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jeudi 19 janvier 2012

ECHO & THE BUNNYMEN ~ Le Bataclan. Paris.










CROCODILES & HEAVEN UP HERE TOUR 2012
Première Partie : COVES


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« C'est une première pour moi ce soir, car je n’ai jamais vu Echo And The Bunnymen. La raison aussi est toute simple, contrairement à mes amis, Eric ou Gilles P, je n’étais pas un grand fan de ce groupe dans les années 80. J'avais plutôt un a priori contre, pour leur Look tout d’abord que je détestait. Et puis peu à peu (toujours grâce aux potes) j’ai appris à le découvrir et à l’aimer, tout simplement sur le tard, mais comme le proverbe dit, mieux vaux tard que… Et paradoxalement, c’est avec Ian MacCulloch en solo au New Morning, cela se passait en 1992, que j’ai commencé à connaitre en live l’univers d’Echo.

C’est un peu inquiétant de voir qu’a 18h, nous ne sommes que deux devant le fronton du Bataclan. Je sais que nous sommes en hiver et que la température n’est pas vraiment clémente (quoiqu’il fait quand même 10 degrés aujourd’hui) mais alors ou sont passés les fans ? C’est donc sans problème qu’avec Florence ont se place au premier rang, pas de crash barrière ce soir. Vincent lui rejoint le balcon. Première constatation une fois dans la salle, le public n’est pas vraiment jeune, sauf de rares exceptions... toujours un peu dommage ce cloisonnement du public, le prix des places y joue peut être aussi.

La première partie s’appelle Coves. Ils sont deux anglais, un duo: elle au chant est plutôt jolie, vêtue d’un short et d’un petit haut tandis que lui assure les parties de guitare. Des bandes enregistrées s’ajoutent à leur musique. Il y a un petit coté minimaliste (on sen doute à deux…) et amateur aussi. Musicalement cela tend vers du rock psychédélique. Bon tout cela est joué devant un public il faut bien le dire assez indifférent. Dommage, car je suis certain qu’il y a quelque chose... Par contre pour les photos, c’est impossible d’en faire sans flash faute d’une lumière insuffisante et cela promet pour les hommes lapins… 22 minutes de concert et 6 morceaux, c’est pas beaucoup…

La scène est bien dégagée, des filets de camouflages sur les amplis, et le public qui commence à resserrer les rangs, avec pas mal d’Anglais. Les nostalgiques des années 80 vont être servis et moi aussi par la même occasion. Première constatation, pour les photos c’est toujours pareil on car on est presque dans la pénombre. De loin Ian McCulloch ressemble à Liam Gallagher avec sa parka et ses cheveux mi longs, de près on distingue vaguement une barbe de plusieurs jours et des lunettes. Seul problème, il restera dans le noir tout le temps du concert !!! Echo & The Bunnymen, ce soir c’est six musiciens sur scène, deux seulement faisant partie du groupe original, Ian McCullock au chant et le guitariste Will Sergeant qui se trouve lui du coté gauche de la scène. Les quatre premiers morceaux vont constituer le tour de chauffe et c’est bien l’album "Crocodiles" qui est joué dans son intégralité, bien sûr dans l’ordre des chansons telles qu'elles sont présentes sur le disque.  Changement de ton à partir de "Crocodiles" et je commence à véritablement entrer dans le concert. L’atmosphère se met en place et on oublie presque que toutes ces fabuleuses chansons ont plus de 30 ans, signe que quand le talent est là les années ne comptent pas. Il y a peu de groupes qui résistent à l’usure du temps, mais Echo, malgré les changements de personnel, a réussi à maintenir la flamme qui parcourt leurs chansons.  Le final de ce premier set va donc se révéler de très bonne facture avec en particulier "Villiers Terrace" bien soutenu. Ian annonce ensuite 10 minutes d’entracte en nous encourageant à aller boire un verre au bar situé au fond de la salle.

Effectivement , ils reviennent après 10 minutes, sûrement le temps pour Ian McCulloch de fumer une ou deux cigarettes, ce qu’il n’a pas encore fait sur scène. Ce second set commence par les titres de l’œuvre "Heaven Up Here", le son est un peu différent par rapport à l’exécution du premier album, un peu plus groovy et moins aérien peux être mais aussi par moments beaucoup plus chaud. Ian McCulloch s’exprime au début de chaque morceau mais avouons le, seul les Anglais présents semblent comprendre.

