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lundi 16 janvier 2012

THE PAINS OF BEING PURE AT HEART ~ La Maroquinerie. Paris.










BELONG TOUR 2012
Première Partie : MINA MAY + Balthazar B and The Beatitudes


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Beaucoup de plaisir à revenir en ce début d’année un peu morose à la Maroquinerie pour retrouver les potes, enfin ceux qui sont présent c'est-à-dire Philippe M, Robert et Brigitte, Madeleine, sans oublier toute l’équipe de la Maroquinerie. Au programme ce soir The Pains Of Being Pure At Heart que je n’avais plus revu depuis un bon concert au Point FMR en 2009. Concert Sold-out depuis trois semaines environ et c’est une bonne chose. Avec Philippe M,  je me se place bien évidemment au premier rang, presque plein centre, mais j’avoue que je ne me rappel plus de la configuration du groupe en concert.

20h, la soirée débute avec Mina May, Robert pensait qu’il s’agirait d’une personne de sexe féminin mais pas du tout c’est un groupe de quatre musiciens Français de surcroit. Quand je dis musiciens je devrait plutôt dire multi-instrumentistes. Un chanteur guitariste-organiste à la voix haut perchée qui chante en Anglais, et je remarque que les claviers et les guitares sont d’ailleurs les éléments essentiels du groupe. Difficile de définir  l’orientation musicale. Leur musique est plutôt froide mais drôlement inspirée, on passe rapidement d’une mélodie un peu lunaire à quelque chose de plus violent, souvent baroque et parfois sonique et métronomique. C’est très varié et très surprenant. J’ai aimé. Le Set a duré 35 minutes environ.

La salle n’a pas encore fait le plein lorsque le second groupe arrive sur scène à 21h pile. Vu les éléments que l’on voit c'est-à-dire deux chaises, on se doute que Balthazar B and The Beatitudes (c’est le nom du groupe) ne doit certainement pas pratiquer l’art de la défonce sonique. Lui (enfin  je devrait plutôt dire Alex Dowding, le leader du groupe) fait plutôt dans le folk tendance Bob Dylan. A ses cotés une violoniste assez discrète et un batteur minimaliste avec juste deux futs, pas de grosse caisse. Le résultat est gentillet et même assez apprécié du public mais pas trop mon truc.

Trois ans ou presque que je n’avais pas vu TPOBPAH, entre temps ils ont sorti un deuxième essai qui avouons-le ne m’avais pas convaincu. Avant de venir au concert, je me suis écouté avec une certaine délectation leur premier album, petit bijou de chansons simples, nerveuses et mélodique. Espérons que je ne sois pas déçu! 22 heures, les 5 membres du groupe entrent sur scène presque timidement: les garçons sont à l’eau quant à Peggy Wang c’est avec un grand verre de vin rouge qu’elle s’installe derrière ses claviers. Le Set débute tranquillement avec Belong, extrait du dernier album, petit hors d’œuvre avant  que les choses sérieuses puissent débuter avec This Love Is Fucking Right ! Le public le sent bien, les têtes commencent à bouger et l’on s'aperçoit que les gens sont simplement heureux. Fin du troisième morceau et le roadie débarque précipitamment sur scène avec les Setlists qu’il avait dû oublier dans un coin... un peu baltringue quand même. Le temps que je zieute et le groupe enchaine sur The Tenure Itch, un de mes morceaux préférés que malheureusement je n’ai pas eu le temps de filmer... pas grave je prend mon pied tranquillement.

Devant mes yeux, le  plus expressif est bien sûr Kip Berman qui plus le concert avancera plus il remerciera le public parisien, semblent sincère. Les musiciens rythmiques (basse et batterie) eux sont beaucoup plus statiques de leur coté alors que Peggy Wang se déhanche derrière ses claviers du haut de ses baskets à talons hyper compensés.  D’accord The Pains Of Being Pure At Heart n’a rien inventé, c’est parfois ce qu’on leur reproche, oui il y a du The Smiths dans l’influence, comme dans Heaven’s Gonna Happen Now, mais on s’en fout car c’est joliment noisy, c’est pop, c’est mélodique et les chansons sont courtes et énergiques. Cela me plait! Un des premiers points culminant du concert sera atteint avec une version sonique de Come Saturday ou l’on verra Kip plié en deux sur sa Fender... "noise" quand tu nous tiens! Puis on s’aperçoit finalement, sans trop s’en rendre compte, que le concert va toucher à sa fin... "déjà" se dit t’on en regardant nos montres. Ovation du public et à peine sorti de scène, Kip Berman revient rapidement mais seul pour entamer le rappel.

