plus talentueux dans son domaine. Le fait de combiner le violon avec l'approche et le style d'un concert de rock et metal, de U2 à Nirvana en passant par Metallica et Aerosmith, a porté ses fruits pour l'artiste.





1995 : Mozart: Violinkonzerte KV 218 und 271a, Sonate für Klavier und Violine B-Dur KV 454
1995 : Violin Sonata
1997 : Paganini Caprices
2001 : Tchaikovsky, Conus: Violin Concertos
2002 : Pure Classics
2006 : Free
2007 : Virtuoso
2008 : Encore
2009 : Classic Romance
2010 : Rock Symphonies
2011 : Legacy




David Garrett : Violin

+
Marcus Wolf : Guitar
Franck van der Heijden : Guitar
 Jeffrey Allen : Bass
Jeff Lipstein : Drums
John Haywood : Piano


La Setlist du Concert
DAVID GARRETT

Set 1
Kashmir (Led Zeppelin Cover) (Rock Symphonies - 2010)
The 5th (Beethoven Cover) (Rock Symphonies - 2010)
Live And Let Die (Paul McCartney & Wings Cover) (Rock Symphonies - 2010)
80's Anthem (Rock Symphonies - 2010)
Smells Like Teen Spirit (Nirvana Cover) (Rock Symphonies - 2010)
Air (Bach Cover) (Encore - 2008)
November Rain (Guns'n'Roses Cover) (Rock Symphonies - 2010)
Csárdás (Vittorio Monti Cover) (Virtuoso - 2007)
Smooth Criminal (Michael Jackson Cover) (Encore - 2008)

Set 2
Child's Anthem (Toto Cover) (Rock Symphonies Deluxe version - 2010)
Rock Symphon (Rock Symphonies - 2010)
He Is A Pirat (Pirates Of The Carribean Theme) (Encore - 2008)
Walk This Way (Aerosmith Cover) (Rock Symphonies - 2010)
Master Of Puppets (Metallica Cover) (Rock Symphonies - 2010)
Little Wing (Jimi Hendrix Cover) Mirror (Marcus Wolf CD) (2011)
I'll Stand By You (The Pretenders Cover) (Rock Symphonies Deluxe Version - 2010)
Asturias (Isaac Albéniz Cover) (Rock Symphonies - 2010)
Zorba's Dance (Mikis Theodorakis Cover) (Encore - 2008)
Rockin' All Over The World (Status Quo Cover) (Rock Symphonies - 2010)

Encore 1

Hey Jude (The Beatles Cover - exclusive live track)

Encore 2

Somewhere (Leonard Bernstein Cover) (Virtuoso - 2007)


La durée du concert : 1h30

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