Il y aura naturellement un rappel avec entre autre "The Killing Moon", indispensable, et en final un superbe "Lips Like Sugar" qui ralliera tous les suffrages.

Excellent surprise donc ce concert d’Echo & The Bunnymen sans nostalgie mais juste du rock et des belles compositions. Une réussite! »


Echo & the Bunnymen est un groupe de rock britannique, inscrit dans la mouvance new wave psychédélique, formé à Liverpool en 1978. Le groupe s'est disloqué en 1988, séparé en 1992 et reformé en 1996. Il est toujours en activité avec son chanteur et son guitariste d'origine. Echo & the Bunnymen est un groupe culte de la période post-punk anglaise du milieu des années 80. Le succès arrive dès leur premier album Crocodiles et l'année suivante paraît le deuxième album Heaven Up Here plus influencé par la scène post-punk/cold-wave britannique notamment Joy Division.




















Crocodiles (1980)
Heaven up here (1981)
Porcupine (1983)
Ocean rain (1984)
Songs to learn & sings (1985)
Echo & the Bunnymen (1987)
BBC Radio 1 - Live in concert (1991)
The cutter (1993)
Ballyhoo (1997)
Evergreen (1997)
What are you going to do with your life? (1999)
Flowers (2001)
Crystal days:1979-1999 (2001)
Live in Liverpool (2002)
Seven seas (2005)
Siberia (2005)
More songs to learn and sings (2006)
Me, I'm all smiles (2006)
B-sides & live (2001-2005) (2007)
Breaking the back of love (2008)
The works (2008)
Ocean rain live 2008 (2009)
The fountain (2009)



ECHO & THE BUNNYMEN

Ian McCulloch – vocals, guitar (1978–1988, 1996–present)
Will Sergeant – guitar (1978–1993, 1996–present)
Gordy Goudie - guitar (2004–present)
Stephen Brannan (bass)
Jez Wing (keyboards)
Nick Kilroe (drums)



 La Setlist du Concert
ECHO & THE BUNNYMEN
 SET 1

Going Up (Crocodiles -1980)
Stars Are Stars (Crocodiles -1980)
Pride (Crocodiles -1980)
Monkeys (Crocodiles -1980)
Crocodiles (Crocodiles -1980)
Rescue (Single - Crocodiles -1980)
Villiers Terrace (Crocodiles -1980)
Picture on my Wall (Single - Crocodiles -1980)
All That Jazz (Crocodiles -1980)
Happy Death Men (Crocodiles -1980)

SET 2


Show of Strength (Heaven Up Here - 1981)
With A Hip (Heaven Up Here - 1981)
Over The Wall (Single - Heaven Up Here - 1981)
It Was A Pleasure (Heaven Up Here - 1981)
A Promise (Single - Heaven Up Here - 1981)
Heaven Up Here (Heaven Up Here - 1981)
The Disease (Heaven Up Here - 1981)
All My Colours (Heaven Up Here - 1981)
No Dark Things (Heaven Up Here - 1981)
Turquoise Days (Heaven Up Here - 1981)
All I Want (Heaven Up Here - 1981)

Encore


Nothing Lasts Forever (Single - Evergreen - 1997)
The Killing Moon (Single - Ocean Rain - 1988)
Lips Like Sugar (Single - Echo & The Bunnymen - 1987)



La durée du concert : 1h50

AFFICHE / PROMO / FLYER

 











mercredi 18 janvier 2012

THE TING TINGS ~ La Flèche D’Or. Paris.












SOUNDS FROM NOWHERESVILLE TOUR 2012



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Cela fait deux ans que l’on n’avait plus entendu parler de The Ting Tings, depuis leur concert de Rock en Seine en 2010. Leur grande année ce fut 2009 avec 3 passages Sold-out au Bataclan dont j’avais assisté à deux d’entre deux. Et voila que le duo refait parler de lui à cause de la sortie imminente de leur second album. La bonne surprise c’est ce concert que je qualifierais de promo, même si les places ont était mise en vente pour le public, avec tout d’abord comme salle prévue Le Nouveau Casino puis ensuite La Flèche d’Or.  Ont peux se targuer d’être privilégiés de pouvoir assister à ce concert !