Ce sera donc une version solo de Contender, sympa car intimiste, mais honnêtement je préfère la chanson avec le groupe. Nouvelle ovation, le reste des musiciens rejoint Kip pour Say Not To Love etr puis la bande va terminer avec une version furieusement sonique et noisy de Strange. Souvent les groupes nous disent à la fin des concerts qu’on est le meilleur public etc etc… Ce soir les quelques paroles de Kip et de Peggy et surtout l’expression de leurs visages nous ont fait comprendre que oui ils avaient pris du plaisir à Paris et que oui nous, le public, avions été bon ce soir. 56 minutes de concert seulement mais sans pratiquement aucun déchet. J’arrive avec un peu de mal à récupérer la Setlist de Kip, et je fait l’impasse sur le Merchandising, faute d’affluence. Pas envie de finir la soirée comme ça, direction le restaurant de la Maro... on y restera jusqu'à 1h40 du matin. »



photos de


The Pains of Being Pure at Heart est un groupe de rock américain, originaire de Brooklyn,  fondé au printemps 2007. The Pains of Being Pure at Heart fait partie des groupes de Brooklyn, tels Vivian Girls ou My Teenage Stride, tirant leur inspiration du mouvement noisy pop britannique.


 Albums
The Pains of Being Pure at Heart (Slumberland, 2009)
Belong (Slumberland / Play It Again Sam, March 28, 2011)

EPs
The Pains of Being Pure at Heart EP (Painbow, 2007)
Higher Than the Stars (Slumberland, 2009)
Acid Reflex (Play It Again Sam, 2012)

 

 THE PAINS OF BEING PURE AT HEART
•    Kip Berman – vocals and guitar
    •    Peggy Wang – keyboards and vocals
    •    Alex Naidus – bass
    •    Kurt Feldman – drums
+ Touring:
 
Christoph Hocheim - guitar + snacks


La Setlist du Concert
THE PAINS OF BEING PURE AT HEART

 
 Belong (Belong - 2011)
This Love Is Fucking Right! (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Heart In Your Heartbreak (Belong - 2011)
The Tenure Itch (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Heaven's Gonna Happen Now (Belong - 2011)
A Teenager In Love (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Come Saturday (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Young Adult Friction (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
My Terrible Friend (Belong - 2011)
Everything With You (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
The Pains Of Being Pure At Heart (B Side EP - 2008)

Encore

Contender (The Pains of Being Pure at Heart - 2009)
Say No To Love (Single - 2010)
Strange (Belong - 2011)

La durée du concert : 0h56

AFFICHE / PROMO / FLYER

vendredi 6 janvier 2012

zZz - MAGNETIX ~ La Maroquinerie. Paris.











 TOUR 2012
Première Partie : LIGHT LIGHT - ALADDIN



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Cette année la rentrée des classes, enfin plutôt la rentrée des concerts a lieu extrêmement tôt, un 6 janvier alors que d’ordinaire les premiers concerts n’apparaissent pas avant le 15. C’est un peu bizarre de retourner à la Maro quelques jours après les fêtes, mais je retrouve vite de la bonne humeur avec tout le personnel de la salle qui a repris du service il y a 2 ou 3 jours afin de remettre le lieu en ordre pour ce premier concert de l’année. Une soirée organisée par Gonzaï et Taxiprod avec pas moins de 4 groupes au programme avec une option Garage/Psychédélique avec la venue des Hollandais de zZz et The Magnetix de Bordeaux.

Peu de monde à l’ouverture des portes, la prestation de Light Light prévue à l’origine à 20h est repoussée à 20h15. Je retrouve avec plaisir Joëlle et Yves une fois à l’intérieur de la salle. Le premier à monter sur scène s’appelle Light Light et est composé à 50% par les deux membres de zZz. 0, la tête du groupe, est une jolie chanteuse dont la voix me fait un peu penser à celle de Trish Keenan la défunte chanteuse de Broadcast. Musicalement je trouve cela pas mal, les morceaux ont un coté planant et souvent hypnotique, les claviers sont aériens et puis j’aime bien l’utilisation qui est faite du réverb. Le Set va durer 40 minutes... sympa. Bon j’aurais aimé voir un peu plus le visage de la chanteuse masqué presque en permanence par sa frange de cheveux !

Un petit quart d’heure pour le changement de matériel et Looch Vibrato, accompagné de sa compagne Aggy Sonora, entre sur scène. Je suis pratiquement devant elle, prudemment éloigné du centre de la scène et bien m’en prend car une partie du concert sera assez agitée, dès le premier morceau avec deux excités qui vont nous asperger de bière. Il faut bien dire qu’une partie du public est là pour The Magnétix. Le concert, en grande partie axé sur les deux derniers albums, sera incisif. Aggy Sonora a comme d’habitude délaissé ses chaussures à talons pour jouer pieds nus. Elle fait très sixties dans son fuseau noir et surtout elle dégage un coté assez animal. Son jeu est primaire et spontané, parfait pour accompagner Looch Vibrato le chef d’orchestre du duo. Malgré quelques petits problèmes techniques (le jack reliant la guitare aux pédales qui se faisait la malle), résolus avec le sourire et la bonne humeur, le couple va donner un bon concert, bien meilleur de celui donné il y a quelques mois à la Gaité Lyrique. Surement une petite salle comme la Maro leur convient beaucoup mieux. Concert agité donc, mais sans méchanceté. Le garage sixties et électrique du groupe à fait mouche: de la sueur, des sons larsens et aussi un petit coté psychédélique (sans doute les effets des pédales de guitare). Parfois on pense aux Cramps en moins trash bien sûr. En tout cas moi j’aime le coté primitif de la batterie et les riffs incendiaires, façon garage, de Looch. Belle prestation de 39 minutes.
 