Décision prise, j’arrive tôt sur place car je n’ai pas envie d’être au fond de la salle car à la Flèche c’est mieux de s’installer devant la scène. 17h10, deux jeunes filles sont déjà à la grille d'entrée mais en étant le troisième je suis sûr d'assurer le 1er rang avec facilité. 20 minutes plus tard une utilitaire Mercedes aux vitres fumées se gare devant la salle, Katie et Jules descendent du véhicule et se prêtent de bonne grâce aux demandes d’autographes et de photos faites par les deux jeunes filles arrivées avant moi. Une fois de plus et assez bizarre, comme pour les Kills ou dEUS, les gens arrivent plutôt tard. Les raisons sont multiples, méconnaissance de cette salle pour beaucoup et surtout des conditions climatiques qui n’invitent pas les gens à rester des heures à faire le pied de grue… Flo et Manon me rejoignent 20 minutes avant l’ouverture des portes, cette fois la queue est conséquente.

19h30 ouvertures des portes direction le coté droit de la scène car je préfère avoir Katie en ligne de mire plutôt que Jules de Martino. Les premiers rangs sont vite pleins et je retrouve pas mal d’amis (es) dont Cécile et Alice que je n’avait pas vu depuis un petit bout de temps. Comme pour les concerts un peu exceptionnels qui se sont déroulés ici, l’organisateur à mis en place une crash barrière (pas sûr que ce soit vraiment nécessaire mais bon) et on est à moins d’un mètre de la scène donc c’est un moindre mal.

Le concert est annoncé un peu partout pour 20h30, sans première partie, mais comme d’habitude il prend un peu de retard sur l’horaire et le début officiel des hostilités aura lieu vers 20h45. Comme d’habitude, c’est Jules de Martino qui arrive le premier sur scène, nouveau look avec un collier de barbe bien fourni. Il porte un tee shirt « Run DMC ». Il me fait penser immédiatement à Dave Stewart. Quant à Katie, sa chevelure a quelque chose de diffèrent, plus bouffante et un peu moins lisse. Quant à l’attitude vestimentaire cela n’a pas trop changée, ce soir c’est mini short avec collant noir et chaussettes montantes avec un petit blouson satiné. Petite chose que j’ai ressentie, seulement après le concert:  Katie White m’a semblé un peu nerveuse ce soir. La présentation sur scène des nouvelles chansons ? Sans doute, car à plusieurs moments elle a fait valser le pied de micro et aussi elle a jeté sur les planches, assez violemment, ses guitares (ben oui et elles lui ont rien fait !). Quant à son coté énergique, rien n’a changé et elle bouge toujours beaucoup. Autre constatation, le public va rester plutôt calme durant cette soirée (comme pour les Kills d’ailleurs l’année dernière), conditions idéales certes mais parfois on aime bien être gentiment chahuté: pour l’ambiance! Parlons musique maintenant: le groupe est là pour nous présenter quelques morceaux qui vont figurer sur leur second album et une grosse moitié des titres de la Setlist y seront consacré. Fondamentalement, rien n’a beaucoup changé, on trouve toujours des bandes enregistrés, par-dessus il y a la rythmique de la batterie, parfois la guitare et naturellement la voix de Katie. On voit un peu plus Jules de Martino à la guitare sur certains morceaux, soit assis derrière sa batterie, soit sur le devant de scène. Le show débute d’ailleurs avec Katie et Jules tous les deux aux guitares avec le titre qui s’appelle Give It Back... c’est toujours assez minimaliste et il faut le dire assez rock sur le coup. Après l’intro de la chanson, Jules retourne derrière ses futs pour en remettre une couche. Le light show est à l’image du groupe c'est-à-dire aveuglant par moment, saccadé souvent et c’est dure d'avoir des images nettes pour les photos ! Avec Hang It Up, toujours issu du futur album, on plonge dans un univers toujours très sonique, la guitare est toujours là mais le morceau à une approche vers le rap. Pas désagréable, car musclé et assez hypnotique je dois le dire. Il me fait aussi un peu penser aux Beastie Boys. Dans le public il y a pas mal de réactions car les fans purs et durs connaissent les nouvelles chansons (ce qui n’est pas mon cas!) les apprécient dès les premières notes.

On passe ensuite à une très bonne version de Great DJ et c’est là ou j’ai été le plus surpris par le calme relatif du public (attention, je n’ai pas dis que les gens dormaient, simplement qu’ont n’étaient pas bousculés du tout). Le son est bon mais manque un peu d’ampleur surtout lors des moments les plus rageurs. On continue avec toujours un ancien morceau, c’est Fruit Machine dans une version honnête mais pas décapante. Suivent deux nouveaux morceaux avec tout d’abord Guggenheim (assez quelconque) puis c’est  Silence, assez sonique qui va crescendo en tendance électro rock bien burnée. Sympa. Retour vers le passé et c’est Keep Your Head et We Walk... on m’a dis après coup que la version était différente de ce qu’il faisait habituellement et honte en moi car je ne l’ai pas remarqué faute de ne pas être un de mes morceaux favoris… Hit Me Down Sonny, nouveau morceau, prend la relève mais entièrement dispensable à mon goût. Je crois que c’est sur ce morceau qu’un musicien additionnel (je ne sais pas qui c’était car il n’a pas été présenté) est venu pour un assez long solo de guitare. Par contre j’ai particulièrement aimé les deux morceaux suivants, tout d’abord une très bonne version de Shut Up And Let Me Go où Katie, comme à son habitude, parcours toute la scène et parfois elle viens même devant nous entre la crash barrière et la scène mais sans déborder. Puis pour finir Hands qui fut pour moi la meilleure chanson préférée du futur album. Beaucoup de claviers, c’est lourd, c’est hypnotique et on se prend une claque... impossible de ne pas danser, mon coup de cœur de cette soirée.

J’avais deviné sur la Setlist, un peu éloignée de ma vue, une séparation avant le dernier morceau et nous y sommes. Ce qui annonce normalement une sortie de scène du groupe puis son retour pour le rappel mais il n’y a que Katie qui va nous quitter pour quelques dizaines de secondes et revenir pour le traditionnel That’s Not My Name. Bonne version mais là encore il manquait un peu d’ampleur dans le son et l’effet aurait peux être été différent dans une plus grande salle. Voilà c'est la fin et, malgré les nombreux applaudissements, le groupe ne reviendra pas. A ma montre ils ont joués 1h02, pas beaucoup mais bon ils ne sont pas non plus réputés pour jouer longtemps (remarque: The Kills avaient fait la même durée lors de leur concert ici même l’année dernière). Belle soirée, pas exceptionnelle mais sympa. Et puis je retrouve pas mal d’amis, Madeleine, Philippe, Cyril, Armelle et Joëlle bien sûr avec qui je finirais la soirée au bar.

On attend maintenant les Ting Tings de pied ferme dans une plus grande salle pour qu’ils y mettent le feu comme il y a 4 ans à la Cigale lors d’un concert mémorable. »





photos de 


The Ting Tings est un duo anglais d'indie pop formé de Jules de Martino et Katie White. Fondé en 2006, le groupe est originaire de Manchester, plus precisément de Leigh. Le mot tīng signifie écouter en chinois.



2008 : We Started Nothing
2012 : Sounds from Nowheresville




THE TING TINGS

Katie White (vocals, guitar, bass drums, bass guitar, cowbells)
Jules de Martino (drums, lead guitar, bass guitar, vocals, piano)


La Setlist du Concert
THE TING TINGS



Give It Back (Sounds from Nowheresville - 2012)
Hang It Up (Single - Sounds from Nowheresville - 2012)
Great DJ (Single - We Started Nothing - 2008)
Fruit Machine (Single - We Started Nothing - 2008)
Guggenheim (Sounds from Nowheresville - 2012)
Silence (Single - Sounds from Nowheresville - 2012)
Keep Your Head (We Started Nothing - 2008)
We Walk (Single - We Started Nothing - 2008)
Hit Me Down Sonny (Sounds from Nowheresville - 2012)
Shut Up And Let Me Go (Single - We Started Nothing - 2008)
Hands (iTunes Single - 2010)

Encore

That's Not My Name (Single - We Started Nothing - 2008