Nouvelle pause, la salle se vide mais pour permettre au public d’aller boire un verre. Sur scène on installe rapidement la batterie de Bjorn Ottenheim, quand aux claviers de Daan Schinkel ils sont déjà sur place recouvert d’une toile. Depuis le Set de Light Light, Bjorn à changé de vêtements, c’est maintenant tee shirt noir et bandeau vert autour des cheveux. Le concert commence en douceur et puis dès le second morceau la machine est lancée. Pour ceux qui ne connaissent pas, zZz joue du Rock-garage-psychédélique et hypnotique... je ne pourrais pas mieux qualifier leur musique. Ce qui est intéressant dans leur cas  c’est non pas le fait de n’être que deux sur scène (cela est de plus en plus fréquent), mais c’est surtout d’utiliser une formule pas très conventionnelle c'est-à-dire le mélange batterie + claviers. De plus l’utilisation de la réverbération sur la voix de Bjorn donne au tout un aspect hypnotique. Parfois même j’ai trouvé que cela ressemblait aux Black Angels avec ce coté répétitif qui peut paraitre même monolithique mais ce n’est jamais le cas puisque avec les variations aux claviers d’un Daan Schinkel assez aliéné, l’ensemble fait presque parfois penser aussi aux Doors . Bref c’est une totale réussite, le public qui paraissait calme au premier morceau, s’agite beaucoup plus par la suite et j’en verrais même un jeune, torse nu, complètement exalté. Le coté métronomique de la batterie de Bjorn fait son effet et le colosse (car c’en est un) imprime le rythme tandis que aux claviers Dan se livre à des dissertations variées mais toujours hallucinées. Le répertoire est tiré des deux albums du groupe et le seul regret est la durée de la prestation, à peine plus de 35 mn. C’est dommage pour un groupe qui était censé partager la tête d’affiche avec The Magnétix, mais quatre groupes dans une soirée, n’est ce pas trop messieurs les organisateurs ? En tout cas un concert réussi pour zZz et son rock hallucinogène tout droit sorti des sixties sans nostalgie.

Il est déjà 23h... je décide de quitter les lieux même s’il reste encore un groupe en programme, Alladin. Je dirai juste pour conclure que ce fut une bonne soirée de reprise-concerts... rendez-vous même endroit et heure dans une semaine pour The Pains Of Being Pure At Heart . »




photos de gilles b

Depuis plus de 10 ans, The Magnetix de Bordeaux arpentent dans tous les sens la planète rock : plusieurs tournées européennes et américaines, une multitude de papiers dithyrambiques dans la presse spécialisée, des clubs foireux, des clubs mythiques, plusieurs albums... Tout y est !! Sur scène, ils forment l’un des duos les plus soniques et les plus fascinants depuis Lux (RIP) & Ivy. A la base garage punk primitif, leur musique a muté en une entité purement électro-magnétique, à base de guitares Fuzz acides et de rythmiques tranchées. Des shows qui vous défrisent les oreilles et vous mettent une grosse claque, pour un duo qui n’a pas fini de nous magnétiser. Un parfum qui rappelle autant les Stinky Toys de Jacno que les Stooges d’un Iggy pas très propre.
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Formé en 2001 à Amsterdam autour d’un kit de batterie rudimentaire et d’un orgue acheté pour 50 $, les hollandais violents de zZz ont depuis tracé leur route avec sous le bras deux albums à faire frémir les grands-mères et plusieurs tournées pour décoiffer les hipsters. Décrit par le NME comme « des cinglés krautrock ressuscitant le punk sur un orgue », zZz se compose d’un batteur-chanteur au physique de Joe l’indien et d’un organiste à casquette maigre comme un clou. A eux deux, ils forment l’un des duos européens les plus excitants en live, quelque part entre Silver Apples, Zombie Zombie et Suicide.



Bikini Inferno (demo, 2002)
The Sound Of zZz (2005)
Running with the Beast (2008)



Magnetix (CD - 2007)
Positively Negative (CD - 2009)


 zZz

 Björn Ottenheim - vocals, drums
Daan Schinkel - organ


 
 THE MAGNETIX
 
Aggy Sonora:  Drums
Look Vibrato: Guitar,  Vocal


La Setlist du Concert
zZz

Non Disponible


La durée du concert : 0h35
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La Setlist du Concert
The Magnetix

Non Disponible


La durée du concert : 0h35



AFFICHE / PROMO / FLYER